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	<title>Archives des Passion bleue - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Passion bleue - Journal Zebuline</title>
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		<title>Châteauvallon-Liberté a toujours la « Passion Bleue »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 09:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis six éditions, Passion Bleue s’attache à questionner la place qu’occupe la mer dans nos vies et nos imaginaires, à travers des points de vue aussi bien onirique, que scientifique et politique. Cette année, le festival interdisciplinaire de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté invite à imaginer un autre rapport à la nature et évidemment, aux milieux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis six éditions, <em>Passion Bleue </em>s’attache à questionner la place qu’occupe la mer dans nos vies et nos imaginaires, à travers des points de vue aussi bien onirique, que scientifique et politique. Cette année, le festival interdisciplinaire de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté invite à imaginer un autre rapport à la nature et évidemment, aux milieux aquatiques et marins. Il propose à ce titre une approche métaphorique et poétique de ces questionnements en puisant dans la mythologie grecque où la mer occupe une place centrale. C’est par exemple le cas du ciné-rencontre programmé le soir de l’ouverture autour du documentaire <em>La Mesure des choses </em>de <strong>Patric Jean </strong>(27 mai), qui s’inspire de Dédale et Icare pour interroger la manière notre rapport à la mer, et la volonté de la contrôler. Mais aussi d’<em>Ulysse</em>, célèbre pièce chorégraphique de <strong>Jean-Claude Gavotta </strong>dans une version revisitée, qui clôturera <em>Passion Bleue</em> le 6 juin à l’amphithéâtre Châteauvallon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème mythologique de la métamorphose est particulièrement central dans la programmation. Dans <em>L’Homme-Poisson </em>(du 27 au 29 mai), le dramaturge et comédien <strong>David Wahl </strong>se rêve amphibien, tandis que le performeur<strong> Éric Arnal-Burtschy</strong> invite le public, installé dans des transats suspendus, à se mettre dans la «&nbsp;peau&nbsp;» d’un arbre ou d’une pierre, immobile et soumis aux éléments dans la performance immersive <em>Je suis une montagne</em> (du 27 au 30 mai).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vue Sur Mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains événements programmés dans le cadre du festival aborde la question par des angles plus ouvertement politiques. L’autrice et metteuse en scène<strong> Anaïs Allais Benbouali </strong>s’empare de la question de l’exil en partant de récit de rescapé·es de l’Ocean Viking, navire de sauvetage de SOS Méditerranée, et tente de mettre à portée d’enfant la complexité du sujet dans le spectacle musical <em>Esquif</em> (les 2 et 3 juin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second ciné-rencontre du festival s’intéresse lui aussi à des bateaux et celleux qui travaillent dessus : <em>Protéger </em>réalisé par <strong>Eléonore Krempff</strong> (1<sup>er</sup> juin) propose de faire découvrir les différents métiers existant au sein de la Marine nationale, leurs missions à travers «&nbsp;<em>un regard direct et incarné</em>&nbsp;», dans un documentaire produit par la Marine nationale. Un choix détonnant, justifié par le quadricentenaire de la Marine et l’envie du théâtre de s’intéresser à tous les types de rapport à la mer.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br>Passion Bleue<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 27 mai au 6 juin<br></mark></strong><br>Châteauvallon-Liberté, scène nationale d’Ollioules et Toulon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Face à l’urgence, une Passion bleue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 15:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Collectif Eskandar]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Aminthe]]></category>
		<category><![CDATA[La-Seyne-sur-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Passion bleue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectif Eskandar, porté par l’écrivain et metteur en scène Samuel Gallet, navigue entre théâtre, écrits, musiques et performances pour interroger les enjeux existentiels d’un monde en crise. Leur cheminement créatif se déroule en trois temps : une phase de rencontre et d’observation, une phase d’écriture et une restitution, intitulée Conjuration. Ce 19 mars, au Théâtre Liberté, était donné leur travail effectué dans la rade de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le collectif <em>Eskandar</em>, porté par l’écrivain et metteur en scène <strong><a href="https://www.instagram.com/samuel.gallet/">Samuel Gallet</a></strong>, navigue entre théâtre, écrits, musiques et performances pour interroger les enjeux existentiels d’un monde en crise. Leur cheminement créatif se déroule en trois temps : une phase de rencontre et d’observation, une phase d’écriture et une restitution, intitulée <em>Conjuration</em>. Ce 19 mars, au Théâtre Liberté, était donné leur travail effectué dans la rade de Toulon quelques jours plus tôt, où Zébuline était.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Embarquement&nbsp;</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">19 mars, 9 h30. C’est l’heure d’embarquer&nbsp;sur la navette,&nbsp;et&nbsp;l’équipage s’appelle <strong>Samuel Gallet</strong>,&nbsp;<strong>Pierre Morice</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Julie Aminthe</strong>,&nbsp;tous du <a href="https://www.lecollectifeskandar.net">collectif Eskandar</a>. Leur cap, les chantiers navals de la Seyne-sur-Mer.&nbsp;L’objectif est de rencontrer&nbsp;les anciens ouvriers&nbsp;de ces chantiers fermés depuis 1989.&nbsp;Une douzaine d’entre eux&nbsp;attendent déjà sur le quai quand le bateau arrive, et très vite l’échange se fait. En un instant,&nbsp;les trois artistes&nbsp;se&nbsp;fondent&nbsp;dans le public, s’immergent&nbsp;dans leurs récits, captent les&nbsp;émotions.