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	<title>Archives des Room with a view - Journal Zebuline</title>
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		<title>(La)Horde, entre nouvelles technologies et patrimoine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 09:06:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p><strong>Zébuline. Qu&rsquo;est-ce qui vous a poussé à travailler autour du rapport au numérique et aux multiples dimensions qui peuvent en émerger ?<br>(La)Horde.</strong> Dans la continuité de notre travail avec (La)Horde, on avait envie de travailler sur les effets des nouvelles technologies et des réseaux sociaux sur nos corps. Mais internet et le multiverse sont juste des prétextes pour échanger et trouver du mouvement, ce qui nous intéresse c’est la rencontre dans le réel. <em>Age of Content</em> est composé de beaucoup de tableaux différents comme différentes possibilités de réalités qui dialoguent et s&rsquo;entrechoquent entre elles.</p>



<p><strong>Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour cette pièce&nbsp;?&nbsp;<br></strong>On s&rsquo;est beaucoup intéressé aux danses post-internet, toute cette circulation et ces nouvelles modalités de danse sur les réseaux. Il y a aussi des chorégraphies inspirées par les jeux vidéo. Ça nous a intéressé de se demander comment on pouvait recréer cette virtualité pensée pour être la plus proche des mouvements humains. Les danseurs avec lesquels on travaille ayant des capacités de fluidité et d&rsquo;envol extrêmes, c&rsquo;est très étrange de les voir dans des mouvements qui sont réduits, numériques.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Pour la première fois, vous avez fait appel à des cascadeurs pour préparer le spectacle.<br></strong>On a toujours travaillé avec des communautés artistiques déjà établies, comme des danseurs de jumpstyle, ou encore des danseurs traditionnels géorgiens. Pour chaque nouvelle pièce on a besoin que le geste soit très technique, comme s’il avait une histoire avant d’être créé en studio.<br></p>



<p><strong>C’est donc le geste qui vient avant la théorie dans votre écriture ?<br></strong>En fait, on ne s&rsquo;intéresse pas forcément à la façon dont les gens dansent mais à la raison. Pour nous, le geste n&rsquo;est que vecteur d&rsquo;histoire, on n’écrit pas un mouvement ou une chorégraphie juste pour sa beauté, même si je pense que nos pièces sont assez émouvantes et spectaculaires dans la finalité. On a besoin d&rsquo;avoir une trajectoire conceptuelle qui nous permette de raconter quelque chose et de soulever des problématiques. Partir d’une esthétique qui n’est pas la nôtre nous permet presque de dépersonnaliser le travail pour ensuite se demander comment faire de cette réalité une fiction. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123632" style="width:564px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/DSC2457%C2%A9BlandineSoulage.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Blandine Soulage</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>L&rsquo;année dernière, vous disiez dans les pages de <em>Zébuline</em> vouloir vous produire davantage à Marseille. Avez-vous l’impression que vous avez réussi à le faire ?<br></strong>Plutôt, oui. L&rsquo;année dernière on a présenté <em>Room With A View</em> sur le Vieux Port, ce qu’on devrait réitérer cet été avec quelque chose d&rsquo;inédit. On présente <em>Age of Content</em> à La Criée, dans le cadre du <em>Festival de Marseille</em>, ce dont on est très fiers, et on a aussi des collaborations avec d’autres théâtres. Mais le problème reste qu’il manque d&rsquo;une salle capable d’accueillir de grandes formes de danse contemporaine avec des décors. Pour l’instant, il n’y a que sur le plateau de La Criée qu’on puisse le faire. </p>



<p><strong>Pourquoi avoir présenté <em>Age of Content</em> à l’étranger en premier ?<br></strong>Le BNM est un centre chorégraphique national, une compagnie permanente, mais qui n’a pas dans ses missions de jouer à demeure. C’est par contre l’une de ses missions que de représenter Marseille dans le monde entier. Par ailleurs, comme tout le monde, on est soumis aux décisions de programmation. Marie Didier [<em>directrice du Festival de Marseille, ndlr</em>] a décidé de programmer la pièce au festival, mais ça ne pouvait pas se faire avant.&nbsp;</p>



