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	<title>Archives des patriarcat - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des patriarcat - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Condition : Tout peut –il recommencer ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’amour parcourt les films de Jérôme Bonnell qui en explore toutes les facettes, de l’enfance à l’âge adulte depuis Le Chignon d’Olga (2002) jusqu’à sa série prévue pour 2026, Un jour on fera l’amour. Son nouveau film, La condition, qui avait pour titre au départ Tout recommencera, ne fait pas exception. Mais c’est la première [&#8230;]</p>
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<p>L’amour parcourt les films de <strong>Jérôme Bonnell</strong> qui en explore toutes les facettes, de l’enfance à l’âge adulte depuis <em>Le Chignon d’Olga</em> (2002) jusqu’à sa série prévue pour 2026, <em>Un jour on fera l’amour</em>. Son nouveau film, <em>La condition</em>, qui avait pour titre au départ <em>Tout recommencera</em>, ne fait pas exception. Mais c’est la première fois que le cinéaste s’attelle à une adaptation&nbsp;: celle d’un roman de <strong>Léonor de Récondo,</strong><em> Amours</em> (sic&nbsp;!) dont l’histoire se déroule au début du XXe siècle. Un film en costumes donc mais au thème très actuel, la situation des femmes face au patriarcat.</p>



<p>Mois d’avril 1908. Une grande maison bourgeoise. Une jeune femme qu’on habille, qu’on corsette&nbsp;; c’est Victoire, (<strong>Louise Chevillotte,</strong> que Jérôme Bonnell avait déjà fait tourner dans <em>Les hautes herbes</em>) femme d’André (<strong>Swann Arlaud</strong>) un notaire, qui semble sûr de lui, imbu de sa personne mais au fond sous l’emprise de sa mère (Incroyable <strong>Emmanuelle Devos</strong>, méconnaissable). Alitée, ne parlant plus, véritable tyran, elle maltraite les employées de maison et sa bru.’&nbsp;«&nbsp;<em>C’est la méchanceté qui coule dans tes veines</em>&nbsp;» lui jettera un jour un fils, excédé et que la frustration rend violent. Les deux époux font chambre à part et en bon patron, André s’occupe de la bonne, Céleste (<strong>Galatéa Bellugi</strong>&nbsp; vue récemment dans <em>L’Engloutie</em> de Louise Hémon ) A la suite de ses assauts, Céleste se retrouve enceinte et n’a pas son mot à dire. Bien entendu, craignant de se faire renvoyer, elle cache sa grossesse durant six mois&nbsp;; il est donc trop tard pour «&nbsp;faire passer&nbsp;» l’enfant. Victoire n’a sans doute pas eu son mot à dire non plus, avant d’être mariée à André et les rapports avec son mari ne leur ont pas donné d’héritier. Une solution est trouvée&nbsp;: Céleste ne sera pas renvoyée, mettra au monde l’enfant qui deviendra le fils des maitres. Cet arrangement, inhumain, terrible pour Céleste, va peu à peu rapprocher les deux «&nbsp;mères&nbsp;»&nbsp;: En secret, elles s’occupent ensemble du bébé&nbsp;; leurs corps se rapprochent, faisant naitre une grande tendresse entre ces deux femmes que leur condition sociale opposait, maitresse et servante, et leur révélant peu à peu leur désir.. Tout peut –il recommencer&nbsp;?</p>



<p>Dans une mise en scène classique, sobre et fluide, des décors très soignés conçus par la cheffe décoratrice, <strong>Catherine Jarrier-Prieur</strong>, <em>La Condition</em> traite à la fois les rapports sociaux, dominant –dominé, les rapports imposés aux femmes par le patriarcat et le tabou de l’homosexualité. La caméra de <strong>Pascal Lagriffoul</strong> a su saisir les émotions des deux femmes superbement interprétées, filmant avec délicatesse les visages et les corps qui se découvrent. Quant à <strong>Swann Arlaud,</strong> il incarne avec justesse cet homme dont on découvrira le secret.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em>La Condition</em> sort en salles le 10 décembre</p>



