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	<title>Archives des Rap - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rap - Journal Zebuline</title>
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		<title>Grems</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 08:28:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Issu du boom bap des années 2000, Grems est un artiste prolifique et visionnaire ; pionnier du rap alternatif, il persiste sur la scène française, entamant à l’heure actuelle sa troisième décennie de création. Assurément, Grems est un ovni au flow unique – le premier à fusionner rap et house en France avec le deepkho ou explorer [&#8230;]</p>
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<p>Issu du boom bap des années 2000, Grems est un artiste prolifique et visionnaire ; pionnier du rap alternatif, il persiste sur la scène française, entamant à l’heure actuelle sa troisième décennie de création. Assurément, Grems est un ovni au flow unique – le premier à fusionner rap et house en France avec le deepkho ou explorer de multiples genres comme le grime, il n’a cessé de brouiller les frontières entre les genres. Un nouveau virage le mois dernier, avec son nouvel EP <em>La saison des bombes</em>. Du jazz-rap radical où le flow dessine la rythmique principale, entre slam rythmique et poésie brute. Sur scène et traversé par l’improvisation, il forme un trio expérimental avec Rose Kid au piano et Nxquantize au looping station et percussions. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L.S.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 avril<br></mark><strong><a href="https://www.theatre-oeuvre.com/" type="link" id="https://www.theatre-oeuvre.com/">Théâtre de l’Œuvre</a></strong>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Les Chroniqu’heureuses rencontrent Khara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 10:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les minots.&#160;Quelle est l’importance du chant dans ta vie ? Comment as-tu commencé ?&#160; Khara. Centrale. C’est ce qui a donné du sens à ma vie, de comprendre pourquoi, potentiellement, j’existais. Le chant m’est venu car j’aimais bien mettre des notes sur mes cris.  Comment te sens-tu en tant qu’artiste féminine dans le milieu du rap ?&#160; [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p><strong>Les minots.&nbsp;</strong><strong>Quelle est l’importance du chant dans ta vie ? Comment as-tu commencé ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.instagram.com/kharapuce/?hl=fr">Khara</a>.</strong> Centrale. C’est ce qui a donné du sens à ma vie, de comprendre pourquoi, potentiellement, j’existais. Le chant m’est venu car j’aimais bien mettre des notes sur mes cris. </p>



<p><strong>Comment te sens-tu en tant qu’artiste féminine dans le milieu du rap ?&nbsp;</strong></p>



<p>Je crois que la question du genre n’est pas très importante. La société voudrait que ce soit beaucoup dans nos têtes, mais je me sens juste artiste, et j’aime l’être. </p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisi le nom de scène Khara ?&nbsp;</strong></p>



<p>Khara est un mélange des deux prénoms de ma mère et de ma grand-mère.&nbsp;</p>



<p><strong>On l</strong><strong>it et on entend souvent le mot «&nbsp;</strong><strong><em>canines</em></strong><strong>&nbsp;»</strong><strong>&nbsp;dans tes textes et ta communication. Que représente</strong><strong>-t-il pour toi ?&nbsp;</strong></p>



<p>Quand j’étais petite, ma dentition était un sujet de moquerie ; &nbsp;je tends à penser que si tu parles en premier de quelque chose, les gens n’ont plus matière à le faire. Du coup, au lieu d’avoir honte, c’est devenu mon symbole !</p>



<p><strong>Dans la&nbsp;</strong><strong>chanson&nbsp;</strong><strong><em>Marie,&nbsp;</em></strong><strong>pourquoi choisir de parler de l’enfance ?&nbsp;</strong></p>



<p>Marie, c’est mon vrai prénom. Quand j’étais petite, on me chantait tout le temps la chanson de Johnny Hallyday. J’en reprends&nbsp;le refrain et le transforme. Dans l’originale, Johnny parle à la vierge, et moi je suis agnostique.&nbsp;J’ai donc décidé de parler à l’enfant en moi qui, je pense, ne disparaît jamais.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi utiliser une arme pour te défendre dans le cli</strong><strong>p de&nbsp;</strong><strong><em>Marie&nbsp;</em></strong><strong>?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est métaphorique : j&rsquo;ai trouvé intéressant de représenter que c’est Marie, enfant, qui protège Khara adulte. L’enfant donne la force d’affronter des situations compliquées telles que faire face à des milliers de gens, ou bien à tous les reproches qu’on reçoit en tant qu’artiste.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment as-tu été sélectionnée par le festival <em><a href="https://marsatac.com">Marsatac</a></em> ? </strong></p>



<p>J’ai sorti un projet,&nbsp;mais&nbsp;je n’avais pas les moyens financiers de défendre. Je n’ai rien fait&nbsp;d’autre que&nbsp;l’envoyer sur les plateformes de streaming. Un jour, j’ai reçu un appel de&nbsp;<em>Marsatac</em>&nbsp;qui me proposait de jouer sur la scène La Frappe, en 2022.&nbsp;C’était génial&nbsp;! Je viens d’une famille plutôt modeste et je n’avais jamais eu l’occasion d’aller à&nbsp;<em>Marsatac</em>, alors que mes amis y aillaient tous les ans. Y aller pour la première fois en tant qu’artiste, c’était drôle !</p>



