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	<title>Archives des Oblomov - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Oblomov - Journal Zebuline</title>
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		<title>Distante Oblomovie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 09:56:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour découvrir Oblomov, du directeur de La Criée, les Marseillais se sont pressés nombreux, avec chaque soir une salle pleine d’un public attentif à cette mise en scène créée lorsque Robin Renucci dirigeait les Tréteaux de France.&#160; Le roman de Gontcharov est un classique de la littérature naturaliste russe, et Oblomov est devenu un de [&#8230;]</p>
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<p>Pour découvrir <em>Oblomov</em>, du directeur de La Criée, les Marseillais se sont pressés nombreux, avec chaque soir une salle pleine d’un public attentif à cette mise en scène créée lorsque <strong>Robin Renucci</strong> dirigeait les Tréteaux de France.&nbsp;</p>



<p>Le roman de Gontcharov est un classique de la littérature naturaliste russe, et Oblomov est devenu un de ces caractères typiques que la littérature sait créer. Celui d’un homme couché, par dégoût de la vie autant que par paresse et par incapacité d’agir. Séduisant pour la jeune et aristocrate Olga, mais aussi pour la cuisinière aux bras charnus qui l’héberge, Oblomov est pourtant terriblement agaçant, retiré du monde non par dégoût de celui-ci, mais par incapacité de l’habiter au présent, de travailler, de gérer sa propriété, ou même de trouver un logement.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Position fœtale </mark></strong><br>Robin Renucci fait reposer le mystère de cette âme sur une nostalgie d’enfance, celle d’une nourrice qui lui racontait le conte du brochet, où un jeune paresseux accroché à son poêle voit tous ses vœux exaucés sans mérite… Bercé par ce souvenir, Oblomov s’enferme dans sa chambre, son divan, peinant à quitter sa position fœtale, régressant toujours davantage, jusqu’à mourir d’inaction. Rêvant d’abord d’amour avec Olga parce que son chant merveilleux l’attire vers le conte, puis se laissant séduire par la prolétaire grassouillette et maternelle.</p>



<p>La scénographie fabrique des intimités, et des voiles translucides ou opaques qui évoquent le sommeil et la mort. Les comédiens jouent à merveille la torpeur générale et les élans esquissés. L’intrigue pourtant nous parle peu, comme depuis un monde disparu avec ses problématiques de vieux petits garçons nostalgiques de sein maternel, et de la Russie délétère des tsars. Un manque d’actualité qui provoque un peu d’ennui, mais de belle facture.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Oblomov</em>, de Robin Renucci a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 au 8 janvier</mark> à La Criée, théâtre national de Marseille. </pre>
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		<title>Robin Renucci veut sortir la jeunesse marseillaise de son lit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2023 17:21:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Chabanier]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Pottier]]></category>
		<category><![CDATA[Ivan Gontcharov]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
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		<category><![CDATA[Nicolas Kerszenbaum]]></category>
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		<category><![CDATA[Robin Renucci]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Valéry Forestier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi avez-vous choisi de porter à la scène Oblomov, célèbre roman russe d’Ivan Gontcharov&#160;? Robin Renucci. C’est un roman qui compte beaucoup pour moi. Je l’avais monté aux Tréteaux de France et l’avais inscrit dans un cycle autour de la production de la richesse. On y retrouvait Le Faiseur de Balzac, une pièce travaillée [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Pourquoi avez-vous choisi de porter à la scène <em>Oblomov</em>, célèbre roman russe d’Ivan Gontcharov&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Robin Renucci.</strong> C’est un roman qui compte beaucoup pour moi. Je l’avais monté aux Tréteaux de France et l’avais inscrit dans un cycle autour de la production de la richesse. On y retrouvait <em>Le Faiseur </em>de Balzac, une pièce travaillée par la question de la créance et de la dette&nbsp;; <em>La Guerre des Salamandres</em>, un texte tchèque très avant-gardiste où il était question d’exploitation, et plus précisément de surexploitation de la nature&nbsp;; et enfin <em>Oblomov</em>, où la question de la production de la richesse préfigure Stakhanov, et avec lui la richesse de ce qu’on ne peut qu’appeler le temps réapproprié. Cette période russe, où les chemins de fer se construisent partout, où un univers encore marqué par le servage change en profondeur… C’est une période très intéressante pour nous aujourd’hui.</p>



