<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Pauline Amiel - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/pauline-amiel/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/pauline-amiel/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 06 Mar 2026 10:03:15 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Pauline Amiel - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/pauline-amiel/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Audiovisuel public : La télé, un bien commun ? </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:03:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[audiovisuel public]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[commission culture]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Schneidermann]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pradalié]]></category>
		<category><![CDATA[EJCAM]]></category>
		<category><![CDATA[France Télévisions]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[ORTF]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Amiel]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Dharréville]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Laurent]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Mouchel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rachida Dati]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Robert]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135172</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun/">Audiovisuel public : La télé, un bien commun ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel français.</p>



<p>Informer, cultiver divertir sont les trois missions de l’audiovisuel public. Si les restrictions imposées à la création audiovisuelle sont inquiétantes (voir encadré I-a ci-dessous), celles sur l’information mettent en danger la démocratie, a magistralement rappelé <strong>Dominique Pradalié</strong>, présidente de la Fédération Internationale des Journalistes, et ancienne secrétaire générale du Syndicat National des Journalistes (SNJ). Or France Télévision ne dispose plus de moyens suffisants pour produire une information vérifiée et pertinente. Elle constate que les médias privés ne respectent pas leur obligation de pluralisme interne (voir encadré II-a ci-dessous), que l’Arcom (ex-CSA) ne joue pas son rôle de régulateur, et que le ministère exempte les chaînes privées de cette obligation, pourtant inscrite dans les lois de l’audiovisuel.<em> </em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>I-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Impact sur la création</mark></strong><br>France Télévisions est le premier financeur de la création audiovisuelle, et un important financeur du cinéma français et européen. Les 80 millions d’économie qui devront s’opérer en 2026 impacteront directement les œuvres et leurs auteurs, en particulier les créations régionales, les documentaires et magazines, et les œuvres de fiction : il est d’ores et déjà prévu 80 épisodes de fiction en moins. Quant au cinéma, la baisse de financement de France Télévisions va le toucher gravement : il devra éponger 10 millions en moins (sur 80 que France Télévisions consacre chaque année au cinéma), avec un financement qui cible le cinéma indépendant, préfinance au moins 60 films par an. Bien loin du financement de Canal+ et Bolloré. A.F.</pre>



<p><strong>Pauline Amiel</strong>, directrice de l’EJCAM (école de journalisme et de communication d’Aix Marseille) expose avec brio les cadres législatifs mais aussi l’histoire des journalistes de l’audiovisuel, et rappelle l’importance des antennes régionales et locales&nbsp;«&nbsp;<em>qui sont les premières à disparaître alors qu’elles sont nécessaires à l’égalité territoriale et à la démocratie locale&nbsp;</em>».</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>II-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pluralisme externe, pluralisme interne</mark></strong><br>Les décisions du Conseil constitutionnel de septembre 1986, relatives à la liberté de communication, fondent et fixent la notion de « pluralisme » de la presse : hors audiovisuel, une autorité de régulation publique doit veiller au « pluralisme externe », c’est à dire à « <em>la présence d’une diversité d’acteurs médiatiques sur le marché représentant des lignes éditoriales variées et qui ont des propriétaires différents</em> ». La concentration actuelle des propriétaires de presse contredit manifestement ce pluralisme. Quant au « pluralisme interne », il est réservé aux médias audiovisuels. Il ne s’agit pas pour eux, publics ou privés, d’être neutre vis à vis de l’information, mais chaque média audiovisuel doit « <em>respecter l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion dans les programmes, en particulier pour les émissions d'information politique et générale. </em>» Y compris Cnews, que l’Arcom pourtant ne sanctionne pas, malgré l’enquête menée par Reporters sans frontières. Arnaud Froger, responsable du bureau investigation dénonce des « <em>rattrapages nocturnes des temps de parole, traitement univoque des sujets controversés, couverture abondante d’une poignée de sujets[...] CNews est la seule chaîne à s’éloigner autant des critères établis par l’Arcom pour faire respecter le pluralisme à l’antenne. Ce grand contournement de la loi et des règles fixées s’opère en toute impunité</em>. » Or les radios et chaînes privées sont soumises aux mêmes obligations de « pluralisme interne » que l’audiovisuel public, contrairement à ce qu’a dit Delphine Ernotte, présidente de Fance Télévisions qui estime que l’audiovisuel privé peuvent être des « médas d’opinion ». A.F.</pre>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de gabegie, des records d’audience</mark></strong></p>