<p><strong>Comment est composée la partie instrumentale de&nbsp;</strong><strong>tes morceaux ?&nbsp;</strong></p>



<p>Ça dépend de mes humeurs et des personnes qui m’entourent. Dario Della Noce, avec qui j’ai sorti le morceau&nbsp;<em>Président</em>, m’aide à construire mes prods. On essaye de se servir de toutes les énergies nous animent le jour J pour construire des&nbsp;choses.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment imagines-tu ton avenir musical ?&nbsp;</strong></p>



<p>J’espère&nbsp;un jour aller encore plus loin, mais je ne veux pas avoir des idées fixes pour ne pas être déçue. Je continue d&rsquo;espérer que les choses iront dans le bon sens.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR YAMINA, HIMDA, MAME BOUSSO ET VICTOR.</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert donné au Makeda, le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 7 mars</mark>, à Marseille </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Jyeuhair </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MC Solaar nous prévenait déjà il y a presque trente ans que Les temps changent. Avec lui, le rap, ses coutumes, ses modes (d’expression), et les biais de reconnaissance du public. Jyeuhair fait partie de ces nouveaux rappeurs révélés par la série-tremplin Netflix Nouvelle École, qui propose à une poignée de « stars » du rap actuel de départager [&#8230;]</p>
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<p>MC Solaar nous prévenait déjà il y a presque trente ans que<em> Les temps changent</em>. Avec lui, le rap, ses coutumes, ses modes (d’expression), et les biais de reconnaissance du public. <a href="https://www.instagram.com/jyeuhair/">Jyeuhair</a> fait partie de ces nouveaux rappeurs révélés par la série-tremplin Netflix <em>Nouvelle École</em>, qui propose à une poignée de « stars » du rap actuel de départager de jeunes talents. Arrivé en finale de la troisième saison l’an passé, le jeune franco-malgache installé à Caen profite du très gros coup de projecteur pour dévoiler une aisance scénique et un univers parfois à contre-courant des codes actuels qui font souvent référence au rap US, dans son tout frais <em>MYLNUI</em>. Prods parfois rétro, flow mature et précis, rimes et textes réfléchis, le tout avec les yeux qui sourient. Chez Jyeuhair, on ne trouve pas d&rsquo;auto-tune ni de fierté mal placée, mais une énergie touche à tout attirante.</p>



<p>LUCIE PONTHIEUX BERTRAM</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 février</mark><br><strong><a href="https://www.espace-julien.com/fr/">Espace Julien</a></strong>, Marseille </pre>



<p></p>
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		<title>La pulsion hip-hop revient à Aubagne </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:28:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Impulsion d’Aubagne qui se désigne comme « le rendez-vous de la culture hip-hop » est de retour pour sa huitième édition. L’angle d’approche est très large, mais à propos, puisque la programmation englobe l’ensemble des disciplines de ce vaste champ du hip-hop. Du 20 au 28 avril les festivaliers auront droit entre autres choses à [&#8230;]</p>
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<p>Le festival <em>Impulsion</em> d’Aubagne qui se désigne comme « <em>le rendez-vous de la culture hip-hop </em>» est de retour pour sa huitième édition. L’angle d’approche est très large, mais à propos, puisque la programmation englobe l’ensemble des disciplines de ce vaste champ du hip-hop. Du 20 au 28 avril les festivaliers auront droit entre autres choses à du cinéma, avec la série de films <em>Entropico</em> entre Marseille, Fort-de-France et La Havane (le 24 avril au cinéma Le Pagnol), à des battles de danse, à des concerts de rap ou encore à de l’open-mic (le 22 avril). Un festival qui se démarque aussi via les quelques « Focus » qu’il s’est attribué, à l’instar de celui contre les Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuels (VHSS). Cette sensibilisation passe par la création d’affiches, par le déploiement d’une équipe de psychologues ainsi que par la formation de l’équipe dirigeante à ces sujets. Un focus plus que bienvenu compte tenu de la multiplication des VHSS dans les festivals, y compris de hip-hop, malgré les valeurs égalitaires qu’il entend promouvoir.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123552" style="width:648px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/Festival-Impulsion-impression-9-A%C2%A9InYourFace.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© InYourFace</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apprendre en faisant  </mark></strong><br><strong>Miguel Nosibor</strong>, le directeur artistique de la <strong>Compagnie En phase</strong>, pense « <em>qu’il est nécessaire de proposer au public la possibilité de donner à voir (un spectacle) et de donner à faire (un atelier)</em> » et organise <em>Impulsion </em>dans la même logique. Durand le festival il y aura donc à la fois des moments pour voir et des moments pour faire. Du 22 au 26 avril, de nombreux stages de beatbox, de rap, de breaking, de danse et de popping sont organisés par des spécialistes de ces différents piliers du hip-hop. Les plus petits festivaliers, de 3 à 6 ans, pourront aussi se former aux bases et aux valeurs de la culture hip-hop lors d’un cours d’éveil (le 21 avril). </p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Festival Impulsion<br></strong></em>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 au 28 avril</mark><br>Aubagne</pre>
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		<title>Le Fonky Festival de Mars débarque au Cabaret Aléatoire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 14:35:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi avoir voulu organiser ce Fonky Festival de Mars ? DJ Djel. J&#8217;ai voulu l&#8217;organiser parce que j&#8217;ai fait le constat qu&#8217;il y a aujourd’hui beaucoup d&#8217;artistes qui produisent énormément de musique, qui ont des millions de vues sur Youtube, sur Spotify, mais qui ne tournent pas trop… Alors je me suis dit&#160;: pourquoi [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi avoir voulu organiser ce <em>Fonky Festival de Mars</em> ?</strong></p>



