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	<title>Archives des Orlan - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Orlan - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un festival pour les droits des femmes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 15:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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<p>Coordonné par la cinémathèque Gnidzaz, le programme de cette première édition du festival <strong><em>Lumières de Femmes</em></strong> a été élaboré dans une démarche participative avec et par les habitantes et habitants, jeunes et moins jeunes, les centres sociaux, les associations, les établissements culturels et les artistes. Les propositions qui ont émergé lors de tous ces échanges ont été regroupées en six catégories : expositions, rencontres littéraires, société et témoignages, cinéma, musique et danse, sport. Elles permettent d’ouvrir le débat sur des sujets variés tels que la condition de la femme en Iran, la lutte contre les violences faites aux femmes, la force intérieure des femmes et leurs capacités de résilience, la théorie du <em>female gaze</em>, la mixité et la parité&#8230; Une invitation à mesurer à quel point tant de choses restent encore à accomplir pour bâtir une société vraiment égalitaire, où les femmes et les hommes auraient les mêmes droits, et où les violences faites aux femmes seraient éradiquées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Female gaze, MMA et Alice Guy</mark></strong></p>



<p>Parmi les nombreux rendez-vous, l’exposition <em>Inverser le «&nbsp;male gaze&nbsp;»</em> autour du concept théorisé en 1975 par Laura Mulvey, réalisatrice britannique et militante féministe, qui désigne toute représentation de la femme construite par un point de vue masculin. Sept artistes plasticiennes contemporaines (<strong>Corine Borgnet</strong>,<strong> Isabelle Lévenez</strong>,<strong> Milena Massardier</strong>,<strong> Myriam Mechita</strong>,<strong> Orlan</strong>,<strong> Nazanin Pouyandeh </strong>et<strong> Maryline Terrier</strong>) déclinent dans cette exposition leur « <em>female gaze</em> », et les combats qui y sont associés.&nbsp;</p>



<p>Des combats féminins qui passent aussi par le cinéma&nbsp;avec plusieurs projections. Des anciennes adolescentes qui racontent leur passage en maison de correction dans <em>Mauvaises filles</em> (23 avril à 15h30, salle Jean Renoir) à <em>Marie Trintignant, tes rêves brisés</em> (7 mai à 17&nbsp;h, salle Jean Renoir), portait intime de l’actrice par sa mère Nadine, en passant par <em>Divertimento</em> (5 mai à 18h30, La Cascade) sur l’orchestre éponyme et <em>Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché</em> (3 mai à 18&nbsp;h, salle Jean Renoir), documentaire sur la première femme réalisatrice, productrice et directrice de studio de l’histoire du cinéma, mené tel une enquête visant à faire (re)connaitre la cinéaste et son œuvre de par le monde.&nbsp;</p>



<p>Du côté de la littérature, une rencontre autour des conditions des femmes en Iran (29 avril à 16 h, médiathèque Louis Aragon) en présence de <strong>Fariba Hachtroudi</strong>, journaliste, écrivaine, présidente de Mo-Ha – association Mohsen Hachtroudi et de <strong>Mahnaz Shirali</strong>, sociologue et politiste, animée par <strong>Bernard Fauconnier</strong>.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Lumières de Femmes<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 7 mai<br></mark>Divers lieux, Martigues</pre>
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		<title>Le corps au féminin sort du cadre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 10:08:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Arnaud Bestieu]]></category>
		<category><![CDATA[Art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Soria]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Polaris centre d’art]]></category>
		<category><![CDATA[Orlan]]></category>
		<category><![CDATA[Pilar Albarracín]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Implanté au cœur de la ville, Le Polaris centre d’art a été inauguré en juin 2022, délaissant ses «&#160;vieux habits&#160;» au charme ancien (petites salles en pierres voutées) pour un bâtiment ultra moderne. Un white cube propice aux installations et aux expositions de grands formats comme actuellement le face à face entre Orlan et Pilar [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Implanté au cœur de la ville, Le Polaris centre d’art a été inauguré en juin 2022, délaissant ses «&nbsp;vieux habits&nbsp;» au charme ancien (petites salles en pierres voutées) pour un bâtiment ultra moderne. Un <em>white cube</em> propice aux installations et aux expositions de grands formats comme actuellement le face à face entre<strong> Orlan</strong> et <strong>Pilar Albarracín</strong>. Le seul hic reste l’absence de signalétique qui nous fait errer un long moment à la recherche de ses immenses façades en verre coincées entre deux enseignes commerciales du Forum des Carmes…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une exposition, deux volets</mark></strong></p>



