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	<title>Archives des Saison méditéranée - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Saison méditéranée - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au revoir et merci</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 08:01:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plus de 30ans, au sein de sa compagnie Mécanique vivante, Franz Clochard dompte le mécanisme des sirènes d’alerte des villes, pour les installer ensuite sur des dispositifs monumentaux : c’est bel et bien le travail d’une vie, pour cet ingénieur musicologue, ancien punk chez Archaos &#8211; son fameux numéro de tronçonneuse ascensionnelle a fait [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de 30ans, au sein de sa compagnie <strong>Mécanique vivante</strong>, <strong>Franz Clochard</strong> dompte le mécanisme des sirènes d’alerte des villes, pour les installer ensuite sur des dispositifs monumentaux : c’est bel et bien le travail d’une vie, pour cet ingénieur musicologue, ancien punk chez Archaos &#8211; son fameux numéro de tronçonneuse ascensionnelle a fait date &#8211; émérite inventeur, ingénieur, poète, tout ceci à la fois. Quel meilleur écrin que le Grand Port Maritime de Marseille pour cette <em>Symphonie portuaire</em>, qui a vu ses instruments fantasmagoriques mixés, le temps d’une soirée, aux envolées jazzy de <strong>Raphaël Imbert</strong>, et aux échos de toutes les musiques des pays maritimes que les fanfares, les percussionnistes et les voix évoquaient ? Un véritable morceau de patrimoine des arts de la rue, mêlé aux forces vives locales. Et si l’on peut regretter que la sirène n’y ait pas trouvé son total épanouissement &#8211; ses mélopées déchirantes sont plus prégnantes dans des pièces du répertoire de la compagnie comme <em>Le chant des sirènes</em> &#8211; c’était un ravissement de les voir à l’œuvre ce soir-là, pour cette symphonie collective unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comme un grand coquelicot</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Un hors-d’oeuvre de choix avant le set époustouflant du musicien libanais <strong>Rayess Beck</strong>, qui constituait une bande-son galvanisante pour les chorégraphies participatives des danseurs de la compagnie marseillaise <strong>Shonen</strong> originaires d’Égypte, de Palestine et du Liban. Les danseurs bondissaient de plots en plots au milieu du public, pour y délivrer les gestes à reproduire, inspirés de danses traditionnelles telles que la dabkeh et la taa’kib.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une ampleur inégalée ce soir-là &#8211; jusqu’à 4 200 spectateurs au plus fort de la soirée -, cette version XXL de <em>Tarab </em>constituait un mets de choix pour clôturer cette semaine de lancement de la Saison Méditerranée. Rassemblé depuis le début de la soirée, le public ne s’y est pas trompé, badant le long de cet espace d’ordinaire privé, ravivant les belles heures de Marseille-Provence 2013 en mirant le somptueux J1 lui faisant face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le soleil couchant, cette immense esplanade hébergeant grandes tablées et coquelicots géants &#8211; un espace public éminemment marseillais, entre mer scintillante et embrasement de l’horizon &#8211; était de bon augure pour le reste de la programmation de la Saison Méditerranée, qui va essaimer dans toute la France jusqu’à la fin du mois d’octobre. Le choix fait par l’Institut Français de délocaliser ce temps fort d’ouverture en plein air et à Marseille, donnant tout son sens à cet événement d’ampleur, allant puiser à la source-même de sa raison d’être, entre mythes fondateurs, histoire tantôt intime tantôt universelle, et drames humains terriblement contemporains.<br></p>



<pre class="wp-block-verse">JULIE BORDENAVE<br><br>Une nuit au Grand Port se tenait<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> le 23 mai</strong></mark> au Grand Port Maritime de Marseille.</pre>



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		<title>La boîte à souvenirs de Zineb Sedira</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au milieu de la grande salle du cinquième étage de la Friche, une mystérieuse boîte trône, et à son sommet un néon. En lettres vertes, on peut y lire la phrase&#160;: « Les rêves n’ont pas de titre ». C’est le nom de l’installation de Zineb Sedira, conçue à l’origine pour le pavillon français de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au milieu de la grande salle du cinquième étage de la Friche, une mystérieuse boîte trône, et à son sommet un néon. En lettres vertes, on peut y lire la phrase&nbsp;: «<em> Les rêves n’ont pas de titre </em>». C’est le nom de l’installation de <strong>Zineb Sedira</strong>, conçue à l’origine pour le pavillon français de la Biennale de Venise 2022. Elle est visible pour la première fois à Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Libertés archivées</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Guidé·e par le son et la lumière, on pénètre dans une salle de cinéma. En boucle, un film de Zineb Sedira tourne. L’artiste franco-algérienne s’y met en scène, à la fois actrice et réalisatrice, et recrée le cinéma de son enfance dans les années 1960, «<em> un cinéma militant, anticolonial et