<p><strong>DJ Djel. </strong>J&rsquo;ai voulu l&rsquo;organiser parce que j&rsquo;ai fait le constat qu&rsquo;il y a aujourd’hui beaucoup d&rsquo;artistes qui produisent énormément de musique, qui ont des millions de vues sur Youtube, sur Spotify, mais qui ne tournent pas trop… Alors je me suis dit&nbsp;: pourquoi ne pas mettre les artistes de ma ville en avant&nbsp;?</p>



<p><strong>À Marseille, il y a déjà les rendez-vous <em>Hip Hop Society</em> et <em>Hip Hop Non Stop</em>, comment votre festival va-t-il se démarquer&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C&rsquo;est très différent. Déjà c’est quelqu&rsquo;un de cette culture qui le fait. Ce qui n&rsquo;est pas le cas pour des deux autres, il me semble. Moi je suis un artiste de la ville, je fais ça depuis plus de 40 ans. Je transmets, j&rsquo;invite des groupes que je mets en avant, j&rsquo;en ai produit certains puisque j&rsquo;avais un label. La différence avec ces deux festivals c&rsquo;est que c’est 100% rap marseillais. On ne fait pas de programmation avec des artistes extérieurs, on fait la programmation de nos artistes de la ville et de sa région. On se veut promoteur de l&rsquo;espace culturel et de l’identité du rap marseillais avant tout. Cependant on n’est pas fermés au reste du hip-hop, il y aura un <em>contest</em> de danse le vendredi, et du <em>DJing</em> aussi&#8230;</p>



<p><strong>Sans compter les DJs, il n’y a que deux rappeuses programmées sur les 23 artistes. Comment expliquez-vous cette absence de parité ?&nbsp;</strong></p>



<p>Est-ce qu&rsquo;on organise quelque chose pour faire de la parité ou est-ce qu&rsquo;on organise quelque chose avec des gens qui sont actifs ? Si je fais un truc, je ne me dis pas qu’il faut qu&rsquo;il y ait 50% de femmes, 50% d&rsquo;hommes, je suis pas dans cette politique-là. Je vais prendre les artistes qui me parlent et qui sont le plus actifs. Pour moi, les femmes les plus actives qui font du rap aujourd&rsquo;hui à Marseille sont Lanksy Namek et Soumeya et s’il y en avait plus, je serais allé les chercher.&nbsp;</p>



<p><strong>Il n&rsquo;y a pas plus de femmes actives dans ce milieu-là ?</strong></p>



<p>Non, mais c&rsquo;est comme ça. Dans la danse classique par exemple, il n&rsquo;y a pas beaucoup d&rsquo;hommes. Il faut arrêter avec cette histoire de parité, cette histoire de «&nbsp;rap machiste&nbsp;» qui dit que, parce que c&rsquo;est du rap, il y aurait beaucoup trop d&rsquo;hommes. C&rsquo;est quelque part une espèce de pseudo-racisme ou de pseudo-xénophobie [<em>Zébuline pose cette question à tous les opérateurs culturels, ndlr</em>]. Aujourd&rsquo;hui, il y a des femmes qui font beatmaker, qui font «&nbsp;DJette&nbsp;»… je pense qu&rsquo;il n&rsquo;y en a pas assez, mais il y en a quand même. C&rsquo;est comme dans tout, quand tu fais la différence et que tu arrives à percer, on entend parler de toi que tu sois un homme ou une femme… une personne de petite taille, valide ou invalide. Je n&rsquo;ai trouvé que deux femmes cette année, j&rsquo;espère quand même en mettre plus les prochaines fois.</p>



