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	<title>Archives des Rosario la Tremendita - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quand triomphe le flamenco</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2023 11:47:47 +0000</pubDate>
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<p>Certains commencent à trouver le temps long, chuchotent à leur voisin que c’est «&nbsp;du grand n’importe quoi&nbsp;». Les plus impolis consultent leur téléphone visiblement plus <em>smart</em> que leur propriétaire – c’est sans doute suffisamment urgent pour perturber une représentation. Mais cette infime minorité du public qui s’ennuie est en train de passer à côté du message le plus fort de <em>Mellizo Doble</em>, la pièce surréaliste du duo le plus provocateur du flamenco actuel&nbsp;: le flamenco n’est pas ce que vous croyez, il est ce que nous en décidons. Le léger faisceau lumineux qui permet d’entrevoir progressivement le crâne de <strong>Niño de Elche</strong> et les pas d’<strong>Israel Galván </strong>met fin à plusieurs minutes d’un plateau plongé dans le noir total. Depuis ces mêmes plusieurs minutes, la voix inimitable du <em>cantaor</em> lâche un chant quasi-liturgique dans un gémissement poussif, saccadé et aigu. On comprend également enfin l’origine du bruit répétitif et grinçant qui intriguait nos oreilles&nbsp;: le danseur piétine avec insistance et dans un mouvement de va-et-vient une matière granuleuse qui s’apparente à de la poudre de charbon. Nous sommes dans la deuxième moitié du spectacle et tout ce qui aura été osé jusqu’ici relève d’un règlement de comptes avec une prétendue tradition dont ces trublions remettent en question le purisme, et à travers lui la supériorité. <em>Cante jondo</em>, tauromachie, culture gitane… tout est passé à la moulinette, déconstruit. Pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui vivent le flamenco comme un art né pour être en permanence bousculé et alimenté.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=682%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118042" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=682%2C1024&amp;ssl=1 682w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/13-Israel-Galvan-et-Nino-de-Elche-Millizo-doble-%C2%A9-Sandy-Korzekwa.jpeg?w=787&amp;ssl=1 787w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption class="wp-element-caption">Israel Galvan et Nino de Elche &#8211; Millizo doble © Sandy Korzekwa</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Engagé et électrique<br></mark></strong>Dans une démarche moins aboutie toutefois convaincante, la chanteuse <strong>Rosario La Tremendita</strong> nous embarque dans sa vision d’un flamenco engagé et électrique. Tel un voyage façonné par de multiples rencontres, le concert nous fait cheminer d’un point A à un point B à travers une mise en scène bien sentie. Accompagnée par des cordes virtuoses (celles de <strong>Dani de Morón</strong> à la guitare et de<strong> Juanfe Pérez</strong> à la basse électrique), La Tremendita ouvre son spectacle entourée de ses musiciens, tous assis autour d’une table, à la manière d’un moment intimiste de facture plutôt classique. Avant de basculer dans une esthétique pop rock des plus cohérentes à défaut d’être toujours pertinente. Là encore, la revendication semble claire&nbsp;: qu’une simple guitare ou qu’une formation rock l’accompagne, son chant et sa démarche artistique sont et restent flamenco. En deuxième partie de cette soirée accueillie par la Smac Paloma – ce n’est pas pour rien – c’est une grande voix habituée aux échappées avant-gardistes qui va encore une fois nous surprendre. <strong>Tomás</strong> <strong>de Perrate</strong>, le gitan aux racines familiales profondément ancrées dans le flamenco, s’acoquine avec <strong>Miguel Marín Pavón </strong>dit <strong>Arbol</strong>, musicien et compositeur aux penchants alternatifs. Du mariage de déraison entre le chant viscéral du premier et les nappes électroniques et autres irruptions sonores du second surgit un objet musical hybride que trop peu de personnes ont eu la curiosité d’affronter. Les différents répertoires flamencos sont une fois encore digérés puis transcrits par le prisme expérimental, tout en se référant à la culture on ne peut plus archaïque du chamanisme. La plus belle surprise du festival.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fantaisie et lâcher prise<br></mark></strong>De la surprise, elle finit par ne plus vraiment en créer tant elle est à chaque fois surprenante. <strong>Rocío</strong> <strong>Molina</strong> a connu un énième triomphe nîmois. Mérité. <em>Vuelta a Uno</em>, troisième et ultime volet d’une trilogie fondée sur le dialogue entre la danseuse chorégraphe et un guitariste, fait le choix de la fantaisie et du lâcher prise. De la couleur et de l’humour aussi. Dans une ambiance lumineuse passant du violet à l’orange, Molina l’effrontée semble s’amuser comme jamais. Mutine et exubérante, elle aurait de quoi faire tourner en bourrique son acolyte guitariste <strong>Yerai Cortés</strong>, impassible malgré ses caprices d’enfant obnubilée par les bonbons. Ici de faire des bulles de chewing-gum, là d’ingurgiter des fameuses confiseries qui pétillent en bouche ou encore de dévorer un bracelet de sucreries. On a beau se laisser distraire, on ne perd pas de vue l’essentiel&nbsp;: la danse. Et encore une fois, pas de surprise&nbsp;: Rocío Molina est avant tout un monstre de technique.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<p><strong><em>Festival Flamenco</em></strong><br>Théâtre de Nîmes<br>04 66 36 65 10<br><a href="http://theatredenimes.com">theatredenimes.com</a><strong><br></strong></p>
