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	<title>Archives des Primed - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Primed - Journal Zebuline</title>
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		<title>[PRIMED] Bosco Grande </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 07:25:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un avion qui atterrit à Palerme. Un coup de téléphone. C’est Giuseppe Schillaci qui vient rencontrer et filmer Sergione, Sergio Spatola , le protagoniste de son nouveau documentaire, Bosco Grande. Bosco Grande est un quartier populaire de la capitale de la Sicile et …de la maffia. C’est d’ailleurs contre l’emprise de de cette culture maffieuse [&#8230;]</p>
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<p>Un avion qui atterrit à Palerme. Un coup de téléphone. C’est <strong>Giuseppe Schillaci </strong>qui vient rencontrer et filmer Sergione, <strong>Sergio Spatola</strong> , le protagoniste de son nouveau documentaire, <em>Bosco Grande.</em> Bosco Grande est un quartier populaire de la capitale de la Sicile et …de la maffia. C’est d’ailleurs contre l’emprise de de cette culture maffieuse dans les années 80 que Sergione, légendaire punk, a résisté. <strong>Giuseppe</strong> <strong>Schillaci</strong> , lui- même palermitain, décide de faire un nouveau documentaire sur sa ville natale et contacte <strong>Fabio Sgroi,</strong> un photographe qui avait été dans sa jeunesse guitariste d’un groupe punk, MG et qui a collaboré avec Laetitia Battaglia. <em>« Je veux faire un film sur les années 80 à Palerme</em> ». C’est ainsi qu’il rencontre Sergio et nous aussi : la première image de lui, assis dans un petit appartement est un choc ; il pèse 260 kg ! Il est tatoueur à présent et ne sort pas de chez lui. Grâce à Giuseppe Schillaci,nous allons approcher cet homme, comprendre son mal être et pouvoir le regarder sans dégoût, sans rejet au fil du film. Il se confie facilement, Sergio ; il parle de sa famille <em>« un peu dans l’ambiance de la maffia </em>» Il a vu des choses qu’il n’aimait pas. Battu par son père qui le traitait de bon à rien. Âgé d’à peine 13 ans,  il restait  parfois absent toute une semaine de chez lui et personne ne s’en souciait..  Sa mère lui répétait «  <em>Ne rentre pas à la maison, si tu as pris des coups !</em> » Une mère qui ne se déplace pas pour le voir même quand in ne sort plus de son lit depuis 5 ou 6 mois. Il  a compensé le manque d’amour de sa famille en mangeant trop, beaucoup trop. Un séjour d’un mois dans un centre spécialisé pour l’obésité lui permet de perdre 35 kgs mais il s’en échappe au bout d’un mois. Il ne veut pas guérir.   <em>« Je suis comme ces gens qui sont restés si longtemps en prison qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur, ils sont quelqu&rsquo;un, mais dès qu&rsquo;ils sortent, ils ne sont plus personne</em>. » confie –t-il</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="461" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=696%2C461&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133382" style="aspect-ratio:1.5094339422839869;width:368px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=696%2C461&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=634%2C420&amp;ssl=1 634w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<p><strong>Giuseppe Schillaci</strong> revient le voir à plusieurs reprises filmant avec beaucoup de tendresse cet homme qui est devenu son ami,&nbsp; nous permettant ainsi d’approcher un homme à qui la vie n’a pas souri. Il donne la parole à ses amis, mêlant images d’archives, photos, musique.</p>



<p><em>«&nbsp;Son énorme corps immobile est l&#8217;emblème de sa rébellion désespérée&nbsp;» </em>confie le réalisateur. Le corps de Sergione devient décor et symbole, contre la culture bourgeoise et mafieuse, contre la violence, contre les valeurs patriarcales&nbsp;; la caméra l’observe, tel un roi sur son trône, un roi prisonnier. Sergio qui est&nbsp; resté punk et en a gardé la devise&nbsp; &nbsp;« <em>live fast – die young » Bosco grande </em>est certes très inconfortable par moments mais permet de regarder autrement un homme atypique, fragile blessé par le manque d’amour et la solitude, un homme révolté.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><strong>Primed du 29 novembre au 6 décembre</strong></p>
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		<title>Avec les yeux et le cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 11:28:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté au PriMed dans la section « Mémoires de la Méditerranée 2025 », le documentaire de Cécile Allégra revient sur le parcours hors du commun de la photographe italienne Ceux et celles qui sont allé·e·s aux dernières Rencontres d’Arles n’ont certainement pas manqué le travail de la grande photographe sicilienne Letizia Battaglia, celle qui photographiait avec ses yeux [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Présenté au PriMed dans la section « Mémoires de la Méditerranée 2025 », le documentaire de Cécile Allégra revient sur le parcours hors du commun de la photographe italienne</mark></em></strong></p>



<p>Ceux et celles qui sont allé·e·s aux dernières <em>Rencontres d’Arles</em> n’ont certainement pas manqué le travail de la grande photographe sicilienne Letizia Battaglia, celle qui photographiait avec ses yeux et son cœur, celle qui captait l’essentiel.</p>



<p>Au PriMed 2025, on a pu l’approcher à travers <em>Laetizia Battaglia, photographe des années de sang</em>, un film, écrit, réalisé et raconté par <strong>Cecilia Allegra</strong>. C’est en effet l’histoire de Letizia qu’elle conte à travers les témoignages de ceux et celles qui l’ont connue.</p>



<p>Images d’archives, reportages, extrait de films et surtout les superbes photos de celle qui, née en 1935, a fêté ses dix ans dans une ville détruite. «<em>&nbsp;La guerre est terminée mais une autre guerre commence, la mienne&nbsp;!&nbsp;</em>» Suite à une mauvaise rencontre, son père lui avait interdit de sortir dans la ville. Elle qui n’avait qu’une envie&nbsp;: être libre et photographier Palerme.</p>



