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	<title>Archives des Philippe Katerine - Journal Zebuline</title>
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		<title>Entre deux pôles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 06:28:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par Blanche Gardin dans le nouveau film de Sébastien Betbeder , [&#8230;]</p>
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<p>Baie de Baffin.Groendland. Une femme, seule sur l’étendue de glace,  avance contre le vent polaire, dans une lumière rasante et installe un bivouac. Tout à coup un ours et un combat, à mains nues, dans ce froid extrême. Cette femme, c’est Coline Morel jouée par <strong>Blanche Gardin</strong> dans le nouveau film de <strong>Sébastien Betbeder </strong>, <em>L’Incroyable femme des neiges</em> . On  retrouve Coline,  en France, dans un hôpital  du Jura, où  un diagnostic lui est donné . <em>« J’ai 46 ans et je vais bientôt mourir »</em> nous apprend –elle.  Elle vient de se faire licencier de son emploi de chercheuse, spécialiste des pôles, et revient dans la maison familiale où vit son frère  Basile (<strong>Philippe Katerine),</strong> surpris et gêné : elle n’a plus donné de nouvelles depuis des années. Un retour qui commence par un coup de poêle sur la tête et ce ne sera pas le seul couac de ce séjour. Elle apprend que son compagnon, Sacha la quitte après 18 ans de vie, presque commune : Coline était souvent en expédition sur les traces du qivittoq, un  être surnaturel errant et mystérieux, issue de la mythologie inuit. « <em>Je t’ai quittée parce que tu me faisais peur, </em>lui dit –il par téléphone. Effectivement, Coline semble incontrôlable et dans le village , elle <em>« sème la terreur »</em> si bien que le frère cadet, Lolo (<strong>Bastien Bouillon</strong>) est appelé en renfort. Quand Coline croise Christophe, son premier amour, marié et instituteur, elle s’invite dans sa classe de maternelle pour venir raconter ses aventures polaires devant sa classe de maternelle. Une séquence hilarante ; un vocabulaire de spécialiste puis une démonstration, couteau à la main d’un  avec l’ours. Des enfants terrifiés et un prof  affolé chez qui elle va débarquer un soir. Elle agresse sa femme  l’accusant de lui avoir « volé » Christophe, jusqu’à ce qu’elle soit interpellé. Malgré l’aide apportée par ses frères à qui elle n’a toujours pas révélé sa maladie incurable, elle n’arrive pas à vivre là et….disparait. Tous la croient morte  et on laisse aux spectateurs découvrir la nouvelle vie ,  le choix de cette femme, borderline, qui vient de vivre une expérience ; se confronter à sa propre famille pour vraiment être sûre de sa place dans le monde. Une femme libre de choisir <em>« un bon jour pour mourir </em>» comme Dustin Hoffman dans <em>Little Big Man</em> qu’on entrevoit sur un écran.</p>



<p>Un film au sujet grave, un personnage confronté à la mort, mais que <strong>Sébastien Betbeder</strong> traite avec humour comme une comédie : <em>« J’assume totalement le film comme une comédie, même si j’aime beaucoup le terme de « dramedy ».</em>Et c’est vrai qu’on rit dans ce film, souvent surpris par ce personnage de femme exploratrice, solitaire, qui a toujours cherché un sens à sa vie, dont <strong>Blanche Gardin </strong>&nbsp;a su exprimer toutes les facettes. Quant aux deux frères, l’interprétation de <strong>Philippe Katerine</strong> et <strong>Bastien Bouillon</strong> est parfaite.&nbsp; Un beau travail aussi du directeur de la photo, <strong>Pierre-Hubert Martin,</strong> aussi bien pour les plans larges aux couleurs froides du Groenland&nbsp; que pour les intérieurs aux tons chauds,&nbsp; jaunes ocres.&nbsp; Un film à découvrir</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>L’incroyable femme des neiges</em></strong><strong> en salles le 12 &nbsp;novembre</strong></p>
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		<title>Sur les routes de Sardaigne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 07:17:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Avventura, pour tous ceux qui aiment le cinéma, c’est le film d’ Antonioni (1960) avec Monica Vitti,&#160; Lea Massari et Gabrielle Ferzetti, tourné en Sicile et dans les îles Éoliennes L’Avventura , c’est aussi le tube de Stone et Charden(1972) que les plus jeunes pourront découvrir, bientôt dans le nouveau film de Sophie Letourneur, réinterprété [&#8230;]</p>
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<p><em>L’Avventura</em>, pour tous ceux qui aiment le cinéma, c’est le film d’ Antonioni (1960) avec Monica Vitti,&nbsp; Lea Massari et Gabrielle Ferzetti, tourné en Sicile et dans les îles Éoliennes L’Avventura , c’est aussi le tube de Stone et Charden(1972) que les plus jeunes pourront découvrir, bientôt dans le nouveau film de <strong>Sophie Letourneur, </strong>réinterprété par les acteurs.</p>