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		<title>Festival Flamenco de Nîmes : le duende de Noël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 12:40:00 +0000</pubDate>
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<p>L’un est au patrimoine mondial de l’Unesco. L’autre pas. À défaut, Nîmes peut revendiquer ses galons de capitale du flamenco. Au moins le temps d’une quinzaine, chaque hiver, et depuis plus de trois décennies. Si le Théâtre de Nîmes et son directeur François Noël visent souvent haut, le <strong><em>Festival Flamenco</em></strong> 2023 frappe particulièrement fort. Après deux années perturbées, l’envie de se surpasser et de combler les aficionados est palpable à la lecture de l’affiche de la 33<sup>e</sup> édition. Il eût sans doute été difficile de faire mieux. Avec un conseiller artistique qui est aussi directeur de la <em>Biennale de flamenco de Séville</em>, cela rend la chose plus aisée. Peut-être plus que nul autre programmateur, Chema Blanco a le flair et l’audace de se saisir, dans le bouillonnement de la création flamenca actuelle, des projets qui créeront l’événement. Parce qu’il sait aussi que rien ne serait possible sans inviter celles et ceux qui perpétuent les formes cardinales de cet art, le festival nîmois est observé comme une des références internationales du genre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="988" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=696%2C988&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117871" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=721%2C1024&amp;ssl=1 721w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=211%2C300&amp;ssl=1 211w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=768%2C1091&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=1081%2C1536&amp;ssl=1 1081w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=1442%2C2048&amp;ssl=1 1442w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=696%2C989&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=1068%2C1517&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?resize=296%2C420&amp;ssl=1 296w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?w=1772&amp;ssl=1 1772w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rosario-La-Tremendita-%C2%A9-Alejandra-Amere.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rosario La Tremendita © Alejandra Amere</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Punkette de Triana</mark></strong><br>Sur la quinzaine de propositions de ces deux semaines qui prolongent admirablement les fêtes de fin d’année, une belle majorité est consacrée à la danse. Au <em>baile</em>, dira non sans forfanterie le public averti. Elle avait dévoilé, l’an dernier, un instantané de sa création en cours, <strong>Ana Morales</strong> revient en toute logique présenter l’œuvre aboutie, <em>Peculiar</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 janvier</mark>). Partant de la rigueur du flamenco, l’ancienne soliste du Ballet Flamenco d’Andalousie s’en affranchit avec une élégante fantaisie, habitée par une gestuelle épurée et nourrie de rencontres plurielles. Elle a choisi de s’entourer aussi bien d’une harpiste que de la voix de <strong>Tomás de Perrate</strong>, dont le <em>cante</em> profond descend d’une des grandes dynasties gitanes. Celui-ci est également à l’honneur de la soirée musicale accueillie à Paloma le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 janvier</mark>. Il y présente son duo avec le musicien et compositeur <strong>Arbol</strong>, dans un registre plutôt avant-gardiste, entre purisme vocal et expérimentation sonore. Juste avant, le concert de <strong>Rosario la Tremendita</strong> devrait également surprendre. Mêlant électronique, électrique et acoustique à un engagement social et féministe, cette punkette de Triana apporte elle aussi sa pierre à l’histoire vivante du flamenco.<br>Comme Ana Morales l’an passé, c’est le chorégraphe <strong>David Coria</strong> qui déflore le processus de création de son prochain spectacle, <em>Los Bailes Robados </em>(<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 janvier</mark>), à découvrir en intégralité en 2024. Amie de Pina Bausch, <strong>Eva Yerbabuena</strong> est une artiste flamenco à la carrière suffisamment convaincante pour être rangée parmi les figures de la danse. La cinquantaine passée, elle a eu envie d’interroger le regard que l’on pose sur elle, et de redécouvrir son corps, à travers le regard d’un autre. Pour <em>Re-fracción (desde mis ojos) </em>(<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 janvier</mark>), elle confie au chorégraphe et metteur en scène Juan Kruz Díaz de Garaio Esnaola le soin de la révéler de manière inhabituelle aux yeux du public.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trublions</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783-683x1024.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117876" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Israel-Galvan-Nino-de-Elche-%C2%A9-Kana-Kondo-2-scaled-e1672853355783.jpg?w=750&amp;ssl=1 750w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Israel Galvan &amp; Nino de Elche © Kana Kondo</figcaption></figure>



