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	<title>Archives des Place aux compagnies - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Place aux compagnies - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ça va sans dire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 13:40:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de son dispositif de soutien à la création Place aux compagnies, la Distillerie accueille la Fluid Corporation pour travailler sur sa pièce documentaire, Ça va sans dire. Au départ de ce projet, un questionnement sur lequel se sont retrouvées trois femmes, une jardinière, une comédienne et la metteuse en scène Pascale Karamazov [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Dans le cadre de son dispositif de soutien à la création <a href="https://ladistillerieaubagne.fr/place-aux-compagnies/">Place aux compagnies</a>, la Distillerie accueille la Fluid Corporation pour travailler sur sa pièce documentaire, <em>Ça va sans dire</em>. Au départ de ce projet, un questionnement sur lequel se sont retrouvées trois femmes, une jardinière, une comédienne et la metteuse en scène Pascale Karamazov : la loi du plus fort est-elle la seule qui vaille ? S’en est suivi une enquête et de nombreuses rencontres qui ont nourri leur réflexion autour de la question du lien humain et non humain. Un cheminement qu’elles portent à la scène ce vendredi 22 novembre lors de deux représentations à l’occasion de leur sortie de résidence. </p>



<p><em>CHLOÉ MACAIRE</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 novembre <br></mark><a href="https://ladistillerieaubagne.fr"><strong>La Distillerie</strong>,</a> Aubagne</pre>
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		<title>Distillerie d’Aubagne : une création avant Place aux Compagnies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 15:42:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Christophe Chave]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. L’Uruguayen a été créé en 2021 et joué plusieurs fois dans la région, sur les scènes de Gap, de Briançon et au Théâtre Vitez, qui en étaient les producteurs. Pourquoi le reprendre aujourd’hui&#160;?&#160; Christophe Chave. Parce que le spectacle a eu du succès, et que son actualité politique est de plus en plus évidente. [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong><em>L’Uruguayen</em> a été créé en 2021 et joué plusieurs fois dans la région, sur les scènes de Gap, de Briançon et au Théâtre Vitez, qui en étaient les producteurs. Pourquoi le reprendre aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Christophe Chave.</strong> Parce que le spectacle a eu du succès, et que son actualité politique est de plus en plus évidente. <em>L’Uruguayen</em> n’est pas une pièce de théâtre, mais une correspondance avec un ami resté en France. Dans ses lettres, Copi décrit un pays dévasté par la dictature. Avec toute la folie de son théâtre, ces morts qui ressuscitent, le pape et le président qui interviennent, le sexe et ses mots crus.&nbsp;</p>



<p><strong>Violents&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Non, pas de violence mais le langage est très cru, et les relations sexuelles y sont évoquées très directement. On ne le conseille pas aux moins de 16 ans. Les mots, leur empêchement, leur surgissement sont le sujet du seul en scène&nbsp;: dans ce pays réel et fantasmé, la liberté d’expression est bafouée au point qu’on ne prononce en moyenne que trois mots par jour. Ceux qui disent les mêmes deviennent frères de sang, et appartiennent au même parti politique. Tout se réduit, et quand la réalité bascule le personnage n’est plus en capacité de le voir.</p>



<p><strong><em>L’Uruguayen</em> n’est pas porté par vote compagnie.</strong></p>



<p>Non, c’est un projet de Stéphane Pastor, qui m’a demandé de la mettre en scène.</p>



<p><strong>Mais <em>Place aux Compagnies,</em> que vous avez mis en place à la Distillerie d’Aubagne est aussi très politique…</strong></p>



