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	<title>Archives des Opéra d’Avignon - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Opéra d’Avignon - Journal Zebuline</title>
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		<title>Opéra d’Avignon : Triomphe de la nuit </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 16:02:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le public applaudit longuement, très longuement à la magnifique Nuit Transfigurée qui conclut le concert. Si le jeune Schoenberg, au crépuscule du XIXe siècle (1899) n’y est pas encore l’inventeur du dodécaphonisme, son expressionnisme fait apparaître des couleurs subtiles, matérielles, la nuit qui tombe comme les notes descendent, les voix des amoureux qui murmurent dans [&#8230;]</p>
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<p>Le public applaudit longuement, très longuement à la magnifique <em>Nuit Transfigurée</em> qui conclut le concert. Si le jeune Schoenberg, au crépuscule du XIX<sup>e</sup> siècle (1899) n’y est pas encore l’inventeur du dodécaphonisme, son expressionnisme fait apparaître des couleurs subtiles, matérielles, la nuit qui tombe comme les notes descendent, les voix des amoureux qui murmurent dans la fraîcheur sombre, la vie nouvelle qui s’annonce, l’enfant, comme une promesse d’avenir. Déchirante, <em>La Nuit transfigurée</em> s’est affranchie des effets d’orchestre pour ne retenir qu’un petit ensemble de cordes dont le romantisme ne peut être qu’intime, fondé sur le rapport entre les notes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du souffle et des vagues </mark></strong></p>



<p>Juste avant cela, la création mondiale de <strong>Fabien Cali</strong>, compositeur en résidence à l’<a href="https://www.orchestre-avignon.com">Orchestre national Avignon Provence</a>, explore un autre versant de la nuit amoureuse. Celui, solitaire, d’un homme privé de celle qui l’aime. Si <strong>Stéphane Guillon</strong>, récitant, introduit la pièce avec facétie,<em> Le Monde est vide sans toi </em>est profondément triste, un de ces joyaux noirs qui brille pourtant calmement. L’orchestre, au complet, s’y révèle précis et expressif, dirigé de main de maîtresse par <strong>Glass Marcano </strong>qui n’oublie aucun départ et fait vibrer les sentiments sonores. À la voix parlée, plaintive, de l’homme, répond le chant mélancolique et pur de la soprano <strong>Camille Schnor</strong>, avant que les cuivres, les bois, les percussions quittent physiquement l’orchestre dans  une désertion progressive qui laisse en place seulement les cordes nécessaires à <em>La Nuit transfigurée.</em> </p>



<p>Car <em>Le Monde est vide sans toi </em>est écrit précisément comme une transition musicale et nocturne entre Wagner et Schoenberg. L’orchestre national d’Avignon, composé d’à peine 35 musiciens, sait se faire magnifiquement lyrique pour porter la mort orgasmique d’Isolde devant le corps de Tristan, recueillant le dernier souffle de son aimé avant de disparaître. Le timbre doux et pourtant ample de la soprano passe sans effort par-dessus les fortissimi, accompagne les vagues, ouvre la voie de la nuit absolue de l’amour. Vibrante, pompeuse, magnifique. Wagnérienne&nbsp;!</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">Le programme <em>Ode à la Nuit</em> a été créé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 octobre</mark> à l’<a href="https://www.operagrandavignon.fr">Opéra d’Avignon</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>La culture au cœur des enjeux politiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 15:18:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Municipales 2026, de quelle culture parlera-t-on&#160;? Le débat, organisé par le SYNDEAC&#160;-Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles- pose la question de façon remarquablement directe, et politique&#160;: «&#160;Qui défendra une culture émancipatrice et vivante dans la campagne de 2026 ?&#160;». Reste aux candidats, aux partis politiques, à se positionner clairement. Le Syndeac, premier syndicat des [&#8230;]</p>
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<p><em>Municipales 2026, de quelle culture parlera-t-on&nbsp;? </em>Le débat, organisé par le SYNDEAC&nbsp;-Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles- pose la question de façon remarquablement directe, et politique&nbsp;: «&nbsp;<em>Qui défendra une culture émancipatrice et vivante dans la campagne de 2026 ?</em>&nbsp;». Reste aux candidats, aux partis politiques, à se positionner clairement.</p>



<p>Le <a href="https://www.syndeac.org/">Syndeac</a>, premier syndicat des entreprises du spectacle français, regroupe plus de 500 entreprises du spectacle, pour moitié des compagnies, pour moitié des lieux, essentiellement des Centres Dramatiques Nationaux (CDN) et des Scènes Nationales. Les représentants nationaux et régionaux sont les directeurs de ces lieux et des compagnies, aux prises avec les décisions politiques, et en particulier avec celles des villes, qui sont souvent leur premier financeur. Mais leur débat invite le SYNAVI et la CGT, qui représentent davantage les salariés, permanents et intermittents.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Que peuvent les villes ?</mark></strong></h3>