<p><strong>En quoi un tel festival est important&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Parce que c&rsquo;est un festival qui est fait pour nous, mais pas que pour nous. Venez à Marseille, venez voir les artistes, la richesse culturelle qu&rsquo;il y a, et évidemment le graf, venez voir ce que l’on a à vous proposer dans le rap, dans l’humour, dans l’art, dans la peinture. C’est très riche.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISE PAR RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Fonky Festival de Mars</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 et 13 avril</mark><br>Cabaret Aléatoire, Marseille</pre>
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		<title>Femmes artistes et concordance des luttes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 13:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[lutte des classes]]></category>
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		<category><![CDATA[Présences Compositrices]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous ne l’avons pas choisi&nbsp;: cette semaine notre hebdo, reflet de l’actualité culturelle, pose la question de la visibilité des artistes femmes à de nombreuses reprises. En constatant les immenses progrès&nbsp;: le <em>Festival d’Avignon</em> leur ouvre enfin la Cour d’Honneur, <em>Musical Bounce Back </em>à Marseille et<em> Présences Compositrices</em> à l’Abbaye de la Celle affirment l’importance des femmes dans l’histoire de la musique savante.&nbsp;</p>



<p>Côté musiques actuelles, <em>Girl, Girl, Girl</em> à Avignon ou <em>Eclipse de l’Une</em> à Istres, constatent l’abyssal déséquilibre et programment des femmes. Les musiques du monde en particulier étant fondées sur des répertoires clivés, la mixité reste difficile à atteindre&nbsp;: <em>De Vives Voix</em>, à Marseille, programme un chœur d’hommes, puis un chœur de femmes. Mais c’est sans scrupules que le Syndicat des musiques actuelles, pourtant sensible à ces questions, programme le 11 avril à l’Espace Julien trois concerts 100&nbsp;% masculins. Ou que le nouveau <em>Fonky Festival de Mars</em> programme 2 femmes seulement sur 23 rappeurs. Le rap serait-il une affaire d’hommes&nbsp;? Et les femmes, comme le suggère DJ Djel, seraient-elles plus (naturellement) portées vers la danse classique&nbsp;? Accepter que le rap et les musiques actuelles reposent sur une franche domination masculine est grave, les représentations qu’ils génèrent impactant massivement les jeunes.&nbsp;</p>



<p>Les arguments opposés au principe de parité sont généralement de trois types&nbsp;: ils ne trouvent pas de femmes (cherchez mieux), ils ne veulent pas programmer en fonction du genre mais du talent (ça vient avec la testostérone ?), ou ils sous-entendent que les féministes prônant la parité attaquent les racisés et leurs représentations genrées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Violence des classes voisines</mark></strong></p>



<p>Ce soupçon de racisme est particulièrement dangereux&nbsp;: opposant les luttes, il nie la double domination dont sont victimes les femmes racisées. Et ne repose sur aucune réalité&nbsp;: <em>Aflam</em> parviendrait à «&nbsp;trouver&nbsp;» des films de réalisatrices palestiniennes, iraniennes, syriennes, mais il n’y aurait pas de jeunes rappeuses émergentes qui s’affranchissent des dominations de genre, de classe et d’origine à Marseille&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>C’est en remplaçant la lutte des classes, celle qui oppose le peuple aux capitalistes qui les exploitent, par la lutte des classes voisines – smicards contre RSA, petits cadres contre employés – que le capitalisme actuel parvient à se maintenir, ouvrant ainsi la porte aux extrêmes droites aptes à générer les crises dont il a besoin pour ses cycles de destruction/croissance. &nbsp;</p>



<p>Cette domination capitaliste, exercée très massivement par des hommes blancs hétérosexuels, minoritaires donc, ne parvient à se maintenir qu’en ralliant des dominés à sa cause. Des féministes et des LGBT agressé·eƒs par des racisés, des racisés agressés par des prolétaires, des racisées par des racisés, des trans et des roms par tous à la fois.&nbsp;</p>



<p>Angela Davis, il y a plus de 50 ans, refusait ces oppositions et ralliements en incarnant l’intersectionnalité. Le spectacle qui passe au Sémaphore de Port-de-Bouc rappelle son combat. Féministe, noire, lesbienne, enfant de la ségrégation, elle pouvait porter ensemble toutes les luttes, ce que nous ne pouvons pas tous·tes. Mais nous pouvons avoir conscience d’une nécessaire concordance des luttes entre dominé·e·s, pour déminer l’affolante explosion de violence entre classes voisines.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Un tremplin rap qui fait le buzz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 08:08:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La finale qui se déroule ce 24 juin sur la scène de Paloma à Nîmes est l’aboutissement du dispositif national auquel ont participé plus de 1700 candidats de onze régions différentes. L’objectif ? Détecter les talents rap de demain, évidemment. Mais aussi valoriser la scène musicale rap dans toute sa diversité, accompagner la professionnalisation d’artistes [&#8230;]</p>
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<p>La finale qui se déroule ce 24 juin sur la scène de Paloma à Nîmes est l’aboutissement du dispositif national auquel ont participé plus de 1700 candidats de onze régions différentes. L’objectif ? Détecter les talents rap de demain, évidemment. Mais aussi valoriser la scène musicale rap dans toute sa diversité, accompagner la professionnalisation d’artistes émergents et continuer à dynamiser le réseau de diffusion des musiques urbaines grâce à une initiative portée par 18 structures dans onze régions du territoires, dont Da Storm à Nîmes et La Casa Musicale à Perpignan en ce qui concerne l’Occitanie. Vaste programme !&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tournée nationale à la clé</mark></strong></p>



