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	<title>Archives des politique - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des politique - Journal Zebuline</title>
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		<title>Avec Cyril Aris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fiction et/ou documentaire En fait j&#8217;ai toujours fait de la fiction donc avant Danser sur un volcan qui est un documentaire, &#160;j&#8217;avais fait La Balançoire projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&#8217;ai toujours été très intéressé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fiction et/ou documentaire</mark></strong></p>



<p>En fait j&rsquo;ai toujours fait de la fiction donc avant <em>Danser sur un volcan</em> qui est un documentaire, &nbsp;j&rsquo;avais fait <em>La Balançoire</em> projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&rsquo;ai toujours été très intéressé par la fiction. Mais l&rsquo;histoire de <em>Danser sur un volcan</em> et l&rsquo;histoire de <em>La Balançoire,</em> ce sont des histoires qui se sont présentées à moi, et je me souviens très bien que lorsque la tragédie de <em>La Balançoire</em> s&rsquo;est passée, j&rsquo;avais commencé à écrire un scénario où, je parlais de cette histoire-là. Donc un scénario de fiction. Et c&rsquo;est là que j&rsquo;avais réalisé que c&rsquo;est complètement inutile d&rsquo;écrire un scénario quand les événements se passent vraiment en face de soi. Maintenant au Liban, dans le monde arabe, c&rsquo;est assez compliqué de financer de la fiction ça prend des années et des années. Alors je &nbsp;montais des films de fiction et je réalisais des documentaires en attendant.J&rsquo;aimerais bien être ce genre de réalisateur qui peut travailler dans les deux formes. Je trouve que dans le cinéma libanais, il y a toujours cette attente d&rsquo;un cinéma plutôt misérabiliste, d&rsquo;un cinéma de guerre, d&rsquo;un cinéma de crise&nbsp;; &nbsp;évidemment ça fait partie de notre quotidien, mais ce n&rsquo;est pas toujours le cas .Les Libanais qui sont au Liban et les Libanais qui sont en dehors restent toujours très affectés par la situation et très attachés . Donc, je voulais vraiment parler de cette relation assez ambivalente et assez contradictoire, assez complexe parce que c&rsquo;est assez compliqué pour nous d&rsquo;expliquer cet attachement qu&rsquo;on a pour notre pays, &nbsp;pour notre patrie. J&rsquo;ai voulu faire ça à travers deux personnages assez contradictoires et expliquer leur amour, leur attachement envers leur pays et en même temps leur désespoir et leur désillusion. Je &nbsp;pense que c&rsquo;est vraiment la base de notre relation avec le Liban. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;est un pays en crise, enfin constamment en crise, et c&rsquo;est un pays d’où on émigre et duquel on essaye de se lâcher, mais c&rsquo;est toujours très compliqué de s&rsquo;en lâcher complètement. Donc voilà, c&rsquo;est cette contradiction-là dont je voulais parler.&nbsp;<em>«&nbsp;On peut toujours enlever le Libanais du Liban, mais on ne peut jamais enlever le Liban du Libanais&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>De &nbsp;plus en plus les documentaires sont structurés un peu comme des fictions&nbsp;: une histoire avec un début un milieu et une fin et je pense que c&rsquo;est ma base de fiction qui fait que &nbsp;chaque séquence fait 15 minutes&nbsp;; elle commence et elle finit. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime penser à la structure du documentaire, en montage, &nbsp;comme un film de fiction. Parce que finalement la formule de fiction est la formule classique qui date d’Aristote. .Je pense que la différence est que pour &nbsp;la fiction, tout est bien contrôlé, on a nos plans, on a nos acteurs&nbsp;; évidemment on improvise beaucoup, mais on a un contrôle bien plus grand que sur le documentaire où c&rsquo;est beaucoup plus instinctif. Ce que j&rsquo;aime beaucoup dans le documentaire, c&rsquo;est qu&rsquo;on se lance, on part sur un instinct, sur un intérêt pour des personnages ou une certaine thématique, on se lance et on filme, et on filme, et on filme, ensuite on fait le tri au montage. C&rsquo;est là qu&rsquo;on doit trouver vraiment l&rsquo;histoire et la meilleure manière de raconter cette histoire. Alors que dans la fiction tout est bien plus contrôlé</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le restaurant, un personnage du film</mark></strong></p>



<p>J&rsquo;ai parlé justement avec mon chef-op <strong>Joe Saade</strong> et la directrice artistique, <strong>Hanady Medlej</strong>, je leur ai expliqué que si on prend des screen- shots du restaurant aux premier deuxième puis &nbsp;troisième chapitre, on devrait voir vraiment l&rsquo;évolution du Liban. Donc au début, à l&rsquo;âge adulte tout est très coloré, tout est très saturé, on sent qu&rsquo;il y a une.ère de prospérité&nbsp;; &nbsp;beaucoup de nourriture alors que vers la fin tout est plus monochrome, et on sent vraiment une sorte de pourriture dans la texture du restaurant. Donc oui, effectivement, traiter le restaurant comme un personnage, comme une réflection du contexte social et politique ou du bien-être de la ville était un choix très conscient.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le trauma</mark></strong></p>



<p>Vouloir parler de ces trois époques, , c&rsquo;est essayer de parler de ma propre création dans ces trois stades différents de ma vie vis-à-vis de Beyrouth, mais aussi c&rsquo;était pour pouvoir parler de ce trauma né à la naissance et qui se transmet, &nbsp;qui revient à l&rsquo;âge adulte, &nbsp;ce trauma dont ils n&rsquo;arrivent pas à se débarrasser. C&rsquo;est la fin, une fois que les personnages surmontent ce trauma, qu&rsquo;ils peuvent &nbsp;vraiment se retrouver et coexister avec toutes leurs différences. Je pense qu&rsquo;au Liban en fait on n&rsquo;est toujours pas sorti du trauma de la guerre civile parce qu&rsquo;en fait on n&rsquo;en a jamais parlé&nbsp;: il n&rsquo;y a jamais eu de réconciliation nationale chose que les Européens font bien mieux que nous&nbsp;; les Français ou les Allemands ont une &nbsp;certaine conscience de leur histoire et une reconnaissance des atrocités de leurs conflits et de leurs guerres, ce qui fait qu&rsquo;au final on peut surmonter ce traumatisme national et collectif et vraiment passer à autre chose. Alors qu&rsquo;au Liban, on n&rsquo;en est toujours pas là parce que justement de &nbsp;la guerre civile, on n&rsquo;en a jamais vraiment parlé. Je voulais refléter ça à travers leur enfance et ce trauma personnel qui reflète le trauma national et collectif dont on n&rsquo;arrive pas à se débarrasser</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La naissance de Nino et Yasmina</mark></strong></p>



