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		<title>Yennayer, une célébration amazighe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 10:06:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Diasporik. Yennayer, le nouvel an amazigh, se célèbre du 12 au 14 janvier selon les régions. Pourriez-vous expliquer les origines de cette célébration ?&#160;Malika Assam. Yennayer est à la fois un ensemble de rituels et un moment qui s&#8217;inscrit dans une certaine perception du temps. Dans l&#8217;antiquité, c&#8217;était&#160;le point de départ de l&#8217;année agricole solaire [&#8230;]</p>
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<p><strong>Diasporik. Yennayer, le nouvel an amazigh, se célèbre du 12 au 14 janvier selon les régions. Pourriez-vous expliquer les origines de cette célébration ?&nbsp;</strong><br><strong>Malika Assam.</strong> Yennayer est à la fois un ensemble de rituels et un moment qui s&rsquo;inscrit dans une certaine perception du temps. Dans l&rsquo;antiquité, c&rsquo;était&nbsp;le point de départ de l&rsquo;année agricole solaire et, avec la romanisation, ce jour s&rsquo;est confondu avec le 1<sup>er</sup> jour du calendrier julien. Il célèbre probablement le renouveau des jours à compter de l&rsquo;allongement de la durée diurne mais aussi un passage par <em>Tiwwura useggas</em> «&nbsp;les Portes de l’année&nbsp;» : on termine les récoltes de l&rsquo;année et il faut attendre celles à venir pour survivre. La nuit du nouvel an est vécue comme un moment de basculement. De nombreux&nbsp;rites familiaux&nbsp;visent notamment à écarter la famine. D&rsquo;où un repas aussi copieux que possible la veille&nbsp;de Yennayer : <em>Imensi n Yennayer </em>ou<em> Id Yennayer.&nbsp;</em></p>



<p><strong>Quelles ont été ses évolutions et quel est son sens aujourd’hui ? </strong><br>Dans des sociétés de moins en moins agricoles, Yennayer s’est adapté sous l&rsquo;influence du militantisme berbère/amazigh. Rappelons que jusqu’à la fin du XX<sup>e</sup> siècle les États du Maghreb se définissaient tous exclusivement comme arabes et musulmans. Contre cette définition, dès les années 1970, l&rsquo;association L&rsquo;Académie berbère a formalisé une ère amazighe en faisant coïncider cette célébration avec un événement historique : l&rsquo;intronisation du pharaon Sheshonq Ier en -950, un pharaon qui serait issu de l&rsquo;installation ancienne de Libyens orientaux en Égypte, et n’a pas tardé à devenir dans le discours militant un pharaon « amazigh ». </p>


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<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="704" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=696%2C704&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127342" style="width:280px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=1012%2C1024&amp;ssl=1 1012w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=296%2C300&amp;ssl=1 296w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=768%2C777&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=150%2C152&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=300%2C304&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=696%2C705&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=415%2C420&amp;ssl=1 415w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?w=1053&amp;ssl=1 1053w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Malika Assam © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>De fait, Yennayer s’est diffusé hors du cadre familial&nbsp;et a servi à revendiquer la dimension&nbsp;amazighe&nbsp;des&nbsp;populations. La célébration est devenue plus collective et a investi les espaces publics diversement, des fêtes villageoises en Kabylie à la célébration dans diverses mairies en émigration, pour revendiquer une place dans la cité&#8230; Avec la reconnaissance de l&rsquo;amazighité en Algérie et au Maroc, ce jour s’est institutionnalisé comme jour férié et permet de mettre la culture amazighe à l&rsquo;honneur (concerts, conférences, expositions d&rsquo;objets artisanaux ou ateliers de&nbsp;pratiques&nbsp;diverses…), au risque qu’elle soit commercialisée et&nbsp;folklorisée.&nbsp;Il y&nbsp;a finalement&nbsp;aujourd&rsquo;hui&nbsp;autant de Yennayers que d&rsquo;enjeux sociaux ou politiques !</p>



<p><strong>Les langues et cultures amazighes ont survécu à l&rsquo;émergence de l&rsquo;écrit, aux conquêtes arabes puis coloniales, ottomane et française. Comment les résistances se sont-elles opérées ?</strong><br>Les sociétés amazighes ne sont pas des sociétés orales, mais à dominante orale. Elles ont depuis longtemps connu la pratique de l&rsquo;écrit, y compris avec un alphabet propre qui a laissé de nombreuses inscriptions libyques : l’inscription dite «&nbsp;bilingue de Massinissa&nbsp;» date du II<sup>e</sup> siècle avant notre ère. Le libyque a ensuite donné les tifinaghs que les Imajaghen [<em>les Touaregs, ndlr</em>] ont continué à utiliser jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui.&nbsp;Même lorsque la conquête arabo-musulmane islamise la région et diffuse, très progressivement, la langue arabe, on voit apparaître la pratique de l&rsquo;écrit en langue berbère avec les caractères arabes, qui va&nbsp;perdurer dans certaines régions, comme le Souss au Maroc, jusqu’au XXe s.</p>