<p><strong>Le roman est très dense&nbsp;: comment avez-vous procédé pour l’adapter pour le théâtre&nbsp;?</strong></p>



<p>Nicolas Kerszenbaum a fourni un travail d’adaptation impressionnant. Le parti pris du hors-champ s’est vite imposé&nbsp;: près de trois cents pages ont été retirées, ainsi qu’une grande partie des personnages. Nous n’en avons conservé que cinq. Celui de Zakhar – Gérard Chabanier – qui incarne une forme de permanence du temps, un serviteur fidèle. Celui d’Agafia, la nounou – Lisa Toromanian – qui renvoie à la Russie éternelle. Stolz, l’ami fidèle et mondain – Valéry Forestier. Olga, la femme idéalisée – Pauline Cheviller – qui laisse entrevoir la possibilité d’un amour. Et enfin Oblomov – Guillaume Pottier – personnage touchant, qui souffre d’aboulie, c’est-à-dire d’absence de désir, de volonté. À son sujet, Gontcharov parle déjà de confinement. Autant dire que le texte résonne profondément avec ce que notre jeunesse a pu vivre récemment. Et j’espère qu’elle trouvera dans le théâtre une nouvelle voie pour sortir de la sidération qu’on lui a imposée.</p>



<p><strong>Votre regard envers ce personnage qui «&nbsp;préfère ne pas&nbsp;» est pourtant empli de tendresse.</strong></p>



<p>Bien sûr&nbsp;! Le théâtre pose toujours des questions mais n’y répond pas. Il y a quelque chose, dans Oblomov, du poète qui se questionne. Il ouvre la voie au <em>Droit à la paresse </em>de Lafargue. Il ne veut pas sortir, être un mondain comme son ami Stolz. Il veut rester chez lui, manger du gâteau. Son nom vient du mot cassure en russe&nbsp;: c’est un personnage qui n’a plus de ressort. Il y a quelque chose de burlesque chez lui. D’ailleurs les Russes se moquent souvent de ce personnage. Il ne prend pas soin de lui, de sa maison&nbsp;: il représente une sorte de bourgeoisie et d’incurie à la fois. Je ne veux pas, à son sujet, donner de leçon. Je souhaite évidemment que la jeunesse marseillaise n’ait pas envie de rester dans son lit&nbsp;! Mais pour ce faire, j’essaie de lui proposer un théâtre qui lui soit accessible et joyeux. Beau, en somme.</p>



<p><strong>La musique cohabite souvent, sur scène, avec le texte dans vos mises en scène et lecture. Est-ce également le cas ici&nbsp;?</strong></p>



<p>Plus encore, la musique est à mon sens le sixième personnage de la pièce&nbsp;! La violoncelliste Amandine Robilliardinterprètera ainsi différentes pages de Tchaïkovsky – la <em>Barcarolle</em>, les <em>Saisons</em>…&nbsp; Mais aussi le célèbre air de <em>Norma </em>de Bellini – «&nbsp;Casta Diva&nbsp;» – qu’Olga emploie pour faire connaître à Oblomov cette beauté dont il nie l’existence. Ce que je veux, c’est qu’en sortant de cette pièce, on se souvienne à notre tour qu’on ne veut pas passer à côté de nos vies.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Oblomov</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 8 janvier</mark>
La Criée, théâtre national de Marseille 
04 91 54 70 54
<a href="http://theatre-lacriee.com">theatre-lacriee.com</a></pre>



<p></p>
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