<p>En 2023, <strong>Sophie Letourneur</strong> avait réalisé <em>Voyages en Italie :</em> on y suit un couple, elle-même et <strong>Philippe Katerine,</strong> qui tente d’échapper à la routine en Sicile. Premier volet d’une trilogie, inspirée par le cinéma italien. Deuxième chapitre, bientôt sur les écrans, <strong><em>L’Aventura</em></strong>, où nous retrouvons Sophie Letourneur et Philippe Katerine, incarnant Sophie et Jean-Philippe, souvent appelé Jean-Phi, accompagnés de leurs enfants, Claudine (<strong>Béatrice Vernet)</strong>, 11 ans, née d’un premier mariage et Raoul, trois ans ( <strong>Esteban Melero</strong>). La famille part en vacances, en Sardaigne Et dès le début du road trip, le dispositif même du film est affiché&nbsp;: Claudine , enregistreur à la main, veut absolument documenter tous ces moments, dans l’idée d’en faire un film avec sa mère. Trajets en train, en ferry, en voiture, à pied&nbsp;: on suit cette famille en vacances, inspiré par un voyage que la réalisatrice a fait en 2016 en compagnie de son compagnon Jean-Philippe et de leurs enfants, durant lequel elle a réalisé des enregistrements audios, sur le vif. Ce sera la matière même de son film. Une sorte de mise en abyme où passé et présent s’enchevêtrent, où réel et fiction se mélangent dans un chaos sonore et visuel<em>. «&nbsp;On est la famille la plus bruyante de la plage&nbsp;!</em>&nbsp;» On partage le quotidien de ce couple qui se fait aspirer par les enfants;  par la jeune ado, qui pose sans arrêt des questions pour son film, parfois jalouse de son petit frère&nbsp;; il faut dire qu’il prend beaucoup de place, il crie, met les pieds sur la table, fait caca partout – le caca de Raoul, motif récurrent du film&nbsp;!- <em>« Raoul ça va mal se terminer&nbsp;!&nbsp;</em>» entend -on souvent. &nbsp;On est content de le voir enfermé quelques minutes dans une salle de bain&nbsp;!&nbsp; Baignades, jeux, arrivées dans les locations de vacances, accrochages familiaux, tensions.&nbsp; Sophie est épuisée. Jean-Phi la laisse tout gérer. Elle se confie à son hôte, Francesco et regarde les étoiles filantes avec lui, qui ne les voit jamais. Tout est filmé, raconté, revisité. Où et quand se demande-t-on. Il ne se passe rien&nbsp;? Pour Sophie il se passe tout&nbsp;! Il se passe la vie. De ce présent et de ce temps de la narration, nait parfois une certaine mélancolie. Le long et beau travelling où l’on suit Jean- Phi, solitaire le long du quai de Carloforte sur l’île de San Pietro, accompagné par la <em>Sonate pour flûte de Bach</em> de Zoltan Jeney, Paul Angerer et Johann Klika, semble révéler les fêlures du couple et la disparition du désir.</p>



<p><em>L’Aventura</em> est un beau travail de cinéma. Néanmoins, il peut susciter un peu d’irritation&nbsp;chez les spectateurs qui s’y reconnaissent trop ou qui, au contraire se sentent très éloignés de ces personnages en vacances sur ces routes de Sardaigne.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong><em>L’Aventura</em> sort en salles le 2 juillet</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Pas de digues pour la musique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 14:21:19 +0000</pubDate>
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<p>Offre festivalière phocéenne imaginée&nbsp;il y a déjà cinq ans,&nbsp;<em>Au Large</em>&nbsp;est un&nbsp;rendez-vous&nbsp;musical printanier&nbsp;qui s’est&nbsp;rapidement&nbsp;inscrit&nbsp;à la longue liste des incontournables&nbsp;de l’été marseillais. Et pour cause&nbsp;: l’événement est une proposition artistique d’une variété rare, poussant systématiquement l’auditoire à la découverte. Cadre et programmation aidant, il faut tout de même reconnaître&nbsp;à&nbsp;l’équipe&nbsp;–&nbsp;union&nbsp;des énergies de la Mesón et du Mounguy&nbsp;–&nbsp;une ténacité et un goût certain pour la prise de risques,&nbsp;allant puiser chaque année dans des combinaisons de programmation surprenantes, originales ou inédites.&nbsp;La preuve par l’exemple, du&nbsp;26 au 28 juin&nbsp;passent notamment&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/kompromatmusic/?hl=fr">Kompromat</a></strong>,&nbsp;<strong>Philippe Katerine</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>La Flemme</strong>&nbsp;!&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sur le pont</mark></strong></h3>