<p>© Diaphana</p>
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		<title>[Canebière Film Festival] Être ou ne pas être la femme de… ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 17:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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<p>Une rue, la nuit. Une jeune femme qui se fait agresser, s’enfuit et monte dans un bus, l’air hagard. Un passager la regarde fixement. Cette séquence initiale du film de David Roux, <em>La Femme de</em>, adapté du roman d’<strong>Hélène Renoir,</strong> <em>Son nom d’avan</em>t (1998) trouvera son sens plus tard.</p>



<p><em>La Femme de, </em>c’est Marianne, la quarantaine (superbe <strong>Mélanie Thierry)</strong> qui arrive avec son mari, Antoine (<strong>Eric Caravaca)</strong> et leurs deux enfants, Laure une adolescente et le jeune Tim, dans une grande maison bourgeoise. La grand -mère vient de mourir et Antoine, le fils ainé, un riche industriel, gère le conseil de famille comme il dirige son entreprise et décide reprendre la maison, rachetant les parts des autres, malgré l’opposition de sa sœur Lili, qu’il chasse. Il faut que quelqu’un s’occupe du patriarche, impotent. Ce sera Marianne ! Dans cette riche famille catholique traditionnelle, on prépare la confirmation de Laure, on organise des repas. Tout repose sur Marianne à la disposition du grand -père, autoritaire, méprisant, dont elle doit s’occuper sans cesse dès qu’il la sonne ! Délaissée par Antoine, maltraitée par sa propre fille…Seul son beau- frère (<strong>Arnaud Valois)</strong> lui accorde attention et baisers… Peu à peu, Marianne se rend compte que cette demeure familiale est une prison dorée dans laquelle elle s’est laissée engloutir : obligations quotidiennes et sociales rythment sa vie. Un jour, un passé oublié ressurgit….</p>



<p>La caméra d’<strong>Aurélien Marra </strong>filme comme un véritable personnage cette maison aux multiples fenêtres, décorée avec soin par <strong>Chloé Cambournac</strong>; les plans de Marianne devant son bow-window révèlent tour à tour sa détresse et ses interrogations existentielles. On retrouve dans ce huis- clos l’atmosphère des films de Chabrol. Mélanie Thierry interprète à merveille cette femme au tournant de sa vie&nbsp;; elle est de tous les plans et son visage exprime superbement sa blessure, ses doutes et ses questions sur l’avenir.<br>Un film qui met en question le pouvoir du patriarcat et donne l’espoir d’une émancipation.</p>



<p>Annie Gava</p>
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		<title>Antoine Chevriollet et « La Pampa »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 09:35:32 +0000</pubDate>
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<p>Le réalisateur présentait son premier long métrage au cinéma Les Variétés (Marseille), avant sa sortie officielle le 5 février</p>



<p>« <em>Sont sortis successivement sur les écrans des films sur la campagne qui ne la jugent pas et ne la prennent pas de haut : </em>Le Royaume<em> de Julien Colonna, </em>Chien de la casse<em> de J.-B. Durand, </em>Vingt Dieux<em> de Louise Courvoisier. Je suis né et j’ai grandi dans un village, à Longué-Jumelles, un village en Anjou… J’y retourne souvent. </em>» Celui qui parle, c’est <strong>Antoine Chevriollet</strong> dont le film <em>La Pampa </em>sort en salles le 5 février. Film présenté en avant-première au cinéma Les Variétés, suivi d’une riche rencontre avec le public, habilement menée par <strong>Maeva Ngabou</strong>.</p>



<p><em>La Pampa,</em> c’est l’histoire de Willy (<strong>Sayyid el Ayami)</strong> et Jojo (<strong>Amaury</strong> <strong>Foucher</strong>), deux ados inséparables, passant leur temps à chasser l’ennui dans un petit village au cœur de la France. Ils se sont fait une promesse : ils partiront bientôt pour la ville. Mais Jojo cache un secret. Et quand tout le village le découvre, les rêves et les familles des deux amis volent en éclat…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un travail en équipe</mark></strong></p>



<p>Un scenario écrit à six mains avec <strong>Bérénice Bocquillon</strong> et <strong>Faïza Guene</strong>, présente à la rencontre. Antoine Chevriollet vient de la série&nbsp;; il a r<a></a>éalisé plusieurs épisodes du<em> Bureau des légendes</em> ainsi que les saisons 2 et 3 de <em>Baron noir.</em></p>



