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	<title>Archives des October Lab - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des October Lab - Journal Zebuline</title>
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		<title>La mandoline contemporaine </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:19:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p>Pour sa sixième édition, <em>October Lab</em>, plateforme de création internationale imaginée par l’<a href="https://www.ensemble-telemaque.com">Ensemble Télémaque</a> et son directeur musical <strong>Raoul Lay</strong>, a célébré la mandoline en lui consacrant un programme inédit : quatre concertos originaux, composés pour <strong>Vincent Beer-Demander</strong>, soliste de la soirée. Après une tournée à Malte et à Bolzano, le public marseillais a pu découvrir ces <em>Concertos du Sud </em>au Pic Télémaque et à la Salle Archipel 49.</p>



<p>La soirée s’ouvrait avec <em>Fighting for Hope</em>, concerto ample et lyrique du compositeur maltais Karl Fiorini, au style « mahlérien » et « bernsteinien » qui évoque le temps qui s’écoule inexorablement. Ici, la mandoline s’intègre à l’orchestre et ne s’affirme vraiment que dans la cadence finale, un mouvement « <em>agitato </em>» virtuose et rock’n’roll, après que le violoncelle a longuement tenu, dans les graves, le rôle principal.&nbsp;</p>



<p>Le ton change avec une partition facétieuse que l’on pourrait baptiser « <em>Pièce pour Vincent » </em>de <strong>Luca Macchi</strong>, professeur de composition au Conservatoire de Bolzano, présent dans la salle. Dès l’ouverture, le public est plongé dans un chaos joyeux : cris des musiciens qui interpellent le mandoliniste, effets de souffle, percussions malicieuses. L’orchestre mime une bande de garnements indisciplinés, à laquelle VBD répond avec des salves de mandoline. La pièce culmine dans une cadence spectaculaire, où le soliste dialogue avec un orchestre transformé en terrain de jeu sonore. Ça crie, ça clapote, ça grince, stridule dans les aigus… Puissant et d’une vivacité absolue. Deux jeunes musiciens du Conservatoire de Bolzano, <strong>Giulia Trabacchi</strong> (harpe) et <strong>Luca Cassini</strong> (percussions), qui ont suivi l’ensemble Télémaque dans leur tournée, apportent fraîcheur et énergie à l’interprétation.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Slapping et trémolos</mark></strong></p>



<p>Puis ce sera <em>Fractures </em>dela compositrice <strong>Manuela Kerer</strong>, œuvre minimaliste délicate. La pièce débute autour d’une seule note, le si, que chaque instrument « fracture » dans une esthétique ciselée.&nbsp;</p>



<p>La soirée se clôt avec un concerto signé Raoul Lay. Inspiré par ses racines italiennes, il nous transporte sur la place d’un village méditerranéen avec un thème populaire – à tirer les larmes – décliné, pour la mandoline, en variations virtuoses à la Paganini. Le premier mouvement, «<em> Cent’anni </em>», «&nbsp;<em>que tu vives cent ans&nbsp;</em>»<em>,</em> – expression italienne pour souhaiter longue vie –, évoque l’enfance, une fête foraine avec ses manèges anciens tournoyant.&nbsp;</p>



<p>Le deuxième, <em>Lacrimae</em>, fait dialoguer violon et mandoline avec une immense sensibilité ; le dernier, enfin, invite à une danse rythmique, une rumba méditerranéenne, entrecoupée d’un long solo du mandoliniste, qui donne immédiatement envie de quitter sa chaise. Entre deux partitions, VBD aime aussi raconter au public toutes les possibilités offertes par son instrument&nbsp;: harmoniques, suraigus, pizzicato, glissandi, tap sur le chevalet, slapping, trémolos ou arpèges… Un disque a été enregistré. Il permettra de revivre ces quatre créations exceptionnelles.<br><br>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre</mark> à Archipel 49, Marseille. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>October Lab dévoile ses compos </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 06:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2018, l’Ensemble Télémaque, sous la direction du talentueux Raoul Lay, porte le projet October Lab, plateforme internationale de création dont l’objet est la production et la diffusion d’œuvres de compositeurs vivants. L’idée de ce puissant rendez-vous automnal est de faire se rencontrer les créateurs d’œuvres musicales d’ici et d’ailleurs, en mettant à chaque édition [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2018, l’<strong>Ensemble Télémaque</strong>, sous la direction du talentueux <strong>Raoul Lay</strong>, porte le projet <em>October Lab,</em> plateforme internationale de création dont l’objet est la production et la diffusion d’œuvres de compositeurs vivants. L’idée de ce puissant rendez-vous automnal est de faire se rencontrer les créateurs d’œuvres musicales d’ici et d’ailleurs, en mettant à chaque édition un pays à l’honneur. Après le <em>sheng</em> chinois, le théâtre musical canadien, les lyriques et brumeuses terres galloises en partenariat avec le centre Ty Cerdd Wales et la Méditerranée lumineuse avec les compositeurs Jérome Casalonga (Corse) Maria Vincenza Cabizza (Sardaigne) et Karl Fiorini (Malte), Télémaque a décidé cette année, de jeter un coup d’œil dans le rétro. Intitulé <em>Divers/Cities</em>, le programme est un feedback de quelques-unes des créations qui ont marqué <em>October Lab</em>. Celles de trois filles, la Canadienne Beka Simms avec <em>La saison des dents</em>, la Britannique Lynne Plowman avec <em>Appel clairon </em>et la Galloise Sarah Lianne Lewis, qui puise son inspiration dans la poésie et la nature qui l’environne. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une fine équipe</mark></strong> </p>