<p>Face aux baisses de dotation de l’État et à l’affaiblissement économique des municipalités, face à l’augmentation des coûts qui altèrent gravement le financement des compétences obligatoires des municipalités (des crèches au commerce, en passant par la protection des inondations et des incendies et l’aménagement urbain), rares sont les municipalités qui misent sur une stabilité, une indexation sur l’augmentation des coûts, et rarissimes celles qui ont augmenté ces budgets en 2025.</p>



<p>Cette question budgétaire est essentielle, d’autant que toutes les politiques d’État sont en régression. Celle du ministère de la Culture directement, mais aussi les emplois aidés, les politiques de la ville, &nbsp; les politiques anti-discrimination qui financent aussi, indirectement, la culture. Comme les actions culturelles dans les établissements pénitentiaires, les écoles et les établissements de santé.</p>



<p>Mais le débat municipal ne s’arrête pas à la question budgétaire, et la question politique, qui est clairement posée en termes d’« <em>émancipation</em>&nbsp;», devra aussi aborder les visions politiques qui sous-tendent les choix politiques. Il est une droite qui défend les racines chrétiennes de la France, qui taxe de wokisme la décolonisation culturelle, qui refuse d’envisager la pluralité des cultures. Il est une gauche qui taxe d’élitiste tous ce qu’elle ne comprend pas. Et il est, entre les deux, tous ceux qui n’admettent pas l’importance de la culture publique, ou ne l’envisagent qu’en termes de retour sur investissement touristique.</p>



<p>Pour répondre à ces problématiques, 2h30 de débats sont prévus : Michaël Delafosse,  maire de Montpellier, Emmanuelle Gourvitch déléguée générale du Synavi (Syndicat national des arts vivants), Claire Guièze directrice adjointe du CDN de Dijonc, Claire Serre-Combe secrétaire générale du Synptac CGT, Isabelle Vincent adjointe à la culture de Chartres, seront à la tribune, pour un débat animé par la journaliste Nora Hamadi qui donnera largement place à la salle, où de nombreux élus ont été invités.  </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Municipales 2026, de quelle culture parlera-t-on ?</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 juillet à 10h</mark><br><a href="https://www.operagrandavignon.fr/">Opéra d’Avignon</a></pre>
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		<title>OCCITANIE : Retour aux sources plurielles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 10:33:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il reste très peu de ballets attachés à des maisons d’opéras, huit en France si l’on exclut Monaco et Paris. Celui d’Avignon est dirigé depuis 2021 par Emilio Calcagno, ancien danseur et pédagogue du Ballet Preljocaj, et très fin analyste des esthétiques et histoires de la danse et de la musique.&#160; Il n’est pas simple [&#8230;]</p>
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<p>Il reste très peu de ballets attachés à des maisons d’opéras, huit en France si l’on exclut Monaco et Paris. Celui d’Avignon est dirigé depuis 2021 par <strong>Emilio Calcagno</strong>, ancien danseur et pédagogue du Ballet Preljocaj, et très fin analyste des esthétiques et histoires de la danse et de la musique.&nbsp;</p>



<p>Il n’est pas simple d’hériter d’un ballet d’opéra sans véritable répertoire, avec 12 danseurs aux techniques de corps classiques, et la mission de danser pour des productions scéniques où les ballets sont de plus en plus rares.&nbsp; Il fallait cette finesse d’analyse pour emmener doucement le Ballet d’Avignon du répertoire opératique, romantique donc même si on le dit «&nbsp;classique&nbsp;», vers la création contemporaine. Pour cela, depuis son arrivée en 2021, Emilio Calcagno invite des chorégraphes prestigieux tels que Carolyn Carlson, Olivier Dubois, Hervé Kouby ou Leila Ka… et crée lui même des ballets sur mesure pour les corps de ses interprètes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au printemps du siècle</mark></strong></p>



<p><em>D’un matin de printemps</em>, spectacle proposé par la Scène Nationale de Sète après le succès de ses pièces<em> Catania</em> et<em> Isola</em> données la saison dernière, a été créé en octobre à l’Opéra d’Avignon. <strong>Emilio Calcagno</strong> s’y attache à chorégraphier sa vision de la musique française du début du 20<sup>e</sup> siècle. Ravel, Debussy, Satie, Fauré et Lili Boulanger offrent une belle unité harmonique dans leurs modalités subtiles, au printemps d’un siècle qui se détachait du romantisme et des lyrismes italiens et allemands. Une musique qui regarde vers le jazz pour Ravel, l’impressionnisme pour Debussy, l’humour pour Satie, la nature pour Lili Boulanger, dont la pièce <em>D’un matin de printemps</em> donne son titre au spectacle…. jusqu’à Messian qui emmènera la musique française vers des ports plus exotiques, exaltés et contemporains.&nbsp;</p>



