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	<title>Archives des Peeping Tom - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Peeping Tom - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au Théâtre des Salins, un voyage en achronie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 12:04:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, la première trilogie de Peeping Tom bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 2000, la première trilogie de Peeping Tom bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur franco-italien, est toujours à la tête de la compagnie belge au nom subversif : un « peeping tom » est, en anglais, un voyeur. Institutionnel, international, porté par un succès public, le duo crée aujourd’hui plutôt  séparément, et ces <em>Chroniques</em> sont portées par la chorégraphe italienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve sa noirceur onirique, la beauté plastique, son amour des corps masculins. Les cinq danseurs hommes semblent retenus dans un espace atemporel peuplé de mythes plus ou moins identifiables&nbsp;: une Création du monde au Japon, Sisyphe qui roule son rocher, écrasé mais aussi écrasant les autres&nbsp;; puis de gentils Ewoks et une sorte de Darth Vador qui jette des rayons mortels de ses mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chercher la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tous se relèvent&nbsp;: la mort, pas plus que le temps, n’a cours, sur cette Olympe sombre où les dieux cherchent des remèdes à l’ennui dans la violence et la domination, une partie de foot avec une main coupée en guise de ballon, le déplacement d’inutiles rochers, le jeu avec des automates bizarroïdes qui exécutent des mouvements absurdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vision d’une éternité qui ne serait ni infernale ni paradisiaque, <em>Chroniques</em> est d’une beauté crépusculaire, déclinant des espaces qui s’ouvrent et se ferment, s’éclairent et s’éteignent, se déploient en hauteur ou rasent le sol, les murs, les blocs. Le couple n’y existe pas – sauf une mariée qui se fait descendre – et les individus s’allient aléatoirement contre le dominant du moment, sans faire pour autant cause commune. Tout semble vain. Les danseurs, stupéfiants, sont des élastiques d’une infinie souplesse. Ils reçoivent les chocs qu’ils répercutent comme des ondes liquides sur chaque articulation, en des rotations hallucinantes d’amplitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme du voyage ils abandonnent la scène aux automates qui répandent au sol, enfin, des traînées de couleur pure. Une sublimation artistique possible hors des limbes, par des créatures post-humaines&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Chroniques</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 novembre</mark><br><a href="https://les-salins.net">Les Salins,</a> scène nationale de Martigues</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><strong>Pourquoi mon père ne m’a pas appris l’Arabe ?</strong><br>Elle est née d’une mère française et d’un père marocain qu’elle n’a jamais connu. Qu’elle croyait mort, jusqu’à ce qu’il décède vraiment, et lui laisse sa maison en héritage. <br>Sarah Mordy s’est inspirée de son histoire personnelle pour écrire une fiction qui flirte avec le fantastique, interprétée par trois comédien·nes qui portent et éclairent les non-dits et les fantômes de la colonisation et de l’indépendance. A.F.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 novembre</mark><br><a href="http://Elle est née d’une mère française et d’un père marocain qu’elle n’a jamais connu. Qu’elle croyait mort, jusqu’à ce qu’il décède vraiment, et lui laisse sa maison en héritage.  Sarah Mordy s’est inspirée de son histoire personnelle pour écrire une fiction qui flirte avec le fantastique, interprétée par trois comédien·nes qui portent et éclairent les non-dits et les fantômes de la colonisation et de l’indépendance. A.F. 25 novembre Les Salins, scène nationale de Martigues">Les Salins,</a> scène nationale de Martigues</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Voyage en achronie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 15:10:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, la première trilogie de Peeping Tom bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 2000, la première trilogie de <a href="https://www.peepingtom.be/fr"><strong>Peeping Tom</strong> </a>bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur franco-italien, est toujours à la tête de la compagnie belge au nom subversif : un « <em>peeping tom </em>» est, en anglais, un voyeur. Institutionnel, international, porté par un succès public, le duo crée aujourd’hui séparément et ces <em>Chroniques</em> sont portées par la chorégraphe italienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve sa noirceur onirique, la beauté plastique, son amour des corps masculins. Les cinq danseurs hommes semblent retenus dans un espace atemporel peuplé de mythes plus ou moins identifiables&nbsp;: une genèse au Japon, Sisyphe qui roule son rocher, écrasé mais aussi écrasant les autres&nbsp;; puis de gentils Ewoks et une sorte de Darth Vador qui jette des rayons mortels de ses mains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chercher la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tous se relèvent&nbsp;: la mort, pas plus que le temps, n’a cours, sur cette Olympe sombre où les dieux