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	<title>Archives des Musicatreize - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Musicatreize - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les Cris de Paris chantent l’Italie à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 13:42:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondés et dirigés par Geoffroy Jourdain, Les Cris de Paris sont une compagnie dédiée à l&#8217;art vocal, rassemblant chanteurs et instrumentistes au double profil de soliste et de musicien d&#8217;ensemble. Leur projet s&#8217;appuie sur des collaborations avec des compositeurs vivants. En cela, ils sont bien cousins de l&#8217;ensemble Musicatreize de Roland Hayrabédian. Musicologue autant qu&#8217;interprète [&#8230;]</p>
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<p>Fondés et dirigés par <strong>Geoffroy Jourdain</strong>, <strong>Les</strong> <strong>Cris de Paris</strong> sont une compagnie dédiée à l&rsquo;art vocal, rassemblant chanteurs et instrumentistes au double profil de soliste et de musicien d&rsquo;ensemble. Leur projet s&rsquo;appuie sur des collaborations avec des compositeurs vivants. En cela, ils sont bien cousins de l&rsquo;ensemble <strong>Musicatreize</strong> de <strong>Roland Hayrabédian</strong>. Musicologue autant qu&rsquo;interprète baroque, Jourdain est un érudit du répertoire vocal et sait faire dialoguer les siècles et les résonances.</p>



<p>Le point de départ est le disque <em>Strana armonia d&rsquo;amore</em>, consacré aux madrigaux de la Renaissance italienne : Sigismondo d&rsquo;India, Michelangelo Rossi, Scipione Lacorcia, Carlo Gesualdo&#8230; Tous ces compositeurs à l’élégance fine dont les thèmes de prédilection sont l’amour courtois, les unions impossibles, la beauté des larmes et de l’affliction. C&rsquo;est poignant.</p>



<p>Au centre du programme, Niccolò Vicentino. Ce théoricien visionnaire du XVI<sup>e</sup> siècle a imaginé en 1555 l&rsquo;archicembalo, un clavecin dont l&rsquo;octave se divise en 31 intervalles microtonaux, là où le tempérament ordinaire se satisfait de douze demi-tons. Vicentino a imaginé une palette infiniment plus subtile, capable de restituer les genres de la musique grecque antique – diatonique, chromatique et enharmonique – et de mouvoir les émotions par des nuances que l&rsquo;oreille perçoit autant qu&rsquo;elle les ressent.&nbsp;</p>



<p>Jourdain y intercale une création qu&rsquo;il a commandée à <strong>Francesca Verunelli</strong>, <em>VicentinoOo</em>, réponse contemporaine directe à Vicentino. Cette compositrice italienne née en 1979 au CV impressionnant – elle a été résidente au GMEM de Marseille et à la Villa Médicis – s&rsquo;intéresse à la perception de l&rsquo;écoute et travaille le temps comme matériau sonore. Dans <em>VicentinoOo</em>, elle s&#8217;empare du système microtonal de Vicentino. Il en émerge un univers minéral et organique peuplé de lamentations, âmes du fond des âges venus interpeller les artistes d’aujourd’hui.</p>



<p>Les douze chanteurs – équipés de casques lorsque la partie contemporaine prend le pas – font évoluer les formations au fil du concert, hommes seuls, voix mixtes. Les deux harpistes jouent parfois avec des plectres insolites ou d&rsquo;un harmonica à une note glissée entre les lèvres. Renaissance et création contemporaine se répondent et s&rsquo;illuminent mutuellement. Intelligent, exigeant, poétique… Sublime.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU <br><br>Le concert s'est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 avril </mark>au Foyer Reyer de l'Opéra de Marseille.</pre>



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		<title>Les Cris de Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 09:11:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;invitation de Musicatreize, l&#8217;ensemble vocal Les Cris de Paris investit le Foyer Reyer de l&#8217;Opéra de Marseille avec Strana armonia, un parcours musical qui défie le temps. Le chef Geoffroy Jourdain y tisse madrigaux de la Renaissance – Vicentino, Gesualdo, Luzzaschi, Marenzio – avec une création de la compositrice Francesca Verunelli, VicentinoOo, commande de [&#8230;]</p>
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<p>À l&rsquo;invitation de Musicatreize, l&rsquo;ensemble vocal Les Cris de Paris investit le Foyer Reyer de l&rsquo;Opéra de Marseille avec <em>Strana armonia</em>, un parcours musical qui défie le temps. Le chef Geoffroy Jourdain y tisse madrigaux de la Renaissance – Vicentino, Gesualdo, Luzzaschi, Marenzio – avec une création de la compositrice Francesca Verunelli, <em>VicentinoOo</em>, commande de l’ensemble et du CCR d&rsquo;Ambronay. Au cœur du projet : la division de l&rsquo;octave en 31 intervalles, héritage visionnaire de Niccolò Vicentino et de son archicembalo microtonal, un clavecin extraordinaire qu’il a imaginé en 1555. Création contemporaine et avant-garde de la Renaissance se répondent et s&rsquo;illuminent mutuellement, abolissant toute chronologie au profit d&rsquo;une expérience d&rsquo;écoute unique et immersive.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 avril<br></mark><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/"><strong>Foyer Reyer</strong>,</a> Opéra de Marseille</pre>



