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	<title>Archives des Philippe Cassard - Journal Zebuline</title>
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		<title>De l’art délicat du trio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:53:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà 25 ans qu’ils se produisent ensemble, tout en menant de (très) belles carrières chacun de leur côté. La violoncelliste Anne Gastinel en se frottant tout particulièrement à la création contemporaine, mais également aux pièces les plus ardues du répertoire&#160;; le violoniste David Grimal en insufflant à différentes nomenclatures ses velléités – très bienvenues – [&#8230;]</p>
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<p>Voilà 25 ans qu’ils se produisent ensemble, tout en menant de (très) belles carrières chacun de leur côté. La violoncelliste <strong>Anne Gastinel </strong>en se frottant tout particulièrement à la création contemporaine, mais également aux pièces les plus ardues du répertoire&nbsp;; le violoniste <strong>David Grimal </strong>en insufflant à différentes nomenclatures ses velléités – très bienvenues – de directeur artistique, notamment à l’orchestre sans chef malicieusement nommé <em>Les Dissonances&nbsp;; </em>et le pianiste <strong>Philippe Cassard</strong>, bien connu des auditeurs de France Musique pour sa capacité à ériger des ponts entre arts, musique et musicologie.</p>



<p>Mais c’est ici en chambristes chevronnés qu’ils se présentent devant une salle comble, forts d’une complicité tangible et d’une connaissance respective de Schubert impressionnante. On aurait, peut-être, apprécié d’entendre le Philippe Cassard essayiste et producteur en dire quelques mots. Mais l’éloquence de la musique elle-même suffit amplement à rendre justice à la poésie du mouvement rendu célèbre par le <em>Barry Lyndon</em> de Stanley Kubrick, brillamment interprété en <em>bis</em>, mais aussi et surtout au magnifique <em>Notturno en mi bémol majeur</em>, et au plus méconnu <em>Trio n°1</em>, tous deux pétris d’élégance et de mélancolie, mais aussi d’une entente poignante. Sur ces sixtes qui unissent un violon et un violoncelle si complémentaires, ou encore sur le dialogue si émouvant entre les cordes et le piano vibrant sur l’<em>Andante un poco mosso</em>.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On a cassé Philippe Cassard</mark></em></strong></p>



<p>Mais la plus belle surprise du spectacle est peut-être, plus encore que cette gracieuse lecture de Schubert, le <em>Trio en la mineur </em>de Ravel. Coloré, rutilant, il impressionne par la vigueur de son écriture mais aussi de l’interprétation. Tant et si bien que l’auriculaire de Philippe Cassard en finira par saigner sur le clavier du Bechstein&nbsp;! Au retour d’une petite pause pansement, le pianiste revient s’emparer de pages sublimes, rappelant l’inventivité folle d’un compositeur aux confins de l’impressionnisme, interprété ici avec une fougue postromantique rare. C’est le piano qui fixe les soubassements d’une <em>Passacaille </em>entêtante, avant qu’un <em>Final </em>lumineux n’articule des trilles se répondant d’un instrument à l’autre. Tout simplement renversant.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le concert a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 24 janvier</mark> au Palais du Pharo dans le cadre de la saison de <a href="https://www.marseilleconcerts.com/" type="link" id="https://www.marseilleconcerts.com/">Marseille Concerts</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Anniversaire en chambre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 09:02:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marseille Concerts accueille trois sommités de la musique de chambre : Philippe Cassard au piano, David Grimal au violon et Anne Gastinelau violoncelle. Cette formation célèbre ses vingt ans d&#8217;existence avec un programme consacré à deux géants du répertoire. La soirée s&#8217;ouvrira sur le Notturno en mi bémol majeur D. 897 de Schubert. Composé en [&#8230;]</p>
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<p>Marseille Concerts accueille trois sommités de la musique de chambre : Philippe Cassard au piano, David Grimal au violon et Anne Gastinelau violoncelle. Cette formation célèbre ses vingt ans d&rsquo;existence avec un programme consacré à deux géants du répertoire. La soirée s&rsquo;ouvrira sur le <em>Notturno en mi bémol majeur D. 897</em> de Schubert. Composé en 1827, ce mouvement isolé à l&rsquo;atmosphère contemplative préfigure l&rsquo;univers du grand <em>Trio n° 1 en si bémol D. 898</em> qui suit. Achevée quelques mois avant sa mort en 1828, cette œuvre monumentale traverse quatre mouvements d&rsquo;une richesse expressive hors norme. Le concert s&rsquo;achèvera avec le <em>Trio en la mineur</em> de Ravel, composé entre 1914 et sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale. Œuvre impressionniste et novatrice, elle marie raffinement harmonique, rythmes basques dans <em>Passacaille</em> et virtuosité éblouissante du Finale. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.-T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 janvier<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/extension/auditorium" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/extension/auditorium">Auditorium du palais du Pharo</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>Magiques Nuits Pianistiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2022 13:14:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Samuel Parent]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois semaines de Nuits Pianistiques, au rythme d’environ quatre concerts par semaine. C’est le pari d’une programmation particulièrement riche, rassemblant des pianistes d’horizons et de sensibilités divers sur des répertoires plus que variés – et ce malgré une très faible présence de pianistes femmes, pourtant inhabituelle dans ce festival. La virtuosité inhérente à ce format [&#8230;]</p>
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<p>Trois semaines de <em>Nuits Pianistiques</em>, au rythme d’environ quatre concerts par semaine. C’est le pari d’une programmation particulièrement riche, rassemblant des pianistes d’horizons et de sensibilités divers sur des répertoires plus que variés – et ce malgré une très faible présence de pianistes femmes, pourtant inhabituelle dans ce festival. La virtuosité inhérente à ce format à la fois intime et performatif est évidemment au rendez-vous. On a notamment l’occasion de découvrir la méconnue <em>Sonate en mi bémol mineur </em>de Dukas, interprétée avec une rare dextérité technique mais surtout une émouvante musicalité par <strong>Samuel Parent&nbsp;</strong>; ou encore la <em>Grande Polonaise brillante opus 22 </em>de Chopin, sublimée par l’exécution sensible de <strong>Carlos Roque Alsina</strong>, tout aussi impressionnant sur le <em>Concerto en la mineur opus 16 </em>de Grieg.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chevalier romantique</mark></strong></h3>