cherchent des remèdes à l’ennui dans la violence et la domination, une partie de foot avec une main coupée, le déplacement d’inutiles rochers, le jeu avec des automates qui exécutent des mouvements absurdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vision d’une éternité non binaire qui ne serait ni infernale ni paradisiaque, <em>Chroniques</em> est d’une beauté crépusculaire, déclinant des espaces qui s’ouvrent et se ferment, s’éclairent et s’éteignent, se déploient en hauteur ou rasent le sol, les murs, les blocs. Le couple n’y existe pas – sauf une mariée qui se fait descendre – et les individus s’allient aléatoirement contre le dominant, sans faire pour autant cause commune. Tout semble vain. Les danseurs, stupéfiants, sont des élastiques d’une infinie souplesse. Ils reçoivent les chocs qu’ils répercutent comme des ondes liquides sur chaque articulation, en des rotations hallucinantes d’amplitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme du voyage ils abandonnent la scène aux robots qui répandent au sol des traînées de couleur pure. Comme au début la genèse peignait des estampes sur les murs. Une sublimation artistique possible hors des limbes&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AgnÈs Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques</em> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 20 juin </mark>à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, centre dramatique national de Marseille, dans le cadre du<em><a href="https://www.festivaldemarseille.com"> Festival de Marseille</a></em>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : Marie Didier : « Ce qui n’est pas représenté est invisibilisé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:03:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ? Marie Didier. C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Didier.</strong> C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le festival en a fait sa ligne principale. J’essaie aussi de proposer des formes originales, parfois atypiques, tout en gardant des événements fédérateurs. Ce qui plaît, je ne le sais pas précisément, il faudrait le demander au public, mais je pense que c’est cette diversité, avec un fil rouge : la danse comme langage universel, et comme espace d’esthétiques variées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Y a-t-il aussi un travail autour de la parole, du texte ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être ce qui nous caractérise le moins… mais la journée du 29 juin sera intéressante à ce titre. On y retrouvera plusieurs artistes issus du champ de la littérature, surtout expérimentale, mais toujours en lien avec la performance. Par exemple, <strong>Léa Rivière</strong>, ou <strong>Lucie Camous</strong>, qui explorent des formats cinématographiques ou poétiques expérimentaux. Je pense également à <strong>No Anger</strong>, une artiste en situation de handicap qui travaille autour des frontières — entre les corps, valides et non-valides. Là, on est dans un dialogue entre danse, performance et autres disciplines, mais c’est concentré sur cette journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est une édition anniversaire, la trentième. Est-ce que vous avez prévu quelque chose pour marquer le coup ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre manière de célébrer, c’est de rester fidèle à notre cap. Cette année, on accorde une place importante aux projets participatifs, de co-création, qui impliquent des amateurs et amatrices. On en a cinq très forts cette année. Ce sont des projets pensés par des artistes, mais qui n’existeraient pas sans les participant·es. On a voulu appuyer là-dessus. Cela produit des formes artistiques, mais aussi du lien, de la pratique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, le festival s’ouvrira le 12 juin avec <em>Manifête</em>, un projet mené par la chorégraphe <strong>Marina Gomes</strong>, où 450 enfants danseront dans l’espace public pour parler de leur liberté d’expression. C’est un projet d’envergure, ancré dans le territoire, et qui dit politiquement des choses sur la place qu’on veut laisser à la jeunesse – ou plutôt la place qu’on les laisse prendre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi deux grandes soirées au Théâtre de la Sucrière en fin de festival : <em>Les Oiseaux rares</em>, projet d’<strong>Anne Festraets</strong>, qui invite dans chaque ville des jeunes exilés à s’intégrer au spectacle, en valorisant leurs talents. Et puis <em>Blossom</em>, de <strong>Sandrine Lescourant</strong>, chorégraphe installée à Marseille, qui travaille sur la notion de lien, qui constitue chez nous un réel leitmotiv. Elle rassemble une vingtaine de personnes très différentes – âges, pratiques, origines – autour de chanteurs et musiciens professionnels, pour créer une œuvre typiquement marseillaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous évoquiez également un autre axe fort autour de la diversité des corps…</strong><br>Oui, c’est un autre grand axe de cette édition anniversaire. Depuis plusieurs années, nous défendons la place des corps différents, en particulier des personnes en situation de handicap. La danse a souvent été pionnière en la matière. Cette année, cela traverse toute la programmation. Ce n’est pas concentré sur un événement, mais présent comme une coulée continue. On a par exemple le film <em>Crip Camp : la révolution des éclopés</em>, qui retrace le militantisme