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	<title>Archives des Rima Abdul-Malak - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rima Abdul-Malak - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le souffle de la poésie</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 08:00:33 +0000</pubDate>
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<p>L&rsquo;amphithéâtre de Sciences Po Aix n&rsquo;est pas une salle de spectacle, mais ce soir-là il l&rsquo;était presque. Des étudiants, des enseignants, des cheveux blancs : des générations mélangées, venues sans savoir tout à fait ce qui les attendait. Puis levoyage a commencé – Liban, Syrie, Tunisie, Maroc, Gaza, jusqu&rsquo;en Italie et au Portugal – et toute la salle s’est laissée voguer au gré des <em>Souffles de Méditerranée</em>.</p>



<p>Pour parcourir tout ce chemin, il fallait bien quelqu&rsquo;un pour ouvrir les portes. Rima Abdul Malak, ancienne ministre de la Culture, directrice du journal <em>L&rsquo;Orient Le Jour</em>, fondatrice du Rima Poésie Club, n’était rien de tout ça ce soir-là. Elle était passeuse. À ses côtés, Raphaël Imbert, directeur de Campus Art Méditerranée qui regroupe le Conservatoire, les Beaux-Arts et l&rsquo;IFAMM de Marseille, n’était pas non plus directeur. Il était le souffle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique prend la parole</mark></p>



<p>Pendant une heure, la musique a suivi la même courbe que l&rsquo;émotion. D&rsquo;abord discret, presque en fond, le saxophone d&rsquo;Imbert accompagnait les premiers poèmes sans s&rsquo;imposer : un paysage sonore, une couleur. Puis quelque chose a changé. Les deux voix, l&rsquo;une de mots, l&rsquo;autre de souffle, ont commencé à se répondre vraiment. Le saxophone devenait par moments la voix même du poète, restituant les bouleversements et les silences que les mots venaient de traverser : la guerre, l’exil, la quête d’identité, la langue qu’on arrache… Imbert alternait entre saxophone alto et saxophone basse, poussait des envolées, parfois des cris, son investissement physique était tel que chaque poème semblait lui demander un effort du corps autant que de l&rsquo;oreille. À un moment, il a simplement retiré le bec de l&rsquo;instrument pour chanter dedans, nu. La salle a retenu son souffle. Les applaudissements qui ponctuaient chaque poème disaient quelque chose de simple : on ne s&rsquo;attendait pas à être aussi touchés.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Zajal</mark></p>



<p>Pour clore, Rima Abdul Malak a posé les voix de Tueni, Darwich, Farhat, Masri, Kraïem, Laâbi, Pessoa, Merini et Joudah pour finalement porter la sienne. Elle a raconté son enfance au Liban pendant la guerre civile, un oncle menuisier et poète qui pratiquait le Zajal, cette poésie improvisée des repas du dimanche, qu’elle décrit comme « une bulle » dans la violence ambiante. Son poème est une ode à cet art, qu’elle érige en symbole de résistance : quand la violence prend la langue en otage, il reste la poésie. Il reste le souffle. Le dernier vers a tout dit. « Merci la poésie. »</p>



<pre class="wp-block-verse">VALENTIN OUZIEL<br><br> Performance donnée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 avril</mark> à<a href="https://www.sciencespo-aix.fr/" type="link" id="https://www.sciencespo-aix.fr/"> Sciences Po Aix</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Nour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Nour » signifie lumière. Ce mot aux sonorités limpides, présent dans le Coran comme dans la poésie amoureuse, donne son titre à un spectacle lumineux conçu en collaboration avec  l’Institut du monde arabe (IMA). À travers les voix de poètes, de musiciennes et de comédiennes, Nour rend hommage à la  richesse, la sensualité, la musicalité de cette langue, souvent stigmatisée dans l’espace public français, ici honorée dans toute sa beauté. [&#8230;]</p>
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<p>« Nour » signifie lumière. Ce mot aux sonorités limpides, présent dans le Coran comme dans la poésie amoureuse, donne son titre à un spectacle lumineux conçu en collaboration avec  l<a href="https://www.imarabe.org/fr">’Institut du monde arabe</a> (IMA). À travers les voix de poètes, de musiciennes et de comédiennes, <em>Nour</em> rend hommage à la  richesse, la sensualité, la musicalité de cette langue, souvent stigmatisée dans l’espace public français, ici honorée dans toute sa beauté.</p>