<p>Côté garçons, on pourra découvrir <em>l’Intérieur hollandais II</em> du Catalan Joan Magrané Figuera dans lequel violons et percussions s’endiablent, le Franco-Brésilien Francisco Ferro avec <em>Les inflexions d’Escher</em> et le Canadien James O’Callaghan – il a obtenu plus de 40 prix pour ses compositions<em>. </em>Six univers musicaux, six imaginaires foisonnants, parfois limpides, parfois songeurs, parfois tourmentés, complexes ou totalement cacophoniques. Pour les interpréter, on retrouvera la fine équipe de l’Ensemble Télémaque Charlotte Campana à la flûte, Linda Amrani à la clarinette et Gérard Occello à la trompette. Mais aussi le magnifique pianiste et compositeur Nicolas Mazmanian, le facétieux Christian Bini aux percussions et ambianceur sonore inspiré et puis les cordes : Yann Le Roux-Sèdes et Jean-Christophe Selmi aux violons, Jean-Florent Gabriel au violoncelle et Eric Chalan à la contrebasse. Damien Paradisi fera résonner son accordéon. Et c’est toujours avec un immense bonheur que l’on pourra entendre les magnifiques élans de la soprane Brigitte Peyré qui, au service de la composition, se fait poignante, animale, exaltée. </p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>October Lab<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 13 octobre</mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Rêver une musique sans frontières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&#160;? Raoul Lay. Curieusement, cette envie vient de la Chine&#160;! Lors de notre October lab là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline</strong>. <strong>Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Raoul Lay.</strong> Curieusement, cette envie vient de la Chine&nbsp;! Lors de notre <em>October lab</em> là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue à bouche chinois qui date de 1100 avant notre ère. Cet instrument traditionnel très ancien est enseigné dans les conservatoires au même titre que le piano ou le violon. Les musiciens y apprennent lecture et écriture, que ce soit pour la pratique d’instruments traditionnels ou «&nbsp;classiques&nbsp;», ce qui n’existe pas en Europe&nbsp;: l’enseignement de la tradition et de la modernité en même temps ne se voit guère, même si à l’IMM d’Aubagne, par exemple, il y a un essai de poser les musiques «&nbsp;savantes&nbsp;» et les musiques traditionnelles dans un même apprentissage. Est intéressante la question de la relation entre musique traditionnelle et contemporaine, de l’association de musiciens traditionnels et contemporains, artistes «&nbsp;savants&nbsp;» et «&nbsp;non-savants&nbsp;», je mets des guillemets car la différence est liée aux univers musicaux et non aux connaissances ni aux techniques. J’ai souhaité alors me confronter aux traditions de la Méditerranée, puisque c’est chez nous, et voir si l’on pouvait réunir dans une même œuvre des interprètes de musique traditionnelle avec leurs instruments et une composition contemporaine, autrement dit faire vivre ensemble musique de tradition et musique d’écriture.</p>



<p><strong>Comment s’est effectué le choix des musiciens et des compositeurs&nbsp;?</strong></p>