des personnes handicapées aux États-Unis, diffusé le 7 juin. Une conférence de <strong>Mathilde François </strong>et une rencontreautour d’<strong>Élisabeth Lebovici</strong>,une figure de l’histoire de l’art, prolongera ce moment le 29 juin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On présente aussi le 19 juin une création de la compagnie inclusive britannique<strong> Candoco</strong>, qui a été pionnière dans ces enjeux, ainsi que <em>Starting with the limbs</em>, une création inclusive d’<strong>Annie Hanauer</strong>. Nous savons combien ce qui n’est jamais représenté, dans le monde de l’art, mais aussi dans la sphère politique ou publique, est, de fait invisibilisé&nbsp;; et cela peut recouvrir des réalités et des vies nombreuses. L’art peut aussi combler ce manque-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous disiez enfin vouloir marquer l’édition par de grandes formes ?</strong><br>Oui, je tenais à proposer des pièces d’envergure : beaucoup d’interprètes au plateau, des scénographies ambitieuses, innovantes. Ce sont des productions de haut niveau, et il y en a plusieurs cette année. Je pense à <strong>Peeping Tom </strong>et sa scénographie hors normes, à <em>Weathering</em> de la compagnie <strong>Faye Driscoll </strong>– une pièce immersive avec un public tout autour – ou encore à la création de <strong>Christos Papadopoulos</strong>, avec plus de 10 interprètes. C’est important de porter cette ambition-là, pour que le festival reste un lieu de grande création. De même que son ouverture à l’international&nbsp;: les dramaturgies d’ailleurs, celle du pourtour méditerranéen qui est notamment très présent – la Grèce, la Catalogne, l’Egypte, le Liban et la Palestine – ont beaucoup d’inspiration à nous apporter. Le festival dit quelque chose d’un rapport au monde qui ne relève pas de la naïveté&nbsp;: il faut être conscient que l’on accueille un grand nombre d’artistes venus de zones de conflits. Créer des espaces où l’on invente, dans la joie, et dans des formes de vivre ensemble, du décloisonnement pour dépasser les clivages&nbsp;: cela nous semble essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival suscite, de fait, beaucoup de curiosité et d’enthousiasme.<br></strong>C’est indéniable&nbsp;! Et cela se voit dans la dynamique de réservation, au moins aussi forte que l’année dernière. En 2024, on avait terminé avec 96 % de remplissage, 80 % des spectacles complets. On est sur la même lancée&nbsp;! Cela montre qu’il y a une adéquation entre ce qu’on propose et un désir du public, des Marseillais. Peut-être un désir de danse, de performance, un attachement à ce festival qui commence à s’installer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 juillet<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Monaco aime la danse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 10:40:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de 30 ans, la ville-État sursaturée de constructions garde une place de choix pour l’art chorégraphique. Le Ballet de Monte-Carlo dirigé par Jean-Christophe Maillot [Lire ici] dans une esthétique post-classique assumée, son école Princesse Grace très classique et le festival contemporain d’hiver, très ouvert à diverses esthétiques, forment un ensemble singulier. La programmation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis près de 30 ans, la ville-État sursaturée de constructions garde une place de choix pour l’art chorégraphique. Le <a href="https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/monaco-dance-forum/festival">Ballet de Monte-Carlo</a> dirigé par Jean-Christophe Maillot <em><a href="https://journalzebuline.fr/la-danse-en-festin-jean-christophe-maillot-le-faiseur-de-pas/">[Lire ici]</a></em>  dans une esthétique post-classique assumée, son école Princesse Grace très classique et le festival contemporain d’hiver, très ouvert à diverses esthétiques, forment un ensemble singulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation 2024 ne déroge pas à ce principe d’un appétit de danse toujours virtuose, mais de styles divers. Ainsi la programmation s’ouvre avec <em>Diptych</em> de <strong><a href="https://journalzebuline.fr/danser-du-regard/">Peeping Tom</a></strong> (le 11 décembre), deux courtes pièces de Gabriela Carrizo et Franck Chartier qui font évoluer les personnages de leur danse très théâtrale dans des univers fermés où les portes refusent de s’ouvrir. Le lendemain place à <strong>Israel Galvan</strong> et son flamenco d’orfèvre : <em>La Edad de oro</em> est une pièce de légende qui tourne depuis 20 ans, et que le chorégraphe danseur reprend ici avec <strong>Maria Marin </strong>au chant et <strong>Rafael Rodríguez </strong>à la guitare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre légende&nbsp;: <em>Last Work</em> de <strong>Ohad Naharin</strong>, chorégraphe israélien qui a inventé un style, un mouvement fait de tension et d’abandon, et assure la grandeur de la Batsheva Company. C’est le Ballet de Hesse qui reprend cette pièce étonnante où la course immobile d’un danseur au lointain semble générer un monde tour à tour apaisé ou secoué d’angoisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 14 et 15 décembre un double programme mettra à rude épreuve les Ballets de Monaco, chez eux, qui devront enchaîner les 35 minutes de <em>Autodance</em> de <strong>Sharon Eyal</strong>, une succession continue de mouvements d’ensemble sur demi-pointes&nbsp;; et 30 minutes de <em>Vers un pays sage</em> de <strong>Jean-Christophe Maillot</strong>, dont on connaît l’exigence technique. D’autant qu’il a décidé, dans cette pièce dédiée à son père de traquer les temps morts&nbsp;!