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	<title>Archives des Pierre Deladonchamps - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Pierre Deladonchamps - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une rencontre improbable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 11:06:11 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Une success story où la chance sourit à un réfugié afghan dans un Paris globalement bienveillant, ça peut paraître relever du conte à dormir debout. Pourtant – on le précise dès les premières images – l’histoire est tirée de faits réels. Son authenticité sera même certifiée à la fin du film par le glissement du personnage principal à la personne qu’il incarne. <em>Ma France à moi</em>, septième long-métrage de <strong>Benoît Cohen</strong>, est l’adaptation de son propre livre <em>Mohammad, ma mère et moi</em> paru en 2018 et dans lequel il racontait l’accueil d’un migrant afghan par sa mère. Un projet familial nourri d’une histoire commune, avec une adaptation d’<strong>Eléonore Pourriat</strong>, compagne du cinéaste, et une musique signée par son fils <strong>Aurélio</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mohammad du livre et de la vraie vie devient Reza, interprété par <strong>Nawid Elham</strong>, un acteur non professionnel, de l’ethnie Hazara comme lui. La mère du réalisateur Marie-France devient France dont les contradictions seront jouées à la perfection par l’impériale <strong>Fanny Ardant </strong>qui sauve son personnage d’un aspect archétypal, voire caricatural.Son fils Benoît, rebaptisé Joseph, aura les traits de<strong> Pierre Deladonchamps</strong>. Quant à l’association qui met en contact France et Reza, elle garde son nom qui est aussi son programme&nbsp;: J’accueille<em>.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Deux mondes </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juchée sur ses talons aiguilles, maquillée et manucurée, vêtements stylés, France est une grande bourgeoise formatée par sa classe sociale mais anticonformiste par nature. Elle réside dans un hôtel particulier du XI<sup>e</sup> arrondissement, près d’un génie de la Bastille qui n’en finit pas de briser ses chaînes. Elle est généreuse et fantasque, tyrannique et altruiste, exaspérante et désarmante, maternelle et brutale. Veuve depuis peu, vivant loin de son fils unique, financier expatrié à New York, elle se sent seule, vide malgré son trop plein d’amour et d’argent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reza a échappé à un attentat tout jeune en Afghanistan. Il a quitté sa famille, sa sœur chérie, son père qui voulait en faire un iman. Il a fui un pays qui ne lui offrait aucun avenir, assoiffé de connaissances, avec pour ambition d’intégrer Sciences Po. Le film met en scène cette rencontre improbable, cette cohabitation, les maladresses de chacun, les malentendus, les frictions, les rapports forcément déséquilibrés – quelles que soient les bonnes intentions – entre celui qui donne et celui qui reçoit. Sans doute politiquement trop «&nbsp;lisse&nbsp;», dans l’euphorie d’une histoire exemplaire qui donne victoire à l’impossible, et ignore les méchants, <em>Ma France à moi</em> se veut celle de l’ouverture. Dans le contexte actuel, ce ne peut être qu’un plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ma France à moi</em>, de <strong>Benoît Cohen</strong><br>En salles depuis le 20 décembre</pre>



<pre class="wp-block-verse">Campagne d’impact avec l’association « J’accueille »<br>Mobilisation sur <a href="http://jaccueille.fr">jaccueille.fr</a></pre>
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		<title>Le Bargy fait de la résistance </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 14:48:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Sans abandonner ses thèmes de prédilection et le «&nbsp;cinéma du réel&nbsp;», <strong>Gilles Perret</strong> choisit la comédie pour parler du décolletage dans la vallée de l’Arve dont il est originaire, ainsi que des hold-up opérés par les fonds de pension anglo-saxons sur cette industrie prospère. En 2006, il avait déjà abordé le sujet dans <em>La Mondialisation</em> autour de la figure d’un chef d’entreprise, Yves Bontaz. Comme dans son travail documentaire, Gilles Perret part «&nbsp;du