<p>Ce plan -séquence est&nbsp; le premier plan du film. Et pour moi, les films que j&rsquo;admire vraiment des grands réalisateurs, se résument &nbsp;au tout premier plan. Du moins, le ton du film ou bien l&rsquo;émotion du film. <em>Un Monde fragile et merveilleux&nbsp;: </em>la vraie traduction serait <em>Un monde triste et merveilleux</em>&nbsp;.Cette tristesse et cette merveille, cette joie et ce désespoir devaient &nbsp;coexister dès le premier plan. Cette histoire de naissance sous les bombes est, en fait, basée sur la naissance de l&rsquo;actrice qui incarne le rôle de Yasmine, née effectivement ainsi dans les années 80. Sa mère était à l&rsquo;hôpital&nbsp;; &nbsp;il y avait des bombardements &nbsp;et ils devaient éloigner les patients des fenêtres. <strong>Mounia Akl</strong> est née dans le couloir de l&rsquo;hôpital, un peu comme Nino et Yasmine. Je &nbsp;trouve que cette juxtaposition entre ce moment de joie, d&rsquo;espoir, d&rsquo;espérance qui vient de la naissance d&rsquo;un bébé, contraste avec cette destruction, cette mort tout autour d&rsquo;eux, Pour moi, ça résume un peu la coexistence des deux émotions, le temps du film et aussi l&rsquo;histoire du Liban. Il y a beaucoup de joie, mais on est souvent entouré par des conflits régionaux, qui coexistent d&rsquo;une manière assez absurde avec nos joies internes et qui fait que, finalement, on vit constamment un ascenseur émotionnel. On passe vraiment constamment par des extrêmes. Avoir ces deux extrêmes dans un même plan, c&rsquo;était important.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de réalisation</strong></mark></p>



<p>Avec mon chef opérateur, on s&rsquo;est lancé un peu dans le challenge de faire des plans séquences, d&rsquo;avoir beaucoup de staging avec ce qui se passe dans le premier plan, ce qui se passe dans l&rsquo;arrière-plan, Je ne sais pas s&rsquo;il y a un mouvement très spécifique qui  nous a  inspirés. Pour moi, c&rsquo;est tout un mélange. Je reviens très souvent vers la <em>Nouvelle Vague</em> française que j&rsquo;adore. J&rsquo;aime beaucoup aussi le cinéma italien, Fellini, Antonioni des années 60. J&rsquo;aime aussi le cinéma américain, et je pense que c&rsquo;est assez évident. Les love stories classiques, mais aussi les love stories un peu plus pointues et radicales, comme<em> Punch-Drunk Love</em> de Paul Thomas Anderson ; c&rsquo;est vraiment un mélange d&rsquo;un peu tout ça.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des rails coupés</mark></strong></p>



<p>Au Liban, avant, il y avait des trains, et les trains allaient jusqu&rsquo;à la Turquie, ils passaient par la Palestine, par Jérusalem, ils allaient carrément jusqu&rsquo;en Égypte. Et tous ces trains-là ont été coupés, évidemment, coupés avec la guerre civile, Donc, c&rsquo;est cette ségrégation de toutes les régions que ce plan suggère parce que le Liban c&rsquo;est très confessionnel, il y a une grande &nbsp;ségrégation&nbsp;; &nbsp;il y a des régions à majorité chrétienne, des régions à majorité musulmane, et cette connexion-là, ou bien cette déconnexion du train entre les régions fait que ces communautés ne se parlent plus. Donc oui, effectivement, c&rsquo;était un choix très clair, une allusion très claire au fait que ce jour-là, le dernier tronçon de rail qui nous connectait s&rsquo;est déconnecté et c&rsquo;est là que vraiment on est entré dans une ère de déconnexion totale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les enfants</mark></strong></p>



<p>Au Liban, &lsquo;il y a beaucoup de jeunes adultes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants&nbsp; J’ai montré à mon producteur <strong>Georges Schoukair</strong> tout un article qui montrait les chiffres, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Europe, en Asie aussi, en Corée du Sud, au Japon, des régions- où les jeunes couples décident très volontairement de ne plus avoir d&rsquo;enfants. Des raisons financières mais aussi à cause du réchauffement climatique. Est-ce qu&rsquo;on aura une planète dans 30 ans ? Dans quel genre de monde ? Est-ce qu&rsquo;ils vont grandir ? Est-ce qu&rsquo;il y aura de plus en plus de conflits régionaux et de guerres qui résultent du fait que les ressources vont diminuer&nbsp;? Il y a justement toute cette vague de pessimisme ambiant, universel et général, que les gens de ma génération ont vis-à-vis des enfants. Quand ils ont des enfants, en général, c&rsquo;est&nbsp; un ou deux mais deux c&rsquo;est l&rsquo;exception. Quand je pense à mes grands-parents, ils étaient huit donc vraiment c&rsquo;était les très grandes familles. Tout ça vient d&rsquo;une sorte de cynisme assez universel C&rsquo;est en fait toute la base du film&nbsp;; la question d&rsquo;enfant c&rsquo;était la question principale du film finalement&nbsp;; &nbsp;j&rsquo;ai construit un monde tout autour et je suis entré dans d&rsquo;autres thèmes, &nbsp;l&rsquo;exil , l&rsquo;immigration etc mais la toute première idée c&rsquo;était&nbsp;: &nbsp;est-ce que moi-même, j&rsquo;ai envie d&rsquo;avoir des enfants dans ce monde ?Je pense qu&rsquo;avoir des enfants, c&rsquo;est un grand &nbsp;geste d&rsquo;optimisme et d&rsquo;espoir. Et donc c&rsquo;est un choix très conscient.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Annie Gava</strong></p>



