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	<title>Archives des Quatuor Hernani - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Quatuor Hernani - Journal Zebuline</title>
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		<title>Batailles de la modernité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 08:10:24 +0000</pubDate>
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<p>Elles avaient déjà fait sensation l’an dernier sur un programme&nbsp;romantiquissime. Et elles sont revenues&nbsp;cette année au Festival de Quatuors&nbsp;du Lubéron,&nbsp;fortes d’une belle promesse.&nbsp;Le&nbsp;<strong>Quatuor Hernani&nbsp;</strong>s’est&nbsp;cette fois&nbsp;attelé à&nbsp;trois pièces peu connues du répertoire.&nbsp;Fidèle à l’idée maîtresse d’un festival célébrant cette année sa cinquantième édition, les musiciennes issues de l’Orchestre de l’Opéra de Paris sont remontées dans le temps par blocs de cinquante ans. Du quatorzième quatuor de Chostakovitch, composé peu avant sa mort en 1975, ausingulier et&nbsp;fin-de-siècle&nbsp;<em>Concert&nbsp;</em>d’Ernest Chausson,&nbsp;en passant par Benjamin Britten et ses&nbsp;<em>Trois&nbsp;</em><em>Divertimenti</em>. Un beau voyage sur lequel les instrumentistes révèlent une complicité étonnante pour un&nbsp;quatuor fondé il y a à peine quatre ans.&nbsp;On a rarement entendu une telle vigueur et une telle finesse de son, doublée d’une entente irréprochable sur des pièces pourtant complexes et mouvantes.&nbsp;Presque aucun regard n’est échangé, et pourtant un sens commun de l’attaque et de la respiration s’impose, comme si quatre voix se fondaient dans un seul corps.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sublime et grotesque </mark></strong></h3>



<p>Le quatuor de Chostakovitch est d’emblée porté avec intensité : œuvre testamentaire où le violoncelle mène la danse, il trouve en l’impressionnante <strong><a href="https://tatjanauhde.com/fr/accueil/">Tatjana Uhde</a></strong> une colonne vertébrale. Dans les <em>Trois Divertimenti</em> de Britten, pièce encore trop rarement jouée, les musiciennes montrent une étonnante maîtrise des contrastes : ironie mordante, moments de légèreté presque grotesques, mais aussi lyrisme tendre. <strong>Lise Martel</strong> déploie un premier violon souple, ample, qui respire large et donne les impulsions nécessaires. Elle dialogue sans cesse avec le second violon <strong>Louise Salmon</strong>, d’une précision redoutable. <strong>Marion Duchesne</strong>, à l’alto, apporte un chant lyrique, une chaleur presque vocale qui enveloppe l’ensemble.</p>



<p>Le&nbsp;<em>Concert pour piano, violon et quatuor à cordes</em><strong>&nbsp;</strong>d’Ernest Chausson conclut la soirée. Les Hernani y sont rejoints par le violoniste&nbsp;<strong>Julien&nbsp;</strong><strong>Dieudegard</strong>, &#8211; d’une intensité saisissante, son jeu se fondant avec naturel dans la text<a></a>ure &#8211; et par&nbsp;<strong>Jonas&nbsp;</strong><strong>Vitaud</strong>, pianiste d’une écoute et d’une sensibilité exemplaires. Ensemble, ils livrent une interprétation incandescente de cette œuvre monumentale, tour à tour fougueuse, méditative, lyrique.</p>



<p>Le public, rassemblé dans l’abbatiale de Silvacane, reste suspendu à ces batailles de la modernité, où réalisme et grotesque côtoyaient le chant le plus pur. Comme un écho au nom choisi par les musiciennes : Hernani, drame de la jeunesse et de l’audace, qui proclame que l’art ne vit que de la tension entre tradition et rupture.</p>



<p>SUZANNE CANESSA&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 30 août</mark> à l’abbaye de Silvacane, dans le cadre du <a href="https://quatuors-luberon.org/new/index.php"><em>Festival de Quatuors de Luberon</em>.</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>
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		<title>À tir d’archets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2025 09:18:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Du 16 au 31 août, le Festival de Quatuors du Luberon déroule sa 50e édition sur fond de pierres romanes et de ciels d’été. Douze concerts, douze voyages sonores dans les plus belles pages du répertoire à cordes. Fidèle à son identité : excellence musicale, acoustiques précieuses, formats accessibles – et un territoire au cœur du chant. Tout commence [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Du 16 au 31 août, le <strong><em>Festival de Quatuors du Luberon</em></strong> déroule sa 50<sup>e</sup> édition sur fond de pierres romanes et de ciels d’été. Douze concerts, douze voyages sonores dans les plus belles pages du répertoire à cordes. Fidèle à son identité : excellence musicale, acoustiques précieuses, formats accessibles – et un territoire au cœur du chant.</p>