<p>« Je travaille toujours avec les mêmes personnes depuis une dizaine d’années C’est précieux ! Pour le son avec les frères<strong> Galpérine</strong>, j’ai travaillé différemment. Je ne leur ai pas fait lire le scenario, je leur ai raconté l’histoire et fait passer quelques images, puis des photos du tournage. Sacha Galpérine, m’envoyait des lignes de piano et au montage, on s’est retrouvé avec 80% de la musique du film… »</p>



<p>«&nbsp;<em>Chacun a ses références, </em>complète Faïza Guene,<em> il faut trouver une langue commune. Ce sont les histoires d’Antoine. Je me suis intéressée à sa région. Quand Willy marche à travers champs, ou qu’il fait de la moto,&nbsp; je voulais comprendre ce qu’il sentait, ce qu’était son ennui. C’est une histoire qui existe déjà et qu’on doit écrire ensemble sans la dénaturer</em>.&nbsp;» Antoine précise que le tournage a eu lieu à 50 mètres de chez lui, et qu’il était important de sortir de la manière caricaturale de filmer les territoires ruraux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sujet du film</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;Le film est autobiographique à plein d’endroits. Mes parents n’avaient pas les moyens de me payer la pratique sportive qu’est le cross mais la maison où on habitait est à 5 kilomètres de la Pampa, qui existe depuis 30 ans. J’y allais en vélo et étais assez fasciné par le cross vu à travers le grillage. Ce qui m’intéressait, c’était les corps, ces hommes qui jouent ce rôle hyper “testo&nbsp;et muscu”, tous ces comportements offensifs. La moto, c’est une arène&nbsp;: c’est ce qui m’a permis de déconstruire tous ces rapports masculins offensifs.&nbsp;L’écriture du scenario a pris trois ans. Le film m’est venu par des sensations&nbsp;; Il me fallait comprendre ce que voulait me dire le film, en comprendre les enjeux et les thématiques. Il faut se rappeler ce qu’on a vécu de ce moment-là, l’enfermement de l’adolescence, de ses joies et de ses douleurs. De ce moment capital pour l’adulte qu’on va devenir. Par exemple, on voulait raconter ce moment intense où tu choisis quelqu’un&nbsp;: l’importance de la loyauté, de l’amitié et la douleur si tu le perds. On ne peut oublier ce genre d’expérience.&nbsp;»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>I</strong></mark><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">ncarner l’adolescence</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;Deux choses étaient importantes&nbsp;: les dialogues et les trajectoires. Quand les rôles sont incarnés, les dialogues sont lus par les acteurs et actrices et les scènes sont répétées à Paris. Tout le monde se réapproprie les paroles et les situations. Avec la scripte, on sculpte la scène, on accepte ou pas les propositions. Toute la troupe est alors emmenée sur les décors et on répète à nouveau. On se rend compte que parfois, les attitudes, s’adosser à un mur, regarder intensément son pote, sont plus signifiantes que la ligne écrite au scenario. Tout devient réel. On a alors une version validée, stable qui nous permet des «&nbsp;sorties&nbsp;» au moment du tournage, du silence, par exemple.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les décors</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;Ils étaient importants pour moi. Par exemple, l’hôpital&nbsp;: quand je vivais à Longué-Jumelles, il était encore en activité. Maintenant c’est le lieu où les ados se retrouvent. Quand je le montre pour la première fois, en plan large, complétement délabré, c’est une manière politique de montrer le délabrement et l’abandon médical de ce genre de région. On doit se déplacer à Angers à une cinquantaine de kilomètres. Les autres décors ont été tous&nbsp;retravaillés&nbsp;: par exemple, je voulais une moquette très bleue pour la chambre de Willy et des murs jaunes pétard, avec des contrastes pour les vêtements. Je sentais que le film allait être solaire et chaleureux. J’avais l’impression que ma classe et mon territoire, l’Anjou, étaient toujours représentés, sous prétexte de naturalisme, avec des crottes, sous un ciel bas et gris. Cela me dérangeait. On m’a dit, à Paris, que mes personnages étaient trop beaux et qu’il n’y avait pas des gens aussi beaux dans mon village, ce qui est hyper violent. On confond souvent le rapport au naturalisme et au réalisme. J’avais envie que ce soit un film d’une intelligence chaleureuse. Et on a eu à cœur d’être&nbsp; juste y compris dans les costumes.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les hommes</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;Les pères, mis à part Etienne (<strong>Mathieu Demy)</strong> qui peut représenter une alternative, sont défaillants. La figure masculine est problématique et éclairante sur la société. Abandon culturel de ces territoires. La critique du patriarcat est apparue dès le début du film. La question centrale de l’homophobie est une de ses plaies qu’on essaie de disséquer. Essayer de comprendre à partir des deux personnages principaux, des hommes en devenir, comment ça les impacte d’avoir ces modèles – là et comment ils sont capables de résister à cette transmission inévitable. La question des figures paternelles est compliquée dans ces territoires. Il faut accompagner. J’ai eu la chance de m’en extraire. Je suis un transfuge de territoire, pas un transfuge de classe&nbsp;! Aucune étude sociologique n’a été faite sur l’homophobie en milieu rural. C’est un fléau&nbsp;: aucune visibilité et aucune action politique …&nbsp;»</p>



