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	<title>Archives des ruralité - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des ruralité - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un Été à la ferme &#8211; l&#8217;âge d&#8217;or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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<p>«&nbsp;<em>Deux mois sans école&nbsp;! Ça va être cool</em>&nbsp;» dit Paul dans le préambule du film qui réunit la famille Halle&nbsp;: le père, Gregory, la mère, Dorothée, Paul, l’aîné et son petit frère Germain.</p>



<p>On est dans une ferme isolée de l’Avesnois, au Nord de la France. Gregory a repris non sans mal l’exploitation familiale. Une exploitation à taille humaine où les vaches pâturent au grand air. C’est l’été, les vacances. La nature est belle, originelle. Un paradis pour les enfants. Pourtant le travail ne s’arrête jamais. La traite des vaches matin et soir qu’on soit malade ou pas, les soins vétérinaires, l’entretien des clôtures, les bricolages divers, la moisson, le stockage des ballots de fourrage, la mise à l’abri de la paille des bêtes tandis que l’orage menace, sans compter le calcul des ratios, des seuils de rentabilité. Quand ils ne font pas les quatre cents coups dans les champs dorés ou ne s’ébattent pas dans la rivière, les deux frères aident leur père. Paul a douze ans et Grégory l’initie à la conduite du tracteur. A la réalité difficile de la ferme également, bien éloignée de la vision idéalisée de «&nbsp;Farming simulator&nbsp;» un jeu vidéo auquel jouent Paul et son frère.</p>



<p>Le cinéaste, s’est installé dans le quotidien de la famille. Comme c’est souvent le cas dans les documentaires immersifs, les protagonistes ont oublié sa présence. Seules quelques vaches le gratifient parfois d’un regard caméra, placide.</p>



<p>Le film trouve une sorte de respiration entre les jeux des enfants et le travail du père, entre leur insouciance et ses soucis. Balançant entre temps d’apprentissage et libres échappées. Alternant les cris et le silence, le meuglement des vaches et la musique baroque de Vivaldi et des Bach (Jean-Sébastien et Carl Philipp).</p>



<p>Hugo Willocq réussit un film enraciné et universel. Enraciné dans un territoire qui est celui de sa propre enfance &#8211; géographique et intime. Universel parce qu’il nous parle de filiation, de transmission, d’une perte d’innocence quand l’âge d’or enfantin s’achève et que le futur reste très incertain. Les petites fermes disparaissent une à une, au profit d’exploitations moins nombreuses, de plus en plus grandes, selon les logiques de profit. «&nbsp;<em>L’idée d’arracher un fragment de cette vie menacée me tient à cœur. Lorsqu’une histoire s’éteint, il y a urgence à ne pas laisser disparaître sa mémoire</em>&nbsp;» déclare le réalisateur.</p>



<p>Que deviendront Paul et son frère&nbsp;? La dernière séquence reprend en vidéo-souvenir les beaux moments de ce bel été, comme l’archive d’un temps qui n’est pas encore mais qui pourrait bien être un âge de fer.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Un Été à la ferme, l’âge d’or</em> de <strong>Hugo Willocq</strong></p>



<p>En salle le 25 février</p>
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		<title>7 semaines en Ouzbékistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdurakhmon Yusufaliyev]]></category>
		<category><![CDATA[Diyor Ismatov]]></category>
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		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un petit village de la campagne ouzbek, un couple de paysans âgés. La femme allume un brasero, et l’homme se repose. À la nuit tombée, ils s’occupent de leurs bêtes ; et regardent la télé. Une vie ordinaire, tranquille, rude, loin de l’agitation de la vie de la vie moderne que vont venir bouleverser les [&#8230;]</p>
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<p>Dans un petit village de la campagne <a href="https://www.terres-ouzbekes.com/conseils-voyage/tout-savoir">ouzbek</a>, un couple de paysans âgés. La femme allume un brasero, et l’homme se repose. À la nuit tombée, ils s’occupent de leurs bêtes ; et regardent la télé. Une vie ordinaire, tranquille, rude, loin de l’agitation de la vie de la vie moderne que vont venir bouleverser les deux fils, en particulier le plus jeune : il va se marier et compte démolir la maison pour en construire une nouvelle. Il a réussi à l’étranger, et peu à peu, va introduire dans cette vie simple la « modernité ».</p>



<p>C’est le quotidien de ce couple, durant sept semaines, que dépeint superbement le jeune cinéaste ouzbek <strong><a href="https://www.instagram.com/shokir_kholikov_/">Shokir Kholikov</a></strong> dans son premier long métrage, <em>Dimanches.</em> Un quotidien rythmé par la livraison « surprise », et pas souhaitée, d’appareils ménagers qui remplacent ceux qu’ils utilisent depuis des années. Des séquences traitées avec délicatesse et une touche d’humour. Difficile d’utiliser la nouvelle gazinière qui fonctionne sans allumettes, la télécommande qui dispense de se lever pour changer de chaine, le réfrigérateur qui ne fait pas de bruit !</p>



<p>«&nbsp;<em>Il en fera quand il vieillira</em>&nbsp;» commente le vieil homme, superbement interprété par <strong>Abdurakhmon Yusufaliyev</strong>. Son visage exprime tour à tour l’étonnement, la colère, l’indignation devant cette technologie qui vient perturber leur quotidien paisible, frugal mais riche de valeurs humaines. Le vieil homme est certes bourru, taiseux, machiste, mais la caméra bienveillante du cinéaste nous fait comprendre sa détresse. Sa femme, extraordinaire <strong>Roza Piyazova</strong>, courageuse, tenace, essaie de concilier la volonté de ses fils et son attachement à sa terre ainsi qu’à son mari&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont eux qui restent&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une métamorphose</mark></strong></p>



<p>La caméra du directeur de la photographie, <strong>Diyor Ismatov</strong>, a su saisir la beauté des gestes traditionnels&nbsp;: resteront en mémoire le travail de la laine, le filage, la teinture des fils, rouges jaunes, noirs, bruns, qu’on accroche dans la cour, contrastant avec le bleu des portes, le tissage sur un métier à tisser des plus rudimentaires. Et une des plus belles séquences du film, la fabrication de la pakhsa (sorte de pisé) pour réparer les murs malgré la destruction annoncée de la maison.</p>



<p>À la fois scénariste, réalisateur et monteur, Kholikov sait rendre la beauté de cette vie hors du temps dans un style poétique qui fait parfois penser aux premiers films de <a href="https://www.instagram.com/kiarostamiabbas/?hl=fr">Kiarostami</a>. Il fait aussi réfléchir au temps qui passe, à notre époque où «<em> seul le résultat compte </em>»<em>. </em>Il donne à voir un monde qui se transforme, même dans les territoires les plus excentrés, et pense les répercussions de ces changements de normes sur les croyances enracinées. Mais plus fondamentalement de «<em> plonger dans la profonde métamorphose de l’esprit humain. </em>»</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Dimanches</em>, de Shokir Kholikov<br>En salles le 12 mars</mark></strong></p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici!</a></p>



<p></p>
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