<p>Lire ICI la critique du film</p>
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		<title>Navet et épices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 12:25:40 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Stéphane Ravier, sénateur RN ex-dissident Zemmour se réjouit que la justice ait rapidement tranché en son sens&nbsp;: <em>Sacré-Cœur</em> ne peut être impunément déprogrammé. Le réalisateur Steven Gunnell, ancien membre d’un boys band converti, après avoir sombré dans l’alcool, au culte de l’organe cardiaque du Christ, ne cache pas, dans son film promotionnel, qu’il a produit le «&nbsp;<em>docu-fiction&nbsp;</em>» «&nbsp;<em>pour la gloire de Dieu&nbsp;</em>» et pour «&nbsp;<em>annoncer le Royaume du Seigneur&nbsp;</em>». Mais toute déprogrammation d’une œuvre artistique est une censure.&nbsp;</p>



<p>C’est un fait&nbsp;: la liberté artistique, la liberté de créer, passe par là, et à partir du moment où une œuvre ne contrevient pas à l’ordre public, n’incite pas à la violence et à la haine et ne diffame personne, sa programmation peut être contestée, raillée, critiquée, dénoncée dans la presse et dans l’espace public, mais non empêchée ou annulée. Même dans un équipement public astreint à la laïcité.&nbsp;</p>



<p>Le prosélytisme chrétien, plus spécifiquement catholique version radicale, a donc droit d’écran et de financement public, même lorsqu’il a pour but avoué par son réalisateur d’«<em>éveiller ceux qui se sont endormis dans une foi&nbsp;un peu tiédasse et mollassonne</em>». La RATP a le droit de ne pas accepter sa campagne de pub, mais pas une ville de déprogrammer le film.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas très catholique</mark></strong></p>



<p>Steven Gunnell a proclamé&nbsp;dans son clip de promotion : «&nbsp;<em>moi, Steven Gunnell, jusqu’à ma mort, je ferai des films qui annoncent l’amour du Christ, et j’appelle le public chrétien à ne pas hésiter et à faire connaître </em>Sacré-Coeur&nbsp;». En effet «&nbsp;<em>les experts et historiens&nbsp;</em>»y «<em>&nbsp;montrent, par la chair des témoignages, jusqu’où le Seigneur nous aime&nbsp;</em>». On est heureux d’apprendre que l’existence de Dieu a enfin été prouvée scientifiquement, mais on n’ose imaginer ce que dirait la fachosphère&nbsp; si Christ et Seigneur étaient remplacés par Yahvé et Elohim, ou mieux encore Mahomet et Allah.</p>



<p>Car la France selon Ravier a «&nbsp;<em>des racines chrétiennes</em>&nbsp;». Personne ne lui rappelle que le dernier Président qui revendiqué cette histoire exclusive dort aujourd’hui en prison. Mais ceux qui contestent la justice quand Marine Le Pen ou Sarkozy sont condamnés, n’hésitent pas à faire appel à la loi pour promouvoir ces fameuses racines chrétiennes. Y compris dans une ville fondée par un métèque de Phocée accueilli par une princesse ligure pas très catholique près de 600 ans avant que le Christ eut un cœur sacré.&nbsp;</p>



<p>Revendiquer des racines chrétiennes, c’est aussi oublier à quel prix le royaume de France, avant de devenir une nation, s’est construit. C’est par des guerres et persécutions incessantes, des conversions forcées, envers les cathares, les protestants, les juifs, les mahométans, les gaulois animistes, les bouddhistes vietnamiens. Ce culte si français du Sacré Cœur a été mis en place sous Louis XV, et les Vendéens contre révolutionnaires l’arboraient comme emblème de la France éternelle&nbsp;: celle de la monarchie absolue de droit divin, avec loi salique, Tiers-Etat, sang de bourbe et servage. Celle qui resurgit aujourd’hui pour lutter contre «<em>&nbsp;l’halalisation&nbsp;</em>» de la société, comme le soutenait le «&nbsp;journaliste&nbsp;» Jordan Florentin sur CNews.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Production, programmation, propagande</mark></strong></p>



<p>Mais déprogrammer un film est un acte de censure. Peu importe que ce «&nbsp;<em>docu-fiction</em>&nbsp;» à la musique ridicule qui mêle témoignages ébahis et reconstitutions historiques de carton pâte ait été produit par Bolloré, et soutenu dans sa presse comme un grand film alors qu’il sent le navet presque autant que l’encens. &nbsp;</p>



<p>Et peu importe que ce film ait été mis à l’affiche à Marseille par Valérie Fedele, ancienne élue UMP, directrice «&nbsp;<em>générale et artistique</em>&nbsp;» du Château de la Buzine depuis 2013. Peu importe qu’elle ait été qualifiée par Eliane Zayan, alors adjointe au cinéma de Jean-Claude Gaudin, de personne «&nbsp;<em>incompétente à ce poste&nbsp;</em>». Elle expliquait elle-même en 2013&nbsp;: «&nbsp;c<em>e n’est pas pour mes qualités culturelles ou artistiques mais managériales que j’ai été recrutée&nbsp;». </em>Peut-être, aussi, pour ses convictions politiques&nbsp;? Elle s’est aussi distinguée, dès 2016, en invitant Eric Zemmour dans l’équipement de la ville. &nbsp;</p>



<p>Il y a peu de chances qu’elle soit à l’origine des <em>Rencontres cinématographiques</em> consacrées aux diasporas de Marseille. La Buzine et l’Alcazar accueillent, à partir du 4 novembre, des films qui mettent en scène des Roumains, des&nbsp; Espagnols, des Lettoniens, des Afghans, des Algériens… qui forment aujourd’hui sinon les racines du moins le terreau de la ville. Halalisée pour partie, comme on parfume un délicieux gigot de cinq épices. Sans navet.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