<p>Attentif aux différents univers, et à leurs proximités, Emilio Calcagno a conçu un programme en tableaux successifs inspirés des diverses esthétiques chorégraphiques qui naissaient ou persistaient à l’époque&nbsp;: un trio néo-classique, une danse plus résolument moderne et libre, ou plus théâtrale, virtuose ou lascive… La création musicale de <strong>Matteo Franceschini</strong> relie les tableaux de ses nappes électroniques pulsées d’un autre rythme, dans une scénographie, faite de reflets et d’étages.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Un matin de printemps </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 3 décembre à 16h</mark><br>Théâtre Molière, Scène Nationale de Sète</pre>
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		<title>Avignon, faites vos jeux !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 09:22:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>11 à table La pièce d’Agnès Pétreau (compagnie Senna’ga) s’inscrit dans le cycle de travail artistique de la comédienne, metteuse en scène et dramaturge consacré au thème de la famille. Après Arsène et Coquelicot (Sylvain Levey), J’aime pas ma petite sœur (Sébastien Joanniez), voici 11 à table qui s’attache à ce début fascinant d’aventure collective [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>11 à table</strong></h2>



<p>La pièce d’<strong>Agnès Pétreau </strong>(compagnie<strong> Senna’ga</strong>) s’inscrit dans le cycle de travail artistique de la comédienne, metteuse en scène et dramaturge consacré au thème de la famille. Après <em>Arsène et Coquelicot</em> (<strong>Sylvain Levey</strong>), <em>J’aime pas ma petite sœur </em>(<strong>Sébastien Joanniez</strong>), voici <em>11 à table</em> qui s’attache à ce début fascinant d’aventure collective qu’est une naissance… Chloé, à l’occasion de son élection au conseil municipal de Pontvermeil, se remémore ses débuts, en famille d’accueil. Une foule de personnages, tous interprétés avec verve et intelligence par Agnès Pétreau, émergent du flux des souvenirs qu’une narration tendre et humoristique rend particulièrement attachants. Une nouvelle pépite de la compagnie Senna’ga à savourer…<br>Maryvonne Colombani</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Onze-a-table-113.jpg?resize=680%2C467&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119716" width="680" height="467" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Onze-a-table-113.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Onze-a-table-113.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Onze-a-table-113.jpg?zoom=2&amp;resize=680%2C467&amp;ssl=1 1360w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /><figcaption class="wp-element-caption">Onze à table © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 29 juillet</mark> (14h45), relâches les 17 et 24
<strong>Cour du spectateur</strong>
06 28 67 09 82</pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Marseille mes amours</strong></h2>



<p>Les nostalgiques de l’opérette marseillaise seront comblés par ce spectacle espiègle qui joue au funambule entre les clichés joyeusement cultivés du beau ténébreux et de la spirituelle Miette. Vincent Scotto règne sur ce petit monde mené par <strong>Jean-Christophe Born</strong> (Compagnie Gaby Deslys) auquel se joignent les sémillantes <strong>Géraldine Jeannot</strong> et <strong>Lydie Peyrichoux</strong>. On s’attarde avec bonheur au <em>Petit Cabanon</em> pas plus grand qu’un mouchoir de poche, on joue à la pétanque, on goûte au <em>Plaisir de la Pêche</em> tandis que <em>La Canebière</em> nous entraîne autour du monde. Une bouffée de légèreté bienfaisante chorégraphiée par <strong>Sébastien Oliveros</strong>.<br>M.C.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="526" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=696%2C526&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119717" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?w=968&amp;ssl=1 968w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=300%2C227&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=768%2C581&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=696%2C526&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=555%2C420&amp;ssl=1 555w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Marseille-mes-amours-%C2%A9-Bertrand-Perisson.png?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marseille mes amours © Bertrand Périsson</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet</mark> (12h50), relâches les 17 et 24 juillet
<strong>Notre Dame Théâtre</strong>
<a href="http://theatrenotredame.com">theatrenotredame.com</a></pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>J’ai raté ma vie de tapin en voulant faire l’acteur</strong></h2>