<p>Dans le&nbsp;<em>Lisân al-</em><em>ʿ</em><em>Arab</em>, le grand dictionnaire de la langue arabe de&nbsp;Ibn Manẓūr&nbsp;(XIIIe siècle), on lit que, « <em>as-samar huwa al-</em><em>ḥ</em><em>adīth fī al-layl, wa-lā yakūn illā ba</em><em>ʿ</em><em>da al-</em><em>ʿ</em><em>ish</em><em>ā</em><em>ʾ</em>« , le&nbsp;<em>samar</em>&nbsp;est le discours tenu la nuit,&nbsp;il&nbsp;n’a lieu qu’après la prière du soir. Tradition ancestrale qui permet de savourer les mots, leur mélodieuse interprétation poétique et sensuelle.&nbsp;</p>



<p><em>Nour</em>&nbsp;puise dans les grandes figures de la poésie classique, Al-Mutanabbî, Ibn Arabi, Mahmoud Darwich mais aussi dans des textes contemporains, écrits par des femmes et des hommes en exil, de la rue, du quotidien. Sur scène, la mise en voix&nbsp;est polyphonique, entre arabe littéral et dialectes du Maghreb, du Machrek ou du Golfe arabo-persique. Chaque accent devient mémoire, chaque mot devient lieu.</p>



<p>Le spectacle, porté par une jeune génération d’artistes issus des&nbsp;diasporas, interroge aussi la place de l’arabe dans les espaces francophones. Langue maternelle pour certains, langue apprise ou transmise, langue interdite parfois, elle surgit ici comme une évidence.&nbsp;</p>



<p>Sous la direction de Julien Colardelle, mises en scène par  <a href="https://www.instagram.com/radhouane_el_meddeb/">Radhouane El Meddeb</a><strong> </strong>on  retrouve <a href="https://www.instagram.com/rima.abdulmalak/?hl=fr">Rima Abdul-Malak</a>, franco-libanaise, ancienne ministre de la culture (2022-2024), la poétesse marocaine <a href="https://www.instagram.com/rimbattal/?hl=fr">Rim Battal</a> ou <a href="https://www.instagram.com/cameliajordana/?hl=fr">Camélia Jordana</a>, chanteuse et comédienne franco-algérienne.</p>



<p>À contre-courant des représentations négatives qui associent&nbsp;la langue arabe&nbsp;à la violence ou à l’archaïsme,&nbsp;<em>Nour</em>&nbsp;la montre comme un espace de création, de sensualité, de pensée.&nbsp;Avec sa grammaire du souffle et sa puissance d’image,&nbsp;elle&nbsp;permet de dire autrement le corps, le désir, la terre, le temps. En la mettant à l’honneur,&nbsp;le spectacle réhabilite des imaginaires marginalisés,&nbsp;et&nbsp;offre aux jeunes générations arabophones ou arabisantes un miroir dans lequel elles peuvent se reconnaître.</p>



<p>Une invitation à&nbsp;écouter autrement. À se laisser traverser. À redonner à la langue arabe sa place dans le concert des langues vivantes, en France et ailleurs. Une langue de lumière, pour dire les ombres et les clartés du monde.</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 15 juillet à 22h</mark><br><a href="https://festival-avignon.com/fr/lieux/cour-du-lycee-saint-joseph-1175">Cour du Lycée Saint-Joseph</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Avignon : « L’art peut empuissancer le réel »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 14:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avignon s’affirme Terre de culture en 2025, pour commémorer les 25 ans d’Avignon 2000, où elle fut capitale européenne de la Culture. Mais aussi, naturellement, parce que le ville moyenne (90000 habitants) est le siège d’un des monuments les plus visités de France (800000 visiteurs pour le Palais des Papes), du plus grand festival de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avignon s’affirme <a href="https://avignon2025.fr"><em>Terre de culture</em> en 2025,</a> pour commémorer les 25 ans d’<em>Avignon 2000</em>, où elle fut capitale européenne de la Culture. Mais aussi, naturellement, parce que le ville moyenne (90000 habitants) est le siège d’un des monuments les plus visités de France (800000 visiteurs pour le Palais des Papes), du plus grand festival de théâtre du monde (2 millions de billets entre le In et le Off), et de musées remarquables. </p>