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<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Divertir est vital</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:00:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’actualité culturelle de la semaine est si intense qu’elle a mangé toute la place dans nos pages, et restreint l’édito politique à une colonne. Signe, sans doute, que le cirque national n’est que trop mortifère et ahurissant, et qu’il est bienvenu de parler directement culture malgré les poussées de rage qui surgissent &#8211; mais quand [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’actualité culturelle de la semaine est si intense qu’elle a mangé toute la place dans nos pages, et restreint l’édito politique à une colonne. Signe, sans doute, que le cirque national n’est que trop mortifère et ahurissant, et qu’il est bienvenu de parler directement culture malgré les poussées de rage qui surgissent &#8211; mais quand donc vont-ils écouter la volonté du peuple, taxer les riches et restaurer les services publics que nous avons conquis&nbsp;et financés ?</p>



<p>Laissons-là ce discours, ce chapitre, cette affaire, comme disent les raisonnables dans les pièces de Molière. Il nous faut bien, une fois de plus, ravaler nos colères. Y trouver des dérivatifs&nbsp;? On vous en propose à Marseille, Aix, Martigues, Avignon ou Toulon, de toutes sortes, et de toute beauté.</p>



<p><strong>Penser ou fêter ? </strong></p>



<p>Faire la <em><a href="https://fiestadessuds.com/programmation/">Fiesta</a></em>, bien sûr, pour être ensemble et recharger les batteries corporelles. Ou passer l’<em><a href="https://www.librairesdusud.com/automne-en-librairies/">Automne en librairies</a></em> avec les autrices les plus renversantes, et explorer la pensée complexe avec Edgar Morin et la <a href="https://www.semainedelapopphilosophie.fr">pop philosophie</a>. Se souvenir d’Enrico Berlinguer et de ce qu’aurait pu être l’histoire. Avoir soir d’apprendre, faire le rêve réaliste d’un cirque inclusif, ouvrir le coffre fort de l’empire, repenser la métropole, croire qu’Avignon est une capitale italienne, secourir les naufragés de la fonction publique filmés dans <em>Hors-Service</em>. Profiter de la dernière semaine d’<em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em>, retrouver <em>Don Giovanni</em> et <em>Dom Juan</em>, faire le plein de musiques et d’écrans partagés. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ambroise et Sébastien</mark></strong></p>



<p>Vous avez toute la semaine pour cela. Soit trois fois moins que Sébastien Lecornu pour produire le gouvernement le plus désastreux de l’histoire. Mais pas beaucoup moins non plus qu’Ambroise Croizat, ministre du travail du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946. Soit deux mois pour créer la sécurité sociale, assurance maladie et retraites comprises, dans la première présidence, provisoire,&nbsp; de De Gaulle. Comme quoi un communiste, ça peut être utile au peuple dans un gouvernement de droite. Pour peu que celui-ci soit réellement d’union nationale, et construit comme un rempart à une extrême-droite combattue ensemble au prix du sang.</p>



<p>Agnès Freschel &nbsp;</p>



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		<title>Au chevet de notre temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 10:59:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Riveneuve]]></category>
		<category><![CDATA[Faut-il brûler Averroès ? Ce qui nous arrive]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 1994, les Rencontres d’Averroès, fondées par Thierry Fabre à Marseille, proposent de « penser la Méditerranée des deux rives ». Historiens, écrivains, chercheurs, y ont exploré ensemble les nœuds de notre présent, à la lumière des héritages croisés de l’Europe et du monde arabo-musulman. Cette agora annuelle, unique en France, a fait de Marseille [&#8230;]</p>
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<p>Depuis 1994, les <a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Rencontres d’Averroès</a>, fondées par Thierry Fabre à Marseille, proposent de « penser la Méditerranée des deux rives ». Historiens, écrivains, chercheurs, y ont exploré ensemble les nœuds de notre présent, à la lumière des héritages croisés de l’Europe et du monde arabo-musulman. Cette agora annuelle, unique en France, a fait de Marseille le théâtre vivant d’un dialogue intellectuel exigeant, populaire, résolument ancré dans le réel, qui perdure perdure aujourd’hui avec « Les Nouvelles Rencontres d’Averroès »</p>



<p>C’est dans ce sillage que s’inscrit l’ouvrage de ce chercheur en sciences politiques, paru ce mois de mai aux éditions Riveneuve&nbsp;: <em>Faut-il brûler Averroès ? Ce qui nous arrive</em>. Un livre court mais dense, lucide et éclairé par des années de débat. Thierry Fabre y convoque de nouveau la figure du philosophe andalou du XIIe siècle, non comme un monument figé, mais comme une force vive&nbsp;: un antidote aux passions identitaires qui rongent nos démocraties.</p>



<p>Alors que l’Europe bruisse de discours sur la « remigration », que l’extrême droite se banalise jusqu’aux sommets de l’État, Thiery Fabre rappelle ce que l’Occident doit à ceux qu’il rejette aujourd’hui. Averroès, Maïmonide, les traducteurs syro-arabes de l’Antiquité grecque : tous ont nourri ce que l’on appelle encore, un peu rapidement, les « Lumières ». Et l’Occident ne saurait se penser, dans sa construction même, comme le bloc artificiellement délimité a posteriori par ses laudateurs.</p>



<p>Mais au-delà du rappel historique, l’essai est un cri politique. Le monde se cabre, les murs montent, et la colère des peuples, abandonnés par une mondialisation brutale, devient le carburant d’une crispation identitaire et d’une nouvelle réaction autoritaire. Fabre n’en minimise pas la portée. Sa section centrale, <em>«&nbsp;Nous sommes tous d’ici, faisons semblant&nbsp;» </em>ne passe sous silence aucune des impasses s’imposant à nous aujourd’hui. Ce qui nous arrive n’est pas une simple rechute du XXe siècle : c’est une mutation. Et elle demande, pour être affrontée, une pensée à la hauteur.</p>



<p>Avec sa prose sobre, tendue, presque nue, Fabre nous invite à <em>« inscrire notre présent dans d’autres généalogies ».</em> Non pour fuir la réalité, mais pour l’armer autrement. La Méditerranée qu’il défend n’est pas un folklore, c’est une promesse de civilisation tissée dans l’hospitalité et le dialogue. Dans une époque où <em>« Vous n’êtes pas d’ici »</em> est devenu mot d’ordre, <em>« Nous serons tous d’ici »</em> devient, sous sa plume, une résistance. Un projet. Et peut-être, déjà, un avenir.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Faut-il brûler Averroès ? Ce qui nous arrive</em><br><strong>Thierry Fabre</strong><br>Éditions Riveneuve</pre>