<p>Le metteur en scène <strong>Yves Penay</strong> (<strong>Compagnie du Refuge</strong>) s’empare du texte inédit de l’écrivain, dramaturge, compositeur, metteur en scène et comédien, <strong>Pierre Notte</strong>, <em>Prostitutions</em>. Le titre devient pour le théâtre <em>J’ai raté ma vie de tapin en voulant faire l’acteur</em>. Seule en scène, <strong>Cécile Fleury</strong> endosse tous les rôles (tapins, stars…) avec fluidité : un retournement, un passage derrière le rideau translucide qui laisse voir les changements de costume, et la transformation s’opère. Toute la gamme des émotions se voit incarnée, de la plus lumineuse à la plus trouble, de la plus cocasse à la plus désespérée, rythmée par la réitération de la fin tragique d’un personnage : la mort à soi, aux autres, le retour à l’art, la distanciation entre l’être et ce qu’il fait, les actes et les motivations réelles, s’orchestrent en une spirale qui s’achèvera sur l’image statuaire d’une chute d’ange baroque. Époustouflante de vérité, l’actrice transcende le texte, lui accorde une puissance allégorique. Le corps se fait idée, la vie prend son relief dans les mots, désespoirs de la chair et de l’âme qui débordent de l’enveloppe des phrases. Une claque théâtrale et humaine. <br>M.C.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=646%2C391&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119718" width="646" height="391" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=300%2C182&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=768%2C465&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=150%2C91&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=696%2C422&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/JAI-RATE-MA-VIE.-photo-1-by-Stephane-Baquet.jpeg?resize=693%2C420&amp;ssl=1 693w" sizes="(max-width: 646px) 100vw, 646px" /><figcaption class="wp-element-caption">J&rsquo;AI RATE MA VIE… © Stéphane Baquet</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet</mark> (15h50)<strong>
Théâtre La Luna
</strong><a href="http://theatre-laluna.fr">theatre-laluna.fr</a></pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et Dieu créa le swing</strong></h2>



<p>Une ambiance digne de <em>L’Odyssée de l’espace</em> inaugure l’entrée en scène d’<strong>Annabelle Sodi-Thibault</strong> (aussi aux compositions, arrangements et direction artistique), <strong>Ita Graffin</strong> et <strong>Morgane Touzalin-Macabiau</strong>, vêtues de « peaux de bêtes » et incapables de tout langage articulé. Les percussions sont découvertes, premier langage, avant l’apparition du piano en majesté… Les chants émergent de la narration, potache, ludique, drôle, dont les étapes sont marquées par l’évolution des costumes. Le répertoire abordé retrace toute une histoire de la chanson, se plaît aux bribes, passe d’un air à l’autre, virevolte entre les époques, s’attache au gospel puis au blues, se glisse dans les strass des comédies musicales, reprend les tubes de toutes les générations, depuis <em>Belle comme le jour</em> à <em>Baby girl</em>, <em>Pour un flirt avec toi</em>, <em>Il me dit que je suis belle</em>, <em>J’aime les filles</em>… Un jeu de séduction tisse sa trame cocasse avec le piano de <strong>Jonathan Soucasse</strong>, dont les improvisations ourlent de leur virtuosité les thèmes sans cesse en mouvement. Pas de fausse note dans cette folie musicale où s’articulent sans repos les modes et les tonalités. En un même mouvement se dessine une dizaine de chansons ! On voyage dans le temps et les lieux, voici <em>Amsterdam</em> de Jacques Brel, avant de s’évader en Italie, <em>Felicita</em> ! Les paroles se prennent de fantaisie, apportent une pizza à table… Le répertoire lyrique, même pas peur ! Mozart, Verdi, Offenbach, Bellini sont convoqués en extraits flatteurs avant de céder la place à Lady Gaga ou Beyoncé. On finit par <em>Jolie Môme</em>, en un doux clin d’œil à Juliette Greco… <em>Et dieu créa le swing</em>, titre le spectacle : peut-être. En tout cas, les <strong>Swing Cockt’Elles</strong> le servent avec brio.<br>M.C.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=614%2C409&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119719" width="614" height="409" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Et-dieu-crea-le-swing-%C2%A9-XDR.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 614px) 100vw, 614px" /><figcaption class="wp-element-caption">Et dieu créa le swing © XDR</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet </mark>(18h05), relâches les 11, 18 et 25
<strong>Les 3 soleils
</strong><a href="http://les3soleils.fr">les3soleils.fr</a></pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iphigénie à Kos</strong></h2>