<p>Ce n’est pourtant pas sur ces atouts célèbres que <strong>Cécile Helle</strong> décline son année exceptionnelle, la dernière de son dernier mandat puisque la maire a décidé de ne pas se représenter en 2026. Son bouquet final, <em>Terre de culture 2025, </em>intitulée <em>Curiosité(s),</em> joue subtilement avec les nuances, affirmant une culture sans majuscule, jamais dominante, mais au singulier, universelle. Elle s’attache pourtant à des <em>Curiosité(s) </em>qui affirment leur pluriel entre parenthèses, comme une ouverture vers la pluralité…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Culture pour tous et toutes</mark></strong></p>



<p>Dans une ville marquée par ses remparts qui sont comme une fracture sociale, Cécile Helle avance qu’Avignon «&nbsp;<em>est terre de culture au-delà du Festival</em>&nbsp;» et que, en ces temps où on constate «<em>&nbsp;des trous d’air dans la démocratie</em>&nbsp;», dans ce «&nbsp;<em>contexte de fragilisation inédit de la culture en France</em>&nbsp;», il faut tenir «&nbsp;<em>un manifeste esthétique qui soit aussi un acte politique&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Celui-ci consiste, comme a pu le constater le public convié à parcourir les nouveaux équipements de la ville, en des <em>Maisons folies</em> confiées à des associations, un musée éphémère gratuit dans une église restaurée, la nouvelle médiathèque Renaud-Barrault, sur la rocade [<em><a href="https://journalzebuline.fr/avignon-retrouver-le-chemin-de-la-culture-populaire/">Lire ici</a></em>], dans un quartier réputé difficile, une maison des projets dans les faubourgs… </p>



<p>Car pour Cécile Helle la culture constitue une «&nbsp;<em>fabuleuse aventure humaine et urbaine</em>&nbsp;». Géographe de métier, elle connaît l’importance des équipements et des circulations, qui doivent «&nbsp;<em>permettre les hybridations culturelles et le réenchantement du quotidien</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>faire éclore un nouveau regard afin de révéler la ville, pour remettre la lumière sur la beauté</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quel projet politique ?</mark></strong></p>



<p>Après une intervention de la CGT Spectacles invitée à la tribune [<em><a href="https://journalzebuline.fr/etats-generaux-de-la-culture-tribune-prononcee-a-avignon/">Lire ici</a></em>] des tables rondes animées par <strong>Marie-Josée Sirach</strong>, chef de la rubrique culture de <em>L’Humanité</em>, ont rendu compte d’une situation d’urgence extrême et inédite. </p>



<p>Malgré des positionnements différents quant à l’attitude à adopter face aux coupes budgétaires que tous disent «&nbsp;<em>drastiques</em>&nbsp;», le constat est unanime&nbsp;: pour sauver l’indispensable navire, il faut à la fois dénoncer la situation, inventer de nouveaux modes de production, et faire le constat documenté de ce que la culture apporte.&nbsp;</p>



<p>Ainsi <strong>Claire de Causans</strong>, adjointe à la culture du maire d’Arles (Horizons) et vice -présidente de la FNCC, déclarait que son association de collectivités «&nbsp;<em>transpartisane</em>&nbsp;», tout en voulant «&nbsp;<em>maintenir le dialogue avec l’État</em>&nbsp;», était unanimement inquiète, «&nbsp;<em>que les élus soient de droite, de gauche ou apolitiques&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Ce sont les villes qui financent la plus grande part de la culture, et il est de plus en plus difficile pour les adjoints à la culture de défendre leurs budgets&nbsp;au sein de leur majorité </em>».</p>