<p>Évoquer les femmes rebelles, inventives, aventureuses, décomplexées, libres, qui font exploser les codes sociétaux en vigueur en abordant la mort, la sexualité, le désir, la vieillesse, la virilité, nécessitait bien deux expositions&nbsp;! La première est une conversation haute en couleur entre l’artiste française Orlan et la sévillane Pilar Albarracín qui luttent contre l’invisibilité des femmes dans la société, et notamment dans l’art. Orlan jette aux orties les modèles normés, imposés en manipulant son corps par un travail charnel, le modifiant et l’hybridant constamment&nbsp;; Pilar Albarracín traque les contradictions des traditions cultuelles et religieuses espagnoles dans des mises en scène individuelles ou collectives. Et use de métaphores autour du corps et de la tauromachie pour dénoncer «&nbsp;une pensée patriarcale fondée sur la domination, la violence et la mort&nbsp;». Photographies, objets et films témoignent, par-delà leurs différences formelles, de leur engagement commun. Le second volet réunira 22 artistes internationales, de <strong>Ghada Amer</strong> à <strong>Joana Vasconcelos</strong>, de <strong>Alexandra Arnaud Bestieu</strong> à <strong>Jeanne Susplugas</strong>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Le-Polaris-centre-dart-a-ete-inaugure-en-juillet-2022-%C2%A9-Ville-dIstres.jpg?resize=696%2C391&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118851" width="696" height="391" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Le-Polaris-centre-dart-a-ete-inaugure-en-juillet-2022-%C2%A9-Ville-dIstres.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Le-Polaris-centre-dart-a-ete-inaugure-en-juillet-2022-%C2%A9-Ville-dIstres.jpg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Le-Polaris-centre-dart-a-ete-inaugure-en-juillet-2022-%C2%A9-Ville-dIstres.jpg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Le-Polaris-centre-dart-a-ete-inaugure-en-juillet-2022-%C2%A9-Ville-dIstres.jpg?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Polaris &#8211; centre d’art a été inauguré en juin 2022 © Ville d’Istres</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre beauté et liberté</mark></strong></p>



<p>Pour la commissaire d’exposition <strong>Catherine Soria</strong>, «&nbsp;ces irréductibles font de la beauté une manière d’être et de penser librement la place des femmes dans notre société&nbsp;». Une place hors norme au vu des diktats patriarcaux, et c’est en cela, justement, qu’elles interpellent. Qu’elles interrogent, levées vent de bout contre le machisme, jusque dans les rangs de l’art où elles ont acquis leur notoriété.Dès les années 1960, Orlan reconsidérait le statut du corps féminin dans des happenings mémorables, des vidéos, des photos, s’opposant à toutes formes de suprématie. De domination masculine notamment. Au point de faire de son propre corps une œuvre à part entière, matière à la métamorphose&nbsp;: transformations, excroissances, opérations chirurgicales, mises en scène, travestissements, etc. <strong>Julie Crenn</strong>, critique d’art, souligne sa force, son humour et sa détermination à se jouer de la plasticité de son corps et de son apparence, et ce depuis son <em>Manifeste de l’art charnel</em> en 1975&nbsp;! Près de cinquante ans plus tard, Orlan est toujours une figure iconique de l’art contemporain qui a ouvert la voie aux artistes femmes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’individuel au collectif</mark></strong></p>



<p>Dans l’œuvre protéiforme de Pilar Albarracín, l’exposition a sélectionné une série d’autoportraits photographiques de facture classique. En apparence, seulement, car la main de l’artiste espagnole a fait son œuvre patiemment, redessinant le plastron des robes traditionnelles de flamenco de tracés anatomiques (squelette, intestins) ou poétiques (racines). Le tout sur fond de papier argenté froissé. Des représentations mi-déesses mi-madones qui donnent à voir l’extérieur et l’intérieur du corps féminin… Une autre œuvre singulière, réalisée à Istres, réunit un groupe de femmes couchées au sol, imbriquées les unes dans les autres et revêtues de la robe fétiche. Clin d’œil à une performance réalisée en 2018 au musée Picasso à Paris, intitulée <em>En la piel del otro – dans la peau de l’autre</em> qui évoquait les femmes assassinées en temps de guerre et les féminicides. Une autre image – forte – de la sororité.</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Orlan et Pilar Albarracín</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Premier volet jusqu’au 30 avril<br></mark><strong>Exposition collective</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 mai au 14 juin<br></mark>Le Polaris centre d’art, Istres<br>04 42 55 17 10</pre>
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