<p>Oui. C’est un dispositif de soutien à la production des compagnies en région, qui vient donc appuyer les politiques culturelles des collectivités et de l’État. En offrant des moments de résidence aux compagnies émergentes – ou émergées, je n’aime pas trop le terme – et en invitant les professionnels à venir découvrir ces spectacles en sortie de résidence ou en première de création, pour qu’ils puissent être diffusés et programmés. Le public est bien sûr invité à découvrir également, et tout est gratuit.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelques éléments du programme&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p>Cette année il y a neuf compagnies, avec huit projets de spectacles et une conférence gesticulée.  Les spectacles ont lieu le vendredi, après une semaine de résidence, dans des formes plus ou moins abouties : certains commencent à répéter, d’autres sont à la fin du processus. À partir du 8 novembre et jusqu’au 14 décembre  il y aura Valérie Paüs (Avignon) qui présente <em>Le Petit Prince m’a dit</em>, le concert d’Iraka, Flore Vialet qui met en scène Océan pour un portait de <em>Dorian</em> Gray tendance queer, un texte de Sharon Tulloch, artiste marseillaise expulsée de son logement par  arrêté de péril en 2015, mise en scène par Eva Doumbia, une lecture de la prochaine création de Michel Bellier et Joëlle Cattino… </p>



<p><strong>Les générations se croisent, avec beaucoup de femmes, une vraie diversité esthétique des propositions… et peu de danse&nbsp;?</strong></p>



<p>Effectivement, pas cette année. Deux concerts, le reste est du théâtre. Les compagnies présenteront leurs spectacles le 2 novembre à l’ouverture, avant un concert des étudiants de la Satis, <em>Satisfaction</em>&nbsp;!</p>



<p><br><strong>Les compagnies trouvent ici un appui à la production, mais où en est la Distillerie&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p>Il y a désormais une volonté politique des institutions de nous soutenir, mais notre économie reste fragile. Je suis le seul salarié en CDI, je travaille avec des intermittents à la production, la technique, la com’… Cette précarité nuit évidemment à la stabilité de note démarche de soutien. Pourtant sans soutien à la création et aux compagnies, sans appui à la production, c’est tout le secteur qui s’écroule…&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’Uruguayen</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 et&nbsp; 26 octobre</mark><br>La Distillerie, Aubagne<br><br><strong><em>Place aux Compagnies</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 novembre au 14 décembre</mark><br>Divers lieux, Aubagne</pre>



<p></p>
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		<title>Place aux compagnies : une première sortie de résidence prometteuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:36:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dispositif de Place aux compagnies 2023 (lire ici notre entretien avec Christophe Cave, directeur de La Distillerie) a démarré avec la présentation d’une première partie du spectacle écrit et mis en scène par Clara Chrétien qui permet d’apprécier le travail accompli. Au début plongé dans la fumée, le décor inquiétant installe d’emblée le spectateur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le dispositif de Place aux compagnies 2023 (<a href="https://journalzebuline.fr/la-distillerie-une-ivresse-a-cultiver/">lire ici notre entretien avec Christophe Cave, directeur de La Distillerie</a>) a démarré avec la présentation d’une première partie du spectacle écrit et mis en scène par <strong>Clara Chrétien</strong> qui permet d’apprécier le travail accompli. Au début plongé dans la fumée, le décor inquiétant installe d’emblée le spectateur dans une atmosphère étrange. On ne discerne pas tout de suite la forme humaine tassée dans un coin du plateau. Le fond est occupé par une porte percée d’un hublot qui laisse passer une lumière blafarde. Un homme surgit et appelle « Esther ! », la lumière monte peu à peu et l’on distingue la femme assise dans un fauteuil roulant. L’homme demande où il est, la femme au regard noir, excellente <strong>Zoé Guillemaud</strong>, répond par signes, puis un dialogue confus s’installe. On comprend peu à peu que derrière la porte se trouve un monde mystérieux auquel on ne peut accéder qu’avec une autorisation spéciale. La lumière dévoile alors une autre femme derrière un bureau sur lequel trônent deux vieux téléphones qui vont sonner l’un après l’autre dans un silence pesant. L’autre femme, étonnante <strong>Juliette de Ribaucourt</strong>, décroche avec des gestes lents et dialogue avec un haut responsable administratif.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un univers kafkaïen </mark></strong></p>