<p>Au début, j’ai rêvé de toutes les îles, puis, je me suis retourné vers un premier florilège – je compte bien traverser la mer et parcourir le plus grand nombre de modes de composition qui fleurissent en Méditerranée – la Corse, la plus proche, la Sardaigne, sa voisine et Malte (j’ai été directeur artistique du Malta Philharmonic Orchestra en 2019-2020). Mais d’abord, à Marseille, je me suis adressé à Vincent Beer Demander qui, avec un instrument traditionnel, la mandoline, est en même temps enseignant et lecteur, afin qu’il soit soliste du premier concerto. Ensuite, en Sardaigne, je me suis intéressé à la launeddas, une sorte de clarinette polyphonique à triples tuyaux et anche simple dont les sonorités peuvent faire penser à la cornemuse et qui est jouée principalement au cours d’instants ritualisés. J’ai donc passé commande pour ces deux instruments et ceux de l’Ensemble Télémaque de trois concertos, l’un dédié à la mandoline, auprès de Karl Fiorini (Malte), l’autre à la launeddas (soliste Michele Deiana) auprès de Jérôme Casalonga (Corse) et le dernier, double, à la mandoline et la launeddas à Maria Vincenza Cabizza (Sardaigne). À Marseille, le spectacle sera joué quatre fois, puis au printemps nous serons reçus en Corse à Pigna, en Sardaigne (Cagliari et Sassari), puis à Malte (La Valette). Il y aura neuf représentations en tout, ce qui permettra de faire vraiment vivre ces œuvres.&nbsp;</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous en parler en avant-première&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y aura d’abord une œuvre connue ! Aux trois créations s’ajouteront les <em>Folk Songs</em> pour soprano et ensemble que Luciano Berio a écrits en 1964, une manière de montrer que l’histoire des liens entre la musique populaire traditionnelle et la création contemporaine n’est pas si neuve&nbsp;: le compositeur italien puise dans les répertoires folkloriques des Etats-Unis, de l’Arménie, de la France, la Sicile, l’Italie, la Sardaigne, l’Azerbaïdjan et plus précis encore de l’Auvergne&nbsp;! En ce qui concerne les trois créations, je ne voudrais pas tout déflorer, cependant je peux déjà évoquer les titres et les tonalités de chaque œuvre. Jérôme Casalonga, le plus tellurique, a travaillé sur les bourdons pour <em>Nuraghe</em> qui évoque les tours rondes en forme de cône tronqué, symboles de la culture nuragique sarde apparue entre 1900 et 730 avant J.-C.. Karl Fiorini, le plus méditerranéen et le plus lyrique, a choisi un titre anglais, c’est la langue de Malte, <em>Fighting for Hope</em>, une respiration dont on a plus que besoin ces temps-ci&nbsp;! Maria Vincenza Cabizza, la plus contemporaine, joue sur le sens et la forme avec <em>Il ballo delle occhiate</em>, («&nbsp;La danse des regards&nbsp;»). Umberto Eco disait que l’on doit pouvoir tout récupérer. L’ultra-modernité s’était transformée en nouvel académisme lorsqu’elle refusait à tout crin la tonalité avec laquelle il a fallu rompre à une époque. Avec Télémaque, en bientôt trente ans, on a pu constater l’évolution de l’idée de la création et perçu la grande peur de l’Occident de ne pas contrôler l’écriture&nbsp;! Aujourd’hui en musique on est en synchronie, on a accès à tout ce que l’on veut, ce qui permet des croisements sans fin. Écrire c’est improviser, improviser puis écrire. Il y a toujours un va-et-vient entre l’inconscient et le geste musical. C’est avec ce dernier qu’il faut travailler, sinon on peut déboucher sur des partitions injouables pour tel ou tel instrument&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 octobre</mark> Mucem Lab, rencontre colloque « Instruments traditionnels et création contemporaine : circulations, échanges et métissages en méditerranée » avec les compositeurs et solistes invités mais aussi avec l’ethnomusicologue Elisabeth Cestor, la fondatrice de l’IMM d’Aubagne, Margaret Dechenaux, le musicologie et organologue André Gabriel, le compositeur Nicoló Terrasi, le compositeur, chanteur, auteur, programmateur Manu Théron.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre</mark> Concert commenté à l’Alcazar.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 octobre</mark> Concertos des trois rives à la Cité de la Musique de Marseille.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> Concertos des trois rives à l’Espace Tino Rossi, Les Pennes-Mirabeau.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 octobre</mark> Concertos des trois rives au PIC Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>October Lab</em></strong>
04 91 43 10 46 
<a href="http://ensemble-telemaque.com">ensemble-telemaque.com</a></pre>
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		<title>Le PIC : Audaces et entrelacements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 07:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Amandine Habib]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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		<category><![CDATA[Victor Hugo Villena]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Cette saison célèbre des anniversaires… Raoul Lay. Oui&#160;! En octobre nous fêtons les dix ans du PIC et début 2024, ce seront les trente ans de Télémaque, mais on ne le dit pas&#160;! Je préfère célébrer les mille concerts&#160;: le millième concert sera donné le 13 janvier.&#160; Et toujours le goût de la création… [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-pic-audaces-et-entrelacements/">Le PIC : Audaces et entrelacements</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Cette saison célèbre des anniversaires…</strong></p>



