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	<title>Archives des Orchestre Philharmonique de Marseille - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Orchestre Philharmonique de Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Haydn et Bruckner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 10:27:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Orchestre philharmonique de Marseille sous la direction du chef israélien, Asher Fisch, jue en ses murs à l’Opéra. En ouverture, la Symphonie concertante en si bémol, de Haydn : une brillante conversation entre ses quatre solistes – Da-Min Kim (violon), Ivan Kobylskiy (hautbois), Xavier Chatillon (violoncelle) et Carlos Martin Esteve (basson). Un dialogue vivace articulé avec virtuosité, [&#8230;]</p>
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<p>L’Orchestre philharmonique de Marseille sous la direction du chef israélien, Asher Fisch, jue en ses murs à l’Opéra. En ouverture, la <em>Symphonie concertante en si bémol, </em>de Haydn : une brillante conversation entre ses quatre solistes – Da-Min Kim (violon), Ivan Kobylskiy (hautbois), Xavier Chatillon (violoncelle) et Carlos Martin Esteve (basson). Un dialogue vivace articulé avec virtuosité, et l’élégance du style classique.  En deuxième partie, la majestueuse <em>Symphonie n°4 en mi bémol majeur</em>, dite<em> « Romantique » </em>de Bruckner – dont on célèbre les 200 ans de naissance. Un chef d’œuvre épique, aux élans lyriques et à la beauté lumineuse.  <br><br>LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 juin à 16h</mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr">Opéra de Marseille</a></pre>
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		<title>Le tour du monde en orchestre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 13:41:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Orchestre Philharmonique de Marseille souffle ses cent bougies… et les éteint partout à la fois&#160;! Pour l’occasion, il s’invite – fait rare – sur la scène de La Criée le 16 mai, dans un programme festif et voyageur, pensé comme une traversée musicale des continents et des époques, et porté par Marseille Concerts.&#160; Donné en [&#8230;]</p>
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<p>L’Orchestre Philharmonique de Marseille souffle ses cent bougies… et les éteint partout à la fois&nbsp;! Pour l’occasion, il s’invite – fait rare – sur la scène de La Criée le 16 mai, dans un programme festif et voyageur, pensé comme une traversée musicale des continents et des époques, et porté par Marseille Concerts.&nbsp;</p>



<p>Donné en matinée à un public de scolaires et en soirée à un public familial, ce voyage en compagnie des compositeurs de tous horizons sera commenté par le directeur artistique Olivier Bellamy. Tchaïkovsky, Wagner, Bizet ou encore Bernstein seront de la partie, guidés par la baguette vive et sensible de Faycal Karoui, chef emblématique de l’Orchestre de Pau et grand habitué des formats pédagogiques. </p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 mai<br></mark><strong><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>
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		<title>Musique et nécessité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 08:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée s’ouvre avec une intervention d’Hughes Kieffer, directeur du festival Marseille Jazz des Cinq Continents « le jazz est une musique pour toutes et tous, une musique qui rassemble ». En faisant le parallèle entre jazz et rap, il décrit Marseille comme une ville qui vibre autant pour l’Opéra que pour le Vélodrome. Il introduit ainsi le prélude au concert : Le [&#8230;]</p>
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<p>La soirée s’ouvre avec une intervention d’Hughes Kieffer, directeur du festival <em><a href="https://www.marseillejazz.com">Marseille Jazz des Cinq Continents</a> </em>« <em>le jazz est une musique pour toutes et tous, une musique qui rassemble</em> ». En faisant le parallèle entre jazz et rap, il décrit Marseille comme une ville qui vibre autant pour l’Opéra que pour le Vélodrome. Il introduit ainsi le prélude au concert : <em>Le Manifeste de la nécessité de l’art et de la culture pour une société apaisée. </em>Mené par le journaliste et écrivain marseillais, Philippe Pujol, avec les jeunes des centres sociaux La Solidarité et Val Plan Bégudes, le projet vise à faire exprimer leurs idées, envies et espoirs  sur la société, il est lu sur scène par trois d’entre eux, accompagnés en improvisation par Raphaël Imbert au saxophone. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Succès de père en fils</mark></strong></h3>



