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	<title>Archives des Olivier Bellamy - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Olivier Bellamy - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dvorak : une vie singulière  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:28:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence dans un petit village de Bohême, fils d&#8217;un boucher, le jeune Antonin, est destiné à suivre les traces de son père. Heureusement pour nous, ses talents musicaux sont rapidement décelés, reconnus et son destin bouleversé. «&#160;Précoce, Dvorak signe sa première symphonie à 24 ans, quand Beethoven a attendu la trentaine et Brahms&#8230; les [&#8230;]</p>
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<p>Tout commence dans un petit village de Bohême, fils d&rsquo;un boucher, le jeune Antonin, est destiné à suivre les traces de son père. Heureusement pour nous, ses talents musicaux sont rapidement décelés, reconnus et son destin bouleversé. «&nbsp;<em>Précoce, Dvorak signe sa première symphonie à 24 ans, quand Beethoven a attendu la trentaine et Brahms&#8230; les quarante-trois ans</em> » explique <strong>Olivier Bellamy</strong>.&nbsp;</p>



<p>Le critique musical aime les musiciens et raconter leur vie. Et le public apprécie car les biographies éclairent – oh combien – les œuvres. Ce soir-là, à La Criée, les Marseillais ont pu entendre le <em>Finale du Quatuor avec piano op. 87</em>, confié au pianiste <strong>Sélim Mazari</strong> et à trois cordes du Quatuor Malá Strana. <strong>Cyprien Brod</strong> (violon), <strong>Issey Nadaud (</strong>alto) et <strong>Caroline Sypniewski</strong>, violoncelle. Gai, virevoltant, ponctué de pizzicatos lumineux et de rebondissements, le morceau campe d&#8217;emblée l&rsquo;âme dvorakienne : cette faculté à passer de la fête villageoise à l&rsquo;ombre dramatique en quelques mesures. Les jeunes interprètes rayonnent d&rsquo;une énergie généreuse. Bellamy évoque ensuite la rencontre décisive avec Johannes Brahms, son aîné de huit ans, qui prend le compositeur sous son aile et fait éditer ses œuvres à Vienne, saluant sa fraîcheur mélodique autant que son sens inné de la forme. On peut alors entendre le <em>Trio op. 65 en fa mineur,</em> œuvre sombre et profonde, écrite après la mort de sa mère. <strong>Charlotte Chahuneau </strong>est au violon. Mais aussi le <em>Trio Dumky op. 90</em> avec ses basculements entre mélancolie et mesures endiablées, puis les <em>Danses slaves</em> – moment jubilatoire –, qui donnent l&rsquo;occasion d&rsquo;une surprise quand Sypniewski rejoint Sélim Mazari au piano pour un quatre-mains pétillants, immédiatement ovationné.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le nouveau monde </mark></strong></p>



<p>En 1892, Dvorak traverse l&rsquo;Atlantique pour diriger le Conservatoire de New York. Lui, fils d&rsquo;un peuple dominé par l&rsquo;Empire Austro-Hongrois, reconnaît dans la musique des esclaves et des Amérindiens l&rsquo;écho de sa propre douleur. Il accueille gratuitement les élèves noirs les plus doués, qui ouvriront la voix au jazz. De cet exil fertile naissent trois chefs-d&rsquo;œuvre universels. Le célébrissime <em>Concerto pour violoncelle</em> dans lequel Sypniewski, avec l’<em>Adagio</em>, fait corps avec son instrument dans un don d’elle-même.&nbsp;</p>