<p>Peut-être <em>La Pampa</em>, un film réussi, pourra-t-il faire douter, faire remettre en question certaines certitudes, et prendre conscience que la violence patriarcale peut tuer.</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS ET MIS EN FORME PAR ANNIE GAVA</p>
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		<title>« La Chanson d’Aïda », douce et amère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 11:30:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Un gadjo est en train de me filmer&#160;!&#160;» Le gadjo c’est Giovanni Princigalli qui a déjà filmé Aïda, 20 ans auparavant. «&#160;En 2001, j’ai fréquenté pendant une année, une famille de Roms roumains très traditionnaliste, patriarcale et marginalisée. Cette famille vivait dans des baraques dans une banlieue de Bari [en Italie… 20 ans après je [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>Un gadjo est en train de me filmer&nbsp;!</em>&nbsp;» Le gadjo c’est <strong>Giovanni Princigalli</strong> qui a déjà filmé Aïda, 20 ans auparavant. <em>«&nbsp;En 2001, j’ai fréquenté pendant une année, une famille de Roms roumains très traditionnaliste, patriarcale et marginalisée. Cette famille vivait dans des baraques dans une banlieue de Bari [en Italie… 20 ans après je les retrouve.&nbsp;</em>»</p>



<p>Aïda était alors une adolescente lumineuse, pleine de rêves, souriant à la vie. Amoureuse de Léonardo Di Caprio, elle voulait devenir mannequin. Giovanni Princigalli donne à voir ses yeux pétillants et son sourire. 20 ans plus tard, c’est une femme, fatiguée, comme prisonnière du clan et de Zeus, l’homme à qui ses parents l’ont mariée, de force. Le mariage ressemblait à des funérailles, commente-t-elle. Zeus qui ne l’aimait pas non plus, la maltraite, la trompe, et l’insulte, même par téléphone quand il est loin, entre l’Angleterre et Craiova où il construit la maison. Hors de question qu’elle divorce pour ses parents qui, pourtant, représentés la gauche dans une élection locale – où ils étaient d’ailleurs les premiers roms à s’y présenter. Aïda, de plus en plus dépressive, enfermée dans cette vie, dans son manque d’amour, fait un troisième enfant pour «&nbsp;<em>retrouver l’envie de vivre&nbsp;</em>»<em>…</em></p>