<p>Puis un court extrait vidéo montre Kyle et Clint qui présentent le projet<a href="https://www.eastwoodsymphonic.com"> <em>Eastwood Symphonie</em></a> une Suite des thèmes emblématiques tirés de ses films (en tant qu’acteur ou réalisateur) entre 1964 et 2009. Sur scène, l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/pages/lorchestre-philharmonique-de-marseille">Orchestre Philharmonique de Marseille</a> sous la baguette de Gast Waltzing – lauréat du Grammy pour le meilleur album de musiques du monde. La battue du chef est fluide et large comme si la musique sortait de sa baguette enchanteresse. Arrive alors le quintet : Kyle à la basse électrique et la contrebasse, Andrew McCormack au piano, Brandon Allen au saxophone et à la clarinette, Quentin Collins à la trompette et au bugle et Chris Higginbottom à la batterie pour <em>Magnum Force.</em> Des chuchotements disent « <em>trop stylé</em> »&#8230;</p>



<p>Les classiques s’enchaînent avec&nbsp;<em>La Sanction,&nbsp;</em>où le trompettiste et le pianiste sont applaudis, puis la musique sentimentale et nostalgique de&nbsp;<em>Sur la Route de Madison</em>. Ensuite vient la&nbsp;<em>Mémoire de nos pères&nbsp;</em>avec son début, lent cérémonial, avant de s’élancer dans un rock-jazz énergétique qui fait briller le batteur. Le quintet déploie sa virtuosité jouant seul sur&nbsp;<em>Bird&nbsp;</em>de Charlie Parker, des applaudissements éclatant solo après solo. Le concert est ponctué d’extraits filmés de Kyle et Clint assis côte à côte,&nbsp;qui&nbsp;parlent du processus de création des œuvres dont la part de Clint est parfois méconnue. Comme pour&nbsp;<em>Gran Torino,</em>&nbsp;dont il compose au piano la mélodie, retravaillée&nbsp;ensuite par Kyle et Michael Stevens.&nbsp;</p>



<p>Le concert s’achève en bis avec&nbsp;<em>Le Bon, la Brute et le Truan</em><em>d</em>&nbsp;qui se termine avec en grand crescendo et un saut du chef d’orchestre. Des rappels enthousiastes, Kyle et son quintet reviennent sur scène pour remercier le public de leur venue. Standing ovation, des «&nbsp;c’était génial&nbsp;»&nbsp;: le passage à Marseille de&nbsp;<em>Eastwood Symphonic</em>&nbsp;est un grand succès.</p>



<p>LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Eastwood Symphonic</strong></em> a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 avril</mark> à l’opéra de Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Marseille : les tout-petits découvrent l’opéra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 16:13:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était une première pour beaucoup. D’abord pour les 360 enfants issus de 15 crèches municipales, qui ont découvert pour la première un opéra joué devant eux sur scène. Et pour les musiciens aussi, qui se sont produits face à public original, puisqu’il était majoritairement composé d’enfants de 0 à 3 ans. Tous étaient réunis grâce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’était une première pour beaucoup. D’abord pour les 360 enfants issus de 15 crèches municipales, qui ont découvert pour la première un opéra joué devant eux sur scène. Et pour les musiciens aussi, qui se sont produits face à public original, puisqu’il était majoritairement composé d’enfants de 0 à 3 ans. Tous étaient réunis grâce au partenariat noué entre la Ville de Marseille et l’Opéra, qui permet aux plus jeunes de découvrir – dans des conditions quasi-similaires aux adultes – une œuvre lyrique. Ce mercredi 18 décembre, était donné l’œuvre musicale jeunesse par excellence,&nbsp;<em>Pierre et le Loup</em>&nbsp;de Sergueï Prokofiev.&nbsp;</p>



<p>Voilà donc l’<a href="https://opera.marseille.fr/presentation/l-orchestre">Orchestre philharmonique de Marseille</a>, avec à sa tête le chef <a href="https://federicotibone.com">Federico Tibone</a>, se lancer dans le conte symphonique. Attentifs et curieux, les enfants tendent l’oreille. Sur les genoux de leurs parents ou assis confortablement au fond de leur siège, les minots se taisent au son de la voix de la conteuse Gabrielle Vally. Elle leur explique à quel personnage chaque instrument correspond, et les emporte dans la narration avec elle. Dans la salle, quelques pleurs d’impatience, bien sûr, mais même si certains s’agitent, tous découvrent sur scène la féérie des instruments : les bois, les cuivres, les cordes… qui vont résonner 30 minutes durant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Découvrir l’opéra dès le plus jeune âge »</mark></strong></h3>