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		<title>Nous sommes tous Aboubakar Cissé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 09:10:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi 25 avril. Aboubakar Cissé, fidèle d’une mosquée de La Grand-Combe, commune communiste du Gard, est sauvagement assassiné. De dos, alors qu’il prie le front au sol, il reçoit plus de 40 coups de couteaux. Son meurtrier le filme alors qu’il respire encore, et revendique clairement le mobile islamophobe de son acte, en désignant sa [&#8230;]</p>
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<p>Vendredi 25 avril. Aboubakar Cissé, fidèle d’une mosquée de La Grand-Combe, commune communiste du Gard, est sauvagement assassiné. De dos, alors qu’il prie le front au sol, il reçoit plus de 40 coups de couteaux. Son meurtrier le filme alors qu’il respire encore, et revendique clairement le mobile islamophobe de son acte, en désignant sa cible, Allah.</p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ne se déplace pas, jusqu’à dimanche. Aucun représentant de l’État, pas même le préfet, n’assiste à la Marche blanche organisée sur place. Personne ne qualifie ce meurtre d’attentat terroriste, pas plus que l’assassinat, quelques jours plus tôt, d’une lycéenne par un jeune admirateur d’Hitler.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au nom du Père</mark></strong></p>



<p>Le contraste avec l’assassinat du Père Jacques Hamel dans son église en 2016 est frappant. Le meurtre prémédité, perpétré par trois assassins au nom d’Allah durant une courte prise d’otages, avait déclenché une prise de parole forte de François Hollande, alors chef de l’État&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce sont les catholiques qui ont été frappés, ce sont tous les Français qui ont été frappés (…). Attaquer une église, tuer un prêtre, c’est profaner la République, c’est semer l’effroi.&nbsp;</em>»</p>



<p>Des paroles dont il semblait déplacé, alors, de noter l’entorse à la laïcité&nbsp;: les «&nbsp;<em>racines chrétiennes de la France</em>&nbsp;», réfutées au nom de l’histoire depuis Chirac, ressurgissent, à chaque traumatisme, comme un refuge. La France se dit parfois «&nbsp;judéo-chrétienne&nbsp;» – excluant de fait les musulmans et niant son histoire constamment antisémite – mais lorsque les juifs sont visés, les discours officiels ne disent pas que «&nbsp;<em>tous les Français</em>&nbsp;» sont attaqués, mais une «&nbsp;<em>communauté</em>&nbsp;» (Macron), ou «&nbsp;<em>nos amis les juifs&nbsp;</em>» (Marine le Pen). Pas nous-mêmes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Laïcité à quatre vitesses</mark></strong></p>



<p>Lorsque le 17 mai 2024 un homme tente de mettre le feu à la synagogue de Rouen et est abattu par la police, Gérald Darmanin déclare aussitôt qu’il «&nbsp;<em>s’agit d’un acte antisémite qui s’en prend à un lieu sacré de la République</em>&nbsp;». Pas de «<em>&nbsp;profanation</em>&nbsp;», pas d’«&nbsp;<em>effroi</em>&nbsp;», mais des amis attaqués que l’on protège. «&nbsp;<em>Nous&nbsp;</em>» sommes Charlie, mais «&nbsp;<em>nous</em>&nbsp;» n’avons jamais été les victimes de l’Hyper-casher.&nbsp;</p>



<p>Quant aux musulmans, ils ne sont même plus ces symboles d’une altérité que l’on protégeait, ces «&nbsp;<em>potes</em>&nbsp;» auxquels on ne «&nbsp;<em>touche pas&nbsp;</em>». Lorsqu’une victime est musulmane, sauvagement tuée parce que musulmane, dans son lieu de culte, pourquoi le chef actuel de l’État ne réagit-il pas pendant 48 heures&nbsp;? Pourquoi assure-t-il, avec une banalité écœurante et fadasse,&nbsp; du «&nbsp;<em>soutien de la Nation</em>&nbsp;» à «&nbsp;<em>nos compatriotes de confession musulmane</em>&nbsp;», sans dire nous sommes attaqués, nous sommes Aboubakar Cissé ?&nbsp;</p>



<p>De plus, dans le contexte actuel de durcissement du séjour en France des étrangers, que signifie cette solidarité conditionnelle limitée à nos «&nbsp;<em>compatriotes</em>&nbsp;»&nbsp;? Elle exclut par omission les musulmans étrangers résidant en France. Sans faire d’amalgame entre deux situations historiques, ni considérer qu’une analogie est forcément signifiante, on peut rappeler que seul le régime de Vichy a tracé une ligne entre le juif français et les juifs étrangers. Il a ainsi envoyé à la mort les déclarés «&nbsp;apatrides&nbsp;» qui fuyaient l’antisémitisme de leur pays d’origine et n’avait pas obtenu la nationalité française. Puis a généralisé les arrestations et la déportation de tous les autres.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Save Our Souls</mark></strong></p>



<p>L’histoire se répète, hoquette, établissant de fait une hiérarchie entre le «&nbsp;<em>nous&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>nos amis</em>&nbsp;» acceptables, puis «&nbsp;<em>nos compatriotes</em>&nbsp;» qu’il nous faut protéger après 48 heures de réflexion, et enfin ceux qui n’ont qu’un titre de séjour. Sans parler de ceux qui n’en ont pas, fuyant pour nombre d’entre eux, comme les juifs apatrides des années 1930, le danger immédiat auquel ils sont exposés dans leur pays.</p>



<p>À Marseille l’exposition dans l’espace public de SOS Méditerranée, <em>Save Our Souls, </em>inaugurée le 29 avril par Sophie Beau, rappelle que la solidarité humaine consiste simplement à sauver ceux qui se noient, à accueillir ceux qui ont besoin d’aide. Charité chrétienne&nbsp;? Humanisme laïc&nbsp;? SOS Méditerranée, régulièrement menacée et diffamée, défend simplement une valeur fondamentale de notre République. Les âmes humaines, venues de tous les enfers, quel que soit le paradis terrestre ou céleste auquel elles aspirent.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<p></p>