<p><strong>Eli Commins</strong>, directeur du Lieu Unique à Nantes est frappé de plein fouet par Christelle Morançais, la « <em>tronçonneuse d’or</em> » [<em><a href="https://journalzebuline.fr/pays-de-la-loire-la-culture-mise-en-coupe-reglee/">Lire ici</a></em>]. Il expliquait que 100 % de ses interlocuteurs étaient atteints par des baisses ingérables, voire des suppressions totales : des petites associations aux grands lieux de programmation et de production mais aussi « <em>toutes les structures sociales et éducatives avec lesquelles on travaille habituellement </em>».</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a une vraie idéologie derrière cette action, accompagnée d’une très grande violence dans le propos. Christelle Morançais déclare que nous sommes «&nbsp;shootés à la subvention publique&nbsp;», nous assimilant à des parasites</em>&nbsp;». Une déshumanisation qui n’augure rien de bon.</p>



<p><strong>Joris Mathieu</strong>, coprésident du SYNDEAC et directeur du Théâtre Nouvelle Génération, Centre dramatique national de Lyon, soulignait aussi la dimension politique de la mise à sac de la «&nbsp;<em>décentralisation culturelle</em>&nbsp;», détaillant le projet culturel de Laurent Wauquiez en Rhône Alpes. En effet en 2023 le TNG a été victime du retrait total de sa subvention (150000 euros) par le Président de région pour le motif clair de «&nbsp;<em>désaccord avec le directeur&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>En Rhône Alpes il ne s’agit pas de tout couper, le budget global est à peu près constant. Mais il s’agit de réorienter en privilégiant le patrimoine et en interdisant toute subversion.</em>&nbsp;»</p>



<p>Il soulignait aussi l’hypocrisie de subventionneurs qui demandent de sortir des murs tout en réduisant les budgets. «&nbsp;<em>J’ai perdu 25&nbsp;% de mes moyens en 10 ans de direction. Comment voulez-vous rayonner&nbsp;sur un territoire&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inventer l’avenir</mark></strong></p>



<p>La deuxième table ronde s’attachait à défendre «<em>&nbsp;face aux replis identitaires et au trouble démocratique&nbsp;</em>» des «&nbsp;<em>projets culturels pour produire du commun dans nos territoires&nbsp;</em>». Mais <strong>Chloé Tournier</strong>, directrice de la scène nationale de Cavaillon soulignait comme Joris Mathieu qu’il est impossible d’inventer sans budget, «&nbsp;<em>nous voulons rayonner dans les villages, aller vers des spectateurs éloignés, produire des créations en résidence, établir des ponts… sans sacrifier la programmation à la médiation.&nbsp;</em>»&nbsp; Dans ce théâtre toujours plein, comment faire si les coûts augmentent et les budgets baissent&nbsp;? <strong>Cathy Bouvard</strong>, directrice des Ateliers Médicis à Clichy Montfermeil (93) sait également qu’aucun des «&nbsp;n<em>ouveaux territoires de l’art</em>&nbsp;», et qu’aucun des projets humains de co-construction artistique qu’elle mène à Montfermeil, ne peut s’envisager avec des budgets restreints.&nbsp;</p>



<p>Ce que confirme <strong>Maud le Floc’h</strong> directrice du Pôle Arts et urbanisme en Indre et Loire. «&nbsp;<em>Aujourd’hui, ce qu’on raconte, c’est qu’on tient bon dans le tangage, et que derrière les excellences des théâtres, des opéras… les artistes s’engagent sur le territoire et participent de son aménagement. Les artistes inventent à partir des sujets brûlants et des alertes écologiques, sociales et politiques. L’art peut empuissancer le réel</em> ».</p>



<p>Car selon elle, «&nbsp;<em>chaque territoire va apporter sa réponse</em> ».</p>