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		<title>Schumann et Chopin au sommet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 13:20:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des soirs où l&#8217;on comprend dès les premières mesures, que quelque chose d&#8217;exceptionnel est en train de se produire. Ce fut le cas, ce samedi soir, lorsqu’à l’invitation de la Société des Amis de Chopin, le pianiste Nikolaï Lugansky entame les premières notes d’un concert dont on allait sortir, abasourdi et sonné.  Il [&#8230;]</p>
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<p>Il est des soirs où l&rsquo;on comprend dès les premières mesures, que quelque chose d&rsquo;exceptionnel est en train de se produire. Ce fut le cas, ce samedi soir, lorsqu’à l’invitation de la <a href="https://www.chopin-marseille.com">Société des Amis de Chopin</a>, le pianiste <strong>Nikolaï Lugansky </strong>entame les premières notes d’un concert dont on allait sortir, abasourdi et sonné.  Il était entré quelques secondes auparavant sur scène, port altier, en queue de pie. Avec sa jauge réduite et son atmosphère chaleureuse, la salle <a href="https://www.musicatreize.org">Musicatreize</a> a permis d’être au plus près de ce monstre sacré plus habitué aux plus grandes salles de concert internationales. Chaque respiration, chaque intention, chaque infime variation de toucher parvient dans toute sa densité. Le public marseillais, conscient du privilège, a retenu son souffle, presque en apnée.</p>



<p>Nicolas Lugansky est un pianiste hors du commun. Il a étudié au Conservatoire de Moscou dans la grande tradition de l&rsquo;école russe. Il remporte le Concours Tchaïkovski en 1994, ce qui lance sa carrière internationale. Son jeu se distingue par un équilibre sonore, une technique sans faille et une élégance naturelle qui rappelle les grands maîtres soviétiques dont il est l&rsquo;héritier direct. Il est considéré comme l&rsquo;un des interprètes de référence de Rachmaninov et de Chopin.&nbsp;</p>



<p>Le programme s’est ouvert sur Robert Schumann, et ce n&rsquo;est pas un hasard : Lugansky vient d&rsquo;enregistrer le <em>Carnaval de Vienne</em> et <em>Humoresques </em>(Harmonia Mundi). Schumann compose ces deux œuvres à la fin des années 1830. Robert est alors follement épris de Clara Wieck, jeune pianiste virtuose adulée dans toute l&rsquo;Europe. Mais alors que Robert demande sa main à son père, Friedrich Wieck, oppose un refus violent. Il exige que Schumann quitte Leipzig et qu’il revienne en prouvant qu&rsquo;il est capable de subvenir aux besoins de sa fille. Schumann part pour Vienne, capitale musicale de l&rsquo;Europe. Mais il la déteste. Cette ville lui semble ingrate, incapable de reconnaître le génie : elle a laissé Mozart mourir dans la misère, Beethoven dans l&rsquo;oubli, et n&rsquo;a jamais rendu à Schubert la gloire qui lui était due. Schumann ay séjourne dans un état de profonde déprime. Et pourtant, miracle de la création, il y trouve une énergie insoupçonnée. <em>Le Carnaval de Vienne </em>jaillit de cette contradiction.&nbsp;</p>



<p>Œuvre de couleurs, d&rsquo;éclat, d&rsquo;une vitalité presque insolente, elle porte en elle toute l&rsquo;ambivalence de son auteur : Lugansky en restitue la fougue avec une précision confondante, sans jamais laisser la folie prendre le dessus sur le sens, maitrisé de bout en bout. Puis vient <em>l&rsquo;Humoresque</em>. Dans l&rsquo;esthétique romantique allemande, Humoreskene renvoie pas à l&rsquo;humour au sens français du terme, mais aux humeurs<em>,</em> aux états d&rsquo;âme, aux oscillations de l&rsquo;être. Allégresse et désespoir, agitation et résignation : Schumann y compose une succession de fragments psychologiques d&rsquo;une complexité vertigineuse. Lugansky en explore chaque repli avec une subtile intelligence.</p>