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<p></p>
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		<title>Sombre Noël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 07:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est venu le temps de la trêve hivernale, des cadeaux et des retrouvailles, des illuminations. Et les spectacles de fête, de joie, que nous recensons dans ce numéro, sont plus que jamais nécessaires. Mais comment aujourd’hui cacher notre inquiétude et nos larmes face à la catastrophe annoncée, la catastrophe advenue&#160;?&#160; La mascarade du changement [&#8230;]</p>
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<p>Il est venu le temps de la trêve hivernale, des cadeaux et des retrouvailles, des illuminations. Et les spectacles de fête, de joie, que nous recensons dans ce numéro, sont plus que jamais nécessaires. Mais comment aujourd’hui cacher notre inquiétude et nos larmes face à la catastrophe annoncée, la catastrophe advenue&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>La mascarade du changement de gouvernement est une offense de plus aux besoins du peuple. Jean-Marc Coppola [<em><a href="https://journalzebuline.fr/le-budget-culture-de-marseille-preserve/">Lire ici]</a></em> et Sophie Joissains <em><a href="https://journalzebuline.fr/budget-culture-la-region-sud-coupe-aussi/">[Lire ici]</a></em>, l’un offensif, l’autre prudente, savent que les villes devront compenser, lorsqu’elles le pourront, les baisses des autres collectivités et de l’État. Le maire adjoint de Marseille sait que la hausse qu’il a obtenue dans le budget de la Ville ne suffira pas, la maire d’Aix-en-Provence sait que la baisse des subventions du Département 13 et de la Région Sud, dont elle est Vice-Présidente à la Culture, ne pourra pas être compensée dans la plupart des communes, même si elle le fera dans la sienne. </p>



<p>L’année 2025 s’annonce terrible, alors même que le nombre de manifestations proposées au public est en forte baisse, et que les professionnels se plaignent de refuser régulièrement du public. Ce sont des centaines d’associations qui vont déposer le bilan, des milliers de professionnels qui vont se retrouver au chômage, des millions de spectateurs qui ne vont pas voir des spectacles qui ne seront pas créés. C’est une terrible chape qui s’abat sur le présent, et interdit l’avenir.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’ouragan, avant, après</mark></strong></p>



<p>Ce qui s’est abattu sur Mayotte n’a rien de symbolique et ne dépend pas de décisions humaines. Mais le nombre de morts, l’inefficacité des secours, le manque d’eau potable sont aussi le résultat d’un délaissement. Comme l’incroyable inconséquence d’un premier ministre nouvellement nommé qui ne se rend pas sur place et préfère son conseil municipal de Pau, ils disent à quel point certains morts comptent peu aux yeux de la République.&nbsp;</p>



<p>Marseille, dite « cinquième île des Comores » tant la diaspora y est importante, est sous le choc. Il faudra, comme le dit <a href="https://journalzebuline.fr/les-comores-une-histoire-coloniale/">Soly Mbaé [Lire ici]</a>, compter les morts provenant des quatre îles, refuser le terme de clandestins, et retrouver l’évidence d’une culture comorienne commune. </p>



<p>La solidarité a longtemps été exemplaire entre les Comoriens, entre ceux que l’État français exploite et méprise, et ceux qu’il laisse mourir. La présence française aux Comores, restreinte à Mayotte et aux Iles éparses depuis 1976, lui permet de maintenir des eaux territoriales stratégiques sur la route des tankers. Cela vaut bien la construction d’infrastructures solides et l’application de la loi de la République, avec droit du sol, rapprochement familial, protection des mineurs et respect de la loi maritime qui oblige la France à porter secours aux naufragés dans ses eaux territoriales, et&nbsp; dans ses bidonvilles.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



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		<title>Il nous faut éprouver ensemble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La culture est quelque chose que nous ne devons pas perdre », déclare Benoît Payan lors de la cérémonie du centenaire de l’Opéra de Marseille. « Parce que la musique nous rassemble et fait jaillir l’émotion au-delà de nos différences », dit-il, « nous la soutiendrons toujours, et remercierons toujours ceux qui nous la font entendre ». Le maire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>« <em>La culture est quelque chose que nous ne devons pas perdre </em>», déclare Benoît Payan lors de la cérémonie du centenaire de l’Opéra de Marseille. « <em>Parce que la musique nous rassemble et fait jaillir l’émotion au-delà de nos différences</em> », dit-il, « <em>nous la soutiendrons toujours, et remercierons toujours ceux qui nous la font entendre</em> ». Le maire de Marseille répond ainsi aux larges coupes prévues dans les budgets de certaines collectivités et de la plupart des régions (<a href="https://journalzebuline.fr/pays-de-la-loire-la-culture-mise-en-coupe-reglee/">-73% en Pays de Loire</a>), aux inquiétudes des opérateurs culturels, des artistes et du public, confrontés aujourd’hui à une baisse sans précédent du nombre de représentations sur les scènes publiques. </p>



<p>Pourtant la plupart des théâtres, des opéras, des événements, à Marseille, dans toute la région, sont pleins, des mois, des semaines à l’avance. Mais les baisses impactent déjà la possibilité de produire et accueillir des spectacles. Résultat immédiat&nbsp;: impossible de réserver dans nombre de salles où l’on vient chercher le réconfort, la réflexion, le commun, l’émotion, la catharsis, une compréhension du monde hors du champ miné, laminé, des médias dominants. Loin du champ miné, laminé, des pays qui se libèrent et que l’on bombarde dans la nuit. Loin du champ miné, insensé, d’une France qui voit ses institutions s’effondrer à force de gouvernements aveugles à l’accablement de leur peuple.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Blum refleurira</mark></strong></p>



<p>Le pas-de-côté qui nous est proposé par les artistes, les documentaristes, nous permet d’habiter ce monde à travers nos émotions, notre empathie, notre auto-dérision, leurs souvenirs, et la subtilité de points de vue multiples. Garder en ces temps difficiles une part d’émerveillement, une part d’enfance, au festival de magie de Cavaillon, à Tous en sons, au Mucem, nous est indispensable. Partager les souffrances et les combats des films primés au Primed, qui parlent subtilement de la Syrie, et dénoncent l’esclavage sexuel conduit par Daesh, l’est tout autant.&nbsp;</p>