<p><strong>La semaine prochaine vous organisez une grande vente de costumes au BNM…</strong><br>Cette vente d’une partie des fonds de costumes du Ballet s’inscrit dans une réflexion autour de l&rsquo;histoire et du patrimoine du Ballet qu’on a amorcée à notre arrivée. On a près de 5 000 costumes sans possibilité de réutilisation car ils correspondent à des pièces dont nous n’avons plus les droits. On a donc créé une grande exposition avec le Centre national du costume de Moulins dont on a aussi fait un livre, <em>Danser l’image</em>. Mais il y a aussi tout un fonds de costumes qui est très beau, mais qui n’est pas du patrimoine. C’est une partie de ces pièces que l’on met en vente, avec aussi l&rsquo;idée que chacun puisse s&#8217;emparer de l&rsquo;histoire du Ballet.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Age of Content</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 5 mai <br></mark>Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Room With a View</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mai</mark><br>Château d’If, Marseille</pre>
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		<title>La jeunesse danse le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 13:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[(LA) HORDE]]></category>
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<p>L’infatigable arpenteuse des chemins de la danse, <strong>Josette Baïz</strong>, sait s’emparer des chorégraphies les plus contemporaines pour les partager avec les jeunes danseurs de son ensemble <strong>Grenade</strong>. «&nbsp;<em>Il n’y a pas de carcan contemporain grâce à l’ouverture du corps et du mental, car le mental aussi doit accepter les gestes que le corps porte. Si quelqu’un est fermé sur une seule technique, il n’a pas sa place à Grenade</em>&nbsp;», expliquait à <em>Zébuline</em> la chorégraphe. En effet, ses danseurs, venus d’horizons très différents, hip-hop, classique contemporain, traditionnel, ont la capacité d’intégrer avec la fougue de leur enthousiasme les formes qui ne leur étaient pas familières, découvrent et apprennent de nouvelles techniques, se glissent avec une visible délectation dans les univers les plus différents et inspirent les artistes d’aujourd’hui qui, parfois, leur taillent sur mesure de nouvelles créations.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Interrogations de notre temps</mark></strong></p>



<p>L’époque est difficile, on en conviendra, les inquiétudes se multiplient, et la question des lendemains pour la jeunesse ne cesse de se complexifier. Ce n’est pas une raison pour s’enfermer dans de stériles lamentations, le spectacle <em>Demain, c’est loin&nbsp;! </em>offre en trois pièces un aperçu du talent des danseurs de Grenade. La chorégraphe australienne <strong>Lucy Guerin</strong> a composé pour les trente ans de la troupe, sur une musique d’Alisdair Macindoe, <em>How can we live together&nbsp;?</em> (un travail qui suit une géométrie rigoureuse et s’interroge sur la possible reconstruction de la vie sur notre planète), servant une thématique que l’on retrouve dans les extraits du spectacle de (<strong>La) Horde</strong>, <em>Room with a view</em>&nbsp;: dans un monde en proie à la destruction, comment rebâtir les êtres, les relations, imaginer l’élaboration de modes sensibles qui donneraient un sens au futur.&nbsp;</p>



<p>La puissante énergie des danseurs trouve ici des voies nouvelles et passionnées où les corps exultent dans un dépassement perpétuel d’eux-mêmes. En incise, l’œuvre de Josette Baïz, <em>25</em><em><sup>e</sup></em><em> Parallèle</em>, avec laquelle elle a remporté le fameux concours de Bagnolet en 1982, sert de jonction poétique où le jour et la nuit se conjuguent en une élégance mutine qui nourrit l’onirisme du propos. Les jeunes gens passent par tous les registres mus par une exigence qui les implique tout entiers, et c’est très beau et bouleversant. L’avenir se réfléchit et se modèle grâce à la danse qui apporte son regard sur les êtres et le monde, véritable caisse de résonance des remuements de nos sociétés. Les enfants irradient sur scène et s’approprient avec une justesse qui se retrouve autant dans leur technique souvent impressionnante que dans leur capacité à rendre les intentions des chorégraphes. Leur spontanéité et leur fraîcheur apportent au propos une réalité prenante qui subjugue les publics les plus exigeants.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Demain, c’est loin ! </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 et 15 avril<br></mark>Les Salins, scène nationale de Martigues<br>04 42 49 02 00<br><a href="http://les-salins.net">les-salins.net</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-jeunesse-danse-le-monde/">La jeunesse danse le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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