<p><strong><br></strong>Saut de génération et bifurcation esthétique avec <strong>Luz Arcas</strong>, étoile montante de la danse contemporaine qui revisite les codes du folklore espagnol. Sa pièce <em>Toná</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 janvier</mark>) trouve son origine dans une histoire très personnelle. À l’annonce de la maladie de son père, elle revient dans la maison familiale où elle trouve icônes et objets oubliés, faisant resurgir des anecdotes mais aussi des peurs. Dans un voyage spirituel qu’elle conçoit avant tout comme un acte de liberté et de résistance, la chorégraphe et danseuse s&rsquo;entoure de <strong>Lola Dolores</strong> et <strong>Luz Prado</strong> pour danser la mort et célébrer la vie.<br>Place aux géants. À deux marqueurs de la créativité contemporaine réunis, dans le champ chorégraphique pour l’un et le chant tout court pour l’autre. <strong>Israel Galván</strong> et <strong>Niño de Elche</strong> offrent enfin à Nîmes leur trublion <em>Mellizo Doble</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 janvier</mark>), découvert à Avignon en 2020. Un spectacle décoiffant de liberté, de surréalisme, de folie. Et pourtant si intrinsèquement flamenco. Dans les dialogues comme dans les silences. Une œuvre dont on ressort à la fois conquis et assommé tant par son audace que par sa profondeur. Autre rencontre au sommet que celle d’<strong>Andrés Marín </strong>et <strong>Jon Maya</strong>, réunis pour <em>Yarín</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 janvier</mark>). Le premier fait partie des pionniers de la vague rénovatrice qui secoue le flamenco, avant même Galván. Cela ne l’empêche pas de continuer à surprendre, pour preuve son Prix national de danse obtenu en 2022. Le second est aussi danseur mais de tradition basque. Leur crédo&nbsp;? Revendiquer leurs racines, y puiser, les partager et les faire converger en un dialogue artistique universel.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trio idéal</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117874" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=2048%2C1366&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/01/Rocio-Molina-Vuelta-a-uno-%C2%A9-Jose-Alberto-Puertas.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rocio Molina &#8211; Vuelta a uno © José Alberto Puertas</figcaption></figure>



<p>Après Galván et Marín, il ne manquerait plus que <strong>Rocío Molina</strong> pour parachever le triptyque idéal de la révolution flamenca. Eh bien, Nîmes l’a fait&nbsp;! Comment pouvait-il en être autrement puisque la chorégraphe danseuse de la province de Malaga est une fidèle du plancher nîmois. Et il n&rsquo;y avait aucune raison qu’elle n’y présente pas <em>Vuelta a Uno </em>(<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 janvier</mark>), ultime épisode de sa <em>Trilogía sobre la guitarra</em> dont elle a honoré le festival des deux premiers volets. Pour ce troisième dialogue complice avec un guitariste, Rocío Molina a choisi <strong>Yerai Cortés</strong>. Pièce plus exubérante et survoltée que les précédentes (<em>Inicio</em> en 2020 et <em>Al Fondo Riela</em> en 2022), <em>Vuelta a Uno </em>offre une scénographie baignée de couleurs vives, qui sublime les alegrías, tangos et autres bulerías.<br>Parmi les autres spectacles de danse programmés, notons celui d’<strong>Alfonso Losa</strong> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 janvier</mark>), maillon entre maestros et nouvelle génération, ou encore la première mondiale de l’osé – et dénudé – <em>The Disappearing Act</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 janvier</mark>) de la Noire et Britannique <strong>Yinka Esi Graves</strong>, qu’une grossesse trop avancée avait empêché de présenter l’an dernier. Ne passez pas non plus à côté de la sublime voix de <strong>Marina Heredia </strong>(<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 janvier</mark>), grande cantaora originaire de Grenade, qui invite à un voyage à travers l’histoire et la géographie du chant flamenco. Et pour clôturer cette édition d’exception, le guitariste tout en nuance <strong>Rafael Riqueni</strong> pour <em>Herencia</em> (<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 janvier</mark>), récital tiré de l’album éponyme, plusieurs fois primés.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival Flamenco</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 9 au 21 janvier</mark>
Divers lieux, Nîmes
04 66 36 65 10
theatredenimes.com</pre>



<p></p>
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