<p>Cette finale nationale voit ainsi s’affronter onze graines d’artistes de toute la France, qui auront chacun un set de quinze minutes pour convaincre un jury de professionnel·les… et le public, bien sûr. Le gagnant remportera une tournée nationale dans les lieux et salles de concerts partenaires du Buzz Booster, une bourse d’accompagnement d’un montant de 15 000 € et un soutien auprès des partenaires comme des médias. Les rappeurs en lice : Cléon, PHPL, Snej, Gonzy, Muchos, Good Bana, Noham, Docmé, Paulvitesse! et Yeuze Low. Sans oublier le Toulousain Samir Flynn, le candidat représentant l’Occitanie, lequel affirme être «&nbsp;autant marqué par Freeze Corleone &amp; Népal que par Daniel Balavoine&nbsp;» dans un désir de liberté comme de subversion volontaire. Parmi ces candidats, un gagnant. Et de nombreuses opportunités pour tous les participants. Cette finale est aussi l’occasion pour les jeunes rappeurs d’échanger en rendez-vous individuel avec des professionnels de la musique afin de récolter au passage conseils et bons plans. À noter que la finale nationale sur la scène de Paloma… et en direct sur Twitch avec Areliann &amp; Nekzioh.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Buzz Booster</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 juin <br></mark>Paloma, Nîmes<br><a href="http://paloma-nimes.fr">paloma-nimes.fr</a></pre>
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		<title>Oxmo Puccino clôture le festival Avec le Temps : « Donner envie aux plus jeunes de créer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 20:34:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Avec Le Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Oxmo Puccino]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans le cadre d&#8217;une action d&#8217;éducation artistique et culturelle menée par le festival Avec Le Temps, des élèves de deux écoles primaires de Vitrolles vont participer à la création d&#8217;un spectacle en lien avec votre répertoire. Comment avez-vous réagi à cette proposition ?Oxmo Puccino. Très positivement. L’énergie de l&#8217;équipe de Grand Bonheur et les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Dans le cadre d&rsquo;une action d&rsquo;éducation artistique et culturelle menée par le festival <em>Avec Le Temps</em>, des élèves de deux écoles primaires de Vitrolles vont participer à la création d&rsquo;un spectacle en lien avec votre répertoire. Comment avez-vous réagi à cette proposition ?<br>Oxmo Puccino</strong>. Très positivement. L’énergie de l&rsquo;équipe de Grand Bonheur et les images d&rsquo;une précédente édition m&rsquo;ont convaincu de la nécessité de ce genre d&rsquo;initiatives.&nbsp;Tous les acteurs et actrices de ce projet ne sont là que pour partager un peu de leur savoir-faire aux enfants, il y a à la fois une dimension pédagogique et sociale, et un objectif final qui est de construire un spectacle tous ensemble. Tout ça fait écho avec ma démarche qui est de transmettre et de partager.</p>



<p><strong>La transmission de valeurs par l&rsquo;éducation artistique et culturelle est-elle quelque chose qui vous préoccupe et dans laquelle vous vous impliquez ?<br></strong>Dans tout ce que j&rsquo;entreprends, j&rsquo;ai cette idée-là en tête. C&rsquo;est encore plus vrai à ce moment de ma carrière. L&rsquo;heure est au partage d&rsquo;expériences et d&rsquo;expertises, il faut donner envie aux plus jeunes de lire, d&rsquo;écrire, de jouer, de chanter. Bref, de créer. C&rsquo;est aussi une manière de démystifier la notion d&rsquo;artiste, de mettre en avant le travail, la nécessité de savoir bien s&rsquo;entourer, d&rsquo;écouter. Récemment, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;être au théâtre pendant deux mois à interpréter du Marcel Proust. C&rsquo;est en effet très loin des clichés habituels que l&rsquo;on attribue aux rappeurs. C&rsquo;est une manière pour moi de casser les codes et d&rsquo;ouvrir des portes aux générations futures&nbsp;; et quand je rencontre des jeunes pour qui c&rsquo;était leur première fois au théâtre, qui viennent avec leurs parents, c&rsquo;est à la fois un honneur et une fierté.</p>



<p><strong>Vingt-cinq ans après votre premier album solo, quel regard portez-vous sur la place du rap dans le paysage musical francophone ?<br></strong>On vit une époque fantastique. Le rap s&rsquo;est imposé comme un mouvement musical et culturel de manière indiscutable. Il y a vingt-cinq ans, ça ne nous traversait même pas l&rsquo;esprit. Il y a dix ans, ça paraissait encore impossible. Aujourd&rsquo;hui le mouvement est tellement large que chacun peut y trouver son bonheur. Cela fait bien longtemps que je dis que le rap c&rsquo;est la nouvelle chanson française. J&rsquo;ai le sentiment que c&rsquo;est un sujet qui ne fait plus débat aujourd&rsquo;hui. Et c&rsquo;est une victoire pour toutes celles et ceux qui animent ce mouvement, qu&rsquo;ils soient dans la lumière ou dans l&rsquo;ombre. Ce phénomène a des conséquences au-delà de la musique. Dans la mode, dans le journalisme, dans le cinéma, le rap est désormais partout.&nbsp;</p>