<p>C’est à 37 ans qu’elle a décidé de devenir photographe. Après trois ans passés à Milan où elle suit les manifs étudiantes, elle revient dans sa ville natale et devient la première femme à diriger un service photo à l’<em>Ora, </em>un quotidien de gauche.</p>



<p>Palerme est gangrénée par la mafia, les chefs mafieux qui passent en procès sont acquittés car les magistrats ont peur. Ceux qui s’opposent sont tués. En 1979, 19 assassinats. Le jour où un policier honnête, Boris Giulano est tué, Letizia pose son appareil, refusant de montrer à la mafia le corps criblé de balles. Puis ce sera le tour du juge Terranova. Letizia Battaglia organise alors la première expo au monde qui ose révéler les crimes de Cosa Nostra&nbsp;: des photos installées sans autorisation, en plein cœur de Palerme, fruit de 5 ans de travail. Fait en courant, la trouille au ventre.</p>



<p>Elle choisit ensuite de travailler avec des femmes à l’hôpital psychiatrique et photographie son peuple&nbsp;; en particulier des petites filles dont la fameuse photo <em>La petite fille au ballon</em>. Des petites filles qui semblent collées au mur&nbsp;: «&nbsp;<em>Je sais que ces petites filles, c’est moi. La petite fille que j’étais à dix ans. Je ne cesserai jamais de la photographier parce qu’elle seule porte un espoir pour l’avenir&nbsp;</em>» confie-t-elle.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Se laver dans la mer</mark></em></strong></p>



<p>Letizia traverse une phase de dépression, quitte Palerme, part au Groenland. Puis, de retour à Palerme, elle voit que la société civile se réveille, surtout les femmes qui créent le comité des «&nbsp;draps blancs&nbsp;». Avec des amies militantes<strong>,</strong> elles lancent un journal consacré aux femmes, <em>Mezzocielo.</em> Letizia, qui a souvent rêvé d’effacer ses photos des années de sang pour faire disparaitre la souillure, décide de les retravailler en quelque chose de différent. Elle les plonge dans la mer pour «&nbsp;laver le sang&nbsp;», des photos qu’elle appelle «&nbsp;réélaboration&nbsp;». «&nbsp;<em>J’ai passé des années à me battre pour ma ville. Mon corps n’est plus aussi fort qu’avant mais la vieillesse est une saison merveilleuse. Je travaille beaucoup mais si je m’arrête, je meurs et moi, je veux mourir debout&nbsp;!&nbsp;</em>»</p>



<p>C’est arrivé le 13 avril 2022. Les photos sont toujours là, nous rappelant les années terribles qu’a connues Palerme, nous donnant à voir ses habitants vus par l’œil hors du commun et plein d’humanité de cette femme extraordinaire toujours debout, qui répétait à sa petite fille <em>«&nbsp;Si tu veux quelque chose, bats-toi pour l’avoir&nbsp;!&nbsp;</em>»Le documentaire de <strong>Cecilia Allegra</strong> nous permet de l’approcher et de (re)découvrir plus d’une trentaine de ses photos qui ne laissent personne indifférent.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNIE GAVA<br><br>Laetizia Battaglia, photographe des années de sang a été présenté au festival PriMed, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>[PRIMED ]Avec les yeux et le cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 10:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ceux et celles qui sont allé.e.s aux dernières Rencontres Photographiques d’Arles n’ont pas manqué de voir le travail de la grande photographe sicilienne Letizia Battaglia, celle qui photographiait avec ses yeux et son cœur, celle qui captait l’essentiel. Au Primed 2025, on a pu l’approcher à travers un film, écrit, réalisé et raconté par Cecilia [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Ceux et celles qui sont allé.e.s aux dernières Rencontres Photographiques d’Arles n’ont pas manqué de voir le travail de la grande photographe sicilienne <strong>Letizia Battaglia</strong>, celle qui photographiait avec ses yeux et son cœur, celle qui captait l’essentiel.</p>



<p>Au Primed 2025, on a pu l’approcher à travers un film, écrit, réalisé et raconté par <strong>Cecilia Allegra.</strong> C’est en effet, l’histoire de Letizia qu’elle nous conte à travers les témoignages de ceux et celles qui l’ont connue, ses petits enfants <strong>Marta </strong>et <strong>Matteo Sollema</strong>, sa meilleure amie, <strong>Marilu Balsamo</strong> qui lui a consacré un livre, <strong>Santi Caleca,</strong> son ancien compagnon, <strong>Leo Luca Orlando</strong> qui a été maire de Palerme et <strong>Roberto Sarpinato,</strong> l’ancien procureur de la capitale sicilienne. Images d’archives, reportages, extrait de films et surtout les superbes photos de celle qui, née en1935, a fêté ses dix ans dans une ville détruite. <em>«&nbsp;La guerre est terminée mais une autre guerre commence, la mienne&nbsp;!&nbsp;»</em> Suite à une mauvaise rencontre, son père lui avait interdit de sortir dans la ville. Elle qui n’avait qu’une envie&nbsp;: être libre et photographier Palerme.&nbsp;</p>



<p>C’est à 37 ans qu’elle a décidé de devenir photographe. Après 3 ans passés à Milan où elle suit les manifs étudiantes, elle revient dans sa ville natale et devient la première femme à diriger un service photo à l’<em>Ora, </em>un quotidien de gauche.</p>



