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	<title>Archives des Romeo Castellucci - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Romeo Castellucci - Journal Zebuline</title>
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		<title>OCCITANIE : À défaut de prendre Racine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 07:55:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme [&#8230;]</p>
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<p>L’affiche est alléchante : les mots de Racine incarnés par Isabelle Huppert. Un dramaturge classique de référence et une comédienne iconique à l’élégance doucement raffinée. On connaît la tragédie de Racine dans laquelle Bérénice, reine de Judée, se trouve répudiée par son amoureux, Titus, une fois que ce dernier a été sacré empereur romain. Comme toujours, les histoires d’amour finissent mal, surtout quand la question du pouvoir s’en mêle.</p>



<p>Tout serait donc sans surprise ? Au contraire. Il faut compter sur Roméo Castellucci, son art théâtral, total et sans compromis, qui le fait parcourir le monde, chambouler son public, marquer les esprits. Pour ceux qui voulaient du Racine au mot près, c’est perdu d’avance. Puristes, passez votre chemin.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Œuvre monstrueuse</mark></strong></p>



<p>C’est la Bérénice de Castelluci «&nbsp;d’après Racine&nbsp;» que l’on découvre sur scène dans un décor aussi sombre que minimaliste. Bérénice, ou plutôt Isabelle Huppert, apparition en somptueuse robe Iris Van Herpen au plissé antique fantasmé, un diadème posé sur sa chevelure feu, à la fois actrice et reine, comédienne et personnage.&nbsp;</p>



<p>Sa voix n’est pas celle que l’on attend. Elle est froide, mécanique, pleine d’écho, tunée comme celle d’un mauvais rappeur, temporairement désagréable. Les mots du poème tragique de Racine, oeuvre monstrueuse de 1506 alexandrins, ont été réduits aux répliques de Bérénice, et quelques phrases qui s’affichent en arrière-plan, dont on ne nous dit pas exactement à qui les attribuer, sans doute Titus, peut-être un autre. Peu importe. Ce que dit cette femme sur le point d’être abandonnée n’est pas ce qu’ils ressassent en boucle. Elle dit plus, bien plus. Quand le coeur est traumatisé, les mots prennent corps à défaut de prendre Racine, deviennent vibrations, tremblements d’âme.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans les abysses du malheur</mark></strong></p>



<p>Entourée de personnages masculins fantasmagoriques et silencieux, cette femme dont on ne sait plus si elle est Bérénice ou Isabelle, use d’une langue abstraite pour tenter de parler d’amour contrarié, de fatalité incohérente, de ce que nous faisons et de ce que nous laissons faire. La tragédie devient hérétique et le langage se met à nu. Sommes-nous face à une femme blessée, dans son corps, dans sa tête ?&nbsp;</p>



<p>Musical, sonore, déroutant, le son de Scott Gibbons entraîne dans les abysses du malheur, entre révolte, colère et chagrin. Tentée par le désespoir à n’en pas trouver les mots, Isabelle Huppert ressurgit avec rage, secoue le spectateur jusqu’à lui donner la chair de poule….</p>



