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	<title>Archives des Niki de Saint Phalle - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Niki de Saint Phalle - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un soleil pop à Porquerolles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Rainaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:50:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’exposition estivale Sea, Pop and Sun est consacrée au pop art, mouvement dont les figures tutélaires, Roy Lichtenstein et Andy Warhol, appartiennent depuis longtemps à l’imaginaire collectif. Mais à Porquerolles, la proposition des curateur·ices va au-delà de ces deux figures tutélaires en convoquant notamment des artistes féminines qui donnent une tournure plus politique aux œuvres [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’exposition estivale <em>Sea, Pop and Sun</em> est consacrée au pop art, mouvement dont les figures tutélaires, <strong>Roy Lichtenstein</strong> et <strong>Andy Warhol</strong>, appartiennent depuis longtemps à l’imaginaire collectif. Mais à Porquerolles, la proposition des curateur·ices va au-delà de ces deux figures tutélaires en convoquant notamment des artistes féminines qui donnent une tournure plus politique aux œuvres présentées. La scénographie se décline en trois parties : «&nbsp;Sea&nbsp;», «&nbsp;Pop&nbsp;» et «&nbsp;Sun&nbsp;», chacune subdivisée en espaces nommés d’après un morceau culte de la période. L’immersion se fait également par le son, qui enrobe la spectatrice dans l’atmosphère colorée et hédoniste des années 1960/70.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sérigraphies d&rsquo;Andy Warhol, variations chromatiques autour d’un coucher de soleil, ouvrent le parcours. Dans la salle suivante, la célèbre <em>Crying Girl</em> de Roy Lichtenstein demeure enfermée dans sa bulle émotionnelle tandis que les reproductions gonflables des <em>Nanas</em> de <strong>Niki de Saint Phalle</strong>, punaisées au plafond, incarnent une féminité conquérante. Cette réappropriation du corps féminin traverse également les œuvres d’<strong>Evelyne Axell </strong>et de <strong>Marjorie Strider</strong>. Chez cette dernière, l’érotisme assumé de <em>Welcome</em> — tableau en trois dimensions où une bouche rouge monumentale semble prête à engloutir le ou la spectateur·ice — donnent corps à une féminité maîtresse de son désir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Piscine et coquillages</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de l’exposition, <em>In the Year 2525,</em> ouvre une parenthèse plus contemplative autour d’une monumentale sculpture de sable de <strong>Théo Mercier</strong> qui associe des coquillages à des éléments issus de l’industrie et des loisirs pour composer un paysage figé sous la lumière du plafond d’eau de la Villa</p>



<p class="wp-block-paragraph">La galerie Desire dévoile une lithographie de <strong>David Hockney</strong> représentant une piscine après un plongeon, où l&rsquo;absence du corps n&rsquo;en rend que plus sensible sa présence. Roy Lichtenstein met en scène un baiser entre deux femmes, traité dans son langage graphique caractéristique des points Ben-Day.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;étage, la salle Respect met en lumière les combats des femmes pour leur émancipation. Les œuvres d&rsquo;Evelyne Axell, révélation de cette édition 2026, <em>La Belle Endormie</em> et <em>L&rsquo;Herbe tendre</em>, célèbrent une femme sujet de sa propre jouissance… <strong>Keith Haring</strong> y revendique avec une énergie communicative un puissant désir homosexuel. La galerie voisine, You Don&rsquo;t Own Me, poursuit cette réflexion. Les performances de <strong>Judy Chicago</strong> affirment la présence féminine dans l&rsquo;espace public comme un geste politique, tandis que <strong>Martha Rosler</strong> détourne les codes de la publicité pour dénoncer la marchandisation et l&rsquo;hypersexualisation des corps féminins véhiculées par les médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours s&rsquo;achève avec The Times They Are A-Changin&rsquo; qui célèbre une époque de profondes mutations culturelles et sociales. Entre mer, soleil et culture pop, Sea, Pop &amp; Sun montre que le pop art n&rsquo;est pas un mouvement figé dans les années 1960, mais un langage toujours vivant, capable d&rsquo;interroger notre rapport aux images, au désir et à la liberté.</p>