<p>&nbsp;Palerme est gangrénée par la mafia, les chefs mafieux qui passent en procès sont acquittés car les magistrats ont peur. Ceux qui s’opposent sont tués. &nbsp;En 1979, 19 assassinats. Le jour où un policier honnête, Boris Giulano est tué Letizia pose son appareil, refusant de montrer à la mafia le corps criblé de balles. Puis ce sera le tour du juge Terranova. Letizia Battaglia organise alors la 1<sup>e</sup> expo au monde qui ose révéler les crimes de Cosa Nostra&nbsp;: des photos installées sans autorisation, en plein cœur de Palerme, fruit de 5 ans de travail. Fait en courant, la trouille au ventre. Elle choisit de travailler avec des femmes à l’hôpital psychiatrique et photographie son peuple&nbsp;; en particulier des petites filles dont la fameuse photo <em>La petite fille au ballon</em>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="500" height="500" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Letizia-Battaglia.webp?resize=500%2C500&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133374" style="width:254px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Letizia-Battaglia.webp?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Letizia-Battaglia.webp?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Letizia-Battaglia.webp?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Letizia-Battaglia.webp?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<p>Des petites filles qui semblent collées au mur&nbsp;: «&nbsp;<em>Je sais que ces petites filles, c’est moi. La petite fille que j’étais à dix ans. Je ne cesserai jamais de la photographier parce qu’elle seule porte un espoir pour l’avenir&nbsp;»</em> confie-t-elle. Et l’important c’est de lutter&nbsp;: elle décide d’entrer en politique, collabore avec le maire Luca Orlando en œuvrant en particulier à la rénovation urbaine des quartiers laissés à l’abandon. Le 10 février 1986, elle photographie le «&nbsp;maxi procès&nbsp;» 475 accusés de Cosa Nostra <em>«&nbsp;Je n’ai pas peur de la mafia, je n’ai pas peur de la mort, j’aime la vie&nbsp;!</em>&nbsp;» Le 23 mai 92, c’est l’assassinat du juge Falcone et quelques mois plus tard celui du juge Borsalino, tué avec 5 agents d’escorte. Letizia refuse de photographier la mort mais elle fait le magnifique portrait de l’épouse d’un des agents, Rosaria Costa Schifani , entre ombre et lumière. Une femme brisée qui dit «&nbsp;<em>Ils ne changeront pas, y’a pas d’amour.&nbsp;»</em> Letizia traverse une phase de dépression, quitte Palerme, part au Groenland. Puis, de retour à Palerme, elle voit que la société civile se réveille, surtout les femmes qui créent le comité des «&nbsp;draps blancs&nbsp;». Avec des amies militantes<strong>,</strong> elles lancent un journal consacré aux femmes, <em>Mezzocielo.</em> Letizia, qui a souvent rêvé d’effacer ses photos des années de sang pour faire disparaitre la souillure, décide de les retravailler en quelque chose de différent. Elle les plonge dans la mer pour «&nbsp;laver le sang&nbsp;», des photos qu’elle appelle «&nbsp;réélaboration&nbsp;». «&nbsp;<em>J’ai passé des années à me battre pour ma ville. Mon corps n’est plus aussi fort qu’avant mais la vieillesse est une saison merveilleuse. Je travaille beaucoup mais si je m’arrête, je meurs et moi, je veux mourir debout&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>&nbsp;C’est arrivé le 13 avril 2022.&nbsp; Les photos sont toujours là, nous rappelant les années terribles qu’a connues Palerme, nous donnant à voir ses habitants vus par l’œil hors du commun et plein d’humanité de cette femme extraordinaire toujours debout, qui répétait à sa petite fille <em>«&nbsp;Si tu veux quelque chose, bats -toi pour l’avoir&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>Le documentaire de <strong>Cecilia Allegra</strong> nous permet de l’approcher et de (re) découvrir plus d’une trentaine de ses photos qui ne laissent personne indifférent.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong></p>



<p><strong>Le Primed du 30 novembre au 6 décembre 2025</strong></p>



<p>.</p>
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		<title>Les documentaires prennent la mer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 09:50:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 29 novembre au 6 décembre, l’Alcazar, la mairie du 1/7, le Mucem et l’Artplexe accueillent la 29e édition du PriMed,et offrent 30 heures de projections publiques et gratuites Soutenu par la Région Sud et la Ville de Marseille, porté par le Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle (CMCA), le PriMed, Festival de la Méditerranée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 novembre au 6 décembre, l’Alcazar, la mairie du 1/7, le Mucem et l’Artplexe accueillent la 29<sup>e</sup> édition du PriMed,et offrent 30 heures de projections publiques et gratuites</mark></em></strong></p>



<p>Soutenu par la Région Sud et la Ville de Marseille, porté par le Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle (CMCA), le <em><strong>PriMed</strong></em>, Festival de la Méditerranée en images, repose sur le travail de trois sélectionneurs&nbsp;: sur 548 films documentaires reçus venus du monde entier, 25 sont retenus, se déroulant dans 15 pays méditerranéens. Reposant sur un partenariat avec France Télévision, la Raï, l’Ina, l’Union des diffuseurs des États-Arabes, le <em>PriMed</em> remet chaque année douze prix.</p>



<p>Quatre sont décernés par un jury professionnel présidé cette année par Daphné Rozat. S’y ajoutent le prix du public pour le «&nbsp;court&nbsp;», trois prix à la diffusion remis par les chaînes télé, et le prix «&nbsp;Moi, citoyen méditerranéen&nbsp;» et le «&nbsp;Prix des jeunes de la Méditerranée&nbsp;» délivré par un jury de lycéens des deux rives. Ce projet implique 3 000 lycéens de la Région Sud, d’Egypte et d’Italie dans une action qui tient de l’éducation à l’image et à la démocratie.</p>



<p>Deux masterclass porteront sur les trois films de cette sélection&nbsp;: <em>Algérie, section armes spéciales</em> de <strong>Claire Billet</strong> qui revient sur l’utilisation par l’armée française de gaz toxiques en Algérie. <em>À vol d’oiseau</em> de <strong>Clara Lacombe</strong> où un immigré guinéen clandestin croise la route d’un ornithologue, et <em>Born to fight</em> de <strong>Ala’A Moshen</strong>itinéraire d’une championne de kickboxing tunisienne.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les thèmes sont graves</mark></em></strong></p>



