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	<title>Archives des Politique cultutelle - Journal Zebuline</title>
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		<title>Qui doit combattre Bolloré ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 14:31:00 +0000</pubDate>
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<p>La pétition des 651 professionnel·les du cinéma français contre le principal financeur du cinéma français, Canal+, est un acte courageux, parce qu’ils osent attaquer celui qui les nourrit. Ils sont pourtant accusés de lâcheté par Mediapart, qui relève l’absence des principaux syndicats de réalisateurs. De fait, le festival continue même si Maxime Saada, directeur de Canal +, a tranquillement annoncé qu’il ne travaillera plus avec les signataires. Ce qui aurait dû susciter un tollé : le financement est une obligation contractuelle en échange de l’attribution du canal hertzien. Mais le propos de Saada de Canal+ est seulement jugé « <em>disproportionné</em> » par la ministre de la Culture, et non illégal et insensé. Quant au <em>Figaro</em>, comme on s’y attendait, il dénonce ces « frondeurs » systématiques que sont les artistes, gâtés par un système français de financement du cinéma très protecteur. Celui du CNC, dont le directeur Gaëtan Bruel, s’est empressé de défendre « canal ».</p>



<p>Pourtant, ce qui a mis le feu aux poudres et déclenché la « fronde » des professionnelles du cinéma n’est pas un caprice d’enfant gâté, mais le rachat d’UGC par le milliardaire breton. Son entreprise, très progressive, de main mise sur l’opinion française par le contrôle de la culture s’appuie sur l’acquisition minutieuse de l’ensemble des circuits : dans la presse, il s’agit d’acheter les titres, mais aussi les écoles (ESJ Paris) et les réseaux de distribution (Relay), qui distribuent aussi les livres édités par Bolloré-Fayard et Bolloré-Grasset.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Qui paie décide</mark></strong></p>



<p>Qui peut croire que Bolloré-Canal+ continuera de financer sans sourciller des œuvres qui combattent l’idéologie du milliardaire ? Il est déjà difficile, pour les cinémas indépendants ou publics, d’obtenir des copies des films à leur sortie, souvent réservés par Bolloré-Canal+ au réseau Bolloré-UGC.</p>



<p>« <em>He pays the piper calls the tune </em>». « <em>Celui qui paye les violons choisit la</em> <em>musique </em>». Ce principe du pouvoir capitaliste a été simplifié dans la formule  « qui paie décide », maintes fois employée par Sarkozy (avant qu’on apprenne qui payait ses campagnes). Le président en évacuait la dimension artistique, mais Bolloré ne l’oublie pas : c’est celui qui paye qui décide de l’orientation idéologique de la création artistique.</p>



<p>Heureusement, nos démocraties sont en principe protégées contre les tentatives d’appropriation des biens publics, et de monopole culturel. La création artistique, le cinéma, l’édition, la presse, la diversité et les droits culturels sont couverts par des lois internationales et européennes que la France a ratifiées, bien au-delà de l’exception culturelle.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">I don’t Trust in you</mark></strong></p>



<p>Les divers monopoles de Bolloré devraient donc tomber sous le coup de lois antitrust qui nécessitent d’être adaptées et appliquées au secteur culturel. Si Canal+ est devenu le premier financeur du cinéma, c’est parce que l’État a ouvert à la chaine cryptée un « canal » hertzien qu’elle commercialise, puis d’autres pour CNews, et enfin des marchés publicitaires dont il a privé son propre service public. Il continue d’ailleurs d’affaiblir France Télévisions, qui doit baisser son financement du cinéma.</p>



<p>Si on peut faire confiance à Bolloré, c’est dans la mise en œuvre d’une stratégie à l’œuvre au JDD, à Fayard et à Grasset : même quand il laisse d’abord une certaine liberté éditoriale, il serre ensuite la vis brutalement. Nul doute qu’il le fera pour le cinéma. Mais peut-on continuer à faire confiance à l’État et à ses services publics, pour défendre la démocratie culturelle ?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Euro sans vision</mark></strong></p>



<p>Le spectacle de l’Eurovision a été, cette année, absolument consternant. Artistiquement atterrant. L’Eurovision produite par un réseau de chaines publiques européennes ou affiliées, jusqu’à l’Australie, a été conçue pour défendre la chanson comme un art populaire, et non ces shows monstrueux de sexisme, paillettes, et nationalistes décomplexés.</p>



<p>Mais cette Eurovision 2026 témoigne surtout de la défaite démocratique des services publics audiovisuels : les pays votent en fonction de leurs relations diplomatiques et Israël a visiblement influencé le vote des spectateurs.</p>



<p>Son candidat, drapeau israélien sur les épaules, hué par le public sans que les commentateurs ne commentent, a failli remporter un trophée dont la Russie de Poutine est exclue, mais pas l’Israël de Netanyahou, malgré les 72 000 morts officiels à Gaza.</p>



<p>Si on ne veut pas laisser la culture française aux mains de l’extrême-droite il nous faut retrouver le sens de la culture publique. En revendiquant son financement, mais aussi en redéfinissant ses enjeux, loin des paillettes et des tapis rouges.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



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