<p>Trois voix, trois cultures (<strong>Kala Neza</strong>, <strong>Chantal Raffanel</strong>, <strong>Maria Kakogianni</strong> par ailleurs à l’origine du texte), plongent dans les pensées d’une femme venue du Cameroun. Au large de la Grèce, en transit vers Samos et son camp de réfugiés, la future mère arpente l’île de Kos. Sur cette terre, foyer d’une culture millénaire et désormais « gare de triage » pour les exilés du sud, son exode dangereuse croise le dilemme d’Agamemnon. Pour complaire aux dieux et attiser le vent qui portera ses armées vers la cité troyenne, le roi des grecs sacrifia Iphigénie, sa fille. Des mythes d’autrefois aux intérêts d’aujourd’hui, perdurent des sacrifices plus ou moins consentis. Chaque époque suscite ses immolations, le constat se dessine au fil de ce vagabondage intérieur à travers l’Histoire et le temps présent. En dépit de son désir d’englober les calamités, au risque de verser dans le catalogue doloriste, <em>Iphigénie à Kos</em>, telle une méditation édifiante et érudite, se déploie en un oratorio qui se reçoit dans une attention recueillie.<br>MICHEL FLANDRIN</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=662%2C442&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119720" width="662" height="442" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Iphigenie-a-Kos%C2%A9-Leslie-Fernandez-6.jpg?w=1167&amp;ssl=1 1167w" sizes="auto, (max-width: 662px) 100vw, 662px" /><figcaption class="wp-element-caption">Iphigenie à Kos © Leslie Fernandez</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 22 juillet</mark> (13h20), relâches les 11 et 22
<strong>Isle 80
</strong><a href="http://isle80.wordpress.com">isle80.wordpress.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lune Jaune, la ballade de Leïla et Lee</strong></h2>



<p>Un soir, à Glasgow, Leïla accompagne Lee pour une virée dans un cimetière. L’échappée tourne mal et les jeunes gens s’enfuient plus au nord. Au cœur des highlands, le couple croise un chasseur solitaire : un secours ? Une menace ? La compagnie <strong>Il va sans dire</strong> continue à raconter des histoires. Mais, cette fois, à l&rsquo;unisson de ses protagonistes fiévreux et désemparés, <em>Lune Jaune ou la ballade de Leïla et Lee</em> alterne faux semblants et ruptures de ton. À tel point que l&rsquo;on en vient à s’interroger si cette folle équipée, ne serait qu&rsquo;un voyage au centre d&rsquo;une tête. En l&rsquo;occurrence celle de Leïla (<strong>Marion Bajot</strong>). Tour à tour midinette ou furieusement exaltée, la jeune femme s&rsquo;acharne à remplir les vides d&rsquo;une adolescence, bien avare de perspectives. De la maladresse fragile à l&rsquo;excitation extrême, la comédienne affiche une malléabilité émotionnelle souvent confondante. Fuite en avant chaotique ou odyssée d&rsquo;un esprit chahuté, quoi qu&rsquo;il en soit cette <em>Lune Jaune</em> se suit comme une captivante équipée au bout de la vie. Ou au bord d&rsquo;un lit. <br>M.F.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119721" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=1068%2C801&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Lune-jaune-%C2%A9-Vincent-Tallon.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lune jaune © Vincent Tallon</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 26 juillet </mark>(16h15), relâches les 17 et 24
<strong>Théâtre l'Entrepôt</strong>
04 90 86 30 37</pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Atteintes à sa vie&nbsp;</strong></h2>



<p>Elle se nomme Anne, Anny, Ania, Anoushka… Elle voyage beaucoup. Elle est tour à tour scientifique, plasticienne, militante humanitaire, terroriste, star du X… On ne la voit jamais mais l’on parle d’elle sans cesse. Publié en 1997 par le dramaturge britannique Martin Crimp, <em>Atteintes à sa vie</em> dresse, en 17 tableaux, l’état des lieux d’une époque, à travers un kaléidoscope de la condition féminine. <strong>Bertrand Beillot</strong>, <strong>Paul Camus</strong>, <strong>Théodora Carla</strong> et <strong>Laetitia Mazzoleni</strong> unissent leurs talents respectifs : pour le violon, les langues étrangères, le chant (soprano ou baryton-basse) et le burlesque. Chacun se partage la parole au fil d’un récit, d’une démonstration et, par moment, d’une performance, autour de ce « personnage outil », à la fois mimétique et multifonction. Entre les mains des interprètes, des cubes virevoltent sous des lumières disco. Ce côté « show » accentue l’aspect musical de l’écriture, autant qu’il souligne l’ironie <em>british</em> de l’auteur. Plus de 25 ans après, <em>Atteintes à sa vie</em> n’a rien perdu en pertinence ni en virulence. Ça harangue, ça questionne et ça cogne, mais toujours en cadence et sans aucune faute de goût.<br>M.F.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 25 juillet</mark> (12h20), relâches les 12 et 19  
<strong>Théâtre Transversal</strong> 
<a href="http://theatretransversal.com">theatretransversal.com</a></pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans la mesure de l’impossible</strong></h2>