<p><strong>Vos collaborations avec des artistes hors des musiques dites urbaines sont nombreuses. Qu&rsquo;ont en commun Gaël Faye, Ibrahim Maalouf, Olivia Ruiz ou même Florent Pagny et Alizée pour qu&rsquo;ils et elles vous donnent envie de travailler avec eux ?<br></strong>Ce qui m&rsquo;intéresse avant tout c&rsquo;est rencontrer et apprendre. Ça me paraît aussi évident que nécessaire qu&rsquo;un artiste fasse preuve de curiosité. Depuis le début, j&rsquo;ai eu la chance de travailler avec des gens très différents.&nbsp;Gaël, c&rsquo;est comme un petit frère. La première fois que je l&rsquo;ai rencontré c&rsquo;était dans le métro. Quelques jours après, je l&rsquo;invitais à faire ma première partie à Paris. Depuis on ne s&rsquo;est jamais quittés. Ibrahim, c&rsquo;est encore une autre histoire. J’ai toujours admiré les musiciens, les instrumentistes.&nbsp;Nous nous étions déjà rencontrés grâce à -M-, puis il m&rsquo;a invité pour un titre sur un album et on a fini par faire un album complet ensemble. Pas de calcul. Un peu de folie et beaucoup d&rsquo;envie. Pour ce qui est d’Alizée ou Florent Pagny, c&rsquo;est encore différent. Ce sont des personnalités pour qui j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;écrire. Je dis bien la chance car cela remonte à bientôt quinze ans. Et à l&rsquo;époque, c&rsquo;était extrêmement rare que des gens issus de la pop ou de la variété invitent un rappeur à leur écrire des textes. Comme le dit Orelsan, ce qui compte ce n’est pas l&rsquo;arrivée, c&rsquo;est la quête. Et moi je suis en exploration permanente, raison pour laquelle je ne me limite pas à la musique.</p>



<p><strong>Votre histoire est marquée par un parcours migratoire relativement simple par rapport à celui que tentent les exilés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Cette crise de l&rsquo;accueil en Europe vous fait-elle réagir ?<br></strong>Je ne sais pas si c’est pire que pour la génération de nos parents qui a quitté pour la France. Une chose est sûre, c&rsquo;est que cela fait des années que j&rsquo;entends les anciens alerter sur ce point. Et nous en sommes certainement qu&rsquo;aux prémisses. On regarde ce problème à travers ces hommes et ces femmes qui fuient leur pays pour un autre. Mais on ne parle pas des raisons qui sont venues s&rsquo;ajouter aux problèmes politiques : pénurie d&rsquo;eau, carences en nourriture, changement climatique, etc. Et surtout ce n&rsquo;est pas un simple problème européen. Nombreux sont les pays dans le monde à souffrir de ces déplacements de population.</p>



<p><strong>La France de 2023 porte-t-elle selon vous le même modèle, le même idéal que ceux qu&rsquo;elle pouvait symboliser quand vous y êtes arrivé en 1975 ?<br></strong>Comparer n&rsquo;apporte jamais rien de bon. Je pense que la France demeure une terre de liberté, l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure. Quand vous avez peu, l&rsquo;ailleurs reste un espoir d&rsquo;une vie meilleure.</p>