anticapitaliste </em>»<em>. </em>D’une scène de fête à la performance d’un groupe de musique, dont la chanteuse entonne les paroles «<em> Set me free, my life belongs to me </em>»<em>, </em>le film allie éléments autobiographiques, documentaire et reproduction de scènes issues de coproductions entre des réalisateurs français, italiens et algériens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque, ils utilisaient le cinéma pour dénoncer la colonisation de l’Algérie, comme dans le film <em>La bataille d’Alger</em>, rejoué à l’écran. «<em> Je voulais écrire un film sur les films, ramener ma voix de femme pour raconter mon histoire personnelle et celle de ma famille, entremêlées avec l’histoire postcoloniale de l’Algérie. </em>»Dans un hommage au cinéma politique et engagé, Zineb Sedira évoque «<em> les bavures policières dans les HLM</em> », aussi bien que les moments heureux de l’après-indépendance. Pour résister, l’artiste dénonce, danse, chante, rêve. Et rappelle la place du cinéma comme un espace de mémoire collective, brouillant volontairement la frontière entre fiction et réalité.</p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br><strong>Les rêves n’ont pas de titre<br></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jusqu’au 27 septembre<br></strong></mark><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche La Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ni Ni Ya Mo Mo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 12:39:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né à Toulouse d’un père marocain et d’une mère française, le danseur et chorégraphe Guilhem Chatir s’est plongé avec Ni Ni Ya Mo Mo dans le souvenir d’une berceuse arabe qui a longtemps peuplé ses nuits. Dernier vestige d’une culture que son père, soucieux de redessiner les contours de son identité, lui aura légué, Ni [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><br>Né à Toulouse d’un père marocain et d’une mère française, le danseur et chorégraphe Guilhem Chatir s’est plongé avec <em>Ni Ni Ya Mo Mo </em>dans le souvenir d’une berceuse arabe qui a longtemps peuplé ses nuits. Dernier vestige d’une culture que son père, soucieux de redessiner les contours de son identité, lui aura légué, <em>Ni Ni Ya Mo Mo </em>lie l’artiste à un pan lacunaire et fantasmé de son identité. Sa danse s’y fait une fois de plus portée par un sens du commun, du collectif, et une esthétique du vertige et du suspens. Sur scène trois danseureuses – Guilhem Chatir lui-même, Karima El Amrani et Bilal El Had – s’élancent sur la musique poreuse de Milan Van Doren. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 mai<br></mark><strong><a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap - Maison pour la danse</a></strong>, Marseille<br>En coproduction avec le Théâtre Joliette et la <em>Saison Méditerranée</em>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Saison Méditerranée : trois voix du maghreb résonnent au Pharo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:35:52 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Un violon commence à jouer, suivi par une batterie, une darbouka et un clavier. Devant le Palais du Pharo, une petite foule se regroupe au pied de la scène malgré le vent frais. Après quelques minutes, la voilà qui arrive, en tenue verte qui rappelle les vêtements traditionnels marocains. Sous les youyous du public, <strong>Najat Aâtabou</strong> entame une première chanson, accompagnée de ses musiciens qui s’avèrent aussi être ses choristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grand sourire aux lèvres, la reine du chaâbi enjoint ses fans à taper des mains. Sur scène, l’artiste interprète ses plus grands morceaux, complice avec son public, extatique devant cette icône de la chanson populaire marocaine. L’ambiance atteint son apogée lorsqu&rsquo;elle entame son titre <em>Goul el hak el mout kaina, </em>qui parle d’infidélité et de mensonge. Drapeau marocain sur le dos, Najat Aâtabou danse fièrement. La foule, elle, semble s’identifier aux paroles. Quand la chanteuse s’y adresse pour la dernière fois, son <em>« Je vous aime beaucoup » </em>est rapidement noyé par les youyous et les cris de joie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Scène en mouvement</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> C’est fou de passer après Najat, c’est une grande dame </em>»<em>. </em>Quand <strong>Nayra</strong> monte sur scène, ses premiers mots sont pour son aînée. La jeune chanteuse franco-marocaine dit son émotion de partager la scène avec deux autres chanteuses du Maghreb. Après quelques morceaux mélancoliques, dont un «<em> dédié aux personnes anxieuses </em>», Nayra se met à rapper. Ses textes sont modernes, son flow incisif et rapide. De son concert, on retient sa bonne humeur et ses messages engagés. Après un «<em> Les garçons à la poubelle </em>»<em>, </em>Nayra achève sa performance sur un «<em> Tahya Falastin </em>», suivi d’un appel à «<em> voter LFI en 2027 </em>»<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est finalement <strong>Emel</strong>, chanteuse tunisienne, qui clôture cette soirée éclectique. Devant un public réduit par un mistral tenace, elle entame un chant envoûtant et contemporain, accompagnée de cymbales et d’un synthétiseur. Sans un mot, Emel danse, mystérieuse, vêtue d’une robe rouge et d’une imposante couronne. Sous les lumières rouges de la scène, le Palais du Pharo résonne, porté par les héritières du futur.</p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br>Concert donné <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 16 mai</mark> dans le cadre de l’ouverture de la <a href="https://musees.marseille.fr/la-saison-mediterranee-2026" type="link" id="https://musees.marseille.fr/la-saison-mediterranee-2026">Saison Méditérannée</a> au Palais du Pharo, Marseille.</pre>