<p>Reste cette émotion intense, ce frisson dramatique incontrôlable et cathartique que le metteur en scène italien a manigancé pour nous dès le début, usant d’inconfort visuel et auditif pour nous ensevelir sous les couches multiples d’un théâtre plastique et sonore. Les applaudissements sont timides, ceux qui sont venus voir Racine sont déçus et le font entendre, ceux qui sont venus voir Castelluci et Huppert sont ravis. Isabelle, elle, est majestueuse, belle comme une déesse des profondeurs.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Bérénice</em> a été créé au Domaine d’O, Montpellier, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 au 25 février</mark>
Une production de la Cité européenne du théâtre, du Domaine d’O et de la Societas Romeo Castellucci&nbsp;</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong>
Théâtre de la Ville de Paris
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 5 au 28 mars</mark></pre>
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		<title>DOMAINE D&#8217;O : Le théâtre dans la cité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 09:29:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival Le Printemps des Comédiens fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&#160;Cité européenne du théâtre&#160;». Une annonce qui tombait à pic alors [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En fin de saison dernière, la programmation culturelle du Domaine d’O (dans sa partie Nord gérée par Montpellier Méditerranée Métropole depuis 2018) et le festival <em>Le Printemps des Comédiens</em> fusionnaient sous la direction artistique de Jean Varela avec pour ambition de devenir une grande «&nbsp;<em>Cité européenne du théâtre</em>&nbsp;». Une annonce qui tombait à pic alors que Montpellier et Sète peaufinaient (et peaufinent encore jusqu’en décembre) leur candidature conjointe en tant que capitale européenne de la culture 2028. Présentée lors de l’édition 2023 du festival <em>Le Printemps des Comédiens</em>, la création d’Ivo van Hove <em>Après la répétition / Persona</em> inaugurait officiellement la création d’une cellule de production PCM/Domaine d’O.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sur tout le territoire</mark></strong></p>



<p>De fait, cette saison 2023-24 est une étape nouvelle. Pour l’occasion, le somptueux Opéra Comédie de Montpellier est investi à plusieurs reprises tout au long de cette saison, à commencer par <em>Othello</em> de William Shakespeare revisité par l’incontournable <strong>Jean-François Sivadier</strong> (du 4 au 6 octobre). Si tous les arts du spectacle vivement sont présents dans cette programmation 2023-24, notons côté théâtre une très belle pièce <em>Gisèle Halimi, une farouche liberté</em> de <strong>Lena Paugam</strong> (27 et 28 novembre), ou encore la création sous forme de libre adaptation par <strong>Nicolas Oton</strong> de <em>L’éternel mari</em> de <strong>Fiodor Dostoïevski</strong> (2 au 4 novembre). Il faudra attendre février pour voir la nouvelle création du pôle de création PCM, ou quand <strong>Romeo Castellucci</strong> s’empare du destin tragique de la <em>Bérénice</em> de Racine incarnée par <strong>Isabelle Huppert</strong>. Mais pour bien commencer l’année théâtre, l’important est de ne surtout pas rater le <em>Warmup#9</em>, un temps fort dédié à « <em>la création théâtrale au travail</em> » locale, les 22 et 23 septembre au Domaine d’O, mais aussi au Théâtre Jean Vilar, au Hangar théâtre, à l’Ensad ou au théâtre Jacques Coeur à Lattes.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Domaine d’O</strong><br>Montpellier<br><a href="http://domainedo.fr">domainedo.fr</a></pre>
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		<title>Sur les traces du cheval blanc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 13:28:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Événement s’il en était, la Symphonie n° 2 en ut mineur, «&#160;Résurrection&#160;» de Gustav Mahler ouvrait le Festival d’Aix-en-Provence. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux Orchestre de Paris dirigé avec élan et précision par Esa-Pekka Salonen&#160;: le Stadium de [&#8230;]</p>
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<p style="max-width:600px">Événement s’il en était, la <em>Symphonie n° 2 en ut mineur</em>, <em>«&nbsp;Résurrection&nbsp;»</em> de Gustav Mahler ouvrait le <strong><em>Festival d’Aix-en-Provence</em></strong>. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux <strong>Orchestre de Paris</strong> dirigé avec élan et précision par <strong>Esa-Pekka Salonen</strong>&nbsp;: le Stadium de Vitrolles, bâtiment construit sur les plans de l’architecte <strong>Rudy Ricciotti </strong>(qui écrivit à son sujet&nbsp;: «&nbsp;<em>ce monolithe noir et poétique</em>&nbsp;») et destiné à recevoir concerts et manifestations sportives – malheureusement fermé quatre ans après son inauguration en 1994 par la mairie Front National nouvellement élue (1998). L’énorme cube noir posé sur le rouge d’une ancienne décharge de bauxite a été, depuis cette date, saccagé et habité par le monde interlope de la nuit. Des travaux de rénovation ont rendu le site accessible, tout en lui laissant les stigmates de ses années d’abandon. Le titre «&nbsp;résurrection&nbsp;» scellait ici l’union entre une œuvre, une fin de période de restrictions et la renaissance d’un lieu culturel. Bref, entre la revanche des forces démocratiques et la symbolique de la monumentale symphonie, il était aisé d’emplir d’élan et d’enthousiasme les foules.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Paroxysme sonore</strong></p>