<p>La question israélo-palestinienne bien sûr. <em>Holding Liat</em> de <strong>Brandon Kramer</strong> suit une famille, fracturée comme la société israélienne entre laïques et religieux, dans son combat pour la libération de deux des siens, otages du Hamas. Ou, en regard, <em>Life and death in Gaza</em>, filmé par quatre familles gazaouies qui chroniquent leur quotidien sous les bombes.</p>



<p>Dire la guerre encore avec <em>Green Line</em> de <strong>Sylvie Ballyot</strong> à travers le traumatisme de Fida dans l’enfer rouge de Beyrouth. Ou découvrir le procès des soldats israéliens coupables du massacre de 49 paysans du village de Kafr Qasim en 1956 (<em>The 1957 Transcript</em> d’<strong>Ayelet Heller</strong>).</p>



<p>Il s’agit aussi de partager les luttes citoyennes contre la pollution d’une cokerie en Bosnie-Herzégovine (<em>Le Ciel au-dessus de Zenica</em> de <strong>Nanna Frank Møller</strong> et <strong>Zlatko Pranjić</strong>) Ou de constater la force des photos de <strong>Letizia Battaglia</strong> pour dénoncer les crimes de la Mafia sicilienne. De s’attacher au destin particulier d’une jeune fille mal aimée, filmée sur dix années par<strong>Isabelle Tent</strong> (<em>Alice par ci, par là</em>). Ou de rencontrer avec <em>House with a voice,</em> les Burrneshas d’Albanie, ces «&nbsp;vierges jurées&nbsp;» qui renoncent à la sexualité pour vivre comme des hommes. Dans tous les cas, ces films donnent le temps de construire une réflexion au-delà de l’actualité saisie par flashes.</p>



<p><a></a> Au programme également deux projections-débats&nbsp;: la première posera la question de l’apprentissage de la langue arabe dans les écoles françaises,&nbsp;autour du film de <strong>Jaouhar Nadi </strong>&nbsp;: <em>Mauvaise langue&nbsp;</em>; la seconde parlera des violences faites aux femmes, à partir du film de <strong>Nadia Zouaoui&nbsp;:</strong> <em>La promesse d’Imane,</em> féministe algérienne, blogueuse engagée, morte à 26 ans.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’espérance est têtue</mark></em></strong></p>



<p>Mais la vie&nbsp;s’impose contre la fatalité du malheur, tel le Don Quichotte mis en lumière par le Mucem dans <em>Je suis la nuit en plein midi </em>de <strong>Gaspard Hirschle,</strong> flanqué de son écuyer, livreur de pizza, Sancho. Sus aux résidences fermées de Marseille, traduction du cloisonnement social&nbsp;!</p>



<p>Allégorie d’un idéal jamais vaincu, comme le gabian de la paix sur l’affiche de cette nouvelle édition du <em>PriMed</em>. Un gabian qui vaut bien une colombe.</p>



<pre class="wp-block-verse">ELISE PADOVANI<br><br><a href="https://primed.tv/">PriMed</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Du 29 novembre au 6 décembre</em></strong></mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<p></p>
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		<title>« La Chanson d’Aïda », douce et amère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 11:30:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Un gadjo est en train de me filmer&#160;!&#160;» Le gadjo c’est Giovanni Princigalli qui a déjà filmé Aïda, 20 ans auparavant. «&#160;En 2001, j’ai fréquenté pendant une année, une famille de Roms roumains très traditionnaliste, patriarcale et marginalisée. Cette famille vivait dans des baraques dans une banlieue de Bari [en Italie… 20 ans après je [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Un gadjo est en train de me filmer&nbsp;!</em>&nbsp;» Le gadjo c’est <strong>Giovanni Princigalli</strong> qui a déjà filmé Aïda, 20 ans auparavant. <em>«&nbsp;En 2001, j’ai fréquenté pendant une année, une famille de Roms roumains très traditionnaliste, patriarcale et marginalisée. Cette famille vivait dans des baraques dans une banlieue de Bari [en Italie… 20 ans après je les retrouve.&nbsp;</em>»</p>



<p>Aïda était alors une adolescente lumineuse, pleine de rêves, souriant à la vie. Amoureuse de Léonardo Di Caprio, elle voulait devenir mannequin. Giovanni Princigalli donne à voir ses yeux pétillants et son sourire. 20 ans plus tard, c’est une femme, fatiguée, comme prisonnière du clan et de Zeus, l’homme à qui ses parents l’ont mariée, de force. Le mariage ressemblait à des funérailles, commente-t-elle. Zeus qui ne l’aimait pas non plus, la maltraite, la trompe, et l’insulte, même par téléphone quand il est loin, entre l’Angleterre et Craiova où il construit la maison. Hors de question qu’elle divorce pour ses parents qui, pourtant, représentés la gauche dans une élection locale – où ils étaient d’ailleurs les premiers roms à s’y présenter. Aïda, de plus en plus dépressive, enfermée dans cette vie, dans son manque d’amour, fait un troisième enfant pour «&nbsp;<em>retrouver l’envie de vivre&nbsp;</em>»<em>…</em></p>