<p>Pour pallier l’annulation tardive des<em> Emigrants</em> mis en scène par <strong>Lupa</strong>, <strong>Tiago Rodrigues</strong> s’autoprogramme, geste contesté lorsque tant de metteurs en scène auraient aimé bénéficier ainsi d’une visibilité de neuf représentations au cœur du Festival. Mais ce choix s’explique sans doute davantage par des raisons financières que d’ego, <em>Dans la mesure de l’impossible</em>, création 2022, étant déjà produit, avec un calendrier de tournée très fourni. La pièce repose sur un travail subtil d’écriture, à partir des propos de travailleurs de l’humanitaire opérant en terrain de guerre, et confrontés quotidiennement à la violence et à la mort, à l’impuissance et à la colère. Vivant l’impossible. Recueillis lors d’entretiens qu’ils savaient destinés au théâtre, les récits des humanitaires en disent autant sur eux-mêmes, leur nécessaire et impossible résilience, que sur ceux qu’ils tentent de sauver. Anonymisés, dégenrés, universalisés puisqu’aucun lieu de conflit n’est cité, ces récits prennent aux tripes, portés par quatre acteurs magnifiques, une musique live battante, déchirante puis contemplative, et un décor en forme de tente de campement qui se déploie comme un ventre qui respire. Le monde se partage entre le Possible, les pays en paix, et l’Impossible, les régions en guerre. Tiago Rodrigues nous permet d’en prendre la mesure.<br>AGNÈS FRESCHEL</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Dans-la-mesure-de-limpossible-%C2%A9-Comedie-de-Geneve-Magali-Dougados.jpeg?resize=670%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119722" width="670" height="462" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Dans-la-mesure-de-limpossible-%C2%A9-Comedie-de-Geneve-Magali-Dougados.jpeg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Dans-la-mesure-de-limpossible-%C2%A9-Comedie-de-Geneve-Magali-Dougados.jpeg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w" sizes="auto, (max-width: 670px) 100vw, 670px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans la mesure de l&rsquo;impossible © Comédie de Genève &#8211; Magali Dougados</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 22 juillet </mark>(16h), relâche le 17<strong>
Opéra d’Avignon
</strong><a href="http://festival-avignon.com">festival-avignon.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jacques &amp; Chirac</strong></h2>



<p>Les habitués du Off connaissent la <strong>Cie du Grand Soir</strong>, forte de quelques jolis succès publics très politiques et très joyeux, « parce que l’humour c’est aussi politique ». Les spectateurs se sont compressés dans les salles durant trois années consécutives pour voir <em>Cabaret Louise</em>, spectacle sur la Commune et Louise Michel, et continueront sans doute de remplir le Théâtre de Notre Dame, comme depuis cinq ans, pour revoir <em>Dieu est mort</em>, diatribe contre l’idée de Dieu, mais aussi enquête pudique de <strong>Régis Vlachos</strong> sur son enfance et son passé de prof de philo.<br>Au Théâtre des Barriques une création, toujours sur un texte de Régis Vlachos, toujours accompagné de <strong>Charlotte Zotto</strong> aussi convaincante en Bernadette qu’en animatrice télé. Mais cette fois <strong>Marc Pistolesi </strong>est avec eux sur scène et à la mise en scène, ce qui renforce clairement la théâtralité d’une compagnie qui aime le show et l’adresse directe. <em>Jacques &amp; Chirac</em> s’inscrit dans un décor soigné, des archives qui dialoguent avec de la création vidéo, une danse virevoltante de changements de personnages et de costumes, des trouvailles de mise en scène délicieuses. Les trois acteurs s’en donnent à chœur joie, on rit beaucoup, et on se souvient des bourdes sympathiques d’un Président paradoxal, criminel en Afrique, vendant L’Humanité, auteur du « bruit et des odeurs » et de « This is not a method », dont ils font un rap endiablé. Qu’est ce qu’un président sous la V<sup>e</sup> République ? Chirac qui ne fut pas le pire d’entre eux et demeure aujourd’hui un des plus populaires, était un monstre de duplicité.<br>A.F.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119723" width="696" height="464" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Jacques-et-Chirac-%C2%A9-Philippe-Hanula.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jacques et Chirac © Philippe Hanula</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><em>Dieu est mort</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet </mark>(12h50), relâches les 11, 18 et 25<br><strong>Théâtre Notre Dame<br></strong><a href="http://theatrenotredame.com">theatrenotredame.com</a><br><br><em>Jacques &amp; Chirac</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet </mark>(19h50), relâches les 11, 18 et 25<br><strong>Théâtre des Barriques</strong><br><a href="http://theatredesbarriques.com">theatredesbarriques.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Asmanti [Midi-Minuit]</strong></h2>



