<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des René Char - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/rene-char/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/rene-char/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 20 Feb 2025 10:31:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des René Char - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/rene-char/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Contre l’inconcevable, l’éblouissement</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/contre-linconcevable-leblouissement/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=contre-linconcevable-leblouissement</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/contre-linconcevable-leblouissement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[« Que peut Littérature quand elle ne peut ? »]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Baya]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[edition L’Ecailler]]></category>
		<category><![CDATA[Jack Johnson]]></category>
		<category><![CDATA[La Compagnie]]></category>
		<category><![CDATA[Les pas perdus]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Cantini]]></category>
		<category><![CDATA[PERICLES]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[René Char]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=127688</guid>

					<description><![CDATA[<p>Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « Que peut Littérature quand elle ne peut ? » Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à l’inconcevable qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/contre-linconcevable-leblouissement/">Contre l’inconcevable, l’éblouissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « <em>Que peut Littérature quand elle ne peut ? </em>» Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à <em>l’inconcevable </em>qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? <br>La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète résistant écrivait : «<em> Est-ce la porte de notre fin obscure, demandais-tu ? Non. Nous sommes dans l’inconcevable, mais avec des repères éblouissants. </em>»<br>Nous vivons l’inconcevable et Chamoiseau le nomme, en liste sans fin, prolongée par ces points suspensifs qui disent l’infini des oppressions et des massacres. <br>«<em> Palestiniens Tibétains, Ouïghours, Rohingyas, Tutsies, Kurdes, Ukrainiens, Haïtiens Syriens, peuples-nations effacés dans l’Outremer français… </em>»<br>Il nomme aussi nos désespoirs actuels et récents :<br>«<em> Netanyahu, Trump, Poutine, Orbán, </em>Erdoğan<em>, Meloni, Le Pen, Bardella, Milei, Modi, Bolsonaro…</em> »</p>



<p>En prolongeant encore la liste par ces points suspensifs où pourraient se nicher bien des replis en soi, bien des suicides. Bien des renoncements au collectif et au commun.<br>En avons-nous le droit ? Devons-nous, comme après Auschwitz, opposer le silence ? Patrick Chamoiseau l’affirme, <em>Littérature</em> (sans article, comme une matière globale précédant le Verbe), Musique, Art, Théâtre, <em>peuvent</em> (même quand ils ne peuvent). Ils sont nos <em>repères éblouissants,</em> ceux que nous ne devons pas perdre, ceux qui donnent la force de résister, parce qu’ils maintiennent en nous le désir de vivre et la compréhension intime de l’autre en nous. <em> </em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résister aux identitaires </mark></strong></p>



<p>Ainsi, ici, pour alourdir les attaques multiples et concertées que vivent les artistes et les écrivains, dans un contexte d’OPA sur l’édition Hachetée par Bolloré, sur la diffusion de presse Relayée par Bolloré, sur la télévision Canalisée par Bolloré, se profile l’hallucinant projet PERICLES. L’enquête de <em>L’Humanité</em> sur les agissements de Pierre-Edouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique, démontre sa volonté explicite : l’extrême droite veut, comme aux États-Unis, s’emparer du pouvoir en modelant les esprits, en fabriquant les opinions et en occupant le terrain universitaire et culturel. <br>Car PERICLES ne désigne pas l’orateur grec inventeur de la démocratie radicale. Comme souvent l’extrême droite dévoie et récupère le sens des mots : PERICLES, projet qui veut faire basculer aux prochaines municipales un minimum de 1000 mairies françaises dans le giron du RN ou de Renaissance (au choix), est un acronyme revendiqué par le milliardaire <br><em>Patriote, Enraciné, Résistant </em>(sic),<em> Identitaire, Libéral, Chrétien, Européen, Souverainiste</em><br>Tout un programme, qui place la bataille culturelle au cœur des enjeux de notre temps. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Littérature peut</mark></strong></p>