<p>Si l’humeur est alimentée par une joie profonde de retrouver l’écrin onirique du Théâtre Silvain, à la Fausse Monnaie, elle n’en est pas moins à l’ambition ! Cette année, le choix est clair : à chacune des trois soirées, sa belle tête d’affiche. Et avec elle, une sélection d’artistes biberonnée au désir d’éclectisme et de mise en lumière&nbsp;des jeunes talents régionaux.&nbsp;</p>



<p>Ce sont ainsi les très suivis Kompromat qui crèvent l’affiche, le&nbsp;26 juin. Le duo formé par&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/rebekawarrior/">Rebeka Warrior</a></strong>&nbsp;et&nbsp;<strong><a href="https://www.vitalic.org/">Vitalic</a></strong>&nbsp;remplissent les salles autant que les cœurs, du bout de leur électro&nbsp;wave punk mystique, de leur charisme scénique et de leur univers tout aussi sombre que délectable.&nbsp;</p>



<p>Différemment explosives, les rappeuses dakaroises réunies dans le projet&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/defmamadef/?hl=fr">Def Mama Def&nbsp;</a></strong>titillent l’impatience de découverte d’un live aux atours cathartiques. Pour l’émergence, est proposé le live cosmique et transcendantal du duo de chanteuses multi-instrumentistes&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/exotica.lunatica/"><strong>Exotica Lunatica</strong>,</a> prix RiffX 2025.</p>



<p>vLe&nbsp;27, changement&nbsp;d’ambiance. Si l’adulé&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/philippekaterine/">Philippe Katerine</a></strong>&nbsp;fait passer son<em>&nbsp;</em>Zouzou<em>&nbsp;</em>Tour par le festival, et avec lui son univers décalé, déjanté et délicieux, la soirée est également l’occasion bienvenue de découvrir le monde singulier et voyageur du duo&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/walter_astral/">Walter Astral</a></strong>. Ce dernier&nbsp;invente une hybridation pop-psyché-électro ralliant Polo et Pan à Atlin-Gün, sur fond céleste.&nbsp;Hâte aussi&nbsp;de découvrir en live le punk-rock électro survolté et chaotique de&nbsp;<strong>Micro-Ondes</strong>, le même soir.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une dernière avant le départ&nbsp;</mark></strong></h3>



<p>L’ultime soirée, toujours plus fouineuse de genres musicaux variés, emmène le public dans le sillon rêveur, désabusé, nostalgique et si particulier d’<strong><a href="http://h">Odezenne</a></strong>, qui s’émancipe depuis ses débuts des frontières du hip-hop. Le quatuor de Bristol&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/grandmashouseband/?hl=fr">Grandma&rsquo;s House</a></strong>&nbsp;promet quant&nbsp;à lui son lot de riffs rock électrisant, tandis que les nouveaux chouchous de la scène rock marseillaise,&nbsp;<strong>La Flemme</strong>,&nbsp;s’enfuieront de leur quasi-domicile cours Julien/Plaine pour aller scander leurs tubes du côté de la Corniche. &nbsp;</p>



<p>S’ajoutent à cela trois DJ&nbsp;sets, assurés&nbsp;chaque soir par<a href="https://www.instagram.com/planet.phatt/">&nbsp;<strong>Planet Phatt</strong></a>,&nbsp;<strong>Nikoll</strong>&nbsp;ou&nbsp;<strong>Paula Soa</strong>.&nbsp;</p>



<p>Un&nbsp;très beau&nbsp;programme, auquel s’adjoint la perspective délectable d’un pré ou post bain de mer, pour mieux encore prendre le large.&nbsp;</p>



<p>LUCIE PONTHIEUX BERTRAM &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="http://aulargefestival.com">Au Large</a>&nbsp;</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 28 juin&nbsp;<br></mark>Théâtre Silvain,&nbsp;Marseille&nbsp;</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/pas-de-digues-pour-la-musique/">Musiques ici</a></p>
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