<p>La compagnie <strong>Hylel</strong>, emmenée par <strong>Marina Gomes</strong>, propose une petite pièce dansée aux <em>Hivernales</em>, répétée et créée à Klap, redonnée récemment au <em>Festival de Marseille</em>, provoquant de longues <em>standing ovation</em> au Théâtre de la Sucrière, au cœur des quartiers Nord de Marseille.<em> Asmanti [Midi-Minuit]</em> met en scène le quotidien des jeunes des quartiers délaissés. Qui parlent, dansent – du hip-hop bien sûr –, s’ennuient, font le guet, rient, désoeuvrés et solidaires. Partagent une chaise et un banc, n’ont visiblement rien à faire que de peupler l’attente, secoués de tensions qu’ils rengainent. Puis vient la nuit et tout se durcit, devient tragique, et les regards jusque-là amusés et rebelles accusent, fermés et durs, une société qui les cantonne et les méprise. Les bras ouverts pour enlacer le vide se tendent, durcissent et les poings surgissent, soulignant les regards acérés comme des couteaux.Les exploits dansés se succèdent, sans démonstration cependant, loin de l’esprit d’une <em>battle</em>, tenant un propos clair : la jeunesse des quartiers pauvres subit de plein fouet une violence quotidienne meurtrière, et les préjugés exercés à leur égard. Ceux d’Avignon devraient y venir voir… <br>A.F.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 20 juillet</mark> (13h15), relâche le 15<strong>
Les Hivernales – CDCD
</strong><a href="http://hivernales-avignon.com">hivernales-avignon.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Question</strong></h2>



<p>Harry Salem, dit <strong>Henri Alleg</strong>, est mort il y a tout juste dix ans. Juif fuyant à Alger en 1939, militant communiste dès lors, directeur du <em>Républicain d’Alger</em> interdit en 1955, il est arrêté en 1957, quelques jours avant Maurice Audin, et torturé par les militaires français de la 10<sup>e</sup> division parachutiste.<em>La Question</em> est le récit, insoutenablement précis, de ces jours de torture. Récit écrit clandestinement dans sa cellule, remis à son avocat, passé sous le manteau, tapé par sa femme à Paris, publié en 1957 par Jérôme Lindon, interdit aussitôt par la censure française. Publié à nouveau en Suisse, le livre contribua grandement à la prise de conscience de la torture exercée en Algérie.Ses phrases courtes, directes, écrites en économisant son papier et son bout de mine, sont d’une force littérale et littéraire foudroyante. Les tortionnaires se réfèrent constamment à la Gestapo, et reproduisent les sévices de la baignoire, de la gégène, de l’électricité qui traverse le sexe, la nuque, jusqu’à la perte de conscience répétée. <strong><br>Stanislas Nordey</strong> met toute sa puissance d’acteur dans l’incarnation, sans filtre, d’Henri Alleg. Racontant parfois, vivant souvent, les faits, l’effroi, la conscience politique allumée aussi longtemps que la conscience physique le permet, comme un rempart à la folie. Un de ses plus grands rôles, tout en retenue et sobriété, qui n’atténuent en rien l’horreur de l’histoire, et le constat paradoxal de l’abjection et de la grandeur humaine. <br>A.F.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=638%2C426&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119724" width="638" height="426" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-question-%C2%A9-Jean-Louis-Fernandez.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 638px) 100vw, 638px" /><figcaption class="wp-element-caption">La question © Jean-Louis Fernandez</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 26 juillet</mark> (16h30), relâches 13 et 20 juillet<strong>
Théâtre des Halles</strong> 
<a href="http://theatredeshalles.com">theatredeshalles.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Malade imaginé</strong></h2>