<p>Clara Chrétien et la dramaturge <strong>Nina Ayachi</strong>, qui ont pensé ensemble l’univers scénique, ont su rendre l’atmosphère lourde et menaçante, aidées en cela par les sons et lumières de <strong>Guillaume Ohrel</strong>. Questionné, l’homme, <strong>Stéphane Monpetit</strong>, déclare rechercher une jeune femme qui est peut-être de «&nbsp;l’autre côté&nbsp;». Les deux femmes semblent vouloir l’aider mais la procédure est longue et les autorisations difficiles à obtenir. Cela donne des dialogues cocasses, des regards, des rires fous. Clin d’oeil aux lourdeurs administratives que nous connaissons tous…</p>



<p>À ce stade du travail, on n’en saura pas plus. Il faut attendre une deuxième résidence dont le lieu d’accueil n’a pas encore été trouvé. Qu’adviendra-t-il de cette histoire qui semble s’apparenter à celle d’Orphée descendant aux Enfers pour trouver Eurydice&nbsp;?</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La compagnie des oiseaux</em> par la <strong><em>Cie Le vaisseau</em></strong> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 novembre</mark> à La Distillerie, Aubagne.</pre>
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		<title>La Distillerie, une ivresse à cultiver !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 11:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Tout d’abord, pourriez-vous définir ce qu’est exactement La Distillerie&#160;? Christophe Chave. La Distillerie, c’est un lieu de fabrique à destination régionale de spectacle vivant. On accueille toute l’année des compagnies de théâtre, de performances, de danse, pour des temps de travail, de résidence d’une à trois semaines avec mise à disposition du plateau, du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Tout d’abord, pourriez-vous définir ce qu’est exactement La Distillerie&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Christophe Chave.</strong> La Distillerie, c’est un lieu de fabrique à destination régionale de spectacle vivant. On accueille toute l’année des compagnies de théâtre, de performances, de danse, pour des temps de travail, de résidence d’une à trois semaines avec mise à disposition du plateau, du son, des lumières, sans régisseur&nbsp;: les compagnies sont totalement autonomes. Grâce au dispositif Place aux Compagnies, né en 2016, s’orchestre un soutien à la production du spectacle vivant régional, depuis la production jusqu’à la diffusion. À la fin de la semaine de résidence (une seule est proposée dans ce cadre), une présentation du travail est effectuée devant des professionnels. En général, les projets tournent sur le plan régional. Il ne faut pas oublier «&nbsp;Le goûter des créations&nbsp;» mis en œuvre conjointement avec le Cercle de midi (la branche sud-est au niveau régional du «&nbsp;Chaînon manquant&nbsp;»). Cette année neuf compagnies exposeront leur projet de la manière qui leur convient à un public de professionnels (directeurs de structure, producteurs, diffuseurs, Réseau Traverse, la Drac).&nbsp;</p>



<p><strong>On peut parler d’un lieu en synergie&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui. Pour la Drac, on fait partie des rares lieux de résidences tremplin (actuellement il y en a deux sur le territoire de la région Sud, l’Entre-Pont de Nice et La Distillerie). Malheureusement nous ne sommes pas encore un lieu labellisé, ce qui permettrait de soutenir toutes les compagnies en résidence (certes, il y a aussi des lieux labellisés qui accueillent des compagnies en résidence, mais ce n’est pas leur principale fonction).&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles relations entretenez-vous avec les compagnies régionales&nbsp;?</strong></p>



<p>Le bouche à oreille suffit. Les compagnies m’envoient par mail leur projet, mais je ne me contente jamais d’un dossier, je rencontre toujours personnellement les artistes afin de parler de leur projet. Souvent, on a affaire à de jeunes compagnies qui sont encore assez précaires. Aussi, on cherche à les soutenir dans leurs démarches administratives, à les orienter vers des lieux qui pourront les aider. Les choix se font sur l’artistique, le rapport au monde des artistes, leurs questionnements. Le travail sur l’artistique ne correspond pas à une «&nbsp;nécessité de la création&nbsp;» mais à l’émancipation du public&nbsp;: le sortir de l’ornière télévisuelle et du carcan de l’individualisme.</p>