local pour raconter le global&nbsp;», et ce projet muri pendant six ans s’est élaboré à partir «&nbsp;d’une multitude d’histoires personnelles&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coécrit avec <strong>Marion Grange</strong>, <strong><em>Reprise en main</em></strong> met en scène Cédric (<strong>Pierre Deladonchamps</strong>) qui vit et travaille où il est né, a étudié, s’est marié. Là où ses enfants grandissent, où il a toujours ses copains de lycée&nbsp;: dans cette vallée de Haute-Savoie, frontalière de la Suisse des banquiers en col blanc. Il est ouvrier qualifié dans l’usine de mécanique de précision Berthier où son père (<strong>Rufus</strong>), ancien syndicaliste retraité, «&nbsp;décolletait&nbsp;» déjà. Il aime la montagne, le Bargy tout proche, qu’il gravit en solitaire. Il est fier de son métier, de plus en plus difficile à cause de la gestion des valets du capital, de la pression des marchés et des actionnaires avides d’une rentabilité immédiate, au détriment de l’intérêt des hommes et de la survie des territoires. En passe d’être rachetée une deuxième fois par un fonds «&nbsp;vautour&nbsp;» avec le plan de licenciement qui accompagne ce genre de transaction, l’ex-usine familiale des Berthier est appelée à mourir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un fondu de Ken Loach</strong><br></mark>Moins politisés que leurs aînés, Cédric et les autres vont pourtant refuser la fatalité, imaginer un plan de reprise en main original, dont on ne dévoilera pas ici la teneur, mais dont on peut dire qu’il utilise les mêmes armes que l’adversaire. Car voler des voleurs, trahir des traîtres, piéger des piégeurs, non seulement c’est moral mais c’est réjouissant. Les films sociaux au cinéma sont parfois plombants, ce n’est pas le genre de Gilles Perret qui joue ici sur les procédés comiques, la maladresse de ses personnages qui n’ont pas toujours tous les codes pour nager avec les requins. Comme Ken Loach qu’il admire, Perret filme l’humanité, la solidarité, l’amitié. Si <em>Reprise en main</em> documente le monde industriel – on apprend ce qu’est le décolletage, comment se gagnent les commandes avec des « méthodes de casino » et surtout ce qu’est le <em>leveraged buy-out</em> (LBO pour les initiés) – rien n’est jamais pesant. Pas même le symbole récurrent de la montagne à gravir – scènes d’escalades en montage alterné –    que le réalisateur arrive habilement à intégrer à son scénario. Servie par un beau casting (<strong>Lætitia Dosch</strong>, <strong>Grégory Montel</strong>, <strong>Finnegan Oldfield</strong>…), le film nous laisse entrevoir une liberté possible : celle de se reprendre en main. </p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Reprise en main</em> de <strong>Gilles Perret</strong>
Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre</mark></pre>
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		<title>« Reprise en main », un film pour percuter le monde économique et politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 12:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du docu à la fiction Gilles Perret. J’ai l’habitude de traiter des questions sociales. J’avais déjà abordé le sujet l’impact de la finance sur l’industrie dans le documentaire Ma mondialisation, à travers le portrait d’un patron qui ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée de la finance. Avec cette fiction, c’est l’occasion de revenir sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du docu à la fiction</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gilles Perret. </strong>J’ai l’habitude de traiter des questions sociales. J’avais déjà abordé le sujet l’impact de la finance sur l’industrie dans le documentaire <em>Ma mondialisation</em>, à travers le portrait d’un patron qui ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée de la finance. Avec cette fiction, c’est l’occasion de revenir sur ces thèmes et d’avoir la liberté totale d’inventer une histoire, très documentée, inspirée du réel. On pouvait imaginer un scenario dans lequel on proposait une alternative. On a écrit une comédie sociale où des ouvriers se groupent pour utiliser les outils de la finance afin de les retourner contre elle. C’est pour cela que je suis passé à la fiction avec Marion