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		<title>Saison Méditerranée : Taoufik Izeddiou et Mohamed el Khatib ouvrent le spectacle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:55:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Taoufiq Izeddiou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&#160;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&nbsp;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant de migrants mais aussi arrêté ceux qui fuyaient la mort nazie et emprisonné illégalement à Arenc des milliers d’Algériens – sans prétexte d’OQTF. Dans ce port qui a aussi causé la propagation de la grande peste de 1720 par cupidité des marchands, mais permis pendant des siècles la circulation des nourritures, des hommes et des idées, <strong>Taoufik Izeddiou</strong> a convoqué et embrassé toute la richesse de Marseille avec <em>Danser ma ville</em>, une magnifique ode à la tendresse et au commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers le commun</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En résidence au Théâtre Joliette, le chorégraphe marocain a rassemblé une soixantaine d’amateurs autour de six danseurs et trois musiciens professionnels. Adepte d’une danse pour tous, pour toutes, praticable à partir de la marche et de quelques mouvements simples, reproductibles avec des dynamiques et des ampleurs adaptées à chacun·e, Taoufiq Izeddiou a conçu son spectacle en crescendo, du singulier vers le pluriel, le commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Danser ma ville</em> ouvre avec les trois musiciens tissent une partition faite de tradition (percussion sur peau tendue, mélopées modales) et d’électro, d’amplification de sons produits par piétinement… que six danseureuses viennent ensuite habiter de leurs corps. Des corps indépendants, dansant sans assignation genrée les mêmes gestes énergiques, empruntant aux traditions méditerranéennes et africaines, juives aussi, et les mêlant à des figures de danses urbaines et contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Cette rencontre des cultures chorégraphiques se déploie jusqu’à ce que les amateurs viennent les rejoindre. Des corps de tous les âges, âgés souvent, féminins pour la plupart. Certains que l’on connait pour les avoir vus souvent dans les projets collectifs. Ils se regardent, s’approchent deux à deux, s’enlacent, se détachent, vont lentement chercher une autre accolade, puis forment groupe, avancent, dansent, ondulent ensemble comme des flots, comme un organisme unique. Les corps les plus âgés, déploient des forces moindres mais d’autant plus émouvantes, humaines, fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une métaphore limpide de ce que la ville, la Méditerranée, le monde pourraient être si on laissait les corps parler, danser, se toucher, les regards se croiser, et les souffles s’accorder ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Parlement des mères</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Mères méditerranées</em> <strong>Mohamed el Khatib</strong> délivrait le même message, accueilli dans l’auditorium du Mucem, le vent rendant la représentation à l’extérieur impossible. Un repli qui a suscité la frustration des centaines de spectateurs, mais n’a pas amoindri l’enthousiasme de ceux qui ont assisté à l’une des deux représentations, même si le feu d’artifice prévu pour lier les deux parties du spectacle n’a pas pu être tiré. Seulement évoqué par une enfant malicieuse, qui donnait aussi le ton du spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malicieux et drôle, ce <em>Mères Méditerranées</em> est aussi grave et profond, ce qui est sans doute la marque de fabrique du théâtre de Mohamed el Khatib qui part de rien, de l’intime, d’une voiture, d’une anecdote, d’un objet, pour laisser éclore l’universel. Dans <em>Israël &amp; Mohamed</em>, créé avec Israël Galvan, il réglait son compte aux pères et réparait le lien culturel andalou, par la métaphore du foot, et du ligament d’un genou qui flanche. Avec <em>Mères méditerranée</em>, programmé par le Mucem dans le cadre de son exposition <em>Bonnes Mères</em>, ce sont les mères qui ont la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’écran se succèdent des images d’archives guerrières et coloniales, de fantasias, mettant en scène des hommes violents, mais aussi victimes. Elles alternent avec des interviews de mères qui défendent leur couscous, et parlent surtout de leurs inquiétudes pour leurs enfants. Qui pour certaines, palestinienne, libanaise, sont de la pure terreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène d’autres femmes, parfois les mêmes, complètent les témoignages et se disputent le meilleur houmous, mais aussi sur la violence des hommes, sur leur domination. La