<p><strong>Vous évoquiez les difficultés financières de La Distillerie en début de saison. Qu’en est-il aujourd’hui&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Je pourrais dire que nous en sommes au même point&nbsp;! Le 10 octobre, nous avons eu une réunion avec des représentants de la Ville d’Aubagne, du Département, de la Région Sud, de la Drac. Toutes les subventions ont baissé sauf celles de la Région Sud. Sans vouloir être alarmiste, l’avenir de La Distillerie est en jeu. Si rien ne change on dépose le bilan en juin 2024, c’est une réalité. L’an dernier nous avons pu aider douze compagnies, cette année seulement neuf. Pour augmenter leurs financements, les structures institutionnelles attendent un geste de la Ville d’Aubagne, notre principal financeur, puisque La Distillerie est née de la volonté de la ville, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, une belle plate-forme de la création artistique et un tremplin de la vie culturelle régionale. Je crois qu’il ne faut jamais oublier que ce ne sont pas les lieux qui font les artistes, mais les artistes qui font les lieux. L’obscurantisme est fatal pour les démocraties c’est pourquoi le théâtre est fondamental car il est un endroit de réflexion.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>
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		<title>À Aubagne, place aux écritures contemporaines </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre Comœdia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Devenu un rendez-vous annuel incontournable de la scène régionale, Place aux compagnies qui signe sa huitième édition, accorde visibilité et logistique aux troupes du territoire. Trois lieux de la ville d’Aubagne accueillent les artistes, le Théâtre Comœdia, la Médiathèque Marcel Pagnol et La Distillerie qui conforte ici sa mission de lieu de fabrique destiné aux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Devenu un rendez-vous annuel incontournable de la scène régionale, <em>Place aux compagnies</em> qui signe sa huitième édition, accorde visibilité et logistique aux troupes du territoire. Trois lieux de la ville d’Aubagne accueillent les artistes, le Théâtre Comœdia, la Médiathèque Marcel Pagnol et La Distillerie qui conforte ici sa mission de lieu de fabrique destiné aux artistes régionaux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Effervescence artistique </mark></strong></p>



<p>En résidence à La Distillerie, la <strong>Compagnie Le Vaisseau</strong> usera de l’arme du rire et de l’imagination face à l’incompréhensible et aux angoisses métaphysiques avec <em>Le Cabaret des Oiseaux</em> (restitution le 11 novembre). La <strong>Cie Chabraque</strong> va explorer le monde des secrets, dans <em>In Petto, au secret des cœurs</em> (18 nov.) La <strong>Compagnie La Briqueterie</strong> s’interrogera sur les peurs qui traversent notre société avec <em>État d’urgence</em>, tristement contemporain (25 nov.). <em>André, play like an old gentleman, please</em> sera l’injonction formulée par la <strong>Compagnie Totem</strong> doublée du <strong>Collectif Kari Bur</strong> pour brosser le portrait de l’acteur et metteur en scène André Wilms (2 déc.). Le<strong> Collectif L’Agonie du palmier</strong> transforme le numéro de clown en expérience humoristique dans le<em> Showroom club </em>[titre provisoire](9 déc.)<em>, </em>la <strong>Bretzel Compagnie</strong> entreprend de défricher le foisonnement des informations qui nous inondent par le biais des réseaux sociaux, <em>2.0/ Comment internet m’a colonisée</em> (16 déc). Ajoutons les lectures théâtrales mises en espace avec la <em>Compagnie Dispensa Barzotti</em> qui titre en toute simplicité <em>La fin du monde</em>, et le <strong>Collectif Cocotte</strong> <strong>minute</strong>, <em>Le journal d’Anne Frank, récit d’une vie cachée</em>. Enfin, une première de création sera donnée au théâtre Comœdia, <em>Life</em> par la <strong>Cie Iota</strong> (30 nov.). Tout ceci sans compter le goûter des créations (rencontre professionnelle le 14 novembre) et le concert de clôture de <strong>Tante Hortense</strong> (16 déc). Effervescence on vous l’a dit&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Place aux compagnies</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 novembre au 16 décembre<br></mark>Divers lieux, Aubagne<br>04 42 70 48 38 / 06 19 36 30 53 <br><a href="http://ladistillerieaubagne.fr">ladistillerieaubagne.fr</a></pre>
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		<title>Place aux Compagnies : Aubagne aide la création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 10:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Charlet]]></category>
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<p><strong><em>Place aux Compagnies</em></strong> est un dispositif de soutien à la production pour les compagnies dans notre région. Un rendez-vous convivial entre les artistes et le public sur des travaux en cours proposés en sortie de résidence avant le grand saut dans les programmations. L’association <em>Les Acteurs de la Distillerie</em>, organise depuis 1998 des événements, des ateliers, des débats, des stages, des festivals dans ce lieu atypique et accueillant proche du centre-ville d’Aubagne.</p>



