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	<title>Archives des Océane Chapuis - Journal Zebuline</title>
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		<title>Incorrigibles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 10:03:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 1859 et 1905, des femmes furent envoyées au bagne de Guyane, dans une logique coloniale où la peine ne s’arrêtait pas à l’enfermement. Il fallait encore travailler, obéir, peupler. Océane Chapuis et Jeanne Zerwetz partent de ce fait historique précis sans en faire ni une fresque scolaire, ni un tableau misérabiliste. La pièce choisit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre 1859 et 1905, des femmes furent envoyées au bagne de Guyane, dans une logique coloniale où la peine ne s’arrêtait pas à l’enfermement. Il fallait encore travailler, obéir, peupler. <strong>Océane Chapuis</strong><strong> et </strong><strong>Jeanne Zerwetz</strong> partent de ce fait historique précis sans en faire ni une fresque scolaire, ni un tableau misérabiliste. La pièce choisit la danse, c’est-à-dire le corps, pour raconter ce que l’administration pénitentiaire et coloniale a voulu confisquer aux femmes : le mouvement, le désir, le choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La forme est brève, mais très construite. Elle raconte la contrainte, l’attente, la surveillance, la tentative d’échappée. Les corps sont empêchés, mais jamais punis par la chorégraphie. Ils se superposent, s’étreignent, s’accroissent, comme s’ils cherchaient à fabriquer plus d’espace que la scène ne leur en donne. Les visages, les regards, les ruptures de rythme ouvrent le récit. <em>Incorrigibles</em> montre ainsi l’inventivité de corps que l’on voudrait assigner, et qui trouvent pourtant le moyen de se déployer.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 16 juillet à 11h<br></mark></strong><br><strong><a href="https://www.verbeincarne.fr/" type="link" id="https://www.verbeincarne.fr/">Chapelle du Verbe Incarné</a></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>« Incorrigibles », des corps sous contrôle à l’Ouvre-Boîte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:43:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Incorrigibles, Océane Chapuis et Jeanne Zerwetz partent d’un fait historique précis : l’envoi de femmes au bagne de Guyane, entre 1859 et 1905, dans une logique coloniale où la peine ne s’arrête pas à l’enfermement. Il faut encore travailler, obéir, peupler. La pièce n’en fait ni une fresque scolaire, ni un tableau misérabiliste. Elle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Incorrigibles</em>, <strong>Océane Chapuis</strong> et <strong>Jeanne Zerwetz </strong>partent d’un fait historique précis : l’envoi de femmes au bagne de Guyane, entre 1859 et 1905, dans une logique coloniale où la peine ne s’arrête pas à l’enfermement. Il faut encore travailler, obéir, peupler. La pièce n’en fait ni une fresque scolaire, ni un tableau misérabiliste. Elle choisit la danse, c’est-à-dire le corps, pour raconter ce que l’administration pénitentiaire et coloniale a voulu confisquer aux femmes : le mouvement, le désir, le choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La forme est brève, mais très construite. Elle raconte la contrainte, l’attente, la surveillance, la tentative d’échappée. Une histoire violente, mais il refuse de réduire celles qui l’ont traversée à leur malheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La contrainte n’a pas le dernier geste</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les corps sont empêchés, mais jamais punis par la chorégraphie. Une courte échelle devient désir de fuite. Les corps se superposent, s’étreignent, s&rsquo;accroissent, comme s’ils cherchaient à fabriquer plus d’espace que la scène ne leur en donne. Une parade nuptiale tourne au pugilat : la scène est difficile, parce qu’elle dit la violence faite aux femmes dans les situations de détention, de migration, de dépendance. Mais elle est tenue avec assez de netteté pour ne pas devenir complaisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux danseuses et chorégraphes, formidables, initient un langage expressif, très lié au théâtre. Leurs visages, leurs regards, leurs ruptures de rythme ouvrent le récit sans le condamner à la simple pantomime.<em> Incorrigibles</em> montre ainsi, sans ambages, l’inventivité de corps que l’on voudrait assigner, et qui trouvent pourtant le moyen de se déployer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Incorrigibles </em>a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 mai</mark> à l’<a href="https://www.theatrelouvreboite.fr">Ouvre-Boîte</a>, Aix-en-Provence.<br><br><strong>À venir</strong><br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 au 16 juillet</mark> à 11 h à la Chapelle du Verbe Incarné, dans le cadre du Festival Off Avignon.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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