femme juive voudrait que toutes les femmes de Méditerranée puissent dire non à leur mari, l’Italienne voudrait couper les couilles des auteurs de féminicides, et toutes refusent leur guerre. Les Maghrébines de Marseille s’indignent que les Français aiment leur couscous, mais pas leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur «&nbsp;parlement&nbsp;» devient, au fil du spectacle, de plus en plus politique, jusqu’à une proclamation commune qui exige que le monde entende enfin leur voix. Et leur accorde la liberté d’être ou de ne pas être mère, de disposer de leur corps, de circuler librement d’une rive à l’autre. Elles implorent, surtout, de «&nbsp;<em>cesser le feu</em>&nbsp;». Car «&nbsp;<em>chaque mère morte est un océan de larmes, une bombe à retardement</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assigner la paix et l’avenir aux femmes, la guerre et la mort aux hommes, est certainement réducteur. Mais l’urgence méditerranéenne est devenue celle du monde, et exige sans doute qu’on écoute enfin ces voix sincères, qui seules dessinent un futur désirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>L’art, la diplomatie, Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Pégard]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Noël Barrot]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Kretzschmar]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lieux Publics, le Mucem, les Musées de Marseille, La Friche, et d’autres opérateurs, plus modestes, comme Jeanne Barret ou la Citadelle [voir comptes rendus pages suivantes], ont lancé l’ouverture de la Saison Méditerranée. Leur programmation met en lumière nationale et internationale des problématiques familières au public de la région. C’est tout le talent de Julie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lieux Publics, le Mucem, les Musées de Marseille, La Friche, et d’autres opérateurs, plus modestes, comme Jeanne Barret ou la Citadelle [voir comptes rendus pages suivantes], ont lancé l’ouverture de la Saison Méditerranée. <strong>Leur programmation met en lumière nationale et internationale des problématiques familières au public de la région</strong>. C’est tout le talent de <strong>Julie Kretzschmar</strong>, commissaire de la Saison mais aussi créatrice des <em>Rencontres à l’échelle</em> et co-directrice de LaMaM (ex-Toursky), d’avoir conçu cette ouverture avec des acteurs culturels qu’elle connait bien, et qui lui font confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 15 mai, lors de la cérémonie inaugurale, elle affirmait «&nbsp;<em>Je viens rendre à cette ville ce qu’elle m’a apporté. Sa pluralité est véritable, jusque dans les risques qu’elle comporte. Elle seule peut retisser des liens entre les peuples, si l’on accepte de communiquer sur nos désaccords</em>&nbsp;». Un discours longuement applaudi par les acteurs culturels qui connaissent son entêtement à faire entendre sur les scènes, depuis plus de 25 ans, la langue arabe, et à faire venir à Marseille des artistes silencié·es dans leur pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Julie Kretzschmar par l’Institut français est donc courageux, et politique. Pourtant l’État n’a pas toujours brillé durant la cérémonie d’ouverture. <strong>Catherine Pégard</strong>, ministre de la Culture, a su rappeler, dans un discours convenu,&nbsp;« <em>l’identité méditerranéenne de la France et le lien qui l’attache à la rive Sud de la Méditerranée</em>&nbsp;». Mais <strong>Jean-Noël Barrot</strong>, ministre des Affaires étrangères, s’il a concédé que «&nbsp;<em>La France est un pays méditerranéen par sa géographie et son histoire&nbsp;</em>» a enchainé en répétant son refus du boycott d’Israël à l’Eurovision. Faisant ainsi une analogie étrange avec la Saison Méditerranée, comme si toutes deux prônaient la «&nbsp;<em>liberté artistique</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>dialogue entre les peuples</em>&nbsp;». Un rapprochement qui révèle une méconnaissance de la création – personne de sérieux ne défendra la qualité artistique des compétiteurs de l’Eurovision – et confond allègrement dialogue entre les peuples et opération de communication nationaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille, capitale française de la Méditerranée</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le maire de Marseille, Benoît Payan, a quant à lui élargi les horizons, en remerciant l’État pour l’ouverture à Marseille mais en employant dès l’entrée un «&nbsp;<em>nous&nbsp;</em>» méditerranéen. Il affirmait, avec le lyrisme qui le caractérise quand il parle de la diversité de sa ville, que «&nbsp;<em>les civilisations vivent par ce qui les unit</em>&nbsp;»&nbsp;et que «&nbsp;<em>lorsqu’une bombe frappe Gaza ou Beyrouth, nous sommes atteints.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Citant Faïrouz en arabe, il avance aussi que Marseille est méditerranéenne «&nbsp;<em>parce qu’elle accueille tous ceux qui y débarquent&nbsp;</em>», arrivés là pour fuir «&nbsp;<em>la misère ou la violence&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>juifs venus de toute part, arméniens, africains, comoriens</em>&nbsp;», tous marseillais, tous méditerranéens, quelle que soit leur origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assurant que les échanges artistiