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	<title>Archives des Rossini - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rossini - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ermione, le brasier des passions</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:48:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une version concertante d’une intensité dramatique rare, les 22 et 24 février, le chef-d’œuvre de Rossini a retrouvé ses lettres de noblesse, porté par une distribution d’une exigence absolue, et un livret inspiré par Andromaque de Racine. Le mirage d’une mise en scène Bien que les pupitres remplacent les décors, l’illusion théâtrale est totale. [&#8230;]</p>
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<p>Dans une version concertante d’une intensité dramatique rare, les 22 et 24 février, le chef-d’œuvre de Rossini a retrouvé ses lettres de noblesse, porté par une distribution d’une exigence absolue, et un livret inspiré par Andromaque de Racine.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le mirage d’une mise en scène</mark></em></strong></p>



<p>Bien que les pupitres remplacent les décors, l’illusion théâtrale est totale. Nul besoin d’artifices pour ressentir la fureur et le désespoir. Par la seule force du regard et de l’engagement des corps, les interprètes transcendent le format du concert. On voit, autant qu’on entend, les tourments d’une tragédie antique devenue viscérale, prouvant que le chant, lorsqu’il est habité, se suffit à lui-même</p>



<p>pour créer le spectacle.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un trio vocal d’exception</mark></em></strong></p>



<p>Si on ne peut que rendre honneur au talent fou de tous les chanteurs, Karine Deshayes, au centre de ce brasier, prouve une fois encore sa souveraineté. Sa maîtrise des nuances, passant du murmure blessé aux éclats de fureur, dessine une Hermione d’une humanité bouleversante.</p>



<p>Face à elle, le duo des ténors est de haute voltige. Enea Scala (Pyrrhus) déploie une projection</p>



<p>insolente et une vaillance d’acier,tandis que Levy Sekgapane (Oreste) impressionne par une virtuosité ailée, défiant les lois de la physique dans des suraigus de toute beauté.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’orfèvre et son armée</mark></em></strong></p>



<p>Sous la baguette de Michele Spotti, l’orchestre de l’Opéra de Marseille a rugi et frémi avec une précision millimétrée, sublime, laissant toute la place nécessaire aux voix. Le maestro, véritable architecte du son, insuffle une tension constante, secondé par un chœur impeccable de cohésion.</p>



<p>Entre ovations debout et rappels nourris, le public marseillais a vibré à l’unisson, transformant ces représentations en des moments de grâce partagés.</p>



<pre class="wp-block-verse">DANIELLE DUFOUR-VERNA<br><br>Ermione de Rossini a été donné en version concertante à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 et 24 février</mark></pre>



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		<title>Ermione de Rossini, un opéra rare et flamboyant</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:39:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Votre Pyrrhus est un tyran d&#8217;une violence rare. Comment explorez-vous la psychologie d&#8217;un homme prêt à sacrifier son trône et son honneur pour une femme qui le hait ? Enea Scala&#160;: À l&#8217;opéra, les sentiments contradictoires sont fréquents. On peut être attiré par une personne du camp adverse et n’oublions pas que chez Ermione, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline&nbsp;</strong>: <strong>Votre Pyrrhus est un tyran d&rsquo;une violence rare. Comment explorez-vous la psychologie d&rsquo;un homme prêt à sacrifier son trône et son honneur pour une femme qui le hait ?</strong></p>



<p><strong>Enea Scala</strong>&nbsp;: À l&rsquo;opéra, les sentiments contradictoires sont fréquents. On peut être attiré par</p>



<p>une personne du camp adverse et n’oublions pas que chez Ermione, que Pirro (Pyrrhus) repousse, tout est motivé par la quête du pouvoir qui doit être atteint par tous les moyens.</p>



<p><strong>Entre des graves abyssaux et une agilité extrême, comment adaptez-vous votre technique de baryton-ténor pour préserver l&rsquo;éclat de vos aigus dans ce rôle athlétique ?</strong></p>



<p>Il faut toujours être attentif, ne jamais alourdir les notes graves ni forcer les notes aiguës. Tout est question d&rsquo;équilibre entre les différentes parties. Lorsque vous descendez, pensez à monter, et inversement, lorsque vous allez dans l’aigu, pensez à descendre, afin que le corps et la gorge ne se raidissent pas.</p>



<p><strong>Chez Rossini, le chant virtuose n&rsquo;est jamais une fin en soi. Comment transformez-vous ses vocalises en vecteurs purs de fureur et de rage sur scène ?</strong></p>



<p>Plus vous donnez de sens aux coloratures extrêmes, plus elles deviennent fluides et naturelles, ou du moins, avec le juste équilibre d&rsquo;effort et sans excès. Les coloratures de Pirro deviennent des flèches décochées sur ses adversaires. Ou parfois, comme dans le duo avec Andromaque, une ultime tentative pour la persuader de se marier.</p>



<p><strong>Vous adorez cette scène, mais à l’opéra de Marseille vous l’interpréterez en version concert. Est-ce frustrant de ne pas pouvoir jouer les duels avec Ermione ?</strong></p>



<p>Oui, bien sûr. J&rsquo;adore le théâtre marseillais et j&rsquo;ai déjà interprété trois opéras en version concert, dont Maria Stuarda, Donna del Lago et Armida. Pour Ermione, quand j&rsquo;en aurai l&rsquo;occasion, j&rsquo;essaierai de jouer la comédie et d&rsquo;ajouter quelques mouvements par rapport à un concert classique. Mais je déciderai pendant les répétitions, qui sont malheureusement moins nombreuses que pour une production scénique.</p>



<p><strong>Pourquoi cette tragédie oubliée depuis longtemps semble-t-elle si actuelle et résonne-t-elle si fortement auprès du public en 2026 ?</strong></p>



<p>Parce que, comme toutes les tragédies grecques, elle est le fondement de notre culture occidentale. Les personnages sont des archétypes aux attitudes attitudes contrastées qui s&rsquo;affrontent dans des jeux de palais où pouvoir, amour, haine, oppression et vengeance se succèdent et révèlent leur personnalité. Tout cela est toujours présent dans la conscience humaine, à tous les niveaux.</p>



<p><strong>Et pour les mois à venir ? Y a-t-il un défi ou un premier rôle que vous attendez avec impatience après cette interprétation de Pirro</strong> ?</p>



<p>Eh bien, je dirais que le défi le plus excitant et le plus riche en adrénaline sera <em>Il Trovatore</em> à Hambourg. Entre mars et avril.</p>



<pre class="wp-block-verse">DANIELLE DUFOUR-VERNA<br><br>Ermione<br><br>Version concert<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 22 et 24 février<br></mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Noël vibre au son du belcanto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 14:49:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Décembre s’achève sur deux productions pensées pour célébrer le «&#160;bout d’an&#160;» et le passage à 2026. À Marseille, Le Barbier de Séville de Rossini investit l’Opéra municipal du 26 décembre au 4 janvier, tandis qu’à Toulon, Don Pasquale de Donizetti s’installera hors-les-murs de l’Opéra le 31 décembre et 2 janvier au Zénith. Deux œuvres incontournables [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Décembre s’achève sur deux productions pensées pour célébrer le «&nbsp;bout d’an&nbsp;» et le passage à 2026. À Marseille, <em>Le Barbier de Séville</em> de Rossini investit l’Opéra municipal du 26 décembre au 4 janvier, tandis qu’à Toulon, <em>Don Pasquale</em> de Donizetti s’installera hors-les-murs de l’Opéra le 31 décembre et 2 janvier au Zénith. Deux œuvres incontournables de la tradition belcantiste, unies par la finesse et la virtuosité de leur écriture vocale, un art consommé du comique et, surtout, une légèreté qui défie avec malice les conventions sociales.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Séville rit, Marseille chante</mark></strong></p>



<p>À la tête de l’Orchestre philharmonique de Marseille, la direction musicale, confiée à <strong>Alessandro Cadario</strong>, promet de mettre l’orchestre au diapason belcantiste. Le chef a notamment fait forte impression au Rossini Opera Festival avec <em>La Cenerenola</em>, mais aussi ailleurs dans <em>Norma</em>.</p>



<p>Son <em>Barbier</em> sera servi par une distribution solide et vive, menée par <strong>Éléonore Pancrazi</strong> dans le rôle de Rosina : la mezzo-soprano a déjà bâti une carrière versatile allant du baroque à la musique contemporaine, tout en cultivant une belle affinité avec le belcanto et Rossini. Lauréate d’une Victoire de la Musique, elle possède précisément ce qui fait une Rosina convaincante : un legato princier, une colorature nette, une musicalité qui passe sans effort du sourire franc à l’ironie. Aux côtés de Pancrazi, le ténor <strong>Santiago Ballerini</strong> incarne le comte Almaviva, qu’il connaît bien. Amoureux fou de Rosina, encore loin des traits plus sévères et autoritaires qu’il revêtira dans <em>Les Noces de Figaro</em>, le personnage est ici un jeune premier, secondé dans ses manœuvres pour libérer la jeune pupille par un «&nbsp;factotum&nbsp;» redoutablement malicieux.</p>



<p>Formé au baroque mais passé depuis, entre autres, par le Salzburger Festival et plusieurs maisons germaniques, le baryton napolitain <strong>Vito Priante</strong> promet d’incarner ce Figaro espiègle et vif sans effort. Le Nîmois <strong>Marc Barrard</strong>, <strong>Andreea Soare</strong>, <strong>Alessio Cacciamani </strong>et <strong>Gilen Goicoechea</strong> complètent une troupe qui sait faire pétiller les ensembles à rallonge.</p>



<p>La mise en scène et les décors sont signés <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>, qui assume également les costumes : un parti pris visuel cohérent pour cette production coproduite avec l’Opéra national du Rhin et l’Opéra de Rouen-Normandie et déjà amplement saluée ailleurs. Sa lecture du livret de Sterbini, d’après Beaumarchais, joue la carte de la clarté et de l’allégresse, en accord avec le génie comique de Rossini mais aussi l’ancrage andalou que le metteur en scène célèbre joliment, sans jamais sombrer dans le piège de l’exotisme.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133845" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/BarbieriPG5716Presse-OK-%C2%A9-Opera-national-du-Rhin-2018-Klara-Beck-3.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Il Barbiere di Siviglia</em>  © Opéra national du Rhin 2018, Klara Beck</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Toulon, farce et liberté</mark></strong></p>



<p>À Toulon, <em>Don Pasquale</em> réunit une distribution tout aussi solide, avec <strong>David Bižić</strong> en tête d’affiche. Le baryton serbe, lauréat d’Operalia, exclusivement habitué aux grandes scènes, a décliné ses Don Giovanni, ses Leporello et ses rôles rossiniens sur plusieurs scènes européennes. Dans <em>Don Pasquale</em>, il combine autorité vocale et fantaisie&nbsp;: le mélange idéal pour ce personnage à la fois ridicule, tendre, dépassé.&nbsp;</p>



<p>Face à lui, la jeune soprano <strong>Lauranne Oliva</strong>, révélée par une série impressionnante de concours, dont celui de Voix Nouvelles, incarne Norina avec l’énergie d’une interprète déjà très affirmée. Mozartienne chevronnée, également formée au baroque avec <em>La Calisto</em> et <em>Mitridate</em>, elle excelle dans les rôles d’héroïnes piquantes et vives : un style direct, précis, qui promet une Norina pétillante et stratège, davantage maîtresse du jeu que victime consentante. Afin de plumer le vieux patriarche, la soprano redouble de séduction et de malice. Et c’est là tout l’intérêt de Don Pasquale : Norina n’est pas une ingénue passive mais une héroïne qui manœuvre avec habileté pour sauver l’amour d’Ernesto, et dont la ruse devient le moteur d’une satire subtile des conventions sociales et des jeux de pouvoir entre les sexes.&nbsp;</p>



<p><strong>Armando Noguera</strong>, baryton formé au Teatro Colón et à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris, et souvent applaudi, entre autres, à Toulon et à Marseille apportera à Malatesta sa diction nette et son naturel scénique&nbsp;– qualités déjà éprouvées, entre autres, dans Figaro, Papageno ou Dandini. Pour compléter, <strong>Jonah Hoskins</strong>, ténor passé par le Lindemann Young Artist Program du Metropolitan Opera, a le profil exact de l’Ernesto idéal : lyrisme clair, jeunesse, phrasé impeccable, rôles belcantistes déjà installés (Nemorino, Fenton, Belfiore).</p>



<p>Dans sa version en trois actes chantée en italien surtitré en français, l’opéra s’inscrit dans la plus pure tradition de l’<em>opera buffa</em>: duel de générations, stratagèmes amoureux et retournements de situation rythment cet opéra bouffe, sommet dramatique situé quelque part entre l’incisif <em>Barbier</em> et le bouffon <em>Falstaff </em>de Verdi.&nbsp;</p>



<p>La mise en scène de <strong>Timothy Sheader</strong>, saluée, entre autres, à Nancy, Lausanne, Nice et Rouen,mise sur l’énergie, la couleur et le burlesque ; elle promet une lecture à la fois respectueuse du style et pleine de vie, portée par les décors de <strong>Leslie Travers</strong> et des costumes de <strong>Jean-Jacques Delmotte</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Belcanto, rires et émancipation</mark></strong></p>



<p>Rossini et Donizetti, artisans de cette saison des fêtes, nous rappellent combien l’opéra belcantiste est un art de la voix, de l’esprit et de la liberté : la musique chante autant l’élégance des lignes vocales que la vivacité des caractères. Rosina et Norina, plus malicieuses que naïves, transcendent les caricatures et s’affirment, chacune à sa manière, comme des figures d’émancipation.&nbsp;</p>



<p>À Marseille comme à Toulon, le belcanto champagne célèbre ses héroïnes libérées pour des soirées où rires et émotions se mêlent sous les lustres des scènes provençales.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Il Barbiere di Siviglia</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 décembre au 4 janvier</mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a><br><br><strong><em>Don Pasquale</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 décembre &amp; 2 janvier</mark><br><a href="https://zenith-toulon.com/programmation/donpasquale/">Zénith de Toulon</a></pre>



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		<title>Concert de rentré.e.s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2023 12:38:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une longue file de spectateurs s’étendait sur toute la place de la Comédie le 23 septembre. Des habitués, abonnés, fans de l’OONM, mais aussi des groupes de jeunes gens qui discutaient pour certains de leur «&#160;première fois&#160;» à un concert lyrique. Il faut dire que les places à 10 euros, les abonnements moins de 30 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une longue file de spectateurs s’étendait sur toute la place de la Comédie le 23 septembre. Des habitués, abonnés, fans de l’OONM, mais aussi des groupes de jeunes gens qui discutaient pour certains de leur «&nbsp;première fois&nbsp;» à un concert lyrique. Il faut dire que les places à 10 euros, les abonnements moins de 30 ans à 25 euros, sont incitatifs, et parviennent à leur but&nbsp;: renouveler le public de l’opéra, qui a déserté les salles depuis le COVID… Montpellier excepté&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Mais le prix des places n’est sans doute pas la clef essentielle de cette réussite. En ce concert de rentrée <strong>Chloé Dufresne</strong> est à la baguette. Une jeune femme, pour une direction enthousiaste, qui anime les tempi qu’elle aime rapides, dirige de tout son corps et fait sonner les couleurs du merveilleux Orchestre National, un des meilleurs de France, et de son Chœur, tout aussi exceptionnel. Emmenés pour l’un par une premier.e violon, et par une cheffe de chœur.&nbsp;</p>



<p>Des femmes pour sortir de certaines scléroses du monde lyrique&nbsp;? Pas de compositrices en ce concert gala qui s’appuie sur le répertoire des grands maîtres (Mozart, Gounod, Bizet, Verdi, Rossini, Donizetti et Delibes), mais un vrai travail sur la représentation.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Moments de pur bonheur</mark></strong></p>



<p><strong>Manon Lamaison</strong> (soprano) se présente sans fioriture ni robe longue, presque timide aux applaudissements. Sublime dans <em>Sous le Ciel étoilé</em> de <em>Lakmé</em>(<strong>Léo Delibes</strong>), elle prend des risques vocaux insensés, file des aigus sur le souffle, ose des contre-uts pianissimi…&nbsp; Le principe du récital permet de faire entendre une autre page sublime, <em>Il faut partir</em> de <strong>Donizetti&nbsp;</strong>: si l’intrigue de <em>La Fille du régiment</em> est aujourd’hui peu acceptable, et l’opéra peu joué, cet air-là est un sommet de délicatesse, atteint avec brio par la jeune soprano.</p>



<p>Le baryton <strong>Felix Gygli</strong> soulève aussi l’enthousiasme public, dès l’entrée, avec <em>Largo al factotum</em>, le tube du <em>Barbier de Séville</em> de <strong>Rossini</strong>. Figaro qua, figaro la, le baryton se joue de tous les pièges de cet air de bravoure qui file à toute allure, tonne souvent, et demande un grand talent de comédien comique…&nbsp;</p>



<p>Le Chœur aussi a ses moments de <em>Gloire immortelle de mes aïeux,</em> tube martial du <em>Faust</em> de <strong>Gounod</strong> chanté par les hommes en avant-scène, ou un sextet de <em>Lakmé</em> qui mettait en avant ses excellents solistes.&nbsp;</p>



<p>Les duos de Manon Lamaison et Felix Gygli concluent la soirée avec brio, et avec <strong>Mozart</strong>&nbsp;!&nbsp; La scène de séduction entre <em>Don Juan</em> et Zerline (<em>La ci darem la mano</em>) où elle finit par écouter son propre désir et entrainer le séducteur dans les coulisses. Et un merveilleux bis, Papageno comique et Papagena qui donne de la voix, tous les deux surfant sur la rapidité&nbsp; et la joie du célèbre duo…&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <em>Gala lyrique</em> de l’Opera Orchestre National Montpellier a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 octobre</mark></pre>
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