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	<title>Archives des Requiem - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Requiem - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un anniversaire romantique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 12:09:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Chœur Accentus, chœur de chambre devenu une référence dans l’univers de la musique vocale et Insula Orchestra, ensemble qui joue sur des instruments d’époque, tous deux fondés et dirigés par Laurence Equilbey, fêtaient respectivement leurs trente et quarante ans.&#160; Au programme, deux œuvres permettaient de goûter la palette subtile du chœur et de l’orchestre [&#8230;]</p>
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<p>Le <strong>Chœur Accentus</strong>, chœur de chambre devenu une référence dans l’univers de la musique vocale et <strong>Insula Orchestra</strong>, ensemble qui joue sur des instruments d’époque, tous deux fondés et dirigés par <strong>Laurence Equilbey</strong>, fêtaient respectivement leurs trente et quarante ans.&nbsp;</p>



<p>Au programme, deux œuvres permettaient de goûter la palette subtile du chœur et de l’orchestre menés par la battue précise et intelligente de leur cheffe. Le rarement donné <em>Oratorio Saint François d’Assises</em> de Charles Gounod, redécouvert un siècle après sa composition (la partition de 1891, que l’on croyait perdue, fut exhumée des archives des Sœurs de la Charité de Saint-Louis), ouvrait le spectacle, sublime de sobriété dans l’épaisseur de son écriture lyrique. La voix du ténor <strong>Amitaï Pati</strong> épouse avec élégance la partition qui demande des passages délicats entre les registres de poitrine et de tête, de même que celle ample et mélodieuse du baryton <strong>Samuel Hasselhorn</strong>. Les accents du chœur répondent aux solistes, bouleversants d’expressivité. Le dialogue entre le saint et le Christ en croix prend une dimension spirituelle tandis que les anges en chœur rompent avec le caractère tragique du propos dans une réconciliation lente et apaisée. Cette union de l’être et du monde trouve son accomplissement dans le <em>Requiem</em> de Fauré qui est enchaîné sans pause avec l’oratorio, prolongement poétique qui maintient le public en apesanteur.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Voix séraphique</mark></strong><br>Ce « Requiem doux comme moi-même», souriait le compositeur qui affirmait ne pas avoir écrit ce monument de la littérature musicale pour une occasion particulière mais « pour le plaisir », évite la colère du <em>Dies Irae</em> et n’en conserve que le dernier verset, <em>Pie Jesus</em>, prière de conclusion, portée par la voix séraphique de <strong>Lenny Bardet</strong>, soliste soprano, enfant de la maîtrise des Bouches-du Rhône dirigée par Samuel Coquard. Le jeune chanteur, baigné par une douche de lumière, offre la pureté de sa voix à la mélodie qui semble plus angélique qu’humaine. La mort n’est pas sujet de terreur pour Fauré qui écrivait à son propos : « je la sens comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux ». L’ensemble du <em>Requiem</em>, conçu comme un tissage fin de prières chantées, trouve des échos fulgurants dans l’interprétation menée par Laurence Equilbey. Les vagues sonores viennent transporter les âmes, on côtoie l’indicible, baignés des effluves célestes. Les agitations et les angoisses s’apaisent. On reste suspendu dans un univers de paix et de beauté. </p>



<p>Le directeur des lieux, <strong>Dominique Bluzet</strong>, saluera au terme de la représentation la présence fidèle de Laurence Equilbey et de ses ensembles dès la première année de fonctionnement du Grand Théâtre. Une fois n’est pas coutume (on ne «&nbsp;bisse&nbsp;» pas après un Requiem), la cheffe faisait reprendre le final <em>In Paradisum</em>, libérant toutes les tensions pour entrer dans un univers de joie célébré par la clarté radieuse des vents.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 février</mark>, au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Enfance de l’art</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 12:42:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p>On tend à oublier la richesse du répertoire choral français, et plus particulièrement du répertoire destiné au chœur d’enfants. <strong>Samuel Coquard</strong>, à la tête de la Maîtrise des Bouches-du-Rhône depuis vingt ans, le connaît sur le bout des doigts et sait lui rendre honneur. Fruit de nombreuses dates de concerts, le programme concocté par le chef de chœur autour du <em>Requiem </em>de Fauré sait exploiter les talents dont il s’entoure.&nbsp;</p>



<p>En premier lieu, le jeune <strong>Lenny Bardet</strong>, soliste pour le moins prodigieux, qui fait du <em>Pie Jesu</em> de la pièce maîtresse un moment rare. Mais aussi le <strong>Chœur Asmarã </strong>et le baryton soliste <strong>Marc Scoffoni</strong>, qui s’empare avec une vigueur poignante du&nbsp;<em>Libera Me</em>.Et enfin l’organiste <strong>Emmanuel Arakélian</strong>, complice de la formation dont l’interprétation inspirée conjugue et fait le liant entre les différentes esthétiques.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tintinnabulement&nbsp;</mark></strong><br>Le choix d’interpréter le <em>Requiem </em>dans sa version d’église confère au tout un caractère à la fois intime et monumental. Mais aussi une dimension baroque, dans le phrasé comme dans les textures, que le choix de mélanger chœur d’adulte et chœur d’enfant amplifie. Donné également dans sa version pour chœur et orgue, le <em>Cantique de Jean Racine </em>s’adosse avec grâce au <em>Requiem</em>. Tout en effets de transparence et d’équilibre, il fait entendre, dans le chant comme dans les lignes esquissées par l’orgue, des élans romantiques comme des teintes un brin plus atonales, ou du moins plus dissonantes.&nbsp;</p>



<p>Ce sont ces teintes que les <em>Litanies à la Vierge noire </em>de Poulenc exploreront quelques décennies plus tard. Les harmonies s’y font plus tranchantes, les jeux d’orgue plus nasaux, et la pulsation plus diffuse. Le chœur ne fait cependant qu’une bouchée de ces difficultés techniques et s’empare avec précision et musicalité de ce chef-d’œuvre d’expressivité. Donné en conclusion de l’enregistrement, la pièce écrite spécialement pour la Maîtrise en 2021 par <strong>Marc Henric </strong>ne détonne pas. Presque un peu trop sage à côté des explorations polytonales de Poulenc, la sérénité modale de <em>Melior est sapientia </em>tire le meilleur des jeux de tintinnabulements explorés par l’orgue et les voix. Pour un résultat chatoyant et envoûtant.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Requiem de Fauré – Poulenc – Henric</em><br><strong>Maîtrise des Bouches-du-Rhône</strong><br>et<strong> Chœur de Chambre Asmarã</strong><br>Klarthe</pre>
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