<p>Après l&rsquo;entracte, le programme bascule vers Frédéric Chopin et ses <em>24 Préludes.</em> Composés entre 1835 et 1839, ils ont été achevés sur l&rsquo;île de Majorque. Le compositeur a rejoint l&rsquo;île avec George Sand, dans l&rsquo;espoir que le soleil sauverait ses poumons fragiles des brumes parisiennes. Ce fut l&rsquo;inverse. Le climat s&rsquo;avère épouvantable, les habitants hostiles, l&rsquo;isolement pesant. La santé de Chopin se dégrade dangereusement. Et c&rsquo;est dans cet état, fiévreux, épuisé, loin de tout, qu&rsquo;il achève ses 24 Préludes, en tons majeurs et mineurs.&nbsp;</p>



<p>On redécouvre sous le toucher précis de Lugansky les plus connus&nbsp;: Le n°15 en ré bémol majeur «&nbsp;La Goutte d&rsquo;eau&nbsp;», une note répétée obstinément à la main gauche comme une goutte qui tombe, pendant que la mélodie plane au-dessus, le n°4 en mi mineur, lent, déchirant, presque immobile, joué aux funérailles de Chopin lui-même. Trois minutes d&rsquo;une tristesse absolue, le n°20 en do mineur, une minute à peine, des accords pesants comme une marche funèbre. Court, dévastateur. Le n°7 en la majeur, à l&rsquo;opposé, minuscule et gracieux. Chaque prélude est un monde autonome, deux minutes parfois, moins. Certains sont fulgurants, d’autres murmurent. Les plus sombres pèsent d&rsquo;un poids insupportable. La sonorité est somptueuse, pleine, nuancée à l&rsquo;infini. En bis, le pianiste interprète le célèbre <em>Fantaisie-Impromptu op. 66.</em> Il la déroule avec une aisance déconcertante. Efficace, élégant. La salle, debout, ovationne longuement l’artiste, souriant, à la sérénité bienveillante et tranquille des très grands.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 mars</mark>, salle Musicatreize</pre>



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		<title>L&#8217;hymne à Alcmène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:43:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la demande de Roland Hayrabedian, directeur artistique de Musicatreize, le compositeur Patrick Burgan a créé une œuvre vocale autour d’Hercule, mythe que l’ensemble explore depuis quelques années. Nous l’appellerons Hercule a conquis les spectateurs. Burgan a bâti son œuvre autour de l’Amphitryon 38 de Jean Giraudoux. Jupiter, épris d’Alcmène, l’épouse fidèle du général Amphitryon, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À la demande de <strong>Roland Hayrabedian</strong>, directeur artistique de Musicatreize, le compositeur <strong>Patrick Burgan</strong> a créé une œuvre vocale autour d’Hercule, mythe que l’ensemble explore depuis quelques années. <em>Nous l’appellerons Hercule</em> a conquis les spectateurs. Burgan a bâti son œuvre autour de <em>l’Amphitryon 38</em> de Jean Giraudoux. Jupiter, épris d’Alcmène, l’épouse fidèle du général Amphitryon, prend l’apparence du mari absent et la viole, la fécondant durant la nuit. Mais celle-ci préférerait se donner la mort plutôt que d’accoucher de cet enfant. Après de multiples rebondissements, Jupiter efface la faute mais exige que les deux amoureux engendrent un fils de leur propre union. Ils acceptent : « <em>Ils l’appelleront Hercule</em> ».</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Conte mythologique</strong></mark></p>



<p>« <em>J’ai toujours été fasciné par le personnage d’Alcmène, qui est d’ailleurs le nom que porte mon association crée en 2010</em> », explique Burgan. « <em>Cette femme est un modèle […], une humaine inflexible n’hésitant pas à tenir tête à Jupiter lui-même par amour pour son mari. J’ai souhaité créer un conte mythologique autour de cette figure admirable. </em>»</p>



<p>Pour donner corps à ce récit, la partition mobilise trois chœurs : Musicatreize, le chœur d’enfants de la Maîtrise d’Istres (direction <strong>Alexis Gipoulou</strong>) et le chœur amateur Attaca (direction <strong>Mila Bellier)</strong>.</p>



<p>Dès les premières notes – un bourdon se transformant en sirènes languissantes –, la magie opère. <strong>Hélène Richer</strong> campe une Alcmène exceptionnelle, à la fois soliste remarquable et tragédienne totalement habitée. <strong>Marco Van Baaren</strong> incarne un Amphitryon touchant et sensible. Leur duo, dans la scène 2, fantastique et onirique, est poignant.</p>