<pre class="wp-block-verse">ISABELLE RAINALDI<br><br><strong> Sea, pop &amp; sun<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 1er novembre<br></mark></strong>Villa Carmignac, île de Porquerolles</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>Nous sommes sorti·e·s du silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 10:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’hôtel de Caumont, à Aix, l’exposition Bestiaire magique de Niki de Saint Phalle ne mentionne nulle part l’inceste qu’elle a subi lorsqu’elle avait 11 ans. Un viol qu’elle a révélé en 1994, dans Mon Secret, qu’elle a écrit à la main et illustré. L’artiste des Nanas joyeuses, des fontaines animées et des bestiaires fantastiques [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.caumont-centredart.com/fr">À l’hôtel de Caumont,</a> à Aix, l’exposition <a href="https://www.caumont-centredart.com/fr/tickets/67c9c61fb894c960f5f46ac6"><em>Bestiaire magique</em> de Niki de Saint Phalle </a>ne mentionne nulle part l’inceste qu’elle a subi lorsqu’elle avait 11 ans. Un viol qu’elle a révélé en 1994, dans <em>Mon Secret</em>, qu’elle a écrit à la main et illustré. L’artiste des <em>Nanas</em> joyeuses, des fontaines animées et des bestiaires fantastiques y explique que son œuvre est une tentative de réappropriation de son enfance, de son corps et de sa puissance. Écrit comme une lettre à sa fille, le livre a modifié profondément la perception que l’on avait de son œuvre. Comment peut-on aujourd’hui lui consacrer une exposition sans en faire, pour le moins, mention ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la pionnière du Nouveau Réalisme, est surtout précurseure d’un art féministe. «&nbsp;<em>Le temps est venu d&rsquo;une nouvelle société matriarcale&nbsp;</em>» écrivait-elle dans les années 1970. Cinquante ans après, et après #Metoo, laisserons-nous l’histoire revenir désespérément en arrière ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nous sommes visiblEs<br></mark></strong><br>Précurseure. Le mot, puisqu’il désigne celui qui ouvre le chemin, n’a pas de féminin en français académique, comme chef, professeur, médecin, recteur, colonel, metteur-en-scène, écrivain, maire. Si des femmes qui exercent ces fonctions les transforment en nom féminin avec quelques articles ou des jeux de suffixes (la maire, la prof, l’écrivaine, la rectrice), l’affaire se corse dès que la féminité&nbsp; se fond dans un groupe mixte&nbsp;: les femmes, alors, disparaissent, même quand elles sont majoritaires, puisque «&nbsp;<em>le masculin l’emporte sur le féminin&nbsp;</em>». Règle si profondément discriminatoire qu’on oublie qu’elle n’est pas immuable : jusqu’au XVIII<sup>e</sup> siècle, en français, le plus grand nombre prévalait (Roxane, Hector et Hermione sont tombées des nues) et en cas d’égalité la règle de proximité s’appliquait (Valère et Elvire sont amoureuses).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’effacement graphique de la composante féminine d’un groupe mixte s’accompagne en français de l’absence caractéristique de certaines désignations qui permettent aux hommes une complexité sociale. Ainsi les garçons sont les fils de leurs parents, et les filles juste des filles. Et les hommes peuvent être des maris, alors que les femmes demeurent simplement des femmes. Elles sont ainsi naturellement réduites à leur fonction familiale, comme elles sont exclues des Droits de l’Homme et de la Fraternité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nous sommes inclus·e·s</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écriture inclusive est un des moyens de rattraper aujourd’hui ces faiblesses de notre langue nationale et de laisser une trace écrite de la présence des femmes dans des métiers, des fonctions, des réalités qui les excluaient, et continuent souvent à les exclure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il est devenu dangereux d’ajouter des points médians, de féminiser les noms, de revenir à d’autres règles orthographiques, ou de pratiquer le néologisme comme l’ont toujours fait toutes les langues vivantes et productives. Et plus impensable encore de naviguer entre les genres, de pratiquer le iel ou d’écrire «&nbsp;il est belle&nbsp;». &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que Trump interdise le féminisme et les études de genre n’est pas étonnant, il a été élu après une violente campagne masculiniste. Que Zemmour s’en gausse, qu’importe. Mais que la Région Sud prescrive l’écriture inclusive dans les demandes de subventions et coupe à ce titre sa subvention à Kourtrajmé est pour le moins inattendu… Comment peut-on dans la même charte défendre la liberté de création et interdire l’écriture inclusive&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive réactionnaire contre les avancées de la langue a toute la violence des invisibilisations. Les femmes qu’on enferme, qu’on voile ou qu’on empêche de se voiler, celles qu’on sexualise à leur insu ou qui se garnissent, de leur plein gré, d’appendices ongulaires ou capillaires, peinent toujours à s’approprier leur image qui reste dessinée, décidée, écrite sans elles. Le masculin l’emporte&nbsp;: au-delà de l’écriture, la grammaire et la langue modèlent nos représentations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faisons parler les images</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gisèle Pélicot, en rendant public le procès de ses violeurs, a fait changer la honte de camp.