<p><strong><em>Rouge Lie de vin</em></strong></p>



<p>Le théâtre Comœdia a accueilli la résidence et la présentation de <em>Rouge Lie de vin</em> par la compagnie <strong>La Variante</strong>. Le texte et la mise en scène sont de <strong>Valérie Hernandez</strong> qui a choisi d’aborder théâtralement le sujet aussi grave qu’intime de la violence conjugale, un sujet malheureusement d’actualité. Violence due à la jalousie exacerbée par l’alcool&#8230; La sœur de la victime est interrogée par la juge, puis chargée de rencontrer le mari accusé non seulement de coups et blessures, mais aussi de viol. La sœur lui annonce que sa femme, hospitalisée et dépressive, demande le divorce. Le travail de Valérie Hernandez est tout à fait louable, d’autant plus qu’elle travaille sur le terrain avec des associations dans des quartiers sensibles d’Aix-en-Provence, anime des ateliers d’écriture. Elle a également le projet de proposer ce spectacle en milieu carcéral. Si <strong>Alexandre Charlet</strong> s’impose dans son rôle de mari violent avec justesse, <strong>Héléna Vautrin </strong>est un peu trop retenue, mais iels portent tous deux vaillamment ce texte courageux.</p>



<p><strong><em>Un Macbeth</em></strong></p>



<p>Selon les propres mots de son créateur c’est un «&nbsp;cocktail tragi-comique&nbsp;» que nous propose <strong>Ivan Bougnoux</strong> du <strong>Théâtre M</strong>. Il nous propulse dans l’Écosse verdoyante et brumeuse des châteaux forts et des sorcières, y installe un Macbeth shakespearien allégé, frôlant le comique, mais joue aussi le rôle du roi, de la reine, des soldats. Venu des arts du geste et du masque, danseur, comédien, Ivan a peaufiné son projet en s’associant avec un complice musicien <strong>Benjamin Balthazar</strong>&nbsp;: les deux font la paire. Ils établissent un dialogue fructueux. Quand Ivan éructe, vocifère et se bat avec une épée imaginaire, Balthazar souligne d’un violon, de percussions, les sifflements des épées, leurs trajectoires, les cris des combattants, les hennissements des chevaux. &nbsp;Des plastiques noirs, comme des sacs poubelles, représentent les sorcières qui harcèlent Macbeth, avec un clin d’œil métaphorique au plastique qui envahit notre planète. Un spectacle astucieux et inventif qui plait aux petits et aux grands, facile à installer en plein air.</p>