<p>La scène 4, située à l’aube suivant l’enfantement secret, prend la forme d’une lumineuse ode au soleil, magnifiée par les chanteurs de Musicatreize, tandis que Mercure presse l’astre de se lever. Le chœur déroule l’histoire, brouhaha flamboyant et exalté de dieux tentant de raisonner Jupiter.</p>



<p>L’intervention spatialisée des deux autres chœurs, disséminés dans la salle, renforce l’immersion : d’abord en scène 5, reprenant les paroles d’Alcmène affirmant « <em>je ne crains pas la mort</em> », puis en scène 8, où ils incarnent les voix célestes&nbsp;; une véritable symphonie de sons et de vibrations entoure les spectateurs. Lors de la scène finale, le ténor <strong>Xavier de Lignerolles</strong> surgit dans le public et invite à s’extraire du mythe. Dommage : on s’y sentait bien. L’humanité et la fidélité ont triomphé des dieux.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> La création a été donnée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 février</mark> au<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation"> Foyer Reyer </a>(Opéra de Marseille).</pre>



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		<title>Hercule en polyphonie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:22:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connu pour ses partitions orchestrales, opératiques et pour son travail d&#8217;écriture vocale contemporaine, Patrick Burgan signe une nouvelle œuvre chorale pour Musicatreize. Nous l&#8217;appellerons Hercule, commande de Roland Hayrabedian, sera créée au foyer de l&#8217;Opéra de Marseille avec les douze chanteurs de l&#8217;ensemble, le Chœur Attacca dirigé par Sébastien Bouin et la Maîtrise du Conservatoire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Connu pour ses partitions orchestrales, opératiques et pour son travail d&rsquo;écriture vocale contemporaine, <strong>Patrick Burgan</strong> signe une nouvelle œuvre chorale pour <strong>Musicatreize</strong>. <em>Nous l&rsquo;appellerons Hercule</em>, commande de <strong>Roland Hayrabedian</strong>, sera créée au foyer de l&rsquo;Opéra de Marseille avec les douze chanteurs de l&rsquo;ensemble, le <strong>Chœur Attacca</strong> dirigé par <strong>Sébastien Bouin </strong>et la Maîtrise du Conservatoire d&rsquo;Istres sous la direction d<strong>&lsquo;Alexis Gipoulou</strong>. Cet « Hercule » mobilise ainsi des forces vocales diverses, tissant une polyphonie où se mêlent voix d&rsquo;enfants, choristes amateurs et chanteurs professionnels. Cette architecture sonore fait écho à l&rsquo;universalité du mythe : Hercule appartient à tous.</p>



<p>Le compositeur puise son inspiration dans <em>Amphitryon 38</em> de Jean Giraudoux. La pièce imagine Hercule né de deux pères : Zeus le dieu et Amphitryon l&rsquo;homme. Cette filiation, divine et humaine, devient le point de départ d&rsquo;une réflexion sur les héritages multiples – et souvent contradictoires – que nous portons. La figure du héros aux origines doubles devient métaphore de notre capacité à assumer nos contradictions entre puissance mythologique et fragilité terrestre, entre défis écologiques et humanité partagée. C’est aussi un plaidoyer à transformer l&rsquo;hybridité en richesse. Burgan interroge : Hercule est-il l&rsquo;enfant né ou l&rsquo;enfant à naître ? Le premier porterait un héritage constitué, avec ses gloires et ses fardeaux, le second incarnerait le potentiel et l&rsquo;incertitude. Cette tension, qui traverse la composition, fait du héros mythologique une figure de notre condition humaine et questionne la fatalité, le destin, le libre arbitre, le défi, les choix moraux et la persévérance.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Format « gigogne »</mark></strong></p>



<p>Après cette présentation dans sa version intégrale, chaque ensemble pourra reprendre indépendamment la partie qui lui est dévolue. Ce dispositif «&nbsp;gigogne&nbsp;» facilitera une circulation de l&rsquo;œuvre en offrant plusieurs niveaux d&rsquo;interprétation, du concert collectif à la pratique autonome.</p>



<p>Roland Hayrabedian, directeur de Musicatreize, poursuit avec cette commande son exploration du répertoire contemporain. Depuis près de quarante ans, l&rsquo;ensemble vocal, s&rsquo;est imposé comme une référence dans l&rsquo;interprétation de la musique vocale actuelle, notamment à travers ses créations et ses collaborations avec des compositeurs vivants.</p>