<p>Tout commence à Roussillon&nbsp;le&nbsp;16 août. Le&nbsp;<strong><a href="https://javusquartett.com/en/">Javus&nbsp;Quartet&nbsp;</a></strong>donne la première impulsion avec un triptyque aussi limpide qu’exigeant : Haydn pour la structure,&nbsp;Erkin&nbsp;pour la surprise, Beethoven pour la densité. Dès le lendemain, le&nbsp;<strong><a href="https://quatuorarod.com/">Quatuor&nbsp;Arod</a></strong>&nbsp;s’impose à&nbsp;Goult&nbsp;avec un programme tendu entre rigueur et lyrisme :&nbsp;Beethoven,&nbsp;Kurtág, Mendelssohn. De la verticalité à l’élan, du silence au choral.</p>



<p>Trois jours plus tard, le&nbsp;20 août, le&nbsp;<strong><a href="https://www.quartettoeos.com/">Quartetto Eos</a></strong>&nbsp;prend&nbsp;place à&nbsp;l’abbaye de Silvacane avec un hommage à l’opéra en version quatuor. Verdi, Puccini, Schubert –&nbsp;où les&nbsp;voix&nbsp;demeureront&nbsp;absentes mais&nbsp;la&nbsp;dramaturgie intacte.&nbsp;Le lendemain, le&nbsp;<strong><a href="https://www.quatuorwassily.com/">Quatuor Wassily</a></strong>&nbsp;investit Roussillon un kaléidoscope entre Beethoven, Bartók et Fauré.&nbsp;</p>



<p>Silvacane reste&nbsp;le point central de la programmation&nbsp;: le&nbsp;22 août, le&nbsp;<strong><a href="https://www.ycat.co.uk/quatuor-agate?gad_source=1&amp;gad_campaignid=22099010049&amp;gbraid=0AAAAACa8kXeD_Q856SlN5TIyCy73Gyiw1&amp;gclid=Cj0KCQjw4qHEBhCDARIsALYKFNPXOwDlwRYiLO6-djv4RzDs1bjpoMesqeRW7fb99gh7S7xuRoPiqW0aAh2KEALw_wcB">Quatuor Agate</a></strong>&nbsp;s’y associe au pianiste&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/cyrilguillotinpiano/">Cyril Guillotin</a></strong>&nbsp;: Mozart,&nbsp;Apparailly, Brahms –&nbsp;l’union du souffle et de l’architecture. Le&nbsp;23, retour des&nbsp;<strong><a href="https://www.instagram.com/quatuorvankuijk/?hl=fr">Van&nbsp;Kuijk</a></strong>&nbsp;: Mozart encore, Mendelssohn toujours, mais aussi une création contemporaine teintée de clins d’œil parisiens. Et le&nbsp;24 août, le&nbsp;<strong><a href="https://www.quatuormetamorphoses.com/">Quatuor Métamorphoses&nbsp;</a></strong>(accompagné du&nbsp;récitant&nbsp;<strong>Matthieu Marie</strong>) remet Haydn au centre du jeu, à&nbsp;Goult.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers la modernité</mark></strong></h3>



<p>Cap à l’ouest le&nbsp;27&nbsp;: le&nbsp;<strong><a href="https://www.modiglianiquartet.com/">Quatuor Modigliani</a></strong>&nbsp;investit Cabrières d’Avignon avec Haydn, le compositeur contemporain&nbsp;<strong>Thierry Bertrand</strong>, et un grand Beethoven. Le lendemain, même ensemble, autre décor : Debussy, Wolf, Beethoven – lignes brisées, sensualité rêveuse, tension sourde. Puis, moment de mémoire le&nbsp;29&nbsp;: un hommage à Bruno&nbsp;Ducol, disparu en 2023, porté par la soprano&nbsp;<strong>Laura Holm</strong>, le pianiste&nbsp;<strong>Jonas&nbsp;Vitaud</strong>,&nbsp;les percussions de&nbsp;<strong>Clément&nbsp;Ducol</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Matthieu Marie</strong>&nbsp;en récitant.&nbsp;À&nbsp;Cabrières toujours, cinq œuvres, de Liszt à Debussy, ponctuées d’une pièce du compositeur, saluent un amoureux des timbres rares et des climats inquiets.</p>



<p>Le&nbsp;30 août, le&nbsp;<strong>Quatuor Hernani</strong>&nbsp;rejoint les pianistes&nbsp;<strong>Jonas&nbsp;Vitaud</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Jérémie&nbsp;Dieudegard</strong> pour une soirée intense : Chostakovitch, Britten, Chausson — l’intime au bord du gouffre. Enfin, ultime choc esthétique, le&nbsp;31 août&nbsp;: le&nbsp;<strong><a href="http://quatuordiotima.fr/">Quatuor Diotima</a></strong>&nbsp;referme le rideau à Silvacane sur un triptyque radical –&nbsp;Mochizuki, Berg, Ravel. Contemporain, expressionniste, impressionniste : trois écoles,&nbsp;et toujours la même exigence.</p>



<p>SUZANNE CANESSA<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://quatuors-luberon.org/new/index.php">Festival de Quatuors du Luberon</a><br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du&nbsp;16 au 31 août</mark><br>Divers lieux, Luberon&nbsp;</pre>