<p>Sophie Guérard, adjointe au maire en charge de la Petite enfance, et <a href="https://journalzebuline.fr/le-budget-culture-de-marseille-preserve/">Jean-Marc Coppola</a>, en charge de la culture, ont tous deux souligné l’importance de donner aux enfants le goût pour les arts dès le plus jeune âge : «<em> les 1000 premiers jours de l’enfant – en comptant les neuf mois de grossesse – constituent une période essentielle pour le bon développement et la construction de l’enfant </em>», explique l’adjoint, citant le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Et d’ajouter que si « <em>le but n’est pas d’en faire les artistes de demain </em>», l’accès à la culture est nécessaire pour<em> « ouvrir [l’]esprit, et aider à penser par [soit]-même</em> ».<em> </em> À l’intiative du dispositif, Sophie Guérard explique<em> qu’elle a « à cœur de développer une éducation culturelle de qualité pour les plus petits (les 0-3 ans) et c’était peu un défi l’Opéra ».</em></p>



<p>Pour la suite,&nbsp;<strong>Guillaume Schmitt</strong>, responsable des relations extérieures et de l’action culturelle du Théâtre de l’Odéon, dévoile que l’Opéra de Marseille proposera des visites commentées pour les tout-petits et des interventions de chanteurs lyriques et de danseur de l’Opéra dans plusieurs crèches municipales.</p>



<p>LILLI BERTON FOUCHET</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Pierre et le Loup</em></strong> était proposé par l'Orchestre philharmonique,<br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 décembre</mark>, au Théâtre de l'Odéon, à Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Une Martha Argerich divine au Palais du Pharo </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 10:32:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dédié à la mémoire Nicholas Angelich, le programme pensé par Martha Argerich a su faire de sa simplicité son atout principal. Soit deux concertos des plus grands maîtres du genre, Mozart et Beethoven, interprétés respectivement par Akane Sakai, grande amie de Martha Argerich dont elle dirige le festival à Hambourg, et Argerich elle-même, en compagnie [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dédié à la mémoire Nicholas Angelich, le programme pensé par <strong>Martha Argerich</strong> a su faire de sa simplicité son atout principal. Soit deux concertos des plus grands maîtres du genre, Mozart et Beethoven, interprétés respectivement par <strong>Akane Sakai</strong>, grande amie de Martha Argerich dont elle dirige le festival à Hambourg, et Argerich elle-même, en compagnie de l’<strong>Orchestre Philharmonique de Marseille</strong>.</p>



<p>La pianiste japonaise s’empare du fascinant <em>Concerto n°9 </em>avec délicatesse et poésie. L’orchestre, à l’écoute de ses subtils changements de tempi et d’inflexion, où la pulsation s’emballe et se brouille, s’enroule dans ses arpèges aux tournants souvent inattendus. Les trilles s’y font plus mélancoliques que doucereusement mélodieux. Akane Sakaï prend le risque de la lenteur, de la dissonance exposée dans toute sa splendeur, dans ses échanges avec l’orchestre comme dans ses nombreux passages solistes, qui laissent. Cette sensibilité reste intacte dans la <em>Mazurka </em>de Spielmann donnée en bis, ainsi que dans les <em>Contes de ma mère l’Oye </em>donnés en intégralité en bis par les deux musiciennes, visiblement ravies de partager ensemble ce joli moment.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Insuffler du génie</mark></strong></p>



