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	<title>Archives des Music et Cinéma Marseille - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Music et Cinéma Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Music et Cinéma Marseille : Crescendo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Music et Cinéma, ce sont chaque année, des rencontres, des invités d’honneur, des programmes traditionnels comme Accord en duo et Ostinato, des cartes blanches, des master classes. Quels seront les rendez-vous exceptionnels de l’édition 2026&#160;? Et y a -t-il des changements&#160;? Gaëlle Rodeville&#160;: Nous sommes dans le premier trimestre d’une année compliquée en termes [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>Zébuline&nbsp;</em></strong>:<em> Music et Cinéma, ce sont chaque année, des rencontres, des invités d’honneur, des programmes traditionnels comme Accord en duo et Ostinato, des cartes blanches, des master classes. Quels seront les rendez-vous exceptionnels de l’édition 2026&nbsp;? Et y a -t-il des changements&nbsp;?</em></p>



<p><strong><em>Gaëlle Rodeville</em></strong>&nbsp;: Nous sommes dans le premier trimestre d’une année compliquée en termes de budget avec les élections municipales. On ne sait pas vraiment ce qui peut se passer. Nous n’avons rien changé. Avec toutefois, une augmentation des propositions&nbsp;: 370 films longs et courts confondus.</p>



<p>On va retrouver nos compétitions, de longs, de courts, nos programmes parallèles, nos concerts. Ce sera une belle édition. C’était important de s’appuyer sur des structures de la Ville et de la Région. Beaucoup de cartes blanches ont été offertes à des associations marseillaises, comme <strong><em>Piano and Co.</em></strong> On met en lumière le film de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em> qui suit de jeunes migrants à Marseille. On accueille le club phocéen<strong><em> Cinématrix</em></strong>, dont les artistes locaux viendront présenter leur production. On collabore beaucoup avec les consulats, les ambassades.</p>



<p>Et puis il y a comme toujours nos invités d’honneur, nos duos.</p>



<p>L’invité d’honneur, c’est le grand compositeur <strong>Steven Price</strong>, oscarisé pour <em>Gravity</em>. On est très heureux de recevoir&nbsp;aussi l’actrice, réalisatrice et chanteuse belge, <strong>Veerle Baetens</strong> (<em>Alabama Monroe, Quitter la nuit, Débâcle)</em>. Et <strong>Romane Bohringer</strong>. Parce que c’est Romane Bohringer. Parce que c’est une femme libre. Parce qu’elle est actrice et réalisatrice, que ses films, <em>L’amour flou</em> et <em>Dites-lui que je l’aime</em> nous touchent particulièrement.</p>



<p>Et puis très chouettes, nos duos. Celui formé par le compositeur <strong>Frédéric Vercheval</strong> et <strong>Olivier Masset-Depasse,</strong> réalisateur de <em>Duelles </em>où joue <strong>Verle Baetens</strong> &#8211; L’autre duo réunissant <strong>Cyril Aris</strong> et <strong>Anthony Sahyoun</strong> qui présenteront <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, un vrai coup de cœur pour nous.</p>



<p><em>Il semble que l’intimité soit au cœur d’une thématique commune à ces films&nbsp;: la famille, les choix individuels, les cas de conscience. Là encore est-ce délibéré&nbsp;? ou est-ce une thématique qui s’est révélée a posteriori&nbsp;?</em></p>



<p>Le cinéma est le reflet de la réalité. Il n’y a pas de thématique préalable. Ce sont les propositions des réalisateurs. Si on compare les synopsis des éditions précédentes, on voit qu’ils sont souvent similaires. Bien sûr, les sujets sur la tolérance, la liberté de choix, le respect des autres font partie de nos valeurs.</p>



<p><em>Quel sera le film d’ouverture&nbsp;? Pourquoi ce choix&nbsp;?</em></p>



<p>On a opté pour un film tout public, intergénérationnel, plus «&nbsp;doux&nbsp;» que celui de l’an dernier &nbsp;Ce sera <em>Vivaldi et moi</em> de <em>&nbsp;</em><strong>Damiano Michieletto. </strong>Un film franco-italien d’époque, surprenant qui parle des femmes musiciennes, de la relation entre art et émancipation. Mais je ne veux pas parler de ce film. Il faut venir le découvrir.</p>



<p><em>Et la clôture&nbsp;?</em></p>



<p>Ce sera à La Criée: <strong>Jérôme Rebotier</strong>, le compositeur de <em>Monte Cristo</em> vient diriger du 25 mars au 4 avril, une Master Class de composition musicale pour l’image, destinée à de jeunes compositeurs. Ils créeront des musiques originales pour différents courts métrages, interprétées en live durant la soirée de clôture.</p>



<p><em>Sans préjuger des choix du jury, avez-vous un film et une BO que vous aimez particulièrement&nbsp;?</em></p>