<p>Patrick Chamoiseau oppose à l’Enracinement le rhizome, à la Patrie la nation, au souverainisme la Relation, à la Chrétienté blanche la mémoire de la traite négrière. <br>La Ville de Marseille accueille Baya et ses céramiques au musée Cantini, L’Ecailler publie l’autobiographie de Jack Johnson, écrite il y a 100 ans, La Friche expose les victimes racisées des violences policières, La Compagnie accueille la submersion, Les Pas Perdus cultivent l’art de recevoir. Et tous les syndicats de la culture se mobilisent pour lutter contre les coupes budgétaires et les attaques idéologiques sans précédent. <br>À leurs côtés, refusons l’inconcevable, défendons la culture publique, les droits culturels de tous et toutes. Cultivons et protégeons ensemble nos <em>repères éblouissants</em>. </p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a></em> ici </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/contre-linconcevable-leblouissement/">Contre l’inconcevable, l’éblouissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/contre-linconcevable-leblouissement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">127688</post-id>	</item>
		<item>
		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : « Le poète est l’infini conservateur du visage des vivants »</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Événement]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres d'Averroès]]></category>
		<category><![CDATA[René Char]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=121436</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zébuline. « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique ? Olivier Belin. C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants/">RENCONTRES D&rsquo;AVERROÈS : « Le poète est l’infini conservateur du visage des vivants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>« <em>Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience</em> », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique</strong> <strong>?</strong></p>



<p><strong>Olivier Belin.</strong> C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du XX<sup>e</sup> siècle parce qu’il a connu les mouvements d’avant-gardes comme le surréalisme, évidemment la Seconde Guerre mondiale dans laquelle il a combattu en tant que résistant. Il s’est affronté à la question du totalitarisme. Il est aussi précurseur dans les combats écologiques car il a pris très tôt conscience de la fragilité des milieux dans lesquels nous vivons. Sa poésie est une volonté de résister à toutes les formes d’obscurantisme et de toujours affirmer la vie. Il a cette phrase qui le résume bien : « <em>le poète est l’infini conservateur du visage des vivants</em> ».</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la  Beauté» </strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Vous avez écrit « l’actualité tragique de l’histoire rend insupportable toutemanifestation littéraire et impose le silence au poète » ; Pourtant Char n’a jamais cessé d’écrire,n’est-ce pas un peu contradictoire?</strong></p>



<p>Effectivement, lorsqu’il s’engage dans le maquis, il ne cessera pas d’écrire. En réalité, il écrira   des poèmes, en particulier le recueil <em>Seul demeure </em>paru en 1945. C’est un recueil qui, par certains aspects, est un peu testamentaire. Il veut élever un monument à la poésie au cas  où il viendrait à mourir. Au début des années 1940, il hésite encore à publier mais va peu à peu   renoncer parce qu’il faut, premièrement, passer la censure de Vichy et il ne veut surtout pas faire ça. Il ne veut pas non plus écrire dans les revues de la Résistance parce qu’il ne se reconnaît pas dans la poésie qui s’y publie. C’est là qu’intervient son silence. Finalement, la période est tellement ignoble qu’il se dit que seul le combat compte et que s’il doit publier, ce  sera une fois libéré. Une fois que la parole sera véritablement libre.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Obéissez à vos porcs qui existent, je me soumets à mes dieux qui n’existent pas ».</strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Est-ce une forme de résistance, pour lui, que d’avoir voulu s’affranchir de l’image de  « poète résistant » et de la légitimité qu’elle confère?</strong></p>



<p>Quand il publie ses recueils, <em>Seul demeure </em>en 1945 et <em>Feuillets d’Hypnos </em>en 1946, il ne veut  pas apparaître comme un poète de la Résistance de la même manière que Louis Aragon ou Paul Éluard.  De fait, c’est un poète résistant, il appartient à la Résistance. Cela lui donne une légitimité et un écho qui va le faire connaître. Mais il dira qu’avec <em>Feuilletsd’Hypnos</em>il n’a pas voulu faire un  papier du type cocardier, patriotique ou même résistant. Il ne veut pas non plus d’une poésie  qui soit trop versifiée comme Aragon. Il a donc une forme de résistance à être assimilé à la Résistance. Pour lui, la poésie est résistance dans tous les  temps, dans tous les lieux, dans toutes les périodes historiques.</p>



<p>LAURY CAPLAT ET RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">AU PROGRAMME</mark></strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre</mark> à 20h30 au théâtre de La Criée, l’actrice Anne Alvaro fera vivre l’expérience de sa lecture singulière du poète. En hommage à René Char, elle portera la voix et la volonté d’une liberté. Celle pour laquelle René Char, par les armes comme par les mots, s’est battu tout au long de sa vie. De sa résistance « en vers » et contre tout, la poésie de Char dit la division et l’indicible, à travers des lignes où la guerre et l’horreur sont choses fragiles. Quelle place pour la poésie en temps de résistance ? Retour sur l’histoire du  poète.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants/">RENCONTRES D&rsquo;AVERROÈS : « Le poète est l’infini conservateur du visage des vivants »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-le-poete-est-linfini-conservateur-du-visage-des-vivants/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121436</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