<p>Mais ce goût de la virtuosité ne relève heureusement pas de la simple épate : la technique se mettant en effet toujours au service de pages d’un lyrisme assumé. Le piano «&nbsp;chevalier romantique&nbsp;» cher à Liszt trouve notamment en <strong>Alexandre Lory </strong>un défenseur passionné et passionnant, capable de faire chanter la <em>Ricordanza </em>sans effort ou de faire valser Faust joyeusement. Les inconditionnels des transcriptions de Liszt sont également ravis par sa géniale <em>Symphonie n°9</em> de Beethoven pour deux pianos, laquelle est entonnée par les non moins géniaux <strong>Philippe Cassard </strong>et <strong>Cédric Pescia.</strong> Sur ces pages pourtant si familières, réunies sur ces deux seuls claviers, on croit entendre tour à tour Bach, Mozart et Bruckner.</p>



<p>Une autre modernité se fait également entendre : les couleurs impressionnistes de Debussy, chères à Samuel Parent mais également à Albéniz, et son <em>El Albaicin</em> sont également de la partie. La fougue gitane est en effet convoquée tour à tour par Alexandre Lory et Samuel Parent, pour des résultats étonnamment dissemblables.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Clavier bien tempéré</mark></strong></h3>



<p>Si Bach est moins présent que dans l’édition précédente, où <strong>Konstantin Lifschitz </strong>s’était brillamment emparé des <em>Variations Goldberg</em>, il est cependant chaleureusement applaudi en clôture du festival. C’est le cas sur deux <em>Toccatas </em>méconnues exécutées avec la même chaleur par un Lifschitz tout aussi saisissant sur le contrepoint de Couperin. Ce piano aromantique, peut-être moins prisé des mélomanes, est cependant mis courageusement à l’honneur à cette édition. Alexandre Lory se frotte ainsi avant Lifschitz à Messiaen, avec le même désir de faire surgir une mélodie secrète d’un inimitable et fascinant magma polymodal. Lifschitz fait découvrir à un public pourtant déjà sonné par les oiseaux messianiques le langage tout aussi atypique de Peter Seabourne. Pianiste célébré, Carlos Roque Alsina est également applaudi en tant que compositeur, sur des œuvres joliment exécutées par l’<strong>Orchestre Philharmonique de Marseille</strong>. De quoi conjuguer le piano au futur proche.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-small-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Les Nuits Pianistiques</em> se sont déroulées du 9 juillet au 12 août dans divers lieux à Aix-en-Provence.</mark></p>
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