Richoux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travailler à quatre mains et plus</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marion Richoux. </strong>On a travaillé tous les deux pendant plusieurs années puis on a été rejoints la dernière année par Raphaëlle Desplechin, qui nous a accompagnés. Une aventure riche&nbsp;! Avec Gilles, on sait où on veut aller. Il a des idées dès le départ et moi, je mets de petites touches plus subtiles pour que cela fasse cinéma, qu’on mette du quotidien, de la vie dans les séquences qu’on imagine. Il y a beaucoup d’informations et l’enjeu est de faire digérer toute cette intrigue financière mais avec les à-côtés, la vie de famille, la vie dans l’usine, la montagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les couleurs du film</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>M.R. </strong>En tant que directrice artistique, j’ai travaillé avec la chef opératrice (<strong>Eva Sehet</strong>, ndlr). On voulait des choses proches du réel. Le côté financier, très blanc, très froid, en contraste avec les ambiances plus chaudes, plus chaleureuses des intérieurs, des bars… L’idée était de magnifier l’usine. Ces endroits qui sont souvent montrés très noirs, très moches. Ce devait être le lieu qui méritait le détour, dont les gens pouvaient être fiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les lieux</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G.P. </strong>On vit dans un département très riche, la Haute -Savoie, avec ses stations de ski, Annecy, ville bourgeoise. On ne montre pas l’industrie parce que depuis trente ou quarante ans, on a dévalorisé ces métiers-là au profit des métiers de service. Ici, on cache cette industrie alors que c’est un quart du PIB du département, avec des usines high tech qui ne sont pas sur le déclin. L’usine dans laquelle on a tourné travaille pour tous les constructeurs automobiles du monde y compris chinois, japonais, coréens, etc. Cela fait quarante ans qu’on nous dit qu’il faut faire partir l’industrie ailleurs et que nous allons vivre dans une économie de service. On commence à en payer le prix. Le film est là pour nous dire que ça existe, qu’on produit des choses. Les gens qui y travaillent sont plutôt bien payés, avec des métiers plus valorisants que les métiers de service. On a tourné dans une usine qui appartient à un copain de lycée qui, malgré des opinions politiques différentes, était content de nous laisser tourner là. Si on avait dû payer ces décors-là, on n’aurait pas pu&nbsp;! Le budget du film était assez restreint. Quant à la montagne, j’aime la montrer parce que c’est une partie importante de notre vie et je pratique l’escalade. Et il y a aussi, bien sûr, une symbolique. Dès l’ouverture du film, avec le plan de cet homme sur la falaise, qui nous met un peu la tête à l’envers, on se dit que ce mec-là n’est pas comme les autres. On n’est pas surpris qu’avec ses copains, il s’engage dans un projet fou en ayant peur de rien. Bien évidemment <strong>Pierre Deladonchamps </strong>qui joue Cédric était doublé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="377" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1.jpg?resize=696%2C377&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116953" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Reprise en main © Elzévir Films</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les personnages</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Grégory Montel</strong>. Alain, le personnage que je joue, un conseiller bancaire est soumis, comme les autres à de rudes obligations&nbsp;: faire du chiffre. Il ne sait plus pour qui il travaille. J’étais très heureux de faire partie du casting car ce qui m’intéressait, c’est cette histoire d’amitié, l’idée de se lancer dans une entreprise commune, le fait de faire ensemble car tout seul, on ne peut pas&nbsp;!&nbsp; Le personnage était construit avec ce côté un peu maladroit, un peu dragueur raté.<br><strong>M.R. </strong>Julie, <strong>Laetitia Dosch</strong>, est le personnage qui évolue le plus&nbsp;: elle est d’abord directrice financière&nbsp;; elle a fait ses armes dans diverses boites, après une grande école. Elle était partie de la région avec un schéma&nbsp;: travailler et gagner de l’argent. Revenue dans la maison de ses parents, elle retrouve ses anciens collègues de lycée. Par les affects, elle va être transformée. Elle va retrouver la petite fille qu’elle a été et être en phase avec ses origines sociales. C’était important pour nous qu’il y ait une femme qui ait un réel pouvoir dans l’histoire. Laetitia Dosch, qui a d’habitude des rôles plutôt fantasques, a ici un rôle à contre-emploi. Un pari qu’elle a aimé tenir. Son personnage dit à la fin&nbsp;: «<em>&nbsp;J’ai arrêté de me trahir moi-même&nbsp;</em>», une phrase très importante dans le film.<br><strong>G.P.</strong> Nathalie, la femme de Cédric jouée par <strong>Marie Denarnaud </strong>qui a quelque chose de très charnel, est le soutien inconditionnel de son mari. Elle est très présente et le plan dans la lumière du matin a quelque chose de lumineux qui reste en tête.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comprendre la finance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>M.R. </strong>Comme pour tout ce qui est compliqué, le mieux est d’entrer dans le détail pour pouvoir se permettre d’alléger. On a posé les points financiers et la stratégie qui allait avec. On voulait que ce soit crédible. La mécanique du scenario était importante et pour nous c’était essentiel que ceux qui sont éloignés du monde de la finance puissent comprendre. On aimerait que <em>Reprise en main</em> percute le monde économique et politique. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G.P.</strong> En fait, la banque centrale européenne a sorti un rapport disant que le taux d’endettement des entreprises est bien trop élevé aujourd’hui, en pointant la responsabilité des LBO (Leveraged Buy-Out, ndlr). Les fonds d’investissement ne mettent que 10% pour racheter une boîte en laissant cette même boîte emprunter et rembourser les 90% restants. Lors d’une revente, tout ce qui a été remboursé par une boîte revient au fonds d’investissement. Un fait légal que le film dénonce.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2.jpg?resize=696%2C376&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116954" width="696" height="376" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1107&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Reprise-en-main-%C2%A9-Elzevir-Films-2-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Reprise en main © Elzévir Films</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En famille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G.P. </strong>La séquence (très belle, ndlr) où Cédric fait visiter l’usine à ses enfants est quelque chose que j’ai vécu avec mon père. Cette histoire de transmission crée beaucoup d’émotion dans la vallée de l’Arve. Au départ, notre idée était de partir d’un ouvrier syndiqué avec des discours politiques puis cela nous a paru plus intéressant que Cédric qui réfute les idées de son père, (joué par Rufus, ndlr) mette en application ces mêmes idées. Faire de la politique par les actes embarque plus les spectateurs. Pour ne rien vous cacher, dans le film, tourné en six semaines, il y a nos enfants, nos voisins, nos copains. Le groupe <strong>Les Marmottes</strong> que vous voyez chanter au bistrot Mon jardin secret est un groupe de la vallée et, sur les cinq, deux sont décolleteurs. Vous y voyez tout notre univers. Moi, j’ai toujours peur du monde du cinéma qui arrive dans un lieu et se la pète un peu&nbsp;! Faire du cinéma pour faire du cinéma&nbsp;? J’ai &nbsp;autre chose à faire, et tourner dans de mauvaises ambiances ne m’intéresse pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Après <em>Reprise en main</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G.P. </strong>On a la chance d’avoir des producteurs et des distributeurs qui sont contents de ce film et on est déjà sur un nouveau projet. Les spectateurs sortent du film avec la pêche et avec cet automne qui s’annonce pas terrible, avec les batailles qu’il y a à mener, çà leur donne de l’énergie et on en a besoin en ce moment&nbsp;! </p>



<p class="wp-block-paragraph">PROPOS RECUEILLIS PAR ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse">En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre</mark>
Lire notre critique dans <em><strong>Zébuline l'hebdo</strong></em> #4, en kiosque le 19 octobre.</pre>
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