<p><em>La chanson d’Aïda</em> qui oscille entre passé et présent, entre lumière et ombre, non seulement nous plonge en immersion, dans le camp de Roms, sans cesse nettoyé, balayé, rangé, par les femmes de la communauté qui assument bien des tâches, mais aussi dans l’intimité de ceux et celles qui y vivaient déjà 20 ans auparavant. Ils sont toujours là. Le père d’Aïda, le chef du camp dont il se sent responsable, toujours amoureux de sa femme. Pour elle, Ligia, qui n’a pas eu le choix de son mari, tout comme sa fille, l’important est d’être sincère l’un envers l’autre. Une mère qui confie à sa fille qu’elle aussi a eu une dépression&nbsp;: une belle séquence de complicité tendre. Le regard de Giovanni Princigalli sur ses protagonistes toujours bienveillant et incisif, ne juge pas et laisse aux spectateurs le choix de plaindre et/ou d’admirer Aida&nbsp;: <em>«&nbsp;Je te jure que je lutte pour mes 3 enfants. Je ne veux pas les voir souffrir comme j’ai souffert. Je veux pouvoir les aider&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>Habilement tricoté, entre les images de son premier documentaire consacré aux Roms, <em>Japigia Gagi</em>, celles qu’il a tournées en 2021 et quelques séquences d’animation, ponctuées par quelques chansons dont l’entrainante <em>Rumelaj</em> de <strong>Faraualla</strong> ou la délicieuse <em>Nié bouditié</em> de <strong>Bratsch et Lhasa</strong> lors de la veillée autour du feu, <em>La chanson d’Aïda</em> est aussi une histoire de lutte. Celle d’un peuple qui, depuis des années, tente d’exister, de se battre contre les préjugés. Un carton à la fin nous rappelle que dans les années 1940, le régime fasciste a bâti sur le territoire italien 23 camps de concentration pour les Roms et qu’entre 500 000 et un million d’entre eux ont été massacrés. <em>«&nbsp;Aujourd’hui encore l’Italie semble être le pays où les sentiments anti-Roms sont les plus généralisés malgré une population rom assez faible&nbsp;»</em></p>



<p>Giovanni Princigalli a dédié son film, d’une grande humanité, au sociologue et député <strong>Franco Cassano</strong>, né à Bari et décédé fin 2021, dont il a été l’élève. <em>La Chanson d’Aîda</em> a obtenu le Prix du meilleur documentaire au Salina Doc Fest qu’organise chaque fin d’été Giovanna Taviani et a été presnté dans le cadre du PRIMED.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>
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		<title>Drame yézidie : les femmes et les enfants d’abord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 13:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2014, des milliers de femmes yézidies sont kidnappées par Daesh et recrutées comme esclaves sexuelles. Captives violées collectivement par les djihadistes, elles se retrouvent souvent enceintes. Une fois «&#160;libérées&#160;», les mères sont obligées par la communauté à abandonner ces enfants nés de viols. Ana – ce n’est pas son vrai nom – a accepté [&#8230;]</p>
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<p>En 2014, des milliers de femmes yézidies sont kidnappées par Daesh et recrutées comme esclaves sexuelles. Captives violées collectivement par les djihadistes, elles se retrouvent souvent enceintes. Une fois «&nbsp;libérées&nbsp;», les mères sont obligées par la communauté à abandonner ces enfants nés de viols. Ana – ce n’est pas son vrai nom – a accepté de raconter sa douloureuse histoire.</p>



<p>On ne verra jamais entièrement son visage mais on la suit, en voiture, en de longs travellings, sur des routes de montagne dans le Kurdistan irakien. Ana avait 19 ans quand elle a été enlevée, emmenée à Mossoul, offerte en cadeau à un combattant qui l’a violée. Des viols comme une routine quotidienne. Enceinte, elle a tout fait pour avorter. En vain. Une petite fille est née, Marya, un amour aussi. Mais revenue dans sa communauté à sa libération, elle se voit contrainte par ses parents à abandonner son bébé&nbsp;: chez les yézidis, on n’élève pas les enfants de l’ennemi. Elle confie son regret d’être revenue. Ce n’est pas la seule&nbsp;; certaines ne se remettent jamais, se pendent. Ana, elle, ne baisse pas les bras, ne renonce pas. Aidée par certains, elle retrouve la trace de Marya, dans un orphelinat d’une ville en Irak, y va secrètement…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rien n’est réglé</mark></strong></p>



<p>Entre les longs trajets en voiture, on s’arrête avec elle à Lalesh, temple sacré où on assiste au «&nbsp;re-baptême&nbsp;» de ceux enlevés qui sont revenus, à la fête du «&nbsp;Mercredi rouge&nbsp;», leur nouvel an, pleine de couleurs, de chants et de lumière. On accompagne Ana dans les échoppes où elle achète des vêtements pour sa fille. On fait la connaissance de la responsable de l’orphelinat de Hassaké en Syrie qui espère qu’une solution durable sera trouvée pour ces milliers d’enfants abandonnés par leur mère, volontairement ou contre leur gré. On assiste, moment très émouvant, aux retrouvailles d’Ana et de sa fille qu’elle n’a pas vue depuis 4 ans. Un moment de joie, de tendresse éphémère, suivi d’un départ dans les larmes.</p>



<p>Rien n’est réglé&nbsp;: les autorités officielles, yézidies, kurdes, et irakiennes, continuent à nier l’existence de ces bébés. Un millier de femmes, les «&nbsp;disparues&nbsp;»,&nbsp;ont choisi de ne pas retourner dans leur communauté. Il a fallu huit années à la journaliste-documentariste belge, <strong>Pascale Bourgaux</strong> pour faire ce documentaire afin qu’on n’oublie pas. La cinéaste Berivan Binevsa en a fait une fiction, très réussie aussi, <em>La vierge à l’enfant.</em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>Hawa, nos enfants bannis</em> de <strong>Pascale Bourgaux</strong> obtenu la mention spéciale ASBU (Union des Radiodiffuseurs des Etats Arabes )au PRIMED  qui s’est tenu à Marseille du 30 novembre au 7 décembre 2024  </p>
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		<title>PriMed : la Méditerranée en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 10:46:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[13 réalisatrices]]></category>
		<category><![CDATA[23 films]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Célébrer le monde méditerranéen à travers une vingtaine de films documentaires, explorer son histoire, analyser les grands enjeux socio-politiques à partir de destins anonymes. Appréhender le collectif par les individus, donner chair aux grandes thématiques qui secouent ces territoires, croiser les regards, apprendre et essayer de comprendre. Impliquer par un travail de fond depuis 14 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Célébrer le monde méditerranéen à travers une vingtaine de films documentaires, explorer son histoire, analyser les grands enjeux socio-politiques à partir de destins anonymes. Appréhender le collectif par les individus, donner chair aux grandes thématiques qui secouent ces territoires, croiser les regards, apprendre et essayer de comprendre. Impliquer par un travail de fond depuis 14 ans, d’escale en escale, quelque 3 000 collégiens et lycéens  d’Égypte, d’Italie, de Grèce, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de France : telles sont les missions que se donnent depuis 28 ans le <strong><em><a href="https://primed.tv">PriMed, Festival de la Méditerranée en images</a></em></strong>, qui se tient cette année du 30 novembre au 7 décembre à Marseille.</p>