<p>Le foyer de l&rsquo;Opéra de Marseille accueillera cette première mondiale, offrant un cadre intime propice à l&rsquo;écoute d&rsquo;une œuvre polyphonique exigeante aussi bien musicale que philosophique.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Nous l'appellerons Hercule</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 février</mark><br>Foyer de l’Opéra de Marseille</pre>



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		<title>Folk Songs à l’Opéra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 11:27:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des instants de grâce où l&#8217;on se dit que l&#8217;on assiste à un moment qui restera dans les mémoires. Ce fut le cas ce dimanche avec les chanteurs de Musicatreize, accompagnés par l’ensemble instrumental UnitedBerlin et dirigés par le chef Roland Hayrabedian. Composés en 1964, les Folk Songs de Luciano Berio pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a des instants de grâce où l&rsquo;on se dit que l&rsquo;on assiste à un moment qui restera dans les mémoires. Ce fut le cas ce dimanche avec les chanteurs de <strong><a href="https://www.musicatreize.org">Musicatreize</a></strong>, accompagnés par l’ensemble instrumental UnitedBerlin et dirigés par le chef <strong>Roland Hayrabedian</strong>. Composés en 1964, les <em>Folk Songs</em> de Luciano Berio pour voix et ensemble de sept musiciens sont devenus un classique du répertoire vocal du XX<sup>e</sup> siècle. Hayrabedian et ses chanteurs s’en sont subtilement emparés en jouant avec l&rsquo;espace du Foyer Reyer. </p>



<p>Certaines interprètes évoluent du fond de la salle vers la scène. L’air <em>Rossignolet du bois</em> surgit du haut d’un balcon. Les voix, succession de solos masculins ou féminins, circulent, dialoguent avec la harpe ou l&rsquo;alto. On apprécie pleinement le choix de Berio de ne pas avoir utilisé le violon dans cette œuvre, privilégiant les tessitures graves de l&rsquo;alto et du violoncelle. Parmi les moments les plus saisissants, le poignant chant arménien <em>Loosin yelav</em> et <em>Ballo</em> – composition originale de Berio – au lyrisme symphonique captivant. L&rsquo;œuvre s&rsquo;achève avec la réjouissante <em>Azerbaijan Love Song</em> qui emporte le public dans une douce allégresse.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Ark</em>, c’est beau</mark></strong></p>



<p>Et puis ce sera <em>Ark</em>, création du compositeur <strong>Luca Antignani</strong> présent dans la salle et qui, 61 ans après Berio, a imaginé sa propre partition de folks songs. L’œuvre s’ouvre par une adaptation a cappella de <em>Belle qui tient ma vie</em>, une pavane de la Renaissance que le baryton <strong>Patrick Balter</strong>, comme endiablé, déstructure avec une énergie brute à la limite du slam, offrant un véritable tour de force et vocal et d’acteur.&nbsp;</p>



<p>Le public est ensuite embarqué dans un voyage onirique où la harpe dialogue avec des percussions déclinées sous toutes ses formes. En osmose, les voix des chanteurs s’entrelacent, en solo souvent, rejoints par les chœurs, d’hommes, de femmes ou mixtes. On imagine des épopées en proie aux tempêtes, des marins perdus sur des océans déchaînés. On y entend aussi des chants de Noël angéliques et le tintinnabulement des cloches et carillons. La comptine <em>Amstramgram</em> s’élève soudain, déclamée par les sopranes dans un tourbillon lyrique. On perçoit ici, une influence italienne, là ukrainienne ou encore tsigane… On n’a qu’un seul regret, ne pas être mieux accompagné dans ce voyage par un livret de salle détaillant les airs et leurs traductions. Mais gageons que nous entendrons à nouveau cette pièce vouée à devenir, elle aussi, un classique du genre.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre </mark>à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Une création mondiale pour Musicatreize</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 10:00:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au foyer de l’Opéra de Marseille, que l’ensemble vocal interprétera ARK, œuvre de Luca Antignani rendant hommage à la mémoire collective des chants populaires Le projet ARK s&#8217;inscrit dans une lignée ouverte par Luciano Berio (1925–2003), l&#8217;un des plus grands compositeurs italiens du XXe siècle, connu pour son approche expérimentale, son travail sur la [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>C’est au foyer de l’Opéra de Marseille, que l’ensemble vocal interprétera </em></mark></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>ARK</em></strong></mark><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>, œuvre de Luca Antignani rendant hommage à la mémoire collective des chants populaires</em></mark></strong></p>