<p style="max-width:600px">La qualité de l’orchestre, de son chef, des chœurs (Chœur de l’Orchestre de Paris et Jeune Chœur de Paris), des deux solistes, la soprano <strong>Golda Schultz</strong> et l’alto <strong>Marianne Crebassa&nbsp;</strong> s’accordent à l’ampleur de l’œuvre. On ferme les yeux et on se laisse transporter par les vagues sonores. Se dessinent avec force les fresques des premier et dernier mouvements, les éclats tourmentés d’une âme, lumières contrastées, violemment portées par les ombres. Le ländler qui débute le second mouvement apaise l’impétuosité des origines, se pare d’un sublime contre-chant de violoncelles. Les timbales du troisième mouvement dessinent l’entrée de la mélodie des cordes et des vents, opposant légèreté et tragédie. La contralto que Mahler souhaitait entendre chanter «&nbsp;<em>comme un enfant au paradis</em>&nbsp;», soutenue par les cuivres, épouse le chant populaire <em>Urlicht</em>, «&nbsp;<em>O Röschen rot</em>&nbsp;» (<em>Ô petite rose&nbsp;rouge</em>). Le <em>Dies Irae</em> du dernier mouvement souligne la fragilité de l’existence humaine, déchainements des cuivres, chœurs emportés, récitatifs ciselés, martèlements percussifs… la résurrection promise est amenée par un paroxysme sculpté dans la masse sonore. Le temps s’efface…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115249" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Résurrection de Gustav Mahler – direction musicale Esa-Pekka Salonen – mise en scène Romeo Castellucci – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Monika Rittershaus</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">Une pluie rédemptrice, on ne sait, inonde alors le plateau couvert d’une terre aride, apportant à la touffeur de l’été une fraîcheur bienvenue. Pourquoi les yeux fermés&nbsp;? Un cheval blanc a d’abord arpenté la scène, image de liberté, de pureté, sans doute, mais sa propriétaire fait une découverte macabre, appelle les secours. Une équipe d’experts vêtus de combinaisons blanches (on se croirait dans E.T.) extrait du sol, durant tout le spectacle, une ribambelle de cadavres, adultes, enfants, bébés, corps déposés sur des sacs mortuaires dans lesquels ils seront ensuite transportés dans les fourgonnettes des légistes. Le bruissement de leur activité (qui trouve un écho dans celui de la pluie finale) se superpose à celui de la symphonie. Il y aura même un tractopelle pour peaufiner le travail&nbsp;! Les corps découverts et emportés, une femme continuera à s’acharner sur le sol, cherchant encore un possible oubli… Le caractère régulier et attentif des personnages jure avec la luxuriance de la musique. De résurrection il n’y a guère, de transcendance non plus.</p>



<p style="max-width:600px">Certes, appeler un grand metteur en scène comme <strong>Romeo Castellucci</strong> pour l’ouverture du festival était un pari réussi (le public s’est précipité en masse pour assister à l’événement), mais on peut se demander pourquoi une telle exubérance morbide et même, en amont, pourquoi avoir voulu à tout prix construire une mise en scène pour une symphonie, la musique est suffisamment éloquente à elle seule pour emplir les imaginaires. Avec ce dispositif, les violons et le chef d’orchestre étaient invisibles. Le plaisir de voir diriger une telle œuvre a manqué, terriblement.&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Résurrection</em> a été donné du 4 au 13 juillet au Stadium de Vitrolles dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.&nbsp;</p>
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