<p>Le <em>Quatuor Américain op. 96,</em> ensuite, sommet absolu de la soirée. Sans piano, les quatre cordes seules : le violoncelle pulse comme un cœur, en pizzicato d&rsquo;abord, avant de s&rsquo;élancer à l&rsquo;archet dans des phrases amples et profondes. Magnifique et étonnamment contemporain. Puis la <em>Symphonie du nouveau Monde</em> bien sûr. Cristina Pasaroiu, souffrante, a cédé sa place à la soprano <strong>Inna Kalugina</strong>. Heureuse substitution : Elle interprète <em>Going Home</em>, mélodie née du <em>Largo </em>de cette partition. Avec une belle sensibilité la chanteuse, théâtrale et habitée, offre au public des passages de <em>Rusalka </em>– opéra composé en 1900 sur le mythe de la petite sirène –, dont le pathétique <em>Air de la Lune</em>.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 27 avril</mark> à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée,</a> scène dramatique nationale de Marseille<br>Dans le cadre de la saison de <a href="https://www.marseilleconcerts.com">Marseille concerts</a></pre>



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		<title>Dvořák en Amérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 10:28:44 +0000</pubDate>
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<p>Antonin Dvořák quitte à cinquante ans sa Bohême pour un poste prestigieux au Conservatoire de New York : de cet exil naîtront de nombreuses œuvres – la <em>Symphonie du Nouveau Monde</em>, le <em>Quatuor « Américain »</em>, parmi les plus célèbres – tournées vers le pays natal comme vers la terre d’accueil. Pour donner corps à ces œuvres nourries par cet exil à la fois souhaité et douloureux, Marseille Concerts organise à La Criée un programme retraçant cette traversée esthétique et musicale. Pour ce faire, la chanteuse Cristina Pasaroiu, le pianiste Sélim Mazari, mais également, au quatuor, Cyprien Brod, Charlotte Chahuneau, Issey Nadaud et Caroline Sypniewski s’empareront d’extraits partitions emblématiques, contextualisées par Olivier Bellamy, directeur artistique de Marseille Concerts tenant ici le rôle de récitant. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.CA.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 avril<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/"><strong>La Criée</strong>,</a> Théâtre national de Marseille</pre>



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		<title>Jeunes prodiges à l&#8217;honneur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 11:20:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est d’abord à la basilique du Sacré-Cœur à Marseille que la présidente Karine Fouchet et le directeur musical Olivier Bellamy de Marseille Concerts ont donné rendez-vous pour un programme baroque de très haute qualité. Le concert a débuté avec deux motets de Johann Adolph Hasse (1699-1783). Le premier, Alta nubes illustrata, interprété par Marie Théoleyre [&#8230;]</p>
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<p>C’est d’abord à la basilique du Sacré-Cœur à Marseille que la présidente <strong>Karine Fouchet</strong> et le directeur musical <strong>Olivier Bellamy </strong>de <a href="https://www.marseilleconcerts.com">Marseille Concerts</a> ont donné rendez-vous pour un programme baroque de très haute qualité. Le concert a débuté avec deux motets de Johann Adolph Hasse (1699-1783). Le premier, <em>Alta nubes illustrata</em>, interprété par <strong>Marie Théoleyre</strong> est particulièrement ardu. Dans ses œuvres sacrées, Hasse exige un équilibre subtil entre rapidité des vocalises et profondeur spirituelle d’un répertoire sacré. Ses arias sont donc des morceaux de bravoure qui exigent des interprètes à la fois virtuosité et théâtralité dans le récitatif, ce que la soprane réalise avec brio. Après un amen plein d’une belle énergie, au détriment peut-être de la légèreté, elle laisse la place au magnifique <strong>Rémy Brès-Feuillet</strong>. </p>



<p>Malgré son jeune âge, le contre-ténor a déjà multiplié les prix et les scènes. Son émotion à fleur de peau n’affecte en rien son timbre chaleureux, grave et rond – rare chez un contre-ténor –&nbsp;; cette vulnérabilité apportant une belle intensité à son interprétation de <em>l’Alma Redemptoris Mater</em>, pièce méditative, permettant d’apprécier tout le velours de sa voix. Les deux solistes sont accompagnés par l’ensemble à cordes <strong>Palatine</strong>, emmené par la direction pleine d’énergie du claveciniste <strong>Guillaume Haldenwang</strong>. Leur interprétation endiablée de l’<em>Adagio e fuga </em>de Franz Xavier Richter (1709-1789) est à couper le souffle.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Moments de grâce</mark></strong></p>