<p><strong>Raoul Lay.</strong> Oui&nbsp;! En octobre nous fêtons les dix ans du PIC et début 2024, ce seront les trente ans de Télémaque, mais on ne le dit pas&nbsp;! Je préfère célébrer les mille concerts&nbsp;: le millième concert sera donné le 13 janvier.&nbsp;</p>



<p><strong>Et toujours le goût de la création…</strong></p>



<p>Le PIC est centre de création. Cette saison, les porteuses de projet en résidence (quatre femmes et trois hommes) arpenteront des univers très variés&nbsp;: la pianiste <strong>Amandine Habib</strong> viendra avec le talentueux bandonéoniste <strong>Victor Hugo Villena</strong> pour un duo inédit<em>, Detrás de los árboles</em> (derrière les arbres) au cours duquel ils vont entrelacer les musiques argentine, hongroise, les compositions de Bach et les créations de <strong>Gerardo Jerez Le Cam</strong> dont <em>Detrás de los árboles&nbsp;</em>; <strong>Lamine Diagne</strong> nous fera remonter aux origines du jazz jusqu’au rap sur des textes et du rap d’Ilan Couartou pour une poésie urbaine fascinante rythmée par l’époustouflant beat box de Joss&nbsp;; <strong>Laïla Sage</strong> viendra avec <em>Mulattierra, là où vivent les chansons</em>, proposition de la Cie Terracanto qui a travaillé avec des ethnomusicologues sur des chansons de la tradition populaire italienne&nbsp;; <strong>Maura Guerrera</strong> présentera <em>Transphonie de Marseille</em> pour un conte allégorique taillé dans une musique liée au territoire provençal et marseillais. <em>Pilpoul</em>, (en yiddish&nbsp;: art de résoudre par la controverse des idées contradictoires), viendra en trio pour une invention cohérente entre jazz, blues, rock. En partenariat avec <em>Tous en sons</em>, <strong>Marion Rampal</strong> dessinera <em>L’île aux chants mêlés</em>.&nbsp;</p>



<p><strong>Et Télémaque&nbsp;? Le cinéma, un enregistrement…</strong></p>



<p>Le 10 octobre Télémaque sera au Forum Prévert de Carros pour <em>Le rêve de Sam</em>, un ciné concert dont j’ai écrit la musique, et j’aime à dire que ce sont les images qui accompagnent la musique et pas l’inverse <em>[rires]</em>. Nous enregistrerons en septembre <em>Le tournoi des sixtes</em>, un multi-opéra sur le football, la télévision, l’adolescence, les années 1970 que j’ai composé à l’invitation du CRR de Toulon, et cette création est labellisée Olympiade culturelle par Paris 2024. Une fantaisie jubilatoire qui se concrétise d’autant que c’est un travail que devient petit à petit un projet de territoire avec la collaboration de l’équipe de foot féminine de Saint-Henri, du lycée Montgrand, du collège Barnier, des centres sociaux de 15/16… La jonction entre le foot et la musique contemporaine, la danse et le théâtre est étonnante.</p>



<p><strong>Et October Lab&nbsp;?</strong></p>



<p>Après la Chine, le Canada, le Pays de Galles, nous partons à la découverte de l’héritage méditerranéen avec trois compositeurs, trois îles, la Corse, la Sardaigne et Malte… Peut-on fusionner les instruments traditionnels et la musique savante&nbsp;? J’ai demandé à chaque compositeur un concerto pour un instrument traditionnel et un orchestre «&nbsp;classique&nbsp;»&nbsp;: un concerto pour mandoline (Vincent Beer Demander) à <strong>Karl Fiorini</strong>, un pour launeddas, une clarinette polyphonique à triples tuyaux sarde jouée par <strong>Michele Deiana</strong>, à Jérôme Casalonga, et double concerto pour mandoline et launeddas à <strong>Maria Vincenza Cabizza</strong>.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le PIC</strong><br>Marseille<br>04 91 43 10 46 <br><a href="http://ensembre-telemaque.com">ensembre-telemaque.com</a></pre>
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