<p><strong>Vous êtes ambassadeur de l&rsquo;Unicef depuis 2012. Quelles causes prenez-vous à cœur de défendre ?<br></strong>J&rsquo;ai commencé à agir aux côtés de l’Unicef en 2010. Jusqu&rsquo;alors, j&rsquo;avais toujours refusé de m&rsquo;engager de manière visible. Et puis je suis devenu papa. Ça prenait d&rsquo;un seul coup tout son sens de s&rsquo;impliquer pour l&rsquo;enfance. Ensemble, on a surtout travaillé sur l&rsquo;éducation, en France comme à l&rsquo;étranger. Puis ils m&rsquo;ont donné la possibilité de les accompagner sur des missions en Haïti, Guinée-Conakry, Soudan, Mali, Sénégal&#8230; On ne se rend pas compte de l&rsquo;implication des gens qui sont confrontés localement à des problématiques très concrètes. Chaque voyage est extrêmement fort à titre émotionnel. En parallèle de tout cela, on a monté une association avec mes deux frères au sein du quartier où nous avons grandi. L&rsquo;asso s&rsquo;appelle Courte-Échelle, on fournit un accompagnement administratif et on donne l&rsquo;occasion aux plus jeunes de rencontrer des gens qui peuvent être des sportifs, des comédiens, des journalistes, des entrepreneurs, des avocats pour créer des échanges, les accompagner dans leurs projets, leur donner un horizon en quelque sorte.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Naître Adulte</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mars<br></mark>Salle Guy Obino, Vitrolles<br><a href="mailto:culture.vitrolles@ville-vitroles13.fr">culture.vitrolles@ville-vitroles13.fr</a><br>Une proposition du festival <em>Avec Le Temps</em></pre>
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		<title>Un Grand Mal incandescent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Mar 2023 10:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des disques qui ne peuvent laisser personne indifférent. Boule à facettes du Grand Mal – soit Julia Lopez au chant et Lebannen à la production – en est un. Sur une musique inféodée à aucune chapelle musicale, ce collectif fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui a découvert la musique sur internet, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est des disques qui ne peuvent laisser personne indifférent. <em>Boule à facettes</em> du <strong>Grand Mal</strong> – soit <strong>Julia Lopez</strong> au chant et <strong>Lebannen</strong> à la production – en est un. Sur une musique inféodée à aucune chapelle musicale, ce collectif fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui a découvert la musique sur internet, et avec lui son universalité en accès libre. Ici, la pop, le rap, l’électro sont amalgamés dans une fusion vivifiante, aux contours floues, souvent saturés de vocoder, pour un rendu tout aussi perturbant que saisissant. Une démarche qui se veut aussi salvatrice, puisqu’elle émane d’une artiste touchée par deux troubles psychiques, celui de l’aphantasie, soit l’incapacité à se représenter une image mentale, et de déréalisation (pertes de contact avec la réalité).&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Saisir au vol</mark></strong><br>Le disque s’ouvre avec <em>Mise en abîme</em>. Un titre aux paroles parsemées de points d’interrogation, une entrée en matière qui sous-tend avec malice le mal-être assumé de l’auteure. «&nbsp;<em>C’est pour cela que j’ai commencé la musique, j’avais des choses à dire. C’est ce qui me pousse, j’essaye d’exprimer comment je tire du positif de ce qui m’arrive</em> », explique Julia Lopez. Une aphantasie qui a des conséquences directes sur son processus de création. «&nbsp;<em>Dans ma tête, je n’ai pas d’images, mais des pensées qui arrivent de façon absurde, j’essaie de les saisir au vol et de les retranscrire&nbsp;</em>», poursuit-elle.&nbsp;</p>



<p>Un travail d’écriture fascinant qui trouve un écrin sur-mesure sculpté par Lebannen, artiste normand qui compose toutes les instrumentales de l’album. Sa musique s’emballe dans une frénésie électro (<em>J’rigole à l’envers</em>), reprend son souffle sur <em>Malade Imaginaire</em>, et nous offre des envolées harmoniques particulièrement réjouissantes – l’introduction de <em>Nature Morte</em> est aussi simple que magistrale. On passe aussi par une pop-soul toujours bien sentie, comme sur le dernier titre de l’album <em>Éclairée par un appareil</em>, un grand écart – échauffez-vous – entre Amy Winehouse et Olivia Ruiz. Et même si le chant de Julia se fait parfois hésitant, notamment rythmiquement, il ne fait que renforcer l’impression d’étrangeté charismatique qu’en procure l’écoute.&nbsp;</p>



<p>L’ensemble respire la fraîcheur d’une nouvelle scène qui semble poindre en France. Celle d’artistes débarrassé·es de toute entrave dans leur processus de création, on pense à Éloi ou LacopinedeFlipper. Une jeunesse qui croque son monde avec une énergie et une culture musicale transversale qui lui est propre, aidée par des logiciels qu’elle maîtrise avec brio. De quoi se féliciter du bon usage des nouvelles technologies.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<p><em>Boule à facettes</em>, <strong>Le Grand Mal</strong><br>Autoproduction</p>
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		<title>Générations hip-hop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2022 15:39:00 +0000</pubDate>
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<p>Comment a-t-on pu détourner le regard d’un tel bouillonnement&nbsp;? À Marseille, le hip-hop a tissé sa toile, pendant près de quatre décennies, sans la moindre reconnaissance institutionnelle. Résultat&nbsp;: la deuxième ville de France, berceau du rap français, regorge de collectifs, véritables viviers de passionné·e·s, de vocations, d’artistes en devenir.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=456%2C304&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116380" width="456" height="304" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Plateau-Crescene-13-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 456px) 100vw, 456px" /><figcaption>Plateau Créscène 13, HHNS 2022 © Dogan Boztas, Urban prod</figcaption></figure>
</div>


<p>Il n’y avait qu’à ouvrir les yeux, tendre les oreilles, pendant ces quatre jours de temps forts du dispositif <strong><em>Hip-Hop Non Stop</em> </strong>(<em>HHNS</em>), pour mesurer l’emprise d’une culture sur la cité. La cité et non plus les cités. Car la première des leçons à retenir de la deuxième édition de l’événement initié par les mairies de secteur de Marseille est qu’ici le hip-hop est partout. La fracture entretenue par les responsables politiques de l’ancien temps entre le Nord et le Sud n’existe pas quand il s’agit de graff, de beat box, de breakdance. Même les Jeux Olympiques l’ont compris (Le Comité international olympique a inscrit le breakdance parmi les sports au programme des Jeux de Paris 2024).<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>À flow tendu</strong></mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?resize=527%2C351&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116378" width="527" height="351" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Battle-Original-Rockerz-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Bostas-Urban-prod-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 527px) 100vw, 527px" /><figcaption>Battle Original Rockerz, HHNS 2022 © Dogan Bostas, Urban prod</figcaption></figure>
</div>


