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	<title>Archives des Nina Childress - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nina Childress - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les artistes, « sujets de craintes »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:42:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En février 1889, une trentaine d’arlésien·nes signent une lettre, adressée au maire de la ville, pour le pousser à en chasser Vincent Van Gogh. En cause ? Son mode de vie excessif et sa folie supposée qui sont un «&#160;sujet de craintes pour tous&#160;». Si la démarche semble aujourd’hui insensée, tant la figure de Van [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En février 1889, une trentaine d’arlésien·nes signent une lettre, adressée au maire de la ville, pour le pousser à en chasser Vincent Van Gogh. En cause ? Son mode de vie excessif et sa folie supposée qui sont un «&nbsp;sujet de craintes pour tous&nbsp;». Si la démarche semble aujourd’hui insensée, tant la figure de Van Gogh fait rayonner Arles dans le monde, elle est la preuve que le maître était, en son temps considéré comme «&nbsp;suspect&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nouvelle exposition de la Fondation Van Gogh, justement intitulée<em> Suspects</em>, <strong>Jean de Loisy</strong> et <strong>Margaux Bonopéra</strong>, les deux co-commissaires de l’exposition, s’intéressent à la manière dont le maître et de nombreux autres artistes s’inscrivent volontairement dans la marge, en interrogeant la représentation du «&nbsp;soi&nbsp;» en tant qu’artiste, en tant que «&nbsp;<em>trickster</em>» (littéralement «&nbsp;<em>celui qui joue des tours&nbsp;</em>»).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toustes ces artistes sont largement postérieur·es à Van Gogh, car l’exposition prend pour point de départ chronologique l’année 1971, année où Pablo Picasso fit dont au musée des Beaux-Arts d’Arles de sept dessins dans lesquels il interroge sa place d’artiste, et dont quatre sont visibles dans l’exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première salle propose une interprétation au premier degré du sujet, avec de œuvres représentant les artistes comme suspects aux yeux des forces de l’ordre. <em>Super Us </em>de <strong>Maurizio Cattelan</strong>, par exemple, est composé de 48 portraits-robots de lui-même, réalisés par la police à partir d’autant de descriptions. Certains de ces tableaux, dont le très mélancolique<em> Autoportrait clown/étoile </em>de <strong>Nina Childress</strong>, puisent dans l’esthétique du clown, de l’arlequin, qui occupe une place centrale dans le parcours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Question de valeurs</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition met en regard l’autoreprésentation des artistes avec ce qui est attendu d’elleux et de leur art. La question de la valeur de l’art est ainsi rapidement soulevée, avec des œuvres telles que l’installation <em>Heavy Burschi</em> de <strong>Martin Kippenberger</strong>, composée de plusieurs reproductions de ses tableaux par un de ses élèves, et d’une benne dans laquelle sont entassés les originaux déchiquetés. Dans la même salle, on peut également voir <em>Comedian</em> de Maurizio Cattelan, la banane scotchée au mur qui a défrayé la chronique en étant vendue 6,2 millions d’euros en 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux autoportraits de Van Gogh présents dans l’exposition, <em>Autoportrait à la pipe</em> et <em>Crâne de squelette fumant une cigarette </em>révèlent sa défiance par rapport aux attentes qui pèsent sur les artistes. Le second en particulier, est une réponse sarcastique à ses professeurs qui le considéraient comme un peintre médiocre, incapable de réaliser des portraits anatomiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Clowneries et mauvais tours</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure ambivalente du clown est très présente, et le plus souvent dérangeante comme dans <em>Clown Torture </em>de <strong>Bruce Nauman</strong> dans lequel des images de clowns paniqués sont diffusées en boucle sur deux écrans qui se font face. D’autres œuvres travaillent la représentation de la violence, de la torture, <em>Aah… Youth !</em> de <strong>Mike Kelley</strong>, photographies de peluches défigurées par la violence des enfants, accompagné d’un autoportrait de l’artiste au visage tuméfié. Si elles rendent par moment l’expérience inconfortable, cela n’est pas gratuit : elles rappellent que la marge est aussi faite de douleur et de traumatisme.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 18 octobre<br></mark></strong><br>Fondation Van Gogh, Arles</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>Arles : du jaune pour Vincent van Gogh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2024 08:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Cahun]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Vincent van Gogh]]></category>
		<category><![CDATA[Hyunn-Sook Song]]></category>
		<category><![CDATA[Nina Childress]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Schwerzmann]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Vittorio Brodman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre datée de mars 1889 adressée à son frère Théo, Vincent van Gogh mentionne le travail nécessaire pour « atteindre la haute note jaune ». Formule énigmatique, à laquelle Bice Curiger et Margaux Bonopera consacre la nouvelle exposition de la Fondation van Gogh.   Dès l’entrée de l’exposition, un grand panneau informe le visiteur que, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre datée de mars 1889 adressée à son frère Théo, Vincent van Gogh mentionne le travail nécessaire pour « atteindre la haute note jaune ». Formule énigmatique, à laquelle Bice Curiger et Margaux Bonopera consacre la nouvelle exposition de la <strong><a href="https://www.fondation-vincentvangogh-arles.org">Fondation van Gogh</a></strong>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’entrée de l’exposition, un grand panneau informe le visiteur que, loin de se résumer à la seule couleur ou même à un objectif technique, la haute note jaune est «&nbsp;<em>un désir d’expressivité qui jouerait avec ses propres limites sur les plans formel, idéel ou émotionnel</em>&nbsp;». L’exposition met donc en avant des artistes qui «&nbsp;<em>explorent le réel afin d’y puiser les intuitions et les émotions nécessaires à leur art</em>&nbsp;». Vaste sujet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Traversée artistique </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une seule œuvre de van Gogh est présentée, <em>Le Lieur de gerbe</em>, peint en septembre 1889. Il s’agit d’une des nombreuses reproductions de gravure de Jean-François Millet réalisée par van Gogh pendant son internement à Saint-Rémy-de-Provence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour chacun·e des 21 autres artistes, plusieurs œuvres sont exposées, permettant au visiteur de s’immerger dans leur univers. L’exploration du réel annoncée en début de parcours prend des formes variées, tantôt figuratives, tantôt conceptuelles, et mobilise un grand nombre de médiums. Surtout, elle couvre un très large panel de sujets comme la question du «&nbsp;moi&nbsp;» avec les autoportraits photos de <strong>Claude Cahun</strong>, la représentation de la nature si chère à van Gogh ou encore la pop culture avec <strong>Nina Childress</strong> ou<strong> Vittorio Brodman</strong>. Cela peut donner l’impression d’un manque de cohésion globale, d’autant que le parcours ne semble répondre à aucune logique chronologique ou thématique. Pourtant, l’émotion esthétique est au rendez-vous grâce au savant agencement des œuvres. On pense notamment à la mise en regard des œuvres géométriques en trompe l’œil de <strong>Pierre Schwerzmann </strong>avec le travail tout aussi minimal mais d’apparence plus intuitive de<strong> Hyunn-Sook Song</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Haute Note Jaune</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 2 février 2025</mark> <br>Fondation Vincent van Gogh, Arles </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez plus d&rsquo;articles dans <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/">notre rubrique <em>Arts visuels</em></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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