<p><em>La chanson d’Aïda</em> qui oscille entre passé et présent, entre lumière et ombre, non seulement nous plonge en immersion, dans le camp de Roms, sans cesse nettoyé, balayé, rangé, par les femmes de la communauté qui assument bien des tâches, mais aussi dans l’intimité de ceux et celles qui y vivaient déjà 20 ans auparavant. Ils sont toujours là. Le père d’Aïda, le chef du camp dont il se sent responsable, toujours amoureux de sa femme. Pour elle, Ligia, qui n’a pas eu le choix de son mari, tout comme sa fille, l’important est d’être sincère l’un envers l’autre. Une mère qui confie à sa fille qu’elle aussi a eu une dépression&nbsp;: une belle séquence de complicité tendre. Le regard de Giovanni Princigalli sur ses protagonistes toujours bienveillant et incisif, ne juge pas et laisse aux spectateurs le choix de plaindre et/ou d’admirer Aida&nbsp;: <em>«&nbsp;Je te jure que je lutte pour mes 3 enfants. Je ne veux pas les voir souffrir comme j’ai souffert. Je veux pouvoir les aider&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>Habilement tricoté, entre les images de son premier documentaire consacré aux Roms, <em>Japigia Gagi</em>, celles qu’il a tournées en 2021 et quelques séquences d’animation, ponctuées par quelques chansons dont l’entrainante <em>Rumelaj</em> de <strong>Faraualla</strong> ou la délicieuse <em>Nié bouditié</em> de <strong>Bratsch et Lhasa</strong> lors de la veillée autour du feu, <em>La chanson d’Aïda</em> est aussi une histoire de lutte. Celle d’un peuple qui, depuis des années, tente d’exister, de se battre contre les préjugés. Un carton à la fin nous rappelle que dans les années 1940, le régime fasciste a bâti sur le territoire italien 23 camps de concentration pour les Roms et qu’entre 500 000 et un million d’entre eux ont été massacrés. <em>«&nbsp;Aujourd’hui encore l’Italie semble être le pays où les sentiments anti-Roms sont les plus généralisés malgré une population rom assez faible&nbsp;»</em></p>



<p>Giovanni Princigalli a dédié son film, d’une grande humanité, au sociologue et député <strong>Franco Cassano</strong>, né à Bari et décédé fin 2021, dont il a été l’élève. <em>La Chanson d’Aîda</em> a obtenu le Prix du meilleur documentaire au Salina Doc Fest qu’organise chaque fin d’été Giovanna Taviani et a été presnté dans le cadre du PRIMED.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>
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		<title>Mâle du siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 12:40:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Confessions d’un hétérosexuel légèrement dépassé]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Beigbeder]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriel Matzneff]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Depardieu]]></category>
		<category><![CDATA[masculinité]]></category>
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<p><em>« Ne pensez jamais qu’un homme est autre chose qu’un sexe en quête de plaisir. » </em>Cette sentence parmi d’autres éhontées <em>Confessions d’un hétérosexuel légèrement dépassé </em>devrait nous alerter. Mais parce qu’elle émane d’un Frédéric Beigbeder affable, d’autant plus convaincant qu’il admet volontiers ses limites et excès, et d’autant plus pernicieux qu’il sait se montrer charmant et déférent, elle ne provoque pas le scandale attendu. La bienveillance, ou du moins la mollesse de l’accueil fait à ce pensum a de quoi déconcerter. Elle abasourdit lorsqu’elle provient de professionnelles des médias, promptes au rire complice et à la réprobation enjouée lorsqu’une petite piqûre de rappel sur les amitiés questionnables de l’auteur, notamment avec Gabriel Matzneff, s’imposerait. L’auteur quinquagénaire, venu vanter les bienfaits du catholicisme et questionner jusqu’à l’existence du patriarcat, n’aurait-il rien perdu de son charme légendaire ? Ce n’est pas ce dont de nombreux témoignages, faits pour la plupart à visage découvert, viennent attester. On y entrevoit plutôt une conception de la séduction que l’on croyait disparue avec #metoo : celle qui ne distingue pas lieu de drague et rencontre professionnelle, celle qui, du propre aveu de l’auteur, « scanne comme un rayon X » chaque femme croisée, en toutes circonstances. Sous le vernis glamour de la rive gauche parisienne, on n’est jamais pas très loin des grognements d’un Gérard Depardieu.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sortir du silence</mark></strong><br>Il en aura cependant fallu du temps, pour dire l’ampleur des violences auxquelles le bien-nommé monstre du cinéma français a confronté de nombreuses victimes. Tout était pourtant déjà là, sous nos yeux : cette plainte déposée en 2018, volontiers disqualifiée par la profession, malgré des captations vidéo ; ou encore cet extrait du making-of des <em>Fugitifs</em>, où l’acteur s’empare d’une maquilleuse pour l’embrasser de force. Rares sont ceux qui avouent avoir eu connaissance de tels agissements, ou avouent avoir préféré se taire. On devine qu’ils sont pourtant nombreux. Et on espère qu’ils ne sont, eux aussi, que les vestiges du temps d’avant. Et non pas les prémices d’un retour à l’ordre se faisant pourtant prégnant : dans la pseudo-littérature branchée comme dans notre cinéma ; dans la culture pop comme dans l’intime et le commun. </p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>
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