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	<title>Archives des Olivier Pauls - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Olivier Pauls - Journal Zebuline</title>
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		<title>Crépuscules en musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 10:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Complice du festival depuis ses débuts, l’ensemble de musique contemporaine Télémaque&#160; se révèle particulièrement présent sur cette édition.&#160; Jazz du Caucase Trois de ses membres emblématiques se sont réunis en une formation nouvelle, le Trio Sayat, particulièrement enthousiasmante. À l’écoute de leurs premiers souvenirs de musique, et de mélodies arméniennes ayant bercé leur enfance mais [&#8230;]</p>
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<p>Complice du festival depuis ses débuts, l’ensemble de musique contemporaine Télémaque&nbsp; se révèle particulièrement présent sur cette édition.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jazz du Caucase</mark></strong></p>



<p>Trois de ses membres emblématiques se sont réunis en une formation nouvelle, le <strong>Trio Sayat</strong>, particulièrement enthousiasmante. À l’écoute de leurs premiers souvenirs de musique, et de mélodies arméniennes ayant bercé leur enfance mais aussi l’histoire de leurs ancêtres, le pianiste <strong>Nicolas Mazmanian </strong>et le violoncelliste <strong>Jean-Florent Gabriel </strong>ont concocté plusieurs morceaux. Certains, très écrits, d’autres plus improvisés. «&nbsp;On ne vous dira pas quelles parties&nbsp;!&nbsp;» préciseront les musiciens, soucieux d’apporter ce qu’il faut d’éclairages personnels et parfois historiques pour faire entendre l’originalité de leurs compositions mais aussi leur ancrage aussi bien mélodique que thématique. Avec, pour fil rouge, l’exil comme inévitable héritage, et un rapport délicat au son et au chant&nbsp;: on entrevoit, sur plusieurs notes tenues, ou le temps d’un accord audacieux, la possibilité d’explorer un chant enrichi de quarts de tons, ou des harmonies aux confins de la tonalité et de la modalité. Le percussionniste <strong>Christian Bini </strong>se fait ici batteur, et se prête de même que ses complices à des rythmes et tonalités touchant au jazz, aux musiques du monde et tout particulièrement d’Asie mineure. Une formation née pendant le COVID, et que l’on espère voir se développer sur davantage de scènes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parfaitement décapant </mark></strong></p>



<p>Dans une mise en scène enlevée du comédien <strong>Olivier Pauls</strong>, également – on le découvrira assez vite – présent sur scène, la pépite <em>Désaccords Parfaits </em>nous replonge dans les expérimentations réjouissantes de Berio, Ligeti, Cathy Berberian, Jacques Rebotier, Max Lifschitz ou encore Georges Aperghis et l’inimitable John Cage.&nbsp; La musique contemporaine des années 1970 ne s’attarde plus à l’exploration d’un énième renouveau du langage musical&nbsp;: elle se questionne, souvent avec une autodérision décapante, sur&nbsp; la nature même de la musique. Et tout particulièrement du chant, en s’aventurant sur le terrain déjà familier de la parole, mais aussi du théâtre, où bruit, onomatopée, râles s’enchaînent au fil de partitions très écrites.&nbsp;</p>



<p>La trompette avisée de <strong>Gérard Ocello </strong>et la voix virtuose de <strong>Brigitte Peyré </strong>se dévoilent ainsi dans toute leur technicité mais aussi toute leur théâtralité, propices au déploiement d’une étrangeté et d’un comique jubilatoire. Et d’autant plus précieux qu’ils se sont depuis fait rares depuis dans le monde de la musique contemporaine&nbsp;! L’absurdité réjouissante de pages mêlant bruits, gestes et modalités fantaisistes d’interprétation se joint à celle de textes théâtraux de Dubillard ou de Ionesco, dont Olivier Pauls savoure le goût de la raillerie et de l’épate.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le Trio Sayat s’est produit <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 9 et 19 juillet et le 12 août</mark><br>L’Ensemble Télémaque a joué <em>Désaccords Parfaits </em>les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13, 14 et 19 août</mark></pre>
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		<title>Ce que laissent les étoiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 15:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recueillir des paroles d’enfants Le titre s’inscrit d’emblée dans une parenthèse : les points de suspension qui encadrent le terme « trace » semblent vouloir extraire du fil du temps le témoignage de ce qui n’en a été qu’une manifestation éphémère. Le travail du metteur en scène Olivier Pauls consiste ici à mettre en lumière le travail fantastique effectué par [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Recueillir des paroles d’enfants</mark></strong></p>