<p>Dominique Pradalié enchaîne et décrit «&nbsp;<em>ce qui s’apparente à une mise à mort en cours depuis des années&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>depuis le démantèlement de l’ORTF&nbsp;</em>»<em>, </em>la disparition de la redevance «&nbsp;<em>qui permettait d’ assurer un budget plancher et une indépendance vis à vis du pouvoir en place&nbsp;»</em>, la «&nbsp;<em>publicité prohibée après 20 h&nbsp;</em>» qui a entraîné une perte de recettes considérable au profit des chaînes privées, la fin des JT de nuit et des décrochages régionaux, ainsi que des «&nbsp;<em>services&nbsp;</em>»&nbsp;(social, international, culture, santé…) qui garantissaient une «&nbsp;<em>information informée et de qualité&nbsp;</em>».</p>



<p>Ces attaques successives «&nbsp;<em>sous prétexte de gabegie</em>&nbsp;», <strong>Pierre Mouchel </strong>(CGT France TV) les souligne également, expliquant qu’en 2026 France TV, qui doit économiser 80 millions supplémentaires, ne peut que basculer ans la crise budgétaire ouverte. «&nbsp;<em>L’audiovisuel public français est économe, il coûte 4,3 milliards aux Français, alors que l’audiovisuel allemand coûte plus de 10 milliards…&nbsp;</em>»Il souligne aussi, comme tous les intervenants, les records d’audience de France TV et Radio France, «&nbsp;<em>malgré les décisions hâtives sur les grilles de la direction, parce que le personnel tient bon</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gouvernement marâtre</mark></strong></p>



<p>Car, le martèlera ensuite <strong>Sylvie Robert</strong>, vice-présidente du Sénat (PS) et membre de sa commission culture, le procès fait à l’audiovisuel public par Rachida Dati relève d’une campagne de dénigrement. « <em>Le gouvernement ne soutient pas l’audiovisuel public, alors qu’il en est la tutelle</em> ». La sénatrice rappelle que depuis le 20 mai 2025 le règlement européen sur la liberté des médias oblige les États membres à financer l’audiovisuel public (voir encadré III-a ci-dessous). </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>III-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’Europe et la redevance</mark></strong><br>Le <em>Media Freedom Act</em> adopté par l'Union européenne, est d'application directe en France. Son article 5 dispose que :<br>«<em> Les États membres veillent à ce que les procédures de financement des fournisseurs de médias de service public soient fondées sur des critères transparents et objectifs préalablement établis. Ces procédures de financement garantissent que les fournisseurs de médias de service public disposent de ressources financières suffisantes, durables et prévisibles correspondant à l'accomplissement de leur mission de service public et leur permettant de se développer dans le cadre de celle-ci. Ces ressources financières sont de nature à permettre que l'indépendance éditoriale des fournisseurs de médias de service public est préservée</em>. »<br>Pour garantir des ressources financières « <em>suffisantes, durables et prévisibles</em> » Sylvie Robert préconise « <em>le rétablissement de la redevance</em>», outil « <em>socialement juste et fiscalement efficace</em> ». La généralisation de la redevance télé à une redevance « écran » diffusant l’audiovisuel, est également discutée. <em>A.F.</em></pre>



<p>Mais pour quel audiovisuel public ? <strong>Daniel Schneidermann</strong>, créateur d’<em>Arrêts sur Images</em> souligne avec humour le paradoxe de sa présence à ces tables rondes : « <em>J’ai été viré par Patrick de Carolis et j’ai dû externaliser la critique interne… L’audiovisuel public a renoncé à l’enquête, à la critique des médias</em> ». L’Arcoma déclaré le 28 novembre 2025 qu’ «<em> il n’y a pas d’atteinte au pluralisme sur CNews</em> » et la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les médias « <em>a importé le maccarthysme dans les murs de la république </em>». </p>



<p>Un bilan pessimiste ? Rachida Dati n’est plus ministre, sa loi sur l’audiovisuel n’a pas été votée, mais France TV, Radio France et l&rsquo;INA, privés de redevance et de recettes publicitaires, doivent répercuter 86 millions de réductions, dont 80 millions pour la seule France Télévisions. Vous feriez comment ? </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun/">Audiovisuel public : La télé, un bien commun ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/audiovisuel-public-la-tele-un-bien-commun/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135172</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Journalisme : le combat du quotidien</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/journalisme-le-combat-du-quotidien/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=journalisme-le-combat-du-quotidien</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/journalisme-le-combat-du-quotidien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 10:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[débats]]></category>
		<category><![CDATA[information]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Robert Viallet]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Amiel]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Pujol]]></category>
		<category><![CDATA[prix Albert-Londres]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Nivelle-Cardinale]]></category>
		<category><![CDATA[Upop]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=119287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 6 mai, quatre heures durant, la Faculté de droit et sciences politiques a ouvert l&#8217;un de ses amphithéâtres au public de l&#8217;Université populaire de Marseille-Métropole (Upop), venu rencontrer les lauréats marseillais du prestigieux prix Albert-Londres. Un plateau incomplet, puisque Alice Odiot et Marlène Rabaud n&#8217;ont pas pu venir, et quelque peu empêché par des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/journalisme-le-combat-du-quotidien/">Journalisme : le combat du quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 6 mai, quatre heures durant, la Faculté de droit et sciences politiques a ouvert l&rsquo;un de ses amphithéâtres au public de l&rsquo;Université populaire de Marseille-Métropole (Upop), venu rencontrer les lauréats marseillais du prestigieux prix Albert-Londres. Un plateau incomplet, puisque Alice Odiot et Marlène Rabaud n&rsquo;ont pas pu venir, et quelque peu empêché par des micros défectueux, mais qui n&rsquo;en a pas moins soulevé des points cruciaux sur le devenir des médias, des journalistes et de l&rsquo;information.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vieux dangers et nouvelles menaces</mark></strong></p>