<p>Le projet <em>ARK</em> s&rsquo;inscrit dans une lignée ouverte par Luciano Berio (1925–2003), l&rsquo;un des plus grands compositeurs italiens du XXe siècle, connu pour son approche expérimentale, son travail sur la voix, et sa capacité à mêler tradition populaire et avant-garde musicale. Les Folk Songs (1964) – que l&rsquo;on pourra entendre lors de ce concert, chacune interprétée par un chanteur de l&rsquo;ensemble – avaient marqué une étape fondatrice dans la réappropriation de la tradition orale en musique savante. À travers onze pièces pour voix et ensemble instrumental, Berio revisitait des chants traditionnels de différentes cultures avec une sensibilité profondément moderne.</p>



<p>Soixante ans plus tard, à la demande de Roland Ayrabédian, directeur artistique de l&rsquo;Ensemble <a href="https://www.musicatreize.org/">Musicatreize</a>, Luca Antignani prend le relais. Il ne s&rsquo;agit ni d&rsquo;imiter le travail de l&rsquo;immense prédécesseur ni d&rsquo;illustrer le folklore, mais bien d&rsquo;en rechercher l&rsquo;âme, de lui redonner souffle et sens à travers l&rsquo;interprétation contemporaine d&rsquo;un ensemble vocal et instrumental.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Âmes musicales des peuples</em></mark></p>



<p>ARK est un mot issu de la tradition védique (Inde ancienne), signifiant à la fois parole, chant et voix sacrée. C&rsquo;est précisément ce que la musique populaire représente pour Antignani : une voix collective, anonyme, mais enracinée dans l&rsquo;histoire d&rsquo;un peuple ; une matière musicale transmise de génération en génération, et qui véhicule les émotions et les récits fondateurs des communautés.</p>



<p>Les douze pièces d&rsquo;esthétiques variées mêleront voix solistes féminines et masculines, duos, chœurs et ensemble instrumental (Ensemble Unitedberlin). On y retrouvera des réminiscences de chants d&rsquo;Italie du Sud, de Sicile, d&rsquo;Ukraine, entre autres.</p>



<p>Facétieux, Berio avait glissé dans ses <em>Folk Songs</em>, au milieu de chants traditionnels authentiques, deux pièces de sa composition&nbsp;: «&nbsp;<em>La donna ideale</em>&nbsp;» et&nbsp;«&nbsp;<em>Ballo</em>&nbsp;». Pour sa part, Antignani en aurait, nous dit-on, inséré quatre. Saurez-vous deviner lesquelles ?</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br>Chants Populaires<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre </mark><br>Foyer de l’Opéra de Marseille</pre>



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		<title>Musicatreize : Une aventure pédagogique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sarah Grace Graves, Lautaro Figueroa Balcarce, Masahiro Aogaki et Alexandru Sima, jeunes compositeurs aux CV déjà bien étoffés ont été accueillis salle Musicatreize pour suivre quatre jours d’ateliers. Ils font partie de la quatrième promotion du dispositif Avec (Atelier voix et composition) porté par Les Cris de Paris. Ce compagnonnage d’un an va leur permettre [&#8230;]</p>
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<p><strong>Sarah Grace Graves</strong>,<strong> Lautaro Figueroa Balcarce</strong>, <strong>Masahiro Aogaki </strong>et<strong> Alexandru Sima</strong>, jeunes compositeurs aux CV déjà bien étoffés ont été accueillis salle Musicatreize pour suivre quatre jours d’ateliers. Ils font partie de la quatrième promotion du dispositif Avec (Atelier voix et composition) porté par Les Cris de Paris. Ce compagnonnage d’un an va leur permettre d’approfondir la composition pour la voix, guidés par une équipe artistique d&rsquo;exception.&nbsp;</p>



<p>« <em>La voix n&rsquo;est pas un instrument comme les autres</em> », explique d&#8217;emblée <strong>Geoffroy Jourdain</strong>, fondateur des Cris de Paris qui allie érudition, rigueur académique, passion et élégance du pédagogue. « <em>Elle dépend de la physiologie, de la psychologie, des émotions. Chaque chanteur possède une tessiture et un timbre unique. De même, les ensembles ont leurs couleurs, leurs pâtes modelées par un chef qui joue avec les complémentarités</em> ». Dès lors, si composer pour la voix s’annonce comme un geste créatif passionnant, il est aussi oh combien subtil.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">État de l’art vocal</mark></strong></p>



<p>Le week-end s&rsquo;est ouvert sur une plongée dans l’histoire de la composition vocale. Jourdain rappelle que durant la période baroque, les compositeurs étaient aussi chanteurs d’Église. Quand la musique se sécularise, l’expérience vocale prend d’autres chemins.</p>