<p>Si comme on nous l’a dit «<em>&nbsp;la femme est l’avenir de l’homme&nbsp;</em>», elle est aussi le présent de cette nouvelle édition. Un jury exclusivement féminin présidé par la journaliste <strong>Jocelyne Zablit</strong>, sur les 23 films en lice, 13 réalisatrices, et au cœur des sujets abordés, la condition et le combat des méditerranéennes. Ce sont les Syriennes de <em>30 années avec Chadia et ses filles </em>de la Libanaise <strong>Leyla Assaf-Tengroth</strong>, et les musiciennes de <em>Machtat</em> de <strong>Sonia Ben Slama </strong>qui veulent secouer le joug patriarcal. Ou les Yézidies esclaves de Daech, qui à l’instar d’Ana, une fois libérées, bravent l’interdit de revoir leurs enfants nés de viols (<em>Hawar, nos enfants bannis</em>, <strong>Pascale Bourgaux)</strong>. C’est la Rom de <em>la Chanson d’Aida</em> de <strong>Giovanni Principali</strong>, qui veut divorcer et sortir de son clan. Ce sont les militantes algériennes prisonnières, libérées en 1962 et auxquelles <strong>Raphaël</strong> <strong>Pillosio</strong> redonne vie et voix dans <em>Les Mots qu’elles eurent un jour</em>. L’Algérie et ses histoires d’hier ou d’aujourd’hui racontées dans trois autres films de la Sélection&nbsp;: <em>118 Telemy, </em>premier film autobiographique de <strong>Bilal Beghoura</strong> sur un retour au pays, <em>Le Dernier camarade</em> d’<strong>Amine</strong> <strong>Kabbes</strong> sur une candidature inattendue aux présidentielles de 2018 et <em>And Still, it remains </em>d’<strong>Arwa Abuwara</strong> et <strong>Turab Shah</strong> concourant dans la compétition court-métrage, sur les traces des essais nucléaires français.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sujets sensibles</strong></mark></p>



<p>La programmation nous transportera entre autres à Athènes dans un vieux café (<em>Panellinion</em>, <strong>Spyros Mantzavinos</strong> et <strong>Kosta Antarachas</strong>), au pied du Stromboli (<em>Stromboli 22</em>, <strong>Grégoire Pointécaille</strong>), dans la montagne française avec un berger et un loup (<em>Un Pasteur,</em> <strong>Louis Hanquet</strong>), à Lesbos avec une communauté internationale de lesbiennes (<em>Lesvia</em>, <strong>Tzeli Hadjidimitriou</strong>), dans une oasis oubliée entre Maroc et Algérie (<em>Grain de sable</em>, <strong>Nadja Anane</strong>) ou encore dans le paysage apocalytique d’un territoire sicilien sacrifié au dieu pétrole.</p>



<p>Alors que le Moyen Orient flambe, il ne faudra pas rater, dans la section « Mémoire de la Méditerranée », la série en trois parties de <strong>Jérôme Fritel</strong> et <strong>Sofia Amara</strong>, <em>Hezbollah,</em> <em>l’enquête interdite</em> nous plongeant au cœur des activités illégales du « parti de Dieu ».</p>



<p>Au temps des invectives, privilégier le dialogue demeure une nécessité que <em>PriMed</em> met une fois de plus en avant avec cet événement incontournable de l’automne marseillais.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://primed.tv">PriMed, Festival de la Méditerranée en images</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 novembre au 6 décembre<strong><br></strong></mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Divers lieux, Marseille</mark></pre>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Deux ciné-débats</strong><br>Points forts de la programmation deux projections suivies de débats. Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> à l’Alcazar sur le thème du racisme dans la société française : <em>Les Marcheurs de l’égalité</em> de <strong>Nina Robert</strong>. Le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 6 décembre</mark> au <a href="https://www.mucem.org">Mucem</a> sur celui des violences sexuelles devant la justice : <em>Tack </em>de <strong>Vania Turner</strong> revenant sur le rôle de <strong>Sofia Bekatoru</strong>, championne olympique à l’origine du mouvement Metoo en Grèce et sur le procès d’un entraîneur-abuseur. <em>E.P.</em></pre>
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		<title>Mon grand-père, ce harki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 09:41:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Vittorio Moroni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Accords d’Evian en 1962 actent la fin de la Guerre d’Algérie. Pendant les huit années du conflit, quelque 200 000 Algériens se sont ralliés pour des raisons diverses à l’armée française – patriotisme hérité de la guerre de 14-18, rivalités entre les clans familiaux, vengeance, pauvreté, lassitude face aux excès du FLN&#160;: ce sont [&#8230;]</p>
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<p>Les Accords d’Evian en 1962 actent la fin de la Guerre d’Algérie. Pendant les huit années du conflit, quelque 200 000 Algériens se sont ralliés pour des raisons diverses à l’armée française – patriotisme hérité de la guerre de 14-18, rivalités entre les clans familiaux, vengeance, pauvreté, lassitude face aux excès du FLN&nbsp;: ce sont les harkis. Abandonnés par l’armée, désarmés, ils sont livrés aux représailles et aux massacres des vainqueurs. Seuls 60 000 d’entre eux pourront s’embarquer pour la France à côté des pieds noirs. Transférés dans des camps enclos de barbelés et surveillés par des miradors, privés d’école publique pour leurs enfants, de soins médicaux, soumis au mauvais vouloir de l’administration, ils ont connu l’horreur. Quand, des années plus tard, leurs conditions se sont améliorées, ils n’en ont plus parlé. Pour Sarah, petite-fille de harkis, qui vient de devenir mère, ce secret de famille est insupportable. Comme si la continuité vers le futur de son enfant ne pouvait se faire sans crever cet abcès-là.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;Une et indivisible&nbsp;»</mark></strong></p>