<p>Car au-delà de l&rsquo;aura des reporters, appuyée sur la légende Albertienne, avec pour antienne sa&nbsp; définition du journalisme – «&nbsp;porter la plume dans la plaie&nbsp;» –, l&rsquo;état des lieux n&rsquo;est pas fameux. On connaît les dérives du secteur&nbsp;: des titres aux mains de milliardaires tirant peu ou prou vers l&rsquo;extrême droite, des rédactions en sous-effectif, une profession qui se précarise (avec un phénomène révélateur&nbsp;: elle se féminise), un entre-soi culturel, des modèles économiques abîmés par les usages d&rsquo;Internet&#8230;&nbsp;</p>



<p>À cela s&rsquo;ajoute une nouvelle menace&nbsp;: l&rsquo;intelligence artificielle, vérolant une confiance entre les médias et leur audience déjà vermoulue. «&nbsp;<em>J&rsquo;ai demandé à ChatGPT de raconter</em> Les trois petits cochons<em> à ma façon</em>, rigole Philippe Pujol&nbsp;; <em>il les a tous rendus toxicomanes ou fait mourir.</em>&nbsp;» L&rsquo;auteur de <em>Quartier Shit</em>, série d&rsquo;articles qui lui ont valu le prix en 2014, soupçonne beaucoup de localiers d&rsquo;y faire appel, «&nbsp;<em>et</em>, précise-t-il, <em>je n&rsquo;aurais pas été le dernier à l&#8217;employer si ça avait existé quand je travaillais pour </em>La Marseillaise&nbsp;». Heureusement, «&nbsp;<em>l&rsquo;IA ne peut pas encore aller sur les terrains où les gens ne sont pas faciles à aborder. Si on a les moyens de se déplacer. Le principal problème du métier, c&rsquo;est vraiment la précarisation</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revenir aux fondamentaux</mark></strong></p>



<p>En effet, c&rsquo;est bien en quittant les «&nbsp;desk&nbsp;» (bureaux) et en retournant sur le terrain que le journalisme a encore des atouts à faire valoir&nbsp;: revenir aux fondamentaux, prendre le temps de recouper, sourcer, confronter. Aller voir «&nbsp;<em>dans les angles morts de notre société</em>&nbsp;», comme le relève <strong>Jean-Robert Viallet</strong>, qui se penche en longs métrages documentaires sur les méfaits du capitalisme. Savoir «&nbsp;<em>écouter, se taire, avec humilité</em>&nbsp;», renchérit sa consœur <strong>Sophie Nivelle-Cardinale</strong>, grande reporter en zones de conflits. Avant d&rsquo;interpeller le public&nbsp;: «&nbsp;<em>Est-ce que vous êtes toujours prêts à lire, voir, entendre nos récits&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>



<p>Pas évident, en effet, de produire de l&rsquo;information de qualité quand on n&rsquo;a pas les moyens de le faire, qu&rsquo;on n&rsquo;a que des mauvais choix, entre autocensure et publi-reportage, et que le lecteur, volatil, rendu méfiant par les <em>fake news</em> ou les biais idéologiques des lignes éditoriales, se désintéresse ou s&rsquo;enferme dans des bulles informationnelles. Mais ce n&rsquo;est vraiment pas le moment de baisser les bras, souligne <strong>Pauline Amiel</strong>, directrice de l’École de journalisme et de communication d&rsquo;Aix-Marseille&nbsp;: «&nbsp;<em>Sans confrontation des opinions, il sera plus difficile de vivre ensemble. On a tous notre responsabilité. Si l&rsquo;on se contente de copiés-collés en ligne, c&rsquo;est ce que l&rsquo;on aura comme presse de demain. On peut se poser collectivement la question de son avenir.</em>&nbsp;» On peut, et on doit&nbsp;: le droit à l&rsquo;information est fondamental.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La rencontre <em>Quel avenir pour la presse&nbsp;? </em>s'est tenue le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 mai</mark> à la Faculté de droit et sciences politiques de Marseille.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/journalisme-le-combat-du-quotidien/">Journalisme : le combat du quotidien</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/journalisme-le-combat-du-quotidien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119287</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