<p>Puis vient l&rsquo;heure du monument&nbsp;: le <em>Stabat Mater</em> de Pergolèse écrit juste avant la mort du compositeur. Il a tout juste 26 ans. Dans la basilique s&rsquo;élèvent les deux voix qui entament l&rsquo;un des duos les plus célèbres du répertoire baroque. Dès le <em>Stabat Mater dolorosa</em> initial, on ressent la complicité musicale entre les deux interprètes, même si leur placement scénique – assez éloignés l&rsquo;un de l&rsquo;autre sans doute pour l’équilibre des voix – ne favorise pas toujours cette connexion qui pourrait renforcer encore l&rsquo;intensité dramatique. Les moments de grâce s&rsquo;enchaînent.&nbsp;</p>



<p>Rémy Brès-Feuillet est excellent dans le <em>Quae moerebat et dolebat</em>, morceau technique auquel il donne une belle légèreté. Marie Théoleyre se révèle habitée dans le <em>Vidit suum dulcem natum</em>. Les deux «&nbsp;<em> fac ut&nbsp;</em>» claquent et le <em>Sancta Mater</em> en duo est aussi poignant qu’élégant. On touche au divin avec le <em>Quando Corpus Morietur</em> où les deux voix entrelacées vibrent vers le ciel avant de conclure avec un <em>Amen</em> final jubilatoire qui éclate dans une explosion de joie mystique.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mozart au Pharo </mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132598" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=1068%2C801&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251019-WA0036.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Marseille Concerts</figcaption></figure>
</div>


<p>Quelques jours plus tard, Marseille Concerts réunit à l’auditorium du Pharo trois jeunes et talentueux pianistes : <strong>Rémi Geniet</strong>,<strong> Gabriel Durliat</strong> et <strong>Sélim Mazari</strong> accompagnés par l&rsquo;Orchestre philharmonique de Marseille, pour une soirée Mozart d&rsquo;un genre unique. La configuration scénique constitue déjà un événement : installés face aux musiciens et tournant le dos au public, les trois solistes ont relevé le défi que Mozart s&rsquo;imposait lors de ses concerts viennois, dirigeant l&rsquo;orchestre tout en interprétant sa partie au clavier.&nbsp;</p>



<p>Rémi Geniet ouvre le bal avec le <em>Concerto pour piano n° 12 en La Majeur (K. 414)</em>, composé en 1782 alors que Mozart est fraîchement installé à Vienne. Cette œuvre élégante révèle déjà la grâce mélodique qui fera la signature du compositeur. Geniet, jeune virtuose au toucher raffiné, a su restituer cette fraîcheur mozartienne avec une belle sensibilité, dialoguant avec l&rsquo;orchestre en complicité.</p>



<p>Gabriel Durliat s&rsquo;est ensuite attaqué au monumental <em>Concerto pour piano n° 23 en La Majeur (K. 488)</em>, datant de 1786, période où Mozart atteint des sommets d&rsquo;inspiration. Le deuxième mouvement, le célébrissime et pathétique <em>Adagio en fa dièse mineur</em> plonge la salle dans un silence religieux. Mais on préfère le pianiste dans les mouvements rapides dans lesquels sa vélocité et sa direction facétieuse retrouve l&rsquo;esprit – que l’on imagine malicieux – de Mozart.&nbsp;</p>



<p>Sélim Mazari a conclu la soirée avec le <em>Concerto pour piano n° 27 en si bémol majeur (K. 595) </em>composé quelques mois avant sa mort prématurée. Ici, plus de flamboyance virtuose, mais une œuvre empreinte de sagesse, de gravité et d&rsquo;une sérénité presque testamentaire. Mazari a su capter cette dimension avec une maturité impressionnante pour un si jeune interprète.&nbsp;</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Les concerts se sont déroulés le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 et le 18 octobre</mark> à Marseille</pre>



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		<title>Verdi sous les étoiles séduit Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 15:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Karine Fouchet Isambard]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Bellamy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Eté Marseillais a fait escale dans cet écrin de verdure à la belle acoustique, à l’invitation de Marseille Concerts et de la mairie du 1/7. Viva Verdi a offert au public marseillais, un florilège des plus grands « tubes » du maître italien, interprétés par quatre solistes talentueux accompagnés au piano par Ismaël Margain. Celui-ci a introduit le concert avec une adaptation [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>L’Eté Marseillais a fait escale dans cet écrin de verdure à la belle acoustique, à l’invitation de Marseille Concerts et de la mairie du 1/7.<strong> </strong><em>Viva Verdi</em> a offert au public marseillais, un florilège des plus grands « tubes » du maître italien, interprétés par quatre solistes talentueux accompagnés au piano par <strong>Ismaël Margain.</strong></p>



<p>Celui-ci a introduit le concert avec une adaptation de la <em>Marche triomphale</em> de l’opéra Aïda<strong>. </strong>Puis <strong>Olivier Bellamy,</strong> directeur musical de Marseille Concerts a présenté les solistes ironisant sur la structure des opéras verdiens « <em>un amour entre un ténor et une soprane, rendu impossible par un baryton jaloux et une mezzo perfide </em>».</p>



<p>Et en effet, le programme débute avec un duo d’exception <em>Un dì, felice, eterea, </em>tiré de <em>La Traviata</em> dans lequel Alfredo (<strong><a href="https://samycamps.com/">Samy Camps</a> </strong>ténor)<em> déclare</em> sa flamme à Violetta, (<strong><a href="http://www.chloechaume.com/">Chloé Chaume</a> </strong>soprano). Il est suivi par l’air d’Azucena <em>Stride la vampa, </em>du <em>Trouvère</em>. La gitane se remémore la mort de sa mère, brûlée vive par le Comte et crie vengeance. On y découvre une <strong><a href="https://www.instagram.com/ambroisinebre/?hl=fr">Ambroisine Bré</a>, </strong>remarquable de puissance et de théâtralité dans ce registre flamboyant. La soirée se déroule comme un voyage dans l’univers du Maestro. Bellamy nous y conte la passion de Verdi pour Shakespeare qui l’inspira pour <em>Mac Beth</em>, interprété avec fougue par Yohann Dubruque ou pour l’opéra <em>Othello</em> dans lequel Chloé Chaume interprète avec passion <em>l’Ave Maria </em>de Desdémone, qui annonce sa mort tragique.</p>



<p>Le gala est une succession de petits cadeaux&nbsp;: la&nbsp;<em>Fantaisie impromptue&nbsp;</em>de Chopin interprétée au piano par Ismaël, l’interprétation bouleversante de Chloé&nbsp;Chaume&nbsp;dans l’<em>Ad</em><em>d</em><em>io&nbsp;</em><em>del</em><em>&nbsp;passato&nbsp;</em>d’une&nbsp;Traviata<em>&nbsp;</em>qui se meurt ou celle d’un Samy&nbsp;Camps, irrésistible dans l’air&nbsp;<em>La Dona e mobile</em>, de&nbsp;<em>Rigoletto.</em>&nbsp;Il incarne à merveille un Duc de Mantoue arrogant et cynique envers les femmes.&nbsp;Et bien sûr, impossible de se quitter sans lever son verre avec un&nbsp;<em>Libiamo, libiamo ne lieti calici&nbsp;</em>endiablé repris en chœur par un public ivre…&nbsp;de musique.</p>