<p><strong><em>Ici les pénombres</em></strong></p>



<p><strong>Franck Dimech</strong> s’est attaqué à un travail sur le XVIII<sup>e</sup> siècle, celui des Lumières, dont il s’applique à révéler les zones obscures et cachées. Cela ne nous étonne pas tant on connaît son goût pour l’étrange ou le dérangeant. L’univers dans lequel il nous entraîne mêle des situations hilarantes et scabreuses juxtaposées à l’évocation de scènes de torture ou d’exécution. Excellant dans les contrastes, il nous fait passer de scènes de cour avec roi et reine perruqués et maquillés, savourant leur confort et baffrant salement, au récit terrifiant des maladies qui rongent le peuple. C’est Dominique Bluzet, directeur des Théâtres, qui lui avait proposé de travailler sur cette époque, dont on ne connaît pratiquement que le côté brillant ; des recherches d’archives de <strong>Marie Vayssière</strong>, conçues «&nbsp;comme un inventaire, une collection de paroles éparses rapportées par les procès-verbaux&nbsp;» et les études de l’historienne <strong>Arlette Farge</strong> ont constitué un corpus abondant, mis sous forme théâtrale par <strong>Arno Calleja</strong>, donnant de cette époque un portrait glaçant dont la caricature accentue les détresses. Les comédien·ne·s ( <strong>Jung-Shih Chou</strong>, <strong>Geoffrey</strong> <strong>Coppini</strong>, <strong>Laurent de Richemond</strong>, <strong>Julien Gourdin</strong>, <strong>Mara Molinaro</strong>, <strong>Anne Naudon</strong>, <strong>Peggy Péneau</strong> et <strong>Frédéric Richard</strong>) s’en donnent à cœur joie entre cavalcades folles et farfelues, accouplements cocasses, intermèdes musicaux, le tout créant une distanciation qui permet de supporter la noirceur des récits. L’époque évoquée court de 1715 à 1789, révèle notamment des événements qui se sont passés à Marseille, durant la peste ou plus tard. Avec par exemple le procès qui opposa une jeune héritière marseillaise à son époux consul de Venise, qui la pluma alors qu’elle finit au couvent. Un spectacle intense qui mêle les anonymes aux grands de ce monde, qui peut encore, malheureusement, évoquer le nôtre. D’autre résidences permettront de développer ce projet qui pourrait se jouer dans des musées. À suivre…</p>



<p><strong><em>L’extraordinaire n’aura pas lieu</em></strong></p>



<p><em>Place aux Compagnies</em> a fini en beauté en mettant son nez à la fenêtre&nbsp;: la création d’<strong>Anne Naudon</strong> et <strong>Laurent de Richemond</strong> se joue avec <strong>Peggy Chéneau</strong> aux fenêtres d’un immeuble. Le public est dans la rue et le texte est en quelque sorte pro-jeté sur lui. Il s’agit d’<em>En vie</em> d’<strong>Eugène Savitskaya</strong>, textes courts vantant les petits riens de la vie, à la fois «&nbsp;ludique(s<a>)</a>, poétique(s) et concret(s)&nbsp;», pouvant toucher tous les publics. La vie y est représentée sous ses aspects quotidiens, insignifiants. Et c’est cela qui a ému Laurent qui évoque les habitudes chez ses grands-parents pendant les vacances et Anne qui aime ranger, nettoyer. De la rue on aperçoit l’intérieur de la maison, éclairé, habité. On entend le bruit de l’aspirateur, des chants d’oiseaux. Il est question d’eaux usées, de poussière, d’odeurs de latrines, d’argent qu’on jette… Deux figurants apparaissent aussi, cachés par de grands masques de rats qui «&nbsp;nous aiment&nbsp;», nous observent. Leur présence fait basculer le spectacle dans le fantastique. Seraient-ils cousins des animaux d’<em>Alice au pays des merveilles</em>&nbsp;? Où mène donc notre quotidien&nbsp;? Ce spectacle sera présent au <em>Grand ménage de Printemps</em>, à La Tour d’Aigues, en avril prochain.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Place aux Compagnies</em> s’est tenu du 19 septembre au 22 octobre à Aubagne.</mark></p>
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