&nbsp;Une émotion omniprésente tant l’histoire de cette industrie reste gravée dans les corps et les cœurs des ex-ouvriers.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="689" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?resize=500%2C689&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128956" style="width:298px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?resize=150%2C207&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?resize=300%2C413&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/unnamed-file-1.png?resize=305%2C420&amp;ssl=1 305w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© L.B.F.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a les problèmes de santé liés l’amiante, omniprésente à l’époque, qui a déclenché des cancers chez certains. Les conditions de travail aussi, très difficiles&nbsp;: charges lourdes qui cassent les dos,&nbsp;absence&nbsp;de casques sur les oreilles malgré le bruit&nbsp;omniprésent&nbsp;– beaucoup sont aujourd’hui sourds ou malentendants. Et il y a la fermeture des chantiers, d’une telle brutalité qu’elle a causée nombre de dépressions nerveuses, divorces, ou suicides. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes, d’une écoute attentive, se sont contentés de poser des questions, et de prendre des notes.&nbsp;Assez pour écrire&nbsp;un spectacle&nbsp;et r<a></a>endre hommage à ces cabossés de la vie et du capitalisme. Injustement oubliés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">LILLI BERTON FOUCHET</p>



<pre class="wp-block-verse">Cet échange entre&nbsp;l’équipe artistique de <a href="https://www.samuelgallet.net">Samuel Gallet</a> et les anciens des chantiers navals de La-Seyne-sur-Mer a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">mercredi&nbsp;19&nbsp;mars</mark>, dans le cadre de&nbsp;<strong><em>Passion bleue</em></strong>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a> </p>
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		<title>Des bleus à l’âme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 09:39:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Marseille, les arts décoratifs déclinent leurs collections et leurs différents pigments bleus, sur le corps, la faïence, la peinture. Plus allégorique la Passion bleue à Toulon est celle de la mer, jusque dans ses tragédies. Et tandis qu’à la Friche on cherche à verdir la ville pour la rendre, par bribes, habitable, à Gap [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, les arts décoratifs déclinent leurs collections et leurs différents pigments bleus, sur le corps, la faïence, la peinture. Plus allégorique la <em>Passion bleue</em> à Toulon est celle de la mer, jusque dans ses tragédies. Et tandis qu’à la Friche on cherche à verdir la ville pour la rendre, par bribes, habitable, à Gap le Cercle de Midi avance que la ruralité a des modèles de production culturelle inédits. Un avenir en vert, un avenir en bleu&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les couleurs n’ont de réalité physique que notre perception, notre regard qui saisit les fréquences lumineuses et en transmet le message, à décoder. Produit de notre cerveau, sujet de nos subjectivités, la couleur est difficilement dissociable de sa symbolique. Le vert, couleur écologique, s’affranchit peu à peu de la verdeur des pousses et de la naïveté de la jeunesse mais y reste, inconsciemment, associé. Le rouge, couleur du combat et de la vivacité, est aussi celui du sang, de la violence effrayante. Mais le bleu&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Couleur de l’infini du ciel et de la mer se reflétant l’un l’autre, est aussi celui des uniformes et de la douleur, des bleus à l’âme, des mots bleus, du blues et du spleen. Et des petits garçons, construits sur une opposition binaire avec les petites filles en rose. Que les suffragettes anglaises refusèrent en adoptant le violet féministe comme une alliance, en elles, des deux genres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rainbow warrior</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Décrétée «&nbsp;couleur incontournable en 2024&nbsp;» par les magazines de mode et de déco d’intérieur, la résurgence de la couleur bleue aurait-elle à voir avec le retour de la droite, voire du masculinisme, sur la scène internationale&nbsp;? Les différentes nuances de bleu, surtout marine, s’affichent aujourd’hui comme un symbole d’apaisement&nbsp;face au mélange des genres, aux revendications féministes, au rainbow flag LGBTQI+, au rouge communiste, au vert écologiste, bref, à toutes les couleurs woke.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme une force sourde, imposant leur robustesse, les artistes aujourd’hui rappellent que le bleu est aussi la couleur que les coups laissent sur les corps. Stanislas Nordey incarne Henri Alleg qui imposa ses convictions communistes face à l’armée tortionnaire pendant la bataille d’Alger. Les <em>Suppliques</em> rappellent que l’horreur du Vél’d’Hiv était légale et perpétrée par 9 000 Français en uniforme aux ordres de l’État français. Que le bleu de la loi a quelquefois viré au brun.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet azur sombre, celui du <em>Flamenco Azul</em> se revendique inclusif, mondial et populaire. Marseille ouvre le portail Mars Imperium et explore sans complaisance sa mémoire impériale,&nbsp; coloniale et post-coloniale. Et le <em>Dictionnaire des Marseillaises</em> convoque une autre histoire qui tarde à s’écrire dans l’espace public.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture sur le monde d’un <em>Babel Minots</em> s’exerce dès le plus jeune âge&nbsp;: la joie bigarrée de la jeunesse, rebelle à l’uniforme qu’on veut lui imposer dans les écoles, reste étrangère à la couleur dominante de l’apaisement, tourne le dos au ciel qui s’assombrit. Dans sa diversité inclusive elle ouvre un autre chemin, vers un ciel strié d’un arc-en-ciel triomphant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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