<p>Mais il est vrai que le canal privilégié pour la transmission de la mémoire collective et de la&nbsp;littérature a été l&rsquo;oralité. Dans des espaces où le mode de gouvernement n&rsquo;était pas celui d&rsquo;États centralisés, la cohabitation de plusieurs langues n&rsquo;était pas problématique. Elle l’est devenue lorsque la colonisation et les courants nationalistes qui lui répondent imposent le modèle de l&rsquo;État-Nation qui&nbsp;pose une équation : une nation = une langue&nbsp;= un État.</p>



<p><strong>Quelle a été l&rsquo;origine du déclenchement du printemps berbère en 1980 en Algérie?</strong><br>Cette équation explique qu&rsquo;à l&rsquo;indépendance, la berbérité a été perçue comme une menace à l&rsquo;unité nationale et occultée progressivement.&nbsp;Les gouvernements craignaient qu&rsquo;elle n&rsquo;appuie des revendications politiques. En parallèle, ils lancent les politiques dites d’«&nbsp;arabisation&nbsp;», vécues comme répressives notamment en Kabylie où l&rsquo;affirmation identitaire berbère est précoce et profondément ancrée dans toutes les couches de la population. Les jeunes étudiants qui peuvent à partir de la fin des années 1970 faire leurs études à Tizi-Ouzou sont particulièrement actifs. En 1980, une conférence qu&rsquo;ils avaient organisée autour de&nbsp;<em>Poèmes kabyles anciens</em>,&nbsp;ouvrage de &nbsp;l&rsquo;écrivain et anthropologue spécialistes des Berbères Mouloud Mammeri, est interdite officieusement par les autorités,&nbsp;et c&rsquo;est toute la région qui s&#8217;embrase pour défendre les «&nbsp;langues et cultures populaires&nbsp;» face à une répression violente.</p>



<p><strong>Quelles en ont été les conséquences, jusqu’à aujourd&rsquo;hui?</strong><br>Ce premier événement a secoué le monolithisme de la vie politique&nbsp;algérienne ; il a eu aussi des répercussions à l&rsquo;échelle locale où désormais, l&rsquo;affirmation berbère/amazighe en Kabylie se fait au grand jour. Plus largement, au&nbsp;Maghreb, cet exemple de mobilisation&nbsp;a renforcé les mouvements d&rsquo;affirmation identitaire qui ont fini par tisser de nombreux liens. Selon les régions et les États, les actions ont été plus ou moins réprimées mais «&nbsp;la langue et la culture amazighes» ont fini par être institutionnalisés en Algérie et au Maroc.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Dans vos enseignements à l’université d’Aix-Marseille, quelles sont les disciplines mobilisées, en langue, en histoire… ?<br></strong>À l’Amu, les étudiants de diverses filières, notamment de la licence d&rsquo;arabe mais aussi des diverses spécialités en sciences humaines et sociales, peuvent s&rsquo;initier à la langue berbère, avec cette année deux langues possibles en initiation, le rifain et le kabyle. Ils peuvent continuer cet apprentissage pendant 3 ans. Par ailleurs, il y a deux cours sur l’histoire, ancienne et contemporaine, des mondes berbères et deux cours pour s&rsquo;initier à la linguistique et aux enjeux sociolinguistiques. Enfin, le parcours Moyen Orient-Maghreb du master Langues et sociétés initie aux enjeux des études berbères/amazighes aujourd’hui. Et il est possible de se spécialiser en études berbères grâce à un diplôme en partenariat international qui prévoit un semestre en mobilité à l&rsquo;université de Naples l&rsquo;Orientale.</p>



<p><strong>Quels sont les profils de vos étudiants,&nbsp;aujourd&rsquo;hui ?</strong><br>Les étudiants sont en majorité issus des migrations maghrébines en France, de familles berbérophones et aussi aujourd&rsquo;hui d’arabophones qui s&rsquo;intéressent à cette autre langue&nbsp;du Maghreb. Mais il y a aussi quelques étudiants qui n’ont pas de lien particulier avec le Maghreb et qui au regard de leurs projets d&rsquo;étude, souhaitent s&rsquo;initier à cette langue et aux dynamiques amazighes.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Yennayer, nouvel an berbère<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> février</mark>, Conférence à17h30 suivie d’un concert à 19 h de Nouredine Chenoud<br><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Maison+des+associations%2C&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Maison des associations,</a> Marseille<br><em>À l’initiative de l’association Coup de soleil </em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



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<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>



<p></p>
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