<p>Journaliste d’investigation, avec douceur et opiniâtreté, elle entreprend contre l’avis de son père et de sa grand-mère, un retour sur les lieux du crime. Ce lieu c’est Bias, en Lot-et-Garonne, le camp de «&nbsp;transit&nbsp;» où ses grands-parents ont vécu 15 ans et où leurs anciens voisins et amis demeurent encore. À son nez, les portes se ferment. Personne ne veut raviver les plaies. Ni ceux qui ont vécu les traumatismes et l’indignité, ni parfois leurs descendants qui craignent qu’on sache que leurs pères et grands-pères ont été des «&nbsp;traîtres&nbsp;» à leur pays, et veulent les protéger. Il y a aussi la honte, paradoxale de ceux qu’on a traités honteusement. Sarah doute. Et s’ils avaient raison&nbsp;? Pourquoi en parler&nbsp;? Pourquoi convoquer ces souvenirs douloureux&nbsp;?</p>



<p>Puis peu à peu, les maisons s’ouvrent avec les mémoires. Il y a les anciens qui racontent en rigolant leurs 400 coups de jeunes hommes, mais disent aussi les paillasses infestées de punaises, les meurtres, les fous et les rebelles qu’on enfermait dans une maison au milieu du camp. La mise à l’écart de la République pourtant «&nbsp;une et indivisible&nbsp;», qui voulait oublier ceux qui l’avaient servie, et leurs enfants.</p>



<p>Montage d’archives nationales et personnelles, témoignages autour d’un thé. Les albums photos se feuillettent. On se souvient de la Kabylie, d’un paradis perdu, de ses voisins d’infortune. Sarah cherche à comprendre les motivations du ralliement à la France de chacun. On parle de guerre civile, de jalousie paysanne, de dénonciations intéressées, d’une fille pendue par le FLN parce que des soldats français l’avaient ramenée en voiture, de manipulations pour dresser les gens les uns contre les autres. Les larmes coulent, mais ça fait du bien. Et ceux qui étaient réticents au projet remercient Sarah dont la démarche trouve une justification, qui dépasse sa motivation personnelle initiale. Pour n’en plus parler, il faut avoir dit.</p>



<p>Le 20 septembre 2021, le président Macron demandait pardon pour la nation aux harkis appelant à «&nbsp;<em>panser les plaies&nbsp;</em>» qui doivent être «&nbsp;<em>fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice</em>&nbsp;».</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>N’en parlons plus</em> de Cécile Khindria et Vittorio Moroni a été présenté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre</mark> à la bibliothèque de l’Alcazar, Marseille dans le cadre du <em>Primed</em>. </pre>



<p>Le film est disponible sur France 24 : https://f24.my/9zBI</p>



<p></p>
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		<title>« La Vie devant elle », sur les routes de l’exil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 15:37:06 +0000</pubDate>
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<p>« <em>Quand je tiens une caméra dans mes mains, ça m&rsquo;apporte beaucoup d&rsquo;espoir, je sens que je peux tout surmonter. La caméra fait disparaître tous mes chagrins.</em> »Ces mots sont ceux d’une jeune Afghane de 14 ans, <strong>Elaha Iqbali</strong>, co-réalisatrice et protagoniste du film <em>La vie devant elle, </em>sélectionné dans la catégorie « Enjeux Méditerranéens » de la 27<sup>e</sup> édition du <em>PriMed</em>. C’est à Lesbos, dans le camp de Moria que <strong>Manon Loizeau</strong> a rencontré Fanny Houvenaeghel, présidente de l&rsquo;association Tolou qui aidait les réfugiés. Elle lui parle d’Elaha, une jeune fille qui, avec une petite caméra, filme la vie dans le camp. En 2018, Elaha avait pris la route vers l’Europe, avec sa famille, quittant le pays où ils ne pouvaient plus vivre, mais aussi y laissant leur maison, leurs amis. Manon Loizeau qui voulait faire un film à hauteur d’enfant, décide de la suivre pendant une année et ensemble, elles réalisent <em>La Vie devant elle,</em> un film touchant, une vraie leçon de vie.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Prendre de la distance</strong></mark><strong><em><br><br></em></strong><em>« Quand on migre, on devient plus fort ! »</em> Et il faut l’être car dans le camp de Moria, il n’y a rien. Avec ses parents, Elaha crée une petite école où elle enseigne l’anglais aux enfants. Avec sa petite caméra, elle filme « sa classe », les rues du camp, les jeux, les cerfs volants, les repas jusqu’à ce jour terrible du 9 septembre 2020 où un incendie détruit le lieu. L’enfer sur terre ! <em>« Toutes nos vies réduites en cendre »</em> Elaha filme tout, les lieux dévastés, les ruines où des enfants récupèrent des peluches épargnées. Il faut reprendre le chemin, le bateau, qui les conduit à Athènes où ils survivront quelques semaines dans un appartement insalubre, puis un car vers Anissa à la frontière albanaise. Loin de tout. Pas de ville pour aller à l’école. Elaha ne baisse pas les bras même si, parfois, elle regrette d’être née afghane. Sa caméra lui permet de mettre à distance le réel, souvent tragique. Elle filme sa famille, ses sœurs – Saher qu’elle admire, Neda au grand cœur –son frère Shahab, et sa mère qui rêve de pouvoir étudier et d’apprendre à conduire. Mais chaque départ est douloureux. Elle y laisse des gens qu’elle aime ; son amie de cœur, Zuhra, restée à Kaboul, Hosna, à Athènes… «  <em>Je ne veux plus me faire d’amies. Quand on les quitte c’est trop dur ! </em>». Après quatre années d’errance et 7000 km parcourus, Elaha et sa famille ont eu leurs papiers et se sont installés en Allemagne. La jeune fille a enfin réalisé son rêve, aller à l’école et construire un avenir… La Vie devant elle.</p>