</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="fade"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-126566" data-id="126566" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/12/Chotto_Desh_2023_8409%C2%A9Camilla-Greenwell.jpg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/12/Chotto_Desh_2023_8409%C2%A9Camilla-Greenwell.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/12/Chotto_Desh_2023_8409%C2%A9Camilla-Greenwell.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, 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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’en Norvège</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre voyage avec <strong>Akram Khan</strong> le 16 décembre&nbsp;: <em>Chotto Desh</em>, petite patrie, navigue entre Bangladesh et Angleterre, film et théâtre, danse kathak, mime et danse contemporaine, pour retrouver une enfance perdue, ou onirique, ou universelle…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Dance Marathon</em> d’<strong>Eugénie Andrin </strong>réunit danseurs professionnels et une vingtaine de danseurs amateurs pour faire revivre les marathons de la danse américains, rendus célèbres par le film de&nbsp;Sydney Pollack, <em>On achève bien les chevaux</em>. Ces concours de danse duraient plusieurs semaines, durant la dépression de 29, jusqu’à épuisement des couples, pour quelques dollars au vainqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée de clôture partira vers la Norvège. La danse de <strong>Jo Strømgen</strong> et sa compagnie, très célèbre à Oslo, est peu diffusée hors de Norvège&nbsp;: très virtuoses et particulières, théâtrales, chaloupées, fondées sur des ruptures de rythmes impressionnante, <em>Made in Oslo</em> rassemble trois pièces de son répertoire, écrite entre 2005 et 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AgnÈs Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.balletsdemontecarlo.com/fr/monaco-dance-forum/festival">Monaco Dance Forum</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 18 décembre</mark><br><a href="https://www.grimaldiforum.com">Grimaldi Forum</a>, Monaco</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> et <em>Événements</em> ici </a></p>
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		<title>Danser du regard </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 18:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Représenté au Théâtre des Salins à Martigues, le spectacle Triptych de la compagnie Peeping Tom affichait déjà complet bien avant la première. Dans un paysage chorégraphique contemporain où dominent le dépouillement et l’abstraction, la compagnie belge tranche par un retour assumé à une certaine narrativité, à des effets de surprise, changements à vue inspirés du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Représenté au Théâtre des Salins à Martigues, le spectacle <em>Triptych</em> de la compagnie <strong>Peeping Tom</strong> affichait déjà complet bien avant la première. Dans un paysage chorégraphique contemporain où dominent le dépouillement et l’abstraction, la compagnie belge tranche par un retour assumé à une certaine narrativité, à des effets de surprise, changements à vue inspirés du théâtre ou des décors hyperréalistes qui évoquent un plateau de cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rêves troublés</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En trois parties, (<em>The missing door</em>, <em>The lost room</em> et <em>The hidden floor</em>), les huit interprètes montrent des corps émus dans des lieux eux-mêmes toujours voués à l’énigme. Un couloir, une chambre à coucher, le carré d’un navire, un restaurant abandonné, tous découpés en vue de 3/4, y sont le terrain d’un jeu qui évoque parfois l’enquête, et cachent sous leur banalité apparente une logique non-euclidienne proche du fantastique ou du cinéma d’épouvante d’un Lynch ou d’un Hitchcock. Les portes s’y dérobent, comme dans un jeu de chausse-trappe, le couloir devient un balcon, un ascenseur, ou une penderie peuplée de corps, tandis que l’eau inonde le plateau, ou qu’une tornade souffle au dehors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Peeping Tom&nbsp;» (qui désigne en anglais le «&nbsp;voyeur&nbsp;») excelle aussi à suggérer le caractère furtif du regard sur ce que, peut-être, on ne devrait pas voir. Une scène de crime originelle qui ne trouve jamais son élucidation. Des suicides faits pour de rire. L’intimité d’une chambre à coucher bientôt détournée en jeu dérisoire. Et, comme dans les souvenirs ou les rêves troublés qui ne forment jamais récit, se succèdent les tableaux vivants où les danseurs surgissent, se confrontent, roulent, s’aiment le temps d’un duo amoureux, véritable acte de résistance face aux forces de la nature… avant de chuter au sol. Un mélange de nostalgie mélancolique, de grâce et d’humour noir dont on savoure la beauté rémanente encore longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIA BUREAU ET ÉTIENNE LETERRIER</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Triptych</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 et 17 novembre</mark> aux Salins, scène nationale de Martigues.</pre>
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