<p>Il n’y avait qu’à écouter les participants à l’«&nbsp;open mic&nbsp;» organisé le dimanche 28 août, jour de clôture de HHNS 2022, sous le parrainage de Pone (ex-Fonky Family). Il faut voir avec quelle assurance, quel bagou, pardon quelle tchatche, ces garçons et cette fille habitent la petite scène posée sur l’emblématique Plaine, – avec enceintes et projecteurs à énergie solaire s’il vous plaît – devant public et jurés qu’ils et elle regardent droit dans les yeux. Les jeunes ne lisent plus&nbsp;? Ne savent plus s’exprimer&nbsp;? En tous les cas, les jeunes écrivent et scandent leur droit à la ville, à la vie et à la lumière&nbsp;! Plus tard dans la journée, d’autres clichés vont tomber. Notamment grâce à l’association Baham Arts et l’after de son festival <em>Umoja</em> à la ligne afroqueer.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?resize=373%2C249&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116396" width="373" height="249" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?w=850&amp;ssl=1 850w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Plaine-HHNS-2022-%40-Urban-prod.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 373px) 100vw, 373px" /><figcaption>Un dimanche à la Plaine, HHNS 2022 © Dogan Boztas, Urban prod</figcaption></figure>
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<p>Parce que rien n’est trop beau pour la grande communauté hip-hop et qu’elle a aussi le droit de fouler les plus belles scènes de la ville, l’écrin du Théâtre Silvain lui sera ouvert lors de deux soirées précédentes. Le jeudi 25 août, les actrices et acteurs du territoire sont mis à l’honneur. Les démonstrations de talent s’enchaînent à flux (flow&nbsp;?) tendu. De la prestation toujours impressionnante de human beat box proposée par l’association 2 Da Streetz que pilote la double vice-championne de France <strong>Tressym’ beatbox </strong>à la rafraîchissante restitution de la résidence des élèves de l’école de danse Cré Scène 13, préparée en quelques jours.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Textes féministes</strong></mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1.jpg?resize=465%2C310&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116379" width="465" height="310" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Sise-Ici-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 465px) 100vw, 465px" /><figcaption>Sise Ici, HHNS 2022 © Dogan Boztas, Urban prod</figcaption></figure>
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<p>À chaque fois, le même engagement, le même enthousiasme, la même application et aussi la même fierté à présenter sa pratique artistique à un public qui sort des cercles d’avertis. On reste plus dubitatif devant la sélection de trois rappeurs masculins accompagnés par Le Makeda, <strong>Cookie</strong>, <strong>Lennox</strong> et <strong>Morféus</strong>, aux codes parfois anachroniques quand, quelques minutes plus tôt, la chanteuse <strong>Sise Ici</strong> expose la pertinence de ses textes féministes et les nuances de son interprétation. Le battle organisé par les Original Rockerz réunit la fine fleur des danseurs (malheureusement aucune femme parmi les concurrents) du Sud. Un show chorégraphique époustouflant guidé par l’émulation, le fairplay et la créativité. Moment sans doute le plus poignant de la soirée, la création pluridisciplinaire du collectif Artistes en exil où un slameur guinéen, un danseur brésilien – le talentueux <strong>Breno Angelo</strong> – et un artiste graffeur irakien communient sur un message de paix et de fraternité. C’est aussi ça le hip-hop.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Onyx-HHNS-2022-%C2%A9-Dogan-Boztas-Urban-prod.jpg?resize=480%2C320&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116375" width="480" height="320"/><figcaption>Onyx, HHNS 2022 © Dogan Boztas, Urban prod</figcaption></figure>
</div>


<p><em>Hip-Hop Non Stop</em> ouvrait sous les meilleurs auspices avec un plateau rap aux noms – une fois n’est pas coutume – prestigieux, le 24 août et toujours au théâtre Silvain. Entre les stars newyorkaises enragées d’<strong>Onyx</strong>, le Narvalo de Seine-Saint-Denis <strong>Swift Guad</strong> et les représentant·e·s de la scène marseillaise <strong>Lansky Namek</strong> et <strong>L’Amir’Al</strong> ou encore<strong> Misa </strong>et <strong>Ekloz </strong>comme entre les sonorités des années 90 de la côte Est et celles, plus bariolées, des villes populaires de l’Hexagone, les quarante ans de hip-hop ont été célébrés sous le signe de la diversité des courants et des époques.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le temps fort de <em>Hip-Hop Non Stop</em> 2022 a eu lieu du 24 au 28 août dans divers lieux de Marseille.</mark></sub></p>
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