<p>Le montage est habile, tricotant avec soin les images d’<strong>Elaha</strong> et celles de <strong>Manon Loizeau&nbsp;</strong>; &nbsp;la musique et les chansons de sa sœur, <strong>Emily Loizeau </strong>semblent donner &nbsp;une 2<sup>e</sup> voix à Elaha. <em>La Vie devant elle,</em> journal intime,&nbsp; nous montre les chemins chaotiques de l’exil, la vie dangereuse des enfants qui y sont forcés&nbsp; mais aussi la puissance des rêves et le pouvoir du cinéma. Un documentaire réussi, touchant et percutant.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>La Vie devant elle </em>a été présenté à la Mairie de 1/7 de Marseille dans le cadre du festival <em>PriMed</em>.</strong></mark></p>
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		<title>Juger la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 07:04:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un homme qui marche, de dos. Une voix off&#160;: «&#160;de terribles choses sont arrivées dans l’ex-Yougoslavie.&#160;» Cette voix est celle de Vladimir Dzuro, un ancien enquêteur du Tribunal pénal International pour l&#8217;ex-Yougoslavie, basé à La Haye entre 1993 et 2017. C’est lui le premier enquêteur tchèque qui va nous guider tout au long du film [&#8230;]</p>
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<p>Un homme qui marche, de dos. Une voix off&nbsp;: «&nbsp;<em>de terribles choses sont arrivées dans l’ex-Yougoslavie.&nbsp;</em>» Cette voix est celle de <strong>Vladimir Dzuro</strong>, un ancien enquêteur du Tribunal pénal International pour l&rsquo;ex-Yougoslavie, basé à La Haye entre 1993 et 2017. C’est lui le premier enquêteur tchèque qui va nous guider tout au long du film de <strong>Viktor Portel</strong>, <em>L’Enquêteur,</em> présenté au <em>Primed</em> dans la section «&nbsp;Mémoire de la Méditerranée&nbsp;».</p>



<p>Quand la guerre éclate en 1991, le premier champ de bataille est la ville croate de Vukovar et le premier dossier concerne les crimes qui y ont été commis, les 300 personnes disparues. Photos, témoignages poignants de l’ancienne directrice de l’hôpital, d’une journaliste italienne, d’un survivant. Évocation de l’arrestation de Slavko Dokmanovic, poursuivi pour crimes contre l’humanité, «&nbsp;<em>pas le plus grand monstre mais nous voulions qu’il soit arrêté et jugé.&nbsp;</em>»&nbsp;Il s’est pendu dans sa cellule&nbsp;: «&nbsp;<em>deux ans de travail et la justice n’est pas faite&nbsp;!&nbsp;</em>». Beaucoup de gens espéraient que la Yougoslavie suivrait la voie de l’Allemagne post nazi.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">90 condamnés</mark></strong></p>



<p>Le deuxième dossier est le cas Arkan, de son vrai nom Zeljko Raznatović, qui a crée les Tigres d’Arkan et initié une «&nbsp;nettoyage ethnique&nbsp;». Un homme très populaire en Serbie comme le précise Ivana Zanic, directrice du Centre de Droit Humanitaire. Témoins protégés, rescapés des massacres, tous racontent avec dignité et pudeur ce qu’ils ont vu et vécu. Rakan a été poursuivi pendant des années dans toute l’Europe, mais quand en avril 1999 on apprend qu’il est prêt à coopérer, il est abattu par un policier serbe&nbsp;: il aurait pu nuire au procès de Milosević.</p>



<p>Au total, le Tribunal a poursuivi 161 personnes et en a condamné 90. Ce n’est pas assez pour <strong>Vladimir Dzuro</strong>, l’enquêteur, qui regrette le manque de coopération des États&nbsp;: «&nbsp;<em>J’ai quitté le Tribunal, car après 10 ans le stress et les émotions vous marquent&nbsp;</em>». Il a accepté une proposition de L’ONU. Mais les doutes sont toujours là&nbsp;: peut-être aurait-il dû continuer.</p>



<p>Guidé, par la voix de Vladimir, on apprend beaucoup dans ce film-enquête du Tchèque <strong>Viktor Portel</strong>, inspiré par le livre de son protagoniste, <em>The Investigator: Demons of the Balkan. </em>Un film éclairant dans cette période troublée, dont on regrette qu’elle ne tire pas les leçons de l’Histoire… De quoi répéter encore les mots de Prévert&nbsp;«&nbsp;<em>Quelle connerie la guerre&nbsp;</em>».</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>L’Enquêteur</em> de <strong>Viktor Portel</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L&rsquo;Enquêteur,  présenté dans le cadre du <em>PriMed, Le Festival de la Méditerranée en images</em> qui s’est tenu du 4 au 8 décembre à Marseille</strong></mark>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>a obtenu le Prix à la diffusion de la RAI( Italie)</strong></mark></p>
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