<p><strong>Vincent Manac&rsquo;h</strong>, chanteur (Les Cris de Paris, Pygmalion), compositeur d’œuvres pour voix a capella et enseignant à l’Université Paris 8, prend le relais pour un voyage du renouveau choral romantique vers les écoles nationales du XX<sup>e</sup> siècle. Les Liedertafeln transforment la musique chorale. Elle n’a plus seulement une fonction à l&rsquo;église ou à la cour, mais devient un espace de divertissement.</p>



<p>Les exemples pleuvent, vivants, incarnés, accompagnés d’écoute et d’analyse de partitions. Mendelssohn et sa vision orchestrale de la voix, le naturalisme de Schubert, Schumann et sa relation à la poésie, Brahms dirigeant ses chœurs jusqu&rsquo;aux visions d’un Schoenberg et les défis contemporains.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et la transmission</mark></strong></p>



<p>Ce qui frappe dans ces ateliers ouverts – quelle chance – au public, c&rsquo;est la qualité de la transmission. Aucun à priori esthétique ne bride l&rsquo;exploration, mais tout pousse à réfléchir aux implications que la voix permet ou interdit.&nbsp;</p>



<p>Les jeunes compositeurs découvrent qu&rsquo;il est bon de «&nbsp;<em>penser au confort et au plaisir du chanteur</em>&nbsp;», que Richard Strauss écrivait des partitions «&nbsp;<em>techniquement inchantables&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>qu’une voix n&rsquo;est pas stable sur toute sa tessiture&nbsp;</em>».</p>



<p>Le samedi et dimanche, <strong>Marie Picaut</strong>,<strong> Mathieu Dubroca </strong>et <strong>Benjamin Locher</strong> ont abordé le terrain plus technique de la physiologie de la voix et du travail du chanteur et les spécificités des voix féminines et masculines. <strong>Morgan Jourdain</strong>, s’est, lui,&nbsp; penché sur la voix de l&rsquo;enfant et de l’adolescent.</p>



<p>Enfin, <strong>Roland Hayrabedian</strong>, chef de chœur et maître du lieu, fort de quarante années de création contemporaine, a clôturé cette première session par un témoignage riche d’enseignements pour la jeune génération.</p>



<p>La formation mènera ensuite nos quatre élèves à Lyon et à Versailles. Ils devront composer des œuvres originales pour trois ensembles hexagonaux parmi lesquels le Choeur Attaca de Sébastien Bouin (Marseille). L’œuvre produite pourra être entendue lors des Rencontres Chants Libres en Dracénie, fin juin 2025.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Les ateliers se sont déroulés du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 au 29 septembre</mark> <a href="https://www.musicatreize.org">salle Musicatreize</a>, Marseille. </pre>



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		<title>Les Cris de Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 14:11:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chantée, parlée, criée, composée, transmise : la voix s’ouvre sous toutes ses formes du 25 au 29 septembre à la salle Musicatreize. Car la saison s’ouvre avec un workshop exceptionnel conduit par Geoffroy Jourdain, directeur artistique de l’ensemble Les Cris de Paris, pour explorer la voix comme matière, mémoire et théâtre. Pendant cinq jours, compositeurs, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chantée, parlée, criée, composée, transmise : la voix s’ouvre sous toutes ses formes du 25 au 29 septembre à la salle Musicatreize. Car la saison s’ouvre avec un workshop exceptionnel conduit par Geoffroy Jourdain, directeur artistique de l’ensemble <a href="https://www.lescrisdeparis.fr">Les Cris de Paris</a>, pour explorer la voix comme matière, mémoire et théâtre. Pendant cinq jours, compositeurs, interprètes et pédagogues croisent techniques et esthétiques, de l’Ars Nova à Ligeti, en passant par le romantisme choral et la création contemporaine. Entre conférences, échanges et expérimentations, un espace de pensée collective se dessine, à l’écoute des métamorphoses du chant humain.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 25 au 29 septembre</mark><br><a href="https://www.musicatreize.org">Salle Musicatreize</a> – CNAV, Marseille</pre>