<p>Ce que <strong>Rima Abdul-Malak</strong>, ancienne ministre de la Culture, nuance avec pragmatisme «&nbsp;<em>Les réponses territoriales doivent s’accompagner de l’engagement de l’État ».</em>&nbsp;Rappelant que durant les deux années de son mandat le budget de son ministère a augmenté, elle explique que «&nbsp;<em>face à Bercy</em>&nbsp;» les arguments humains, culturels, esthétiques, territoriaux «&nbsp;<em>sont inaudibles</em>&nbsp;» et qu’il faut avancer des chiffres. Celui du tourisme par exemple, «<em>&nbsp;71 milliards en 2024 qui n’existeraient pas sans les investissements et les événements culturels, la culture étant le principal motif des touristes qui viennent en France</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Des propos que complète <strong>Fanny Lacroix</strong>, maire de Châtel-en-Trièves (491 habitants) et Vice-présidente de l’Association des Maires ruraux de France. Défendant le «&nbsp;<em>Droit au village</em>&nbsp;» avec une fougue épatante, elle sait que conserver la classe unique d’une école, chaque service public, une vie culturelle, sont des combats, qu’il faut mener en inventant ses systèmes, mais aussi en réclamant ses droits.&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse">Les États généraux de la Culture ont eu lieu à Avignon<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 18 avril</mark> dans le cadre de <em>Curiosité(s), Avignon Terre de culture 2025</em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></em> ici </p>



<p></p>
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		<title>Pas très fair-play Gérald !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 15:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des festivals et des événements culturels reportés voire annulés en raison de la tenue du grand raout olympique à l’été 2024&#160;? Il est peu probable que Gérald Darmanin mette ses menaces à exécution. Pour une fois, aurait-on envie d’ajouter. Mais la petite phrase du ministre de l’Intérieur prononcée à l’occasion de son audition au Sénat [&#8230;]</p>
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<p>Des festivals et des événements culturels reportés voire annulés en raison de la tenue du grand raout olympique à l’été 2024&nbsp;? Il est peu probable que Gérald Darmanin mette ses menaces à exécution. Pour une fois, aurait-on envie d’ajouter. Mais la petite phrase du ministre de l’Intérieur prononcée à l’occasion de son audition au Sénat sur la sécurité des Jeux olympiques de Paris est révélatrice. D’abord de son ignorance du terrain, du savoir-faire des opérateurs culturels en termes de gestion de foule et de leur prise au sérieux de la question de la sécurité des publics. La plupart du temps, ce ne sont pas les forces de l’ordre qui veillent à la protection des spectateurs·trices lors de ces manifestations mais des prestataires professionnels pris en charge par les organisateurs. De plus, établir une hiérarchie entre les besoins sécuritaires d’un événement médiatique à dimension internationale et ceux de rendez-vous attendus chaque été par plusieurs millions de personnes est une mise en concurrence imbécile entre le sport et la culture. C’est encore une fois méconnaître l’apport précieux d’un écosystème – pourtant fragile – au dynamisme économique, au lien social et à l’attractivité de territoires dont le rayonnement repose souvent sur ces festivals. Le plus étonnant est que les risques d’une collusion logistique entre les festivals et les Jeux olympiques ont été soulevés avec insistance par les opérateurs culturels eux-mêmes lors de la réunion de bilan des festivals qui s’est tenu le 3 octobre au ministère de la Culture, en présence de Rima Abdul-Malak. Les difficultés réelles – liées notamment à la suppression de milliers de postes dans la police et la gendarmerie par Nicolas Sarkozy, ancien mentor de Darmanin – appellent des solutions concertées. Pas une énième sortie atterrante d’un ministre dont le maintien au gouvernement reste tout aussi atterrant&#8230; Plus sournoisement, ses propos confirment le verdict gouvernemental prononcé pendant la pandémie de Covid-19 à l’encontre de la culture&nbsp;: non essentielle&nbsp;! «&nbsp;Les JO à Paris, c’est une fois par siècle, chacun doit faire des efforts&nbsp;», a argué le locataire de la place Beauvau. Il est vrai que la culture, les artistes, la jeunesse peuvent bien encore se sacrifier pour Airbnb, Carrefour ou Coca-Cola, partenaires émérites de ce qui reste de l’olympisme.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>
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