<p>Passer 12 heures à La Criée pour réfléchir, avec Charles Berling, à la situation politique française en replongeant dans l’histoire du Front Populaire et de Léon Blum, est aussi essentiel. Sans occulter ni son marxisme ni son anti-léninisme, pas plus que l’antisémitisme dont il a été victime, et qui explique sans doute pourquoi aujourd’hui encore il y a si peu de monuments, de rues, d’écoles, qui&nbsp; portent le nom d’un de nos plus grands hommes d’État.</p>



<p>Car comme l’a prétendu Jean-Luc Mélenchon, l’antisémitisme n’est pas résiduel en France. Il est omniprésent et multiforme, parce que le discours sur l’enracinement chrétien redevient courant à droite, parce qu’un criminel de guerre dirige Israël, parce que la voix des juifs de gauche est étouffée par leur communauté même, et parce que la confusion extrême entretenue dans les médias et les réseaux entre juifs, sionistes, colonisateurs et criminels de guerre, n’a d’égale que celle entretenue entre musulmans, arabes, islamistes et terroristes.&nbsp;</p>



<p>Léon Blum, juif non-sioniste avant la guerre, sioniste après, jamais colonialiste, déclarait «&nbsp;<em>Par principe, par tradition, nous sommes adversaires du colonialisme, qui est la forme la plus redoutable de l’impérialisme</em>.&nbsp;» Sortir des communautarismes et des dénis pour éprouver ensemble le sentiment d’humanité reste possible, tant que les salles de spectacles sont ouvertes.&nbsp;</p>



<p>AgnÈs Freschel</p>



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		<title>De toutes les Europe choisirons-nous la pire ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 14:24:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Europe, avant d’être une construction politique, est un fantasme culturel, un mythe, une princesse phénicienne amie des nymphes, une idée. Le silence obstiné des candidats aux élections européennes, de toutes les nations, sur les politiques culturelles qu’ils veulent mettre en place, témoigne de leur cécité historique, et ouvre la porte au pire des scénarios possibles&#160;: [&#8230;]</p>
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<p>L’Europe, avant d’être une construction politique, est un fantasme culturel, un mythe, une princesse phénicienne amie des nymphes, une idée. Le silence obstiné des candidats aux élections européennes, de toutes les nations, sur les politiques culturelles qu’ils veulent mettre en place, témoigne de leur cécité historique, et ouvre la porte au pire des scénarios possibles&nbsp;: celui d’une Europe qui revient à sa féodalité, une Europe forteresse s’érigeant contre le monde, ses circulations, ses impuretés, ses migrations, contre la diversité sociale et d’origine des citoyens qui la composent, et contre sa propre histoire de progrès social et de lumière des esprits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une Europe de progrès</mark></strong></p>



<p>Pourtant l’idée d’une Europe politique affranchie des monarchies autoritaires et des féodalités est née sous des plumes littéraires. Montesquieu rêve d’une «&nbsp;<em>nation composée de plusieurs&nbsp;</em>» qui irait jusqu’à «&nbsp;<em>la Moscovie&nbsp;</em>», et dont l’unité reposerait sur le «&nbsp;<em>doux commerce&nbsp;</em>», source d’échange et de prospérité. Une vision que l’on nommerait aujourd’hui libérale et qui a prévalu à la construction européenne de Jean Monnet et Robert Schuman, fondée sur le commerce, le charbon, l’acier et la politique agricole commune.&nbsp;</p>



<p>À cette vision s’opposait dès le XVIII<sup>e</sup> siècle Rousseau, qui imaginait une Europe politique qui garantirait «&nbsp;<em>une paix perpétuelle et universelle</em> » en se dotant d’un nouveau contrat social liant non les gouvernements, mais «&nbsp;<em>les Peuples&nbsp;</em>». Victor Hugo et son lyrisme, qui imaginait des États-Unis d’Europe fondés sur la «&nbsp;<em>fraternité</em>&nbsp;», s’inscrit dans cette idée d’une construction par les peuples d’un système de gouvernement commun, fédération ou confédération, qui les préserve de la guerre menée par les monarques et autres autocrates.&nbsp;</p>



<p>Ces idées sont aujourd’hui encore à l’œuvre dans les gauches et les droites européennes, qui semblent pourtant avoir oublié que leurs fondements profonds sont culturels et philosophiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au nom des Pères</mark></strong></p>



<p>L’extrême droite quant à elle ne l’ignore pas, et oppose à ces Europe de paix, libérale ou sociale, l’Europe des Patries, celle que nos États nations, nos Républiques, nos démocraties, croyaient avoir vaincue&nbsp;: celle du souverainisme chrétien, enraciné, reposant sur un ordre familial qui reproduit en son sein l’autocratie par la domination du père, et sur l’inégalité des «&nbsp;patrimoines&nbsp;», mot qui désigne à la fois la fortune et la culture, et établit des hiérarchies entre les peuples et les classes sociales.&nbsp;</p>



<p>Cette Europe, tenue loin des représentations et des désirs par l’effroi post-nazisme, se redéploie aujourd’hui sans retenue, reposant sur l’échec du «&nbsp;<em>doux commerce&nbsp;</em>» qui a triomphé dans l’espace européen, en exploitant les colonies et les travailleurs jusqu’à rompre le contrat social.&nbsp;</p>



<p>C’est pourtant en affirmant les droits culturels de tous·tes contre les patries, les patriarcats et les patrimoines qu’un nouvel universalisme pluriversel pourrait faire renaître l’idée d’Europe. Fraternelle, égalitaire et sororale.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Les chants des enfants morts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 17:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce 14 novembre 2023 le Festival Musiques Interdites dédie les Kindertotenlieder, les Chants de enfants morts de Gustav Mahler « à tous les enfants victimes », refusant de dire un mot de plus, de nommer même des différences.  Ils ne font pas exception. La veille au Camp des Milles il était question de l’antisémitisme génocidaire&#160;; Films [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En ce 14 novembre 2023 le <em>Festival Musiques Interdites</em> dédie les <em>Kindertotenlieder</em>, les <em>Chants de enfants morts</em> de Gustav Mahler « à tous les enfants victimes », refusant de dire un mot de plus, de nommer même des différences. </p>



