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	<title>Archives des Philippe-Nicolas Martins - Journal Zebuline</title>
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		<title>Aimez-vous Brahms ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:29:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1959, Françoise Sagan emprunte à Brahms le titre d’un roman où la musique devient l’indice d’un amour moins spectaculaire mais plus durable. Aimer Brahms, c’est préférer la profondeur à l’éclat, la construction au vertige. En ouverture, Michele Spotti dédie Ein deutsches Requiem « à sa maman, et à toutes les mamans du monde ». [&#8230;]</p>
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<p>En 1959, Françoise Sagan emprunte à Brahms le titre d’un roman où la musique devient l’indice d’un amour moins spectaculaire mais plus durable. Aimer Brahms, c’est préférer la profondeur à l’éclat, la construction au vertige.</p>



<p><a></a> En ouverture, Michele Spotti dédie <em>Ein deutsches Requiem</em> « <em>à sa maman, et à toutes les mamans du monde</em> ». La formule pourrait annoncer l’expansion. L’interprétation choisit la tenue. Il y a du souffle, des élans puissants, une ampleur pleinement assumée – mais sans affèterie. L’émotion naît de l’architecture. Le chef, tellurique sur Wagner il y a quelques mois, laisse place à un geste ample et maîtrisé. Les crescendos s’élargissent sans pesanteur, les silences structurent le discours. L’orchestre, très sollicité, répond avec précision et engagement.<em> Denn alles Fleisch, es ist wie Gras</em> en concentre la force, dans ses répétitions, ses montées en tension, puis son apaisement.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le chœur en pleine lumière</mark></em></strong></p>



<p>À distance des lectures qui revisitent Brahms à la lumière de ses filiations contrapuntiques – telle celle, stimulante, de Laurence Equilbey entendue récemment et commentée dans ces colonnes – Michele Spotti ne cherche ni l’allègement ni la mise en relief analytique des lignes. Le contrepoint est là, mais il n’écrase pas la puissance mélodique.</p>



<p>La double fugue de <em>Herr, lehre doch mich, dass ein Ende mit mir haben muss </em>en donne la mesure. Impressionnante par sa lisibilité, sa progression et son équilibre interne, elle révèle surtout la maîtrise du Chœur de l’Opéra de Marseille. Attaques nettes, pupitres solidement ancrés, tension tenue sur la durée : c’est là que la lecture prend toute sa dimension architecturale. Le chœur structure le récit.</p>



<p>Les solistes s’inscrivent dans cette cohérence. <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong>, familier du grand répertoire français et germanique, apporte une projection ferme et une diction claire, sans dramatisation excessive. <strong>Camille Schnoor</strong> au timbre lumineux et à la ligne souple, donne au cinquième mouvement une douceur sans mièvrerie, soutenue par un legato soigné. Un Brahms lyrique, ample, et construit, en somme.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le concert a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 février </mark>à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Le Requiem de Brahms</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:51:32 +0000</pubDate>
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<p>Avec <em>Un Requiem allemand</em>, Brahms compose une pièce singulière. Œuvre de consolation plus que de deuil, tournée vers les vivants, sa messe aux morts emprunte à différentes traditions et différents courants. Écrite en langue allemande, nourrie de tradition luthérienne et forte d’une ampleur romantique à souhait, la partition déploie une architecture chorale unique majestueuse. Michele Spotti dirigera l’Orchestre Philharmonique le Chœur de l’Opéra avec le sens du souffle et de la clarté qui caractérise ses lectures, et éclairera sans nul doute la densité brahmsienne. Les solistes Camille Schnoor et Philippe-Nicolas Martin y inscriront leurs lignes sensibles. </p>



<pre class="wp-block-verse">S.CA<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 février<br></mark><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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