<p><strong>Karine Fouchet Isambard,</strong> directrice de Marseille Concerts, très émue, s’est félicitée de cette collaboration en confiance avec la mairie de secteur et l’été marseillais , qui devrait en appeler d’autres. L’association, qui organise une trentaine de concerts par an dans des lieux emblématiques comme La Criée, Le Pharo ou le Conservatoire, n’avait jusqu’alors jamais proposé ce type de production, en plein air et entièrement gratuite. Alors, rendez-vous l’été prochain ? On entend déjà des grand Airs de Mozart résonner dans les branches des arbres du Théâtre Silvain… Pas vous ?</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 19 juillet</mark> au <a href="https://www.instagram.com/theatre_silvain/?hl=fr">théâtre Sylvain</a></pre>



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		<title>Verdi dans la verdure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 14:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ambroisine Bré]]></category>
		<category><![CDATA[Chloé Chaume]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaël Margain]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisé dans l’écrin naturel enchanteur du Théâtre Silvain, niché entre mer et pinède, cette soirée musicale exceptionnelle, à l’initiative de Marseille Concerts, va permettre au public d’entendre quelques-uns des plus grands airs du maître italien : du célèbre&#160;« La donna è mobile »&#160;de&#160;Rigoletto&#160;à l’intense duo d’amitié de&#160;Don Carlos, en passant par la prière déchirante de&#160;Desdémone&#160;dans&#160;Otello, [&#8230;]</p>
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<p>Organisé dans l’écrin naturel enchanteur du Théâtre Silvain, niché entre mer et pinède, cette soirée musicale exceptionnelle, à l’initiative de Marseille Concerts, va permettre au public d’entendre quelques-uns des plus grands airs du maître italien : du célèbre&nbsp;<em>« La donna è mobile »</em>&nbsp;de&nbsp;<em>Rigoletto</em>&nbsp;à l’intense duo d’amitié de&nbsp;<em>Don Carlos</em>, en passant par la prière déchirante de&nbsp;<em>Desdémone&nbsp;</em>dans&nbsp;<em>Otello</em>, ou encore le bouleversant&nbsp;<em>« Addio del passato »</em>&nbsp;de&nbsp;<em>Violetta&nbsp;</em>dans&nbsp;<em>La Traviata</em>, chaque extrait donne à entendre l’humanité à fleur de peau des personnages verdiens. Avec le compositeur italien, la passion, l’amour, le destin, le sacrifice&#8230;&nbsp;tous les grands sentiments sont au rendez-vous&nbsp;!</p>



<p>Ces héros lyriques seront portés par quatre jeunes solistes parmi les plus prometteurs de leur génération. La soprano <strong><a href="http://www.chloechaume.com/">Chloé Chaume</a></strong>, qu’on a pu entendre à l’Opéra de Paris ou à l’Opéra-Comique, prêtera sa voix lumineuse et sensible à <em>Violetta </em>ou à <em>Gilda (Rigoletto</em>). À ses côtés, la mezzo-soprano <strong><a href="https://www.ambroisinebre.com/">Ambroisine Bré,</a></strong> lauréate de nombreux prix et saluée pour son intensité dramatique incarnera les superbes <em>Madalena (Rigoletto) et Azucena (Le Trouvère)</em>. Le ténor <strong><a href="https://samycamps.com/">Samy Camps</a>,</strong> voix ardente et charismatique, prêtera son souffle avec panache au jeune et passionné <em>Alfredo.</em> Le baryton <strong><a href="https://www.yoanndubruque.com/">Yoann Dubruque</a>,</strong> quant à lui apportera son timbre sombre et profond aux rôles tourmentés de <em>Rigoletto </em>ou de <em>Rodrigo</em>, dans <em>Don Carlos</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="638" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=696%2C638&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131032" style="width:363px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=1024%2C939&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=300%2C275&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=768%2C705&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=150%2C138&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=696%2C638&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=1068%2C980&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?resize=458%2C420&amp;ssl=1 458w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?w=1500&amp;ssl=1 1500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/Yoann-Dubruque-Main-Picture-by-Olivia-Droeshaut.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Yoann Dubruque © Olivia Droeshaut</figcaption></figure>
</div>