<p>Ils ne font pas exception. La veille au Camp des Milles il était question de l’antisémitisme génocidaire&nbsp;; <em>Films Femmes Méditerranée</em> le 22 novembre invite Hiam Abbas à retourner à Tibériade, le Théâtre Joliette programme un temps fort palestinien, et <em>Milk</em>, bouleversante tragédie des mères palestiniennes qui pleurent leurs enfants morts et leurs corps vidés, leur seins inutiles…</p>



<p>La tragédie de cet Orient si proche est sur toutes nos scènes, programmées bien avant le 7 octobre, comme si une fois de plus les artistes avaient pressenti et anticipé les gouffres du réel. La réponse politique à cette clairvoyance, à cette empathie sensible, reste pourtant aveugle, opposant les deux camps sans mesurer la douleur inexprimable des enfants morts. Tués par l’un ou l’autre, de l’un ou l’autre côté.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Antisémites</mark></strong></p>



<p>Refuser le racisme et l’antisémitisme relevait il y a 40 ans, en France, du même combat. Aujourd’hui on les distingue, on les oppose, on attise les haines en perpétuant les préjugés. Ceux des antisémites ont la peau dure&nbsp;: intellectuel, riche, privilégié, insidieux et fuyant, le juif fantasmé est envié et le juif réel assassiné au nom de cette envie.&nbsp;</p>



<p>Les violences antisémites ont connu des accalmies au fil de l’histoire mais le préjugé envers les juifs reste tenace et menaçant. Idiot et révélateur quand Mélenchon parle de Yaël Braun-Pivet qui «&nbsp;campe&nbsp;» à Tel Aviv. Mais tout aussi inacceptable quand elle même affirme que «&nbsp;rien ne doit empêcher Israël de se défendre&nbsp;». Aucun peuple ne peut recevoir de blanc-seing sur ses actes à venir, et le pays hébreu en voulant échapper à la loi internationale participe à la distinction mortifère du peuple juif.&nbsp;</p>



<p>Au-delà de l’empathie sensible des artistes, qui exprime et relaie les douleurs ineffables, il faudra pourtant construire une réponse politique à la recrudescence des actes antisémites en France, aux horreurs du terrorisme islamiste, aux crimes de l’armée israélienne. La présence du Rassemblement national et Stéphane Ravier, qui n’a jamais caché son racisme provocateur, au défilé du 12 novembre, ne contribue pas à lever les ambiguïtés et les confusions.&nbsp;</p>



<p>À ceux-là qui ne veulent que mort et vengeance, la réponse à donner est peut-être ce poème de Frédéric Rückert mis en musique par Malher. Pour que tous les parents, tous les humains comprennent l’impérieuse nécessité de paix.</p>



<p><em>Quand ta mère apparaît à la porte,<br>Et que je tourne la tête pour la voir,<br>Ce n’est pas sur son visage que tombe mon regard,<br>Mais à l’endroit, plus près du seuil,<br>Où serait ton visage,<br>Si, rayonnante de joie,<br>Tu entrais avec elle, comme autrefois, mon enfant</em></p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Kleenex</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 11:52:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[édito]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Gérald Darmanin]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
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		<category><![CDATA[place Beauvau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peu de sujets font l’objet d’une si flagrante inflation législative. L’immigration est de ceux-là. Des lois Pasqua en 1986 à celle de Gérard Collomb en 2018, pas moins de vingt-et-un textes ont façonné, la plupart du temps durci, la manière dont la France accueille, accompagne, considère et au final traite les personnes étrangères sur son [&#8230;]</p>
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<p>Peu de sujets font l’objet d’une si flagrante inflation législative. L’immigration est de ceux-là. Des lois Pasqua en 1986 à celle de Gérard Collomb en 2018, pas moins de vingt-et-un textes ont façonné, la plupart du temps durci, la manière dont la France accueille, accompagne, considère et au final traite les personnes étrangères sur son sol. C’est en réalité depuis le septennat Giscard d’Estaing que chaque président de la République, quand ce n’est pas chaque ministre de l’Intérieur, apporte sa contribution en rognant ici la tradition d’accueil de la France, là le fondamental droit du sol. Au gré d’un pseudo débat politique imposé par le Front puis Rassemblement national. Sur le plan de la communication, indispensable pour briller place Beauvau, on constate une inventivité digne d’un concours de slogan publicitaire. C’est à celui qui trouve la formule choc, celle qui fera mouche parmi l’électorat le plus réactionnaire. Se succèdent le «&nbsp;million Stoléru&nbsp;» en 1977 pour inciter les travailleurs immigrés à rentrer «&nbsp;chez eux&nbsp;», la sinistre «&nbsp;double peine&nbsp;» inventée par le ministre Bonnet dès 1980, les astucieuses expulsions par charter de Charles Pasqua, les fraternels coups de hache par la police de Jean-Louis Debré sur l’église Saint-Bernard, le très vendeur «&nbsp;la-France-tu-l’aimes-ou-tu-la-quittes&nbsp;» de Sarkozy, le subtil «&nbsp;c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes&nbsp;» de Brice Hortefeux ou encore la mort-née déchéance de nationalité d’un François Hollande tendance Valls.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ceux qui rapinent…</mark></strong><br>Quant à la formule qui consiste à promouvoir une vision à la fois « ferme » et « humaine », elle ne date pas de l’antienne macroniste du « en même temps » puisqu’elle remonte à Jean-Pierre Chevènement (1997), alors ministre zélé du socialiste Lionel Jospin. Dernière pépite en date, la phrase « On veut ceux qui bossent, pas ceux qui rapinent » de Gérald Darmanin en dit long sur l’essence du futur projet de loi sur l’asile et l’immigration – ça en devient lassant – annoncé pour le début de l’année 2023. Un nouveau texte qui prévoit de régulariser les travailleur·ses sans-papiers des métiers en tension. Du moins jusqu’à ce que le l’économie et donc le marché décident que leur savoir-faire n’est plus utile au drapeau tricolore. L’immigré·e kleenex, il fallait y penser.</p>



<p>Nous aussi, on voudrait bien des ministres de l’Intérieur qui bossent. Pas qui rapinent les voix de l’extrême droite.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>
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