<p>Au retour de l’entracte, Martha Argerich s’impose dès l’introduction orchestrale du <em>Concerto n°2</em>, menée tambour battant par la direction énergique de <strong>Lionel Bringuier</strong>. Le toucher est ici tout aussi cristallin, mais redoutablement articulé. Chaque note semble ici se voir accorder la même intention, et chaque trait, chaque thème, chaque mélodie chante avec le même supplément d’âme, la même intensité. L’adagio central rappelle évidemment Mozart&nbsp;: ses chromatismes singuliers et prodigieux, ses changements d’humeur imprévisibles. Les gavottes de la <em>Suite anglaise n°3 </em>données en bis rappellent habilement ce que le piano concertant de Mozart doit au contrepoint de Bach. Les voix se chamaillent, s’imitent et se répondent sur des phrases touchant tour à tour au tragique, au grotesque ou à la plaisanterie. Rares sont les interprètes sachant insuffler du génie à des partitions pourtant déjà sublimes&nbsp;: Martha Argerich est de celles-là, et le public, lui hurlant des «&nbsp;<em>je t’aime&nbsp;!&nbsp;</em>» à chaque sortie de scène, ne semble pas s’y tromper.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 décembre</mark> à l’auditorium du Palais du Pharo, Marseille. </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/une-martha-argerich-divine-au-palais-du-pharo/">Une Martha Argerich divine au Palais du Pharo </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Le combat d’un chef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 10:30:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa nomination en tant que directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le jeune chef italien Michele Spotti était très attendu par le public de l’Opéra. Quelques jours après avoir assuré durant tout le mois de novembre la direction de Turandot à Bastille, le revoilà donc de retour à Marseille, et plus précisément à [&#8230;]</p>
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<p>Depuis sa nomination en tant que directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le jeune chef italien <strong>Michele Spotti </strong>était très attendu par le public de l’Opéra. Quelques jours après avoir assuré durant tout le mois de novembre la direction de <em>Turandot </em>à Bastille, le revoilà donc de retour à Marseille, et plus précisément à l’auditorium du palais du Pharo, pour son premier concert en tant que chef titulaire. Et qui plus est sur un programme ambitieux, assez éloigné du répertoire habituel de l’orchestre pour surprendre, et pourtant constitué d’œuvres passionnantes à jouer comme à entendre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des grands noms convoqués</mark></strong></p>



<p>Le concert s’ouvre sur la <em>Pulcinella-Suite </em>de Stravinsky, sorte de manifeste pour un retour aux fondamentaux après l’éclat du <em>Sacre du printemps</em>, pétri d’influences plus baroques que classiques, au premier rang desquels Bach et son art inégalé du contrepoint. Composée sous sa forme ballet pour orchestre et voix, la pièce redistribue dans sa version orchestrale le chant aux instruments&nbsp;et tout particulièrement au hautbois de l’impeccable <strong>Ivan Kobilskiy</strong>, très présent tout au long du concert, mais aussi au premier violon de <strong>Marcello Miramonti</strong>.&nbsp;</p>



<p>On s’aventure avec Richard Strauss et son <em>Concerto pour hautbois</em> vers les mêmes paysages mélancoliques&nbsp;: Bach semble avoir laissé la place à Mozart et à son sens des proportions, mâtiné de mélancolie. Le hautbois de l’impressionnant soliste <strong>Francesco di Rosa </strong>dialogue, comme c’est souvent le cas dans l’orchestre straussien, avec l’alto lyriquissime de <strong>Magali Demesse</strong>.</p>



<p>C’est enfin Beethoven que l’on croit entendre en remontant encore un peu plus loin, chez Schubert, dans cette <em>Symphonie n°4 dite «&nbsp;La Tragique&nbsp;» </em>pourtant bien moins déchirante que ses partitions ultérieures. L’orchestre déclame d’une seule voix cette œuvre de jeunesse rarement jouée, et pourtant très habitée. Avec une joie redoutablement communicative.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> au Palais du Pharo, Marseille.</pre>
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		<title>Interpréter Chopin </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 17:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Bruce Liu]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Lawrence Foster]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Philharmonique de Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les gradins du parc de Florans étaient combles pour assister au retour de Bruce Liu qui avait conquis La Roque d’Anthéron le 25 juillet 2022 (journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/) avec le même piano, un Fazioli de concert, sur lequel il avait remporté le 18ème concours international Frédéric Chopin de Varsovie en 2021.  L’Orchestre Philharmonique de Marseille, créé en 1981 par Janos [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Les gradins du parc de Florans étaient combles pour assister au retour de <strong>Bruce Liu</strong> qui avait conquis La Roque d’Anthéron le 25 juillet 2022 (<a href="https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/</a>) avec le même piano, un Fazioli de concert, sur lequel il avait remporté le 18<sup>ème</sup> concours international Frédéric Chopin de Varsovie en 2021. </p>



<p>L’<strong>Orchestre Philharmonique de Marseille</strong>, créé en 1981 par Janos Furst, offrait avec ses quatre-vingt-huit musiciens un écrin particulièrement heureux aux traits pianistiques du jeune artiste. Sous la houlette de&nbsp;<strong>Lawrence Foster</strong>&nbsp;qui a propulsé cette belle formation à un niveau international, l’orchestre s’attachait d’abord à l’<em>Ouverture de Guillaume Tell&nbsp;</em>de Rossini, démonstration de l’étendue de sa palette au fil des quatre parties de la célèbre partition&nbsp;: incipit par les premières notes veloutées du violoncelle solo, calme alpin des montagnes suisses en un quintette arpégé empli de lyrisme, tempête orageuse peinte par les trémolos des violons, le crescendo de l’orchestre, le déchaînement des cuivres, le retour à un paisible tableau pastoral où le cor anglais réitère un «&nbsp;ranz des vaches&nbsp;» que la flûte vient bercer avant le brillant et brusque fortissimo d’une cavalerie (sans doute le passage le plus connu&nbsp;!), les galops s’éloignent puis éclatent en une étourdissante coda avant l’exultation finale et victorieuse.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Double défi&nbsp;</mark></strong></p>