<p>C’est difficile. On peut faire des paris sur les futurs primés. Et citer des coups de cœur de la sélection. Dans les dix longs en compétition <em>Perla </em>d’<strong>Alexandra Makarova</strong><em>,</em> <em>Julian</em> de <strong>Cato Kusters</strong>…Hors compétition, <em>Les Fleurs du Manguier</em> d’<strong>Akio Fujimoto</strong></p>



<p>Des pépites, des films nécessaires qui nous nourrissent.</p>



<p>Propos recueillis par Annie Gava et Elise Padovani</p>
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		<title>« Katika Bluu », les enfants soldats du Congo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 15:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Katika Bluu]]></category>
		<category><![CDATA[Music et Cinéma Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Vuillet]]></category>
		<category><![CDATA[Stephane Xhrouet]]></category>
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<p>Dans la compétition des longs métrages, <em>Katika Bluu</em>, tourné dans la région de Goma par le duo belge <strong>Stéphane Vuillet</strong> et <strong>Stéphane Xhroüet</strong>, objet de polémiques au Congo, est un film&nbsp; qui&nbsp; travaille le réel comme une fiction pour en extraire l’impensable, quitte à brouiller un peu les pistes. Un film qui colle à la rétine et interroge sans conforter ni réconforter.</p>



<p><em>Katika bluu</em> (du swahili, dans le bleu) désigne cet état d’incertitude&nbsp; pour les enfants soldats exfiltrés des groupes armés rebelles et accueillis dans des Centres de Transit et d’Orientation ( C.T.O) subventionnés par l’UNICEF. Là, on tente de les réinsérer dans un collectif bienveillant, de retrouver leurs familles auxquelles ils ont été enlevés. &nbsp;Mission difficile, voire impossible. La durée des séjours en C.T.O est limitée à 3 mois. Dérisoire au regard des traumatismes de ces enfants et adolescents, contraints au pillage et aux assassinats, et que par ailleurs, leurs parents refusent de reprendre.</p>



<p>Stéphane Vuillet raconte la genèse du projet. Etape par étape. D’abord, l’Atelier cinéma animé par son ami&nbsp; Stéphane Xhroüet dans ce C.T.O de Goma. L’idée de le clore par un court métrage qui mettrait en avant le fonctionnement de cette petite démocratie participative, associant les Jeunes à la gestion matérielle et humaine du lieu, loin de&nbsp; la terreur des milices. Puis, son désir de passer à un long métrage, le travail avec une petite équipe sur place, et le financement inespéré permettant de le finaliser.</p>



<p><em>Katika Bluu</em> relève ainsi, à la fois du documentaire&nbsp;: les acteurs sont les résidents du Centre et le tournage se fait sur leur lieu de vie. Et de la fiction&nbsp;: le scénario est un montage des souvenirs récoltés auprès des enfants, et s’écrit autour d’un personnage central, Bravo.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Portrait d’un enfant perdu</mark></p>



<p>Bravo a 16 ans et il incarne tous ceux dont on a violé l’enfance et qui ne parviennent plus à revenir au monde. <em>« Je voudrais être un serpent, confie l’adolescent, pour changer de peau</em> ».  C’est cette mue que raconte le film. On suit son arrivée au Centre, le visage marqué par des peintures de guerre bleues, bouillonnant de violence, fier de son statut de lieutenant chez les Rebelles, refusant de participer aux tâches matérielles. Il rejette les mamans, les papas et les familles d’enfants qui structurent la communauté, lorgne sur les barbelés qui défendent le Centre et cherche à s’enfuir. Son acclimatation progressive passe par son ouverture aux autres : l’amour, l’amitié. Francine, une jeune fille qui vient donner des cours de capoeira. L’arrivée de Paul, un autre enfant encore plus perdu que lui, encore plus fragile qu’il prend sous son aile.</p>



<p>Peu à peu, il accepte le manque qu’il ressent de sa mère et que les horreurs reçues et infligées n’ont pas pu effacer. Tourné au format 4/3, &nbsp;accompagné par la subtile partition du compositeur <strong>Thomas Faure</strong>, <em>Katika Bluu</em> est un portrait saisissant d’adolescent et un hommage au travail remarquable de ceux qui croient en l’humanité, essaient de réparer l’irréparable. Stéphane Vuillet avoue avoir pensé à un épilogue bien plus sombre que celui qu’il nous propose in fine. Pour autant, l’espoir pour tous ces jeunes gens est bien mince. Rejetés de tous, ils seront livrés à eux-mêmes, à leur sortie du Centre. Et la guerre entre les Rebelles M23 et l’armée gouvernementale dans le Nord-Kivu, depuis février 2024 plonge à nouveau le pays dans le chaos.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p>Le festival Music et Cinéma se poursuit jusqu&rsquo;au 6 avril</p>
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