<p></p>
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		<title>Durance en cadence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 08:56:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 1er au 16 août, le Festival Durance Luberon poursuit son ancrage territorial avec une 28eédition qui conjugue exigence artistique, éclectisme musical et esprit de convivialité. Neuf dates, neuf lieux, et une ligne artistique qui refuse le cloisonnement : jazz, opéra, opérette, musiques du monde… tous les genres sont conviés dans une même logique de partage. La soirée d’ouverture, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/durance-en-cadence/">Durance en cadence</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p>Du 1<sup>er</sup> au 16 août, le<a href="https://www.festival-durance-luberon.com/"> <strong><em>Festival Durance Luberon</em></strong></a> poursuit son ancrage territorial avec une 28<sup>e</sup>édition qui conjugue exigence artistique, éclectisme musical et esprit de convivialité. Neuf dates, neuf lieux, et une ligne artistique qui refuse le cloisonnement : jazz, opéra, opérette, musiques du monde… tous les genres sont conviés dans une même logique de partage.</p>



<p>La soirée d’ouverture, le 1<sup>er</sup> août dans la cour d’honneur du Château de La Tour d’Aigues, donne le ton. Le saxophoniste <strong>Rémi Abram</strong>, héritier flamboyant de Sonny Rollins, invite à un voyage jazz aux accents chauds et fluides. Le lendemain, le <strong><a href="https://triobarolo.com/">Trio Barolo</a></strong> mêle jazz, musiques baroques et airs populaires sur la terrasse du château de Peyrolles-en-Provence. Une traversée musicale au carrefour des genres, fidèle à l’identité du festival.</p>



<p>Le 3 août, place de l’Église à Grambois, une soirée lyrique marque les 150 ans de la mort de Bizet. La soprano <strong><a href="https://www.instagram.com/carolemeyer.soprano/">Carole Meyer</a></strong>, entourée des pianistes <strong>Vladik Polionov</strong> et <strong>Tristan Legris,</strong> revisite les œuvres de jeunesse du compositeur et livre un éclairage sensible sur l’avant-Carmen. Le souffle folk du festival s’incarne ensuite dans la soirée du 8 août, à La Tour d’Aigues, avec le groupe <strong><a href="https://www.thegreenduck.net/">The Green Duck</a></strong>. Musiques irlandaises endiablées, virtuosité souriante et ambiance festive garantissent deux heures trente de communion joyeuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Musique et théâtralité</mark></strong></h3>



<p>Le 9 août, à Lauris, la soprano <strong>Charlotte Bonnet</strong> rend hommage aux héroïnes de l’opéra français et aux grandes figures de l’opérette viennoise. Thaïs, Marguerite ou La Veuve Joyeuse trouvent ici une voix vibrante, portée par le piano complice de <strong>Vladik Polionov</strong>. Le 10 août, au Château de Mirabeau, changement de climat : <em>Violence et passion</em> explore les scènes les plus intenses du répertoire lyrique. Le quatuor vocal, composé de <strong><a href="https://www.julierobardgendre-mezzo.com/">Julie Robard-Gendre</a></strong>, <strong><a href="https://www.instagram.com/valentin.thill.tenor/">Valentin Thill</a></strong>, <strong><a href="https://www.instagram.com/florentlerouxroche_baritone/">Florent Leroux Roche </a></strong>et <strong>Carole Meyer </strong>s’attellera programme dramatique (<em>Hamlet</em>, <em>Don Carlo</em>, <em>Cavalleria Rusticana</em>) en compagnie de Vladik Polionov, également à la présentation du concert.</p>



<p>Le 14 août, place à l’humour et à la satire. L’opérette <em>Les Travaux d’Hercule </em>de Claude Terrasse, créée en 1901, est reprise dans une mise en scène vive par l’ensemble <strong><a href="https://www.musicatreize.org/">Musicatreize</a></strong>. L’occasion de découvrir une œuvre rarement jouée, où le héros mythologique est confronté à une galerie de personnages cocasses, entre quiproquos et situations absurdes. Et d’entendre l’ensemble sur un registre dont il n’est pas coutumier. Le 15 août, retour à La Tour d’Aigues pour une <em>Traviata </em>intimiste, en version piano-voix. <strong><a href="https://www.armellekhourdoian.com/">Armelle Khordoïan</a></strong> campe une Violetta bouleversante, face à <strong>Rémy Poulakis</strong> en Alfredo et <strong>Norbert Dol</strong> en Germont père. Mise en scène et direction musicale assurées une fois de plus par Vladik Polionov.</p>



<p>Enfin, le 16 août, le festival se clôt à Lauris sur une note jazz avec le <a href="https://www.facebook.com/p/Jon-and-John-Trio-100046561644963/"><strong>Jon &amp; John Trio</strong>.</a> Énergie, complicité, improvisation : un final festif à l’image de cette édition 2025, vivante, plurielle, accessible.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival Durance Luberon<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 1<sup>er</sup> au 16 août</mark><br>Divers lieux, Luberon </pre>



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