<p>À la demande du directeur artistique du festival,&nbsp;<strong>René Martin</strong>, Bruce Liu avait accepté le pari impossible d’enchaîner les&nbsp;<em>Concertos n° 1</em>&nbsp;et&nbsp;<em>n° 2</em>&nbsp;de Chopin, une véritable prouesse physique (un marathon musical aux infinies exigences&nbsp;!).&nbsp;&nbsp;Le pianiste retrouvait un Fazioli pour l’occasion (pas «&nbsp;le&nbsp;» Fazioli du concours cependant) dont les sonorités moelleuses se marièrent à la finesse du jeu tout à la fois, élégant, virtuose, dépouillé, de l’interprète qui, s’il prit quelques libertés avec le texte, rendit avec justesse l’esprit du compositeur, tel que la légende nous l’a transmis. Après une introduction orchestrale de quelques trois minutes, le piano entre en scène sur le&nbsp;<em>Maestoso</em>&nbsp;du&nbsp;<em>Concerto n° 2 en fa mineur opus 21</em>&nbsp;(oui, foin des élucubrations mathématiques, le deux a été chronologiquement composé avant le un, et la soirée redonnait sa place temporelle aux deux œuvres&nbsp;!).&nbsp;&nbsp;La solennité du début cède vite le pas à un chant intime. «&nbsp;<em>Il faut chanter avec les doigts</em>&nbsp;» disait le maître polonais à ses élèves. Bruce Liu en apporte l’éblouissante démonstration&nbsp;: pas de recherche de virtuosité tonitruante, le jeu est tout de simplicité, d’évidence. Le chant du piano a le ton d’une conversation semée d’orages passionnés… la légende veut qu’à l’époque de la composition de ce concerto, Frédéric Chopin était amoureux de Constance Gladkowska, chanteuse rencontrée au Conservatoire de Varsovie (même si la dédicace est au nom de la comtesse Delphine Potocka). Peu importent les potins&nbsp;! Le deuxième mouvement,&nbsp;<em>Larghetto</em>, a les couleurs d’un nocturne aux variations lyriques dont les phrasés s’achèvent en murmures. Le piano chuchote, habité des frémissements mouvementés d’une âme, le fil musical tutoie l’infime et l’universel tout à la fois, se lie au chant des cigales. L’<em>allegro vivace&nbsp;</em>retrouve une respiration échevelée emportée par un rythme de mazurka dans le ruisseau fougueux des notes.&nbsp;</p>



<p>Le deuxième&nbsp;<em>Concerto, le n° 1 en mi mineur opus 11</em>, plus ample que le précédent est teinté d’un climat pensif où le piano love ses modulations comme de délicates improvisations. Le cor occupe une place toute particulière sans doute pour sa sonorité pastorale qui renvoie au paradis perdu d’une utopie joyeuse de la campagne. La romance du deuxième mouvement prend des allures de rêverie onirique. Le jeune interprète apporte sa lecture fine à l’œuvre, inclut l’assistance dans sa rêverie, dans le filet arachnéen des inflexions de son jeu. La complicité entre l’artiste et le chef d’orchestre est sensible, l’un séduit par l’autre. Lawrence Foster au pas duquel le jeune homme adaptera le sien lors de leur départ, adressera un clin d’œil espiègle au pianiste lors d’un passage particulièrement réussi. La légèreté de cette musique s’accorde aux souffles du vent dans les grands arbres du parc, tout n’est plus que vibration, échos, ondes spirituelles où affleure parfois un discret amusement. En bis, avant de mimer son besoin de repos, Bruce Liu offrira le&nbsp;<em>Prélude en si mineur BWV 855</em>&nbsp;de Bach et la&nbsp;<em>Valse en ré bémol majeur</em>&nbsp;(«&nbsp;valse minute&nbsp;») de Chopin. Nuit enchantée&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné le 30 juillet au Parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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