<p><strong>L’Agence de Voyages imaginaires </strong>reprend son <em>Malade imaginé</em>, qui concentre le savoir faire si particulier de la compagnie. <strong>Philippe Car</strong> et <strong>Valérie Bournet</strong> savent comme personne faire naître l’âme de certains textes classiques en les revisitant de leur esprit teinté de <em>commedia</em>, de marionnettes, de nostalgie, d’irrévérence, de musiques… et d’amour du théâtre. À partir d’un fauteuil et de costumes ils font naître la vie, puis la mort. Celle qu’Argan redoute, celle de Molière qui joua là son dernier rôle, et le souvenir de ses comédiens et comédiennes, spectres qui passent d’un personnage à l’autre comme on enfile des gants. C’est grave, un peu, jouissif, beaucoup, et virtuose. À voir et revoir (ils l’ont beaucoup joué !) sans modération. À partir de 8 ans.<br>AGNÈS FRESCHEL</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=500%2C638&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119725" width="500" height="638" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=802%2C1024&amp;ssl=1 802w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=235%2C300&amp;ssl=1 235w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=768%2C980&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=150%2C191&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=300%2C383&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=696%2C888&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=1068%2C1363&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?resize=329%2C420&amp;ssl=1 329w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Le-malade-imagine-%C2%A9-Elian-Bachini-copie.jpg?w=1083&amp;ssl=1 1083w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le malade imaginé © Elian Bachini copie</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 9 au 19 juillet </mark>(15h30), relâche le 13
<strong>Théâtre des Carmes</strong>
<a href="http://theatredescarmes.com">theatredescarmes.com</a></pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le temps retrouvé</strong></h2>



<p>Le dernier volume de <em>La Recherche</em>, comme disent les familiers de <strong>Proust </strong>(personne ne dit Marcel), est celui qui plus que tous les autres s’écrit à une voix, comme si la maladie qui a séparé le narrateur de ses mondes, d’un « <em>côté</em> » ou de l’autre, avait aussi fermé la multiplicité des points de vue possibles. Tous les personnages ont vieilli et paradoxalement le poids du temps est aussi pour le narrateur une libération, celle du passé, de l’anamnèse, de l’attachement. <strong>Xavier Marchand</strong>, metteur en scène de la compagnie marseillaise <strong>Lanicolacheur</strong>, aime les idées presque autant que les mots. Il sait, en tant qu’acteur, transmettre avec finesse les subtilités littéraires. Nul doute que, avançant en âge, ce dernier volume de <em>La Recherche</em> ne le traverse au plus fécond et au plus intime !<br>A.F.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=438%2C329&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119726" width="438" height="329" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?w=640&amp;ssl=1 640w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/La-mise-en-scene-de-Xavier-Marchand-est-en-cours-de-re-creation-%C2%A9-DR.png?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w" sizes="auto, (max-width: 438px) 100vw, 438px" /><figcaption class="wp-element-caption">La mise en scène de Xavier Marchand est en cours de re-création © DR</figcaption></figure>
</div>


<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 29 juillet </mark>(12h15), relâches les 11, 18 et 25
<strong>Théâtre du Petit Chien
</strong><a href="http://chienquifume.com">chienquifume.com</a></pre>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=316%2C395&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119727" width="316" height="395" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=819%2C1024&amp;ssl=1 819w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=768%2C960&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=300%2C375&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=696%2C870&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/LEcriture-ou-la-vie-Hiam-Abbass-%C2%A9-Frederic-Murarotto.png?w=900&amp;ssl=1 900w" sizes="auto, (max-width: 316px) 100vw, 316px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;Écriture ou la vie-Hiam Abbass © Frederic Murarotto</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’écriture ou la vie</strong></h2>



<p>Publié en 1994, <em>L’Écriture ou la vie </em>est à la fois un exorcisme et une révélation, un premier et un dernier geste d’écriture, le premier pas, le seul, d’une résilience rendue possible, au fil du temps, par un équilibre subtil entre la mémoire et l’oubli.En 1945 <strong>George Semprùn</strong>, de retour des camps de la mort, après avoir croisé le regard d’effroi d’un soldat américain devant des monceaux de cadavres, a compris qu’il a vécu sa mort, qu’il ne fait plus tout à fait partie des vivants, et qu’il ne pourra plus écrire, sinon au sujet de cette « mort vécue ». Il lui faut choisir <em>L’Écriture ou la vie</em>, et seule Lorène saura lui montrer, plus de 45 ans plus tard, que pour vivre il doit justement l’écrire, cette mort, et s’en affranchir en l’affrontant.Témoignage incontournable de la Shoah, le récit de Semprùn est aussi un magnifique traité d’écriture, d’autobiographie, de mise en récit du réel.Il est porté à quatre voix par <strong>Jean-Baptiste Sastre</strong>,<strong>Caroline Vicquenault</strong>, <strong>Geza Rohrig </strong>et<strong> Hiam Abbass</strong>, dans une production du Théâtre Liberté, scène nationale de Toulon. <br>A.F.<br></p>



<pre class="wp-block-verse">Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 au 26 juillet </mark>(11h), relâches 13 et 20 juillet<br><strong>Théâtre des Halles</strong><br><a href="http://theatredeshalles.com">theatredeshalles.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-faites-vos-jeux/">Avignon, faites vos jeux !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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