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		<title>Toucher au sublime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 14:13:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La 49e édition du Festival de quatuors du Luberon s’est tenue dans les lieux les plus remarquables du Luberon, à commencer par l’abbaye de Silvacane et son cloître cistercien, accueillant un public plus qu’enthousiaste, pour des programmes alliant certaines audaces avec des valeurs sûres du répertoire. Le 22 août, le Quatuor Bennewitz interprétait trois compositeurs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La 49<sup>e</sup> édition du <strong><em>Festival de quatuors du Luberon</em></strong> s’est tenue dans les lieux les plus remarquables du Luberon, à commencer par l’abbaye de Silvacane et son cloître cistercien, accueillant un public plus qu’enthousiaste, pour des programmes alliant certaines audaces avec des valeurs sûres du répertoire.</p>



<p>Le 22 août, le <strong>Quatuor Bennewitz</strong> interprétait trois compositeurs tchèques, appelant le lourd tribut que le pays a payé à l’histoire. Viktor Ullmann, originaire de Bohème, juif converti étudiant à Vienne auprès de Schönberg puis composant à Prague, a beaucoup écrit avant la guerre puis à Terezin, dans ce camp vitrine où les nazis dissimulaient la Shoah par une pseudo vie culturelle. Son <em>Quatuor n°5</em> composé en détention avant son départ pour Auschwitz où il fut immédiatement assassiné, comporte quelques passages atonaux au cœur de déchirements romantiques, et désolés. Même si le dernier mouvement veut relever la tête, par une note d’espoir majeur.&nbsp;</p>



<p>Erwin Schulhoff, juif, communiste, homosexuel, a également été tué à Auschwitz. Son <em>Quatuor n°1</em>, composé en 1924, relève cependant d’un autre contexte. Si on y lit des allusions au jazz, en particulier dans l’usage pincé du violoncelle, c’est la fougue qui domine, l’alto virtuose, les effets de timbre, dans une forme plutôt classique. Les solistes du quatuor excellent dans les difficultés rythmiques d’une partition qui, tout à tour, les met en vedette… Dans le <em>Quatuor n°13</em> de Dvorak, c’est leur sublime cohésion d’ensemble qui émeut. L’adagio, un des sommets de la musique de chambre, a bouleversé une assemblée dont certains n’ont pas retenu leurs larmes, transportés par le génie mélodique de Dvorak sublimé par une interprétation où aucun phrasé, aucune nuance, ne sont laissés au hasard…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Compositrice aussi </mark></strong></p>



<p>Le concert du 24 août, conçu par le <strong>Quatuor Varèse</strong>, aurait pu pâtir de l’absence de <strong>Julie Gehan-Rodriguez</strong>, souffrante, et remplacée au pied levé par un <strong>Ramus Cornelius Hansen </strong>très à l’aise au second violon. Il n’en fut heureusement rien, et ce tout particulièrement sur la pièce la plus imposante du programme, le <em>Quintette pour clarinette et cordes op. 115 </em>de Brahms.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-125083" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/DSC_1529.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Quatuor Varèse © X-DR</figcaption></figure>



<p>Peut-être car cette pièce, sollicitant la participation du clarinettiste <strong>Carjez Gerretsen </strong>– se produisant le lendemain dans son ensemble <strong>Polygones </strong>–, bousculait déjà le quatuor dans ses habitudes&nbsp;? Lyrique à souhait, mais également porté par une pudeur certaine, l’opus bouleverse tout particulièrement par son sens de l’écoute, entre le clarinettiste et le premier violon de <strong>François Galichet</strong>, mais également avec les autres musiciens, capables de s’unir notamment sur le troisième mouvement à l’écriture très chorale.&nbsp;</p>



<p>Cette grâce toute mozartienne, dont le quintette sera évoqué en bis, aura parcouru tout le concert. De ce <em>Quatuor opus 10 n°1 </em>comptant parmi ses œuvres les plus matures et sophistiquées à ce très beau Brahms, en passant par le fascinant <em>Strum </em>de Jessie Montgomery. Une pièce évoquant moins l’Amérique d’aujourd’hui qu’une relecture contemporaine de musique folk&nbsp;: cordes pincées, sonorités modales, rythmes invitant tantôt à la danse, tantôt à la rêverie… Une écriture d’aujourd’hui, par une compositrice qui n’a plus besoin, comme Clara Schumann programmée également au festival, d’être cachée derrière un homme. &nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL ET SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><br><strong>Quatuor Elmire</strong><br><em>Beethoven, Webern</em><br>le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 août,</mark> 18h30<br>Abbaye de Silvacane<br><br><strong>Quatuor Adelphi</strong><br><em>Haydn, Britten, de Lassus, Mendelssohn</em><br>le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 août,</mark> 21h<br>Église de Roussillon<br><br><strong>Trio Karénine</strong><br><em>Clara et Robert Schumann, Jarrell</em><br>le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 août,</mark> 18h30 <br>Abbaye de Silvacane<br><br><strong>Quatuor Hernani</strong><br><em>R. Schumann, Webern, Brahms</em><br>le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> septembre,</mark> 18h30<br>Abbaye de Silvacane</pre>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
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