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	<title>Archives des Ocean Vuong - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ocean Vuong : écrire la joie au bord du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:38:30 +0000</pubDate>
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<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&nbsp;<em>Un bref instant de splendeur</em>, brillamment traduit en français par Marguerite Capelle, a rencontré un succès exceptionnel partout dans le monde : il a été nommé Meilleur Livre de l’année par les revues américaines les plus emblématiques, et a été récompensé en France par le prix&nbsp;<em>Les Inrockuptibles</em>&nbsp;étranger. Son deuxième roman, <em>L’Empereur de la joie</em>, sorti aux États-Unis il y a bientôt un an, vient d’être traduit par Hélène Cohen et publié aux éditions <em>Du Monde Entier</em> par Gallimard.&nbsp;</p>



<p>Hai, sur le point de se jeter d’un pont, est interrompu dans son élan à la vue un drap emporté par une brise. Il le rattrape, oubliant un instant ce qui l’avais conduit à se trouver là, pour le ramener à Grazina, une vielle femme lithuanienne gagnée par la démence, qui vit devant ce pont. Iels fabriquent alors un quotidien traversé par la mémoire fragmentée de Grazina et la routine de Hai, employé au HomeMarket d’East Gladness, petite ville du Connecticut touchée par la crise des opioïdes au début des années 2000.</p>



<p><strong>Des vies sans issue, une solidarité fragile</strong></p>



<p>Dans un épisode de <em>Tricycle Talk</em>, Ocean Vuong revient avec James Shaheen sur les fondements de son récit : <em>«&nbsp;La fiction est à son apogée lorsqu’elle soulève une question morale, pour l’Empereur de la joie, la question est : quelle est la fonction de l’altruisme lorsqu’il n’y a pas d’issue ?&nbsp;Comment vivre une vie digne de notre souffle ?&nbsp;Le parcours d’un héros peut aussi être un voyage où l’on ne va nulle part.</em>&nbsp;» Il est à la fois bouleversant et terriblement politique de concentrer un récit autour de personnages aux existences sans issues, et de conter l’aliénation d’un rêve américain inaccessible où justement, l’altruisme subsiste. <em>«&nbsp;C’est le fait de ne pas savoir qui nous rapproche. Un jeune auteur suicidaire et une vieille veuve succombant à la démence… Dans notre culture, les très jeunes et les très vieux sont en quelque sorte repoussés vers les marges de la société. Et le lien entre ces deux pôles, la relation qui les unit, est une immense solitude.&nbsp;».</em></p>



<p>La poésie d’Ocean Vuong s’arme autant de celles des femmes illettrées qui l’ont élevé que de la culture drag, au croisement de cultures queer extravagantes et de récit de survivances. À la limite pesée d’un <em>too much</em> grotesque, c’est une écriture&nbsp;<em>camp</em>&nbsp;sincèrement amoureuse de sa langue et des identités de ses personnages.&nbsp;<em>L’Empereur de la joie</em> est un récit d’alliances circonstancielles de personnages immigrés, précaires aux expressions forgées par des cultures spécifiques et une expérience commune de l’altérité, de ne pas pouvoir atteindre plus.</p>



<p>La traduction d’Hélène Cohen en gomme malheureusement les hésitations, les conjugaisons transformées propre aux cultures noires américaines et aux personnages non anglophones de l’histoire. L’écriture ornementée d’Ocean Vuong aux services de la marginalité et des existences invisibles s’oppose à l’efficience, au misérabilisme descriptif, à la recherche d’un au-delà satisfaisant. La beauté est partout : dans les décombres d’East Gladness, dans les bad trips à la codéine, dans l’ignorance, dans la mort&nbsp;: <em>«&nbsp;Il n’y a pas de lignes droites, tout vacille, et les poètes le savent depuis longtemps ; nous attendons que la science rattrape son retard&nbsp;».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><em>L’Empereur de la joie</em>, <strong>Ocean Vuong,</strong> traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, Gallimard, collection Du Monde entier, 2024, 384 pages, 23 €.</pre>



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