<p>Sous les doigts inspirés du pianiste<a href="https://www.ismaelmargain.com/"> <strong>Ismaël Margain</strong></a><strong>,</strong> ces airs prennent vie avec toute la richesse expressive de ce répertoire grandiose. Et pour accompagner le public dans cette traversée lyrique, <strong>Olivier Bellamy,</strong>  directeur artistique de Marseille Concerts, présentera les extraits en les replaçant dans leur contexte, rendant l’opéra aussi vivant qu’accessible.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 19 juillet </mark><br><a href="https://www.instagram.com/theatre_silvain/?hl=fr">Théâtre Sylvain</a>, Marseille </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>
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		<title>Patinage pianistique à Durance Luberon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 13:19:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Durance Luberon]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Bellamy]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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<p>Certes, l’émotion fait partie des poncifs accompagnant la période romantique, mais là, c’en est trop&nbsp;! Un orage chateaubrianesque s’est abattu l’après-midi du dimanche 14 août sur la commune du Puy-Sainte-Réparade et la soirée épargnée du déluge réservera de bien mauvaises surprises. Une rosée tenace et récurrente a décidé de s’inviter à la fête programmée par le <strong><em>Festival Durance Luberon</em></strong> et se dépose quasi continument sur le piano. L’accordeur fait des miracles, l’instrument sonne juste, mais offre aux artistes une patinoire pour les doigts, l’humidité s’acharnant sur les touches que l’on s’évertue tout au long de la représentation à essuyer. <strong>Vladik Polionov</strong>, le fabuleux pianiste régulièrement invité par le festival, maître d’œuvre d’adaptations réussies d’opéras pour piano et voix, sourit en épongeant le clavier qui résonne à chaque passage&nbsp;: «&nbsp;<em>ne pensez pas que vous êtes venus pour un concert de Boulez&nbsp;!</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On glisse dans le somptueux</mark></strong></h3>



<p>Le concert ne manque pas d’attraits, conjuguant le récit mené par <strong>Olivier Bellamy</strong>, auteur, entre autres, d’un <em>Dictionnaire amoureux du piano</em> et d’un <em>Dictionnaire amoureux de Chopin</em> (éditions Plon). Il relate les éléments marquants autour des œuvres interprétées&nbsp;: souffrance du départ de Pologne pour Vienne alors que son pays natal se révolte contre le pouvoir russe, sensible dans la simplicité intimiste de la <em>Ballade n° 1 en sol mineur opus 23</em>. L’arrivée à Paris, capitale du piano, et très vite l’engouement pour le jeune pianiste soutenu par l’idole qu’est déjà Liszt, et voici les <em>Études</em>, si virtuoses et poétiques (<em>opus 25 n° 23 et 24</em>). On passera pudiquement sur les dérapages et les rattrapages héroïques de <strong>Tristan Legris</strong>, remarquable pianiste amateur qui se prête au jeu du concert. Il faut plus que de la maestria pour surmonter les obstacles physiques imposés par les variations météorologiques.</p>



<p>Olivier Bellamy vient au secours des prestations noyées en expliquant le drame humide. L’entracte s’évertua à coup de sopalin et autres chiffons à assécher la marée dévastatrice. On retient le prix des cours de piano donnés par le subtil compositeur&nbsp;: vingt francs-or, environ mille euros, sourit le conférencier, Chopin adorait enseigner et l’Europe entière se battait pour bénéficier de ses leçons…</p>



<p>La seconde partie, asséchée, permet aux pianistes de se libérer de l’angoisse des pertes de contrôle, la verve intelligente et sensible de Vladik Polionov se glisse dans la sublime <em>Ballade n° 4 en fa mineur</em> au thème sensible où semblent se nouer des incertitudes existentielles. En bis, les deux pianistes se retrouvent pour le somptueux quatre mains de Rachmaninov, la <em>Barcarolle opus 11</em>. Souffle de la réconciliation dans l’air froid de la nuit.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-small-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concert donné le 14 août, au château d’Arnajon, dans le cadre du festival <em>Durance Luberon</em>.</mark></p>
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