<p>Le titre s’inscrit d’emblée dans une parenthèse : les points de suspension qui encadrent le terme « trace » semblent vouloir extraire du fil du temps le témoignage de ce qui n’en a été qu’une manifestation éphémère. Le travail du metteur en scène <strong>Olivier Pauls</strong> consiste ici à mettre en lumière le travail fantastique effectué par les comédiennes de la Compagnie Après la pluie dans les hôpitaux auprès des enfants malades. Peu importe la difficulté à établir le contact, le contexte hospitalier contraignant, les évolutions souvent trop tragiquement prévisibles des pathologies, les artistes sont avec les enfants qui posent des mots sur eux, leurs proches, leurs espoirs, leurs joies, leurs énervements, leurs désespoirs parfois, leur envie d’une vie normale où les devoirs scolaires et les chamailleries avec des enfants de leur âge seraient des instants de bonheur. Cela fait dix ans que les ateliers d’écriture ont été mis en place avec les enfants. Ces derniers sont évoqués avec tendresse, émotion, douceur, tristesse, amusement. Les textes mis en musique par <strong>Stéphane Cochini</strong> et accompagnés les musiciens <strong>Frédéric Albertini</strong> (basse, guitare, cajon) et <strong>Cyril Peron-Delghan</strong> (guitare et percussions) sont interprétés par trois comédiennes de la troupe, en alternance. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une comédie musicale en équilibre sur le fil de la vie</mark></strong></p>



<p>Cet après-midi-là, à l’Idééthèque des Pennes-Mirabeau,&nbsp;<strong>Agnès Audiffren</strong>&nbsp;et sa belle voix grave,&nbsp;<strong>Cathy Darietto</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Céline Giusiano</strong>&nbsp;apportaient leur verve et leur sensibilité à l’interprétation joyeuse et expressive des chants, des histoires, mêlant aux vies bouleversées des enfants leurs réflexions, leurs trajets personnels, leur appréhension de la mort, de la vie, de ce qui reste de nous. Le désir de croire à quelque chose, même si la raison le réfute, accorde à la pérennité des mots le pouvoir de vaincre l’absence définitive au monde. Dire les textes de ceux qui ne sont plus est une manière de les faire perdurer, de donner un sens à ce qui n’en a pas, de dessiner de l’humanité face à la cruauté du temps qui arrache trop tôt les êtres à ce monde.&nbsp;</p>



<p>Les trois comédiennes qui endosseront les rôles des trois émotions-clé du spectacle, Colère, Tristesse et Amour, entrent en scène affublées des vêtements de protection des personnels soignants, miment conversations, maladresses, disputes, puis, abandonnant le factice redeviennent elles-mêmes, expliquent leur travail, leurs rencontres, tissent entre les passages chantés dont les textes sont dus aux enfants malades un récit vrai au cours duquel les vies des artistes croisent celles des petits hospitalisés. Il n’est plus question de se projeter vers un avenir incertain et trop souvent bref, mais de vivre l’instant présent. Se développe alors une autre manière d’envisager l’existence, proche de celle qu’évoquait André Gide dans les&nbsp;<em>Nourritures terrestres</em>, s’adressant à Nathanaël&nbsp;: «&nbsp;<em>saisis de chaque instant la nouveauté irremplaçable et ne prépare pas tes joies, ou sache qu’en son lieu préparé te surprendra une joie autre&nbsp;</em>», prolongement du célébrissime&nbsp;<em>carpe diem</em>&nbsp;d’Horace, «&nbsp;<em>cueille le jour&nbsp;</em>» … Chaque instant tend ainsi vers la perfection&nbsp;: les chorégraphies impeccables, les gestes, les intonations, justes, habités d’âme, offrent au propos un écrin enjoué, subtil, drôle et poignant. Les expressions mobiles des visages et des corps passent par toutes les nuances des émotions, rendent compte de l’indicible, de même que les musiques, et permettent aux enfants de continuer à vivre à travers leurs paroles. Souvent les jeunes auteurs affirment leur volonté de transmettre, de laisser une trace. Voici Irma qui du haut de ses trois ans «&nbsp;fait des trucs-trucs rigolos&nbsp;», la «&nbsp;tchatcheuse&nbsp;» Kayna, huit ans, qui s’évade par les histoires, Orion qui, à huit ans, porte un regard d’une acuité époustouflante sur ce qui l’entoure et ce qui «&nbsp;l’énerve&nbsp;» (l’un des instrumentistes évoque sa rencontre avec lui et ses paroles qui l’ont impressionné&nbsp;: «&nbsp;les docteurs m’auscultent comme un bout de viande et ça m’énerve&nbsp;!&nbsp;»). Les portraits défilent, attachants, saisis dans leur fragilité, leur courage. Face à l’éphémère, tout devient important, et s’impose alors la nécessité «&nbsp;de faire ce qui peut être fait » … Parfois la rémission, la guérison arrivent, «&nbsp;on gagne&nbsp;» contre la maladie et de toute façon, on gagne avec le sourire d’Héloïse qui explique que «&nbsp;même si on est dans les étoiles, on garde la vue sur les gens qu’on aime&nbsp;». On rit à l’histoire de Princesse Tristesse, inénarrable de force comique, de la petite Victoria (quatre ans), on écoute la chanson de Zineb (six ans) sur la joie… Et si l’amour c’est la clé, il faut cultiver le beau&nbsp;: «&nbsp;l’important c’est de célébrer la vie jusqu’au bout&nbsp;». «&nbsp;On respire ensemble, sourient les comédiennes, les chants sont une respiration que l’on partage avec les enfants&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Tour de force que ce spectacle qui nous fait rire, nous émeut, conduit à réfléchir et ce, sans jamais tomber dans la mièvrerie ni l’apitoiement délétère. Magnifique et bouleversant&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>…Trace…</em>&nbsp;a été joué le 18 novembre à l’Idééthèque des Pennes-Mirabeau</p>
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		<title>80 jours pour un tour du monde, 88 minutes pour celui de la musique moderne&#160;!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 08:15:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Minuter la durée d’un spectacle, la contrainte renouvelle avec humour la première règle des trois unités de la tragédie classique et emprunte le tour du défi chronologique à John Cage et son célébrissime 4’33’’ (souvent décrit comme « quatre minutes trente-trois secondes de silence »). Fort du succès de son premier opus, l’Ensemble Télémaque propose avec Une histoire de la musique [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Minuter la durée d’un spectacle, la contrainte renouvelle avec humour la première règle des trois unités de la tragédie classique et emprunte le tour du défi chronologique à John Cage et son célébrissime <em>4’33’’</em> (souvent décrit comme « <em>quatre minutes trente-trois secondes de silence </em>»). Fort du succès de son premier opus, l’<strong><a href="https://www.ensemble-telemaque.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ensemble Télémaque</a> </strong>propose avec <em>Une histoire de la musique moderne en 88 minutes</em>, un nouvel épisode des aventures du professeur Paulus Olivierus. Ce génial et étrange personnage (qui tient un peu de l’Alcibiabe Didascaux des bandes dessinées retraçant l’histoire des civilisations en propulsant ce professeur de latin grec dans les époques évoquées) a la capacité de se retrouver dans le corps et l’esprit des grands musiciens. Après avoir été Bach ou Mozart, le voici arpentant une nouvelle période. </p>



<p>Bien fatigué, installé sur un fauteuil roulant, se souvenant à peine de son nom, Paulus Olivierus (époustouflant&nbsp;<strong>Olivier Pauls</strong>) est l’ombre de lui-même. Son infirmière, Birgit Von Eyrep (fantastique&nbsp;<strong>Brigitte Peyré</strong>), l’entoure de sa sollicitude et s’efforce de convaincre son malade qu’il n’est personne d’autre que lui-même et que la musique lui est nocive. Mais voilà, les premières mesures de Grieg,&nbsp;<em>Dans l’antre du roi de la montagne</em>&nbsp;(<em>Peer Gynt</em>), l’âme de musicien qui sommeille dans notre personnage fantasque n’y tient plus&nbsp;! Exit Paulus Olivierus, voici Edward Grieg qui se lève, raconte des épisodes de sa vie, expose son amour pour son pays la Norvège, son amitié pour Ibsen qui écrit le livret de&nbsp;<em>Peer Gynt</em>, écoute la&nbsp;<em>Chanson de Solveig</em>&nbsp;que Birgit Von Eyrep, métamorphosée, entonne de sa voix pure. Se succèdent, au fil d’aventures soigneusement tissées par le livret intelligemment didactique et espiègle de Raoul Lay, Jean Sibelius et sa&nbsp;<em>Valse triste</em>, Manuel de Falla et son&nbsp;<em>Amour sorcier</em>, Leoš&nbsp;Janá<strong>č</strong>ek et son 1<sup>er</sup>&nbsp;Quatuor à cordes ou le délicat lieder,&nbsp;<em>Tužba</em>, pour voix et piano.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un voyage en transat&nbsp;</mark></strong></p>



<p>Après un petit entracte au cours duquel la metteure en scène&nbsp;<strong>Agnès Audiffren</strong>&nbsp;a distribué aux enfants de la salle des dessins stylisés représentant chat, oiseau, canard, alors que le chef d’orchestre donne à deviner les thèmes de&nbsp;<em>Pierre et le loup</em>&nbsp;joués par la flûte (<strong>Charlotte Campana</strong>), le hautbois (<strong>Blandine Bacqué</strong>), la clarinette (<strong>Linda Amrani</strong>), les dessins se lèvent pour chaque animal, aucune erreur, les enfants connaissent le conte musical sur le bout des doigts… Mais Sergueï Prokofiev déboule, en colère&nbsp;: quoi&nbsp;! Alors qu’il a écrit des centaines d’œuvres diverses, la seule retenue est cette fantaisie enfantine&nbsp;! Pourtant la&nbsp;<em>Danse des chevaliers</em>&nbsp;(extrait de&nbsp;<em>Roméo et Juliette</em>) nous plonge dans la tragédie shakespearienne avec puissance, les mouvements en sont disséqués afin que la rivalité fatale des deux familles de Vérone soit tangible tandis que le couple Olivierus Paulus alias Prokofiev et sa compagne esquissent une danse qui est aussi un duel.&nbsp;</p>



<p>Contemporain du compositeur russe, Kurt Weill doit fuir son Allemagne natale puis la France pour rejoindre les États-Unis en 1935. Des extraits de son journal narrent sa traversée de l’Atlantique sur le fauteuil roulant agrémenté d’une voile qui symbolise le passage. L’Amérique sera le prétexte pour retrouver George Gershwin puis Leonard Bernstein avant une plongée en Amérique du Sud avec le subtil Astor Piazzolla que la grande Nadia Boulanger auprès de qui il était allé étudier encouragea à suivre sa propre voie. Brigitte Peyré passe avec une aisance éblouissante de la Complainte de Mackie (<em>L’Opéra de quat’sous</em>) à&nbsp;<em>Summertime&nbsp;</em>(<em>Porgy and Bess</em>), ou au célébrissime&nbsp;<em>America</em>&nbsp;de&nbsp;<em>West Side Story</em>&nbsp;en un duo d’une folle énergie avec Olivier Pauls qui sera bissé.&nbsp;</p>



<p>L’ensemble des neuf musiciens sur scène (ajoutons les noms de ceux qui n’ont pas été cités,&nbsp;<strong>Christian Bini</strong>, percussions,&nbsp;<strong>Yann Le Roux-Sèdes</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Jean-Christophe Selmi</strong>, violons,&nbsp;<strong>Pascale Guérin</strong>, alto,&nbsp;<strong>Jean-Florent Gabriel</strong>, violoncelle) sonne comme un orchestre grâce aux superbes arrangements de&nbsp;<strong>Raoul Lay</strong>, le piano d’<strong>Hubert Reynouard</strong>, prompt aux facéties, offre un medley virtuose des pièces du spectacle.&nbsp;</p>



<p>Pour enfants cette histoire de la musique moderne&nbsp;? Assurément, mais pour les grands aussi et sans modération&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Une histoire de la musique moderne en 88 minutes</em>&nbsp;a été donné le 4 mars au Conservatoire Darius Milhaud, Aix-en-Provence.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À venir</mark></strong></p>



<p>2 avril&nbsp;(17 heures)</p>



<p><a href="https://www.durance-luberon-verdon.com/theatre-jean-le-bleu-manosque.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Théâtre Jean Le Bleu</a>, Manosque </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/80-jours-pour-un-tour-du-monde-88-minutes-pour-celui-de-la-musique-moderne/">80 jours pour un tour du monde, 88 minutes pour celui de la musique moderne&nbsp;!</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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