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fille du premier ministre, en témoignant pour que les victimes de Bétharram soient entendu·e·s&nbsp;, permettra sans doute d’ouvrir les portes trop closes des pensionnats catholiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mare Nostum puis <a href="https://don.sosmediterranee.org/arya/~mon-don?ns_ira_cr_arg=IyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMjIyMnc%2FiRRwaPvnq6JORjLmq4b4PNvV10ZntYCDqzfOoW0eOx9HFhZQIkQVF12megs3dGhjwOtgk7ScC6sT7nlL5WGJTrovkfOHFAaYWvULTZW6eJjWkOqxCXflmvk%2BCPyxjOnHeVL2xgdFi6IhO%2FIXMkZjVe8NhmilkFjcKWObAx5i2WjYxM%2FepoqnQBzVLolnaSjl1IHhSMkbzHZJonfmzTFQ3Kh5G2iLlYmXNjxNJlizLuGhJF3Q1U5fxu1AUBRfMvcakN6MCq5%2BfriB1uQTd9nf7Hvxa2ni2Ux1su5xZtuXQgewFn%2FZlx1zTPGvKlvSWVUdt1RAsEsihE44nMkSzwFu%2FqSIAuOqNnmN%2FbWneW4q670SSJomssUYgZb79Nq2ZLQ%2F2lyB%2FYwLxME9vuF61SNAztHoKwc%2Bi%2FQUzX7TB17A%3D%3D&amp;utm_source=google&amp;utm_medium=cpa&amp;utm_campaign=25GAD.&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22364930806&amp;gbraid=0AAAAACLVWNcVjoxbIUQJ2kGCZzpD3b0Gq&amp;gclid=CjwKCAjwuIbBBhBvEiwAsNypvZNtv6Bk-VWtOIommzwETiNLeZkQLYs547EpfPSBz5UEB-FJ-meB-RoC7PwQAvD_BwE&amp;_cv=1">SOS Méditerrané</a>e sont nés après l’image choc du naufrage au large de Lampedusa en 2013. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Filmé, diffusé. Puis oublié, faute de relais médiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Gaza, les journalistes et les images sont interdites.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visibilité est un combat. Jusque dans l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Musées de Marseille : de la place pour les femmes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 08:58:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, la majestueuse salle en pierres voûtées du Préau des Accoules, occupant une partie de l’ancien observatoire de Marseille, se pare d’une nouvelle scénographie, adaptée aux oeuvres accueillies. Ces plongées successives dans les époques et esthétiques sont rendues possibles grâce aux prêts en provenance du FCAC, du Mac, de la Vieille Charité ou encore [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, la majestueuse salle en pierres voûtées du Préau des Accoules, occupant une partie de l’ancien observatoire de Marseille, se pare d’une nouvelle scénographie, adaptée aux oeuvres accueillies. Ces plongées successives dans les époques et esthétiques sont rendues possibles grâce aux prêts en provenance du FCAC, du Mac, de la Vieille Charité ou encore du très riche fonds Cantini, mettant à disposition des plus jeunes de réels originaux, un fait rare en France. Avec <em>Elles!</em>, il s’agit de mettre en valeur le travail de femmes artistes emblématiques des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles. Selon les préceptes de cet exigeant musée jeune public, cette nouvelle exposition thématique intègre des jeux pédagogiques en regard de chaque oeuvre – tous imaginés et conçus par l’équipe du musée : un puzzle pour expérimenter les influences cubistes de <strong>Jenny-Laure Garcin</strong>, les fantasques et replètes <em>Nanas</em> colorées de <strong>Niki de Saint Phalle</strong> à reconstituer en figurines, l’éblouissante lumière méditerranéenne vue par <strong>Maria Helena Veiria da Silva</strong> (<em>Marseille en blanc</em>, 1931) à éprouver en 3D à l’aide de modules en bois, ou encore un jeu en kit aux allures de bronze doré, rappelant tant l’usage des matières de <strong>Germaine Richier</strong>, que la palette de couleurs de <strong>Louise Nevelson</strong>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122012" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l&rsquo;exposition © VilledeMarseille</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’emparer des œuvres&nbsp;<br></mark></strong><br>C’est l’occasion aussi pour les plus jeunes de découvrir des oeuvres plus conceptuelles issus du mouvement japonais Gutaï, des fragments photos d’<strong>Annette Messager</strong> (<em>Mes voeux</em>, 1988) ou encore une fantasque couverture respirante posée à terre, issue de la série <em>Somnambulist</em> de <strong>Wendy Jacob</strong>, conçue en collaboration avec l’étholoque autiste <strong>Temple Grandin </strong>(1993). Cette douzaines d’oeuvres éclectiques, mixant techniques, univers et époques, attire l’oeil et démange les mains – ah, cet irrésistible tableau textile à composer à l’aide d’étoffes à superposer, pour donner vie aux belles dames et songes d’Orient de <strong>Baya</strong>, dont est ici exposée <em>Femme et cithare</em> (1966) ! La frontière est délibérément floue entre la contemplation et la mise en pratique, et le parcours se double de quelques réflexions théoriques – chronologie liée à la parité, coin lecture avec des ouvrages thématiques. Pour élargir le propos à travers les époques et les continents, les sociétés matrilinéaires sont mises à l’honneur dans un préambule. Une manière sensible et pertinente de s’emparer intuitivement des oeuvres, au lieu de les contempler en chiens de faïence. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Elles&nbsp;! Femmes artistes dans les collections&nbsp;des musées de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 juillet<br></mark>Préau des Accoules, Marseille<br><a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/musees-de-marseille-de-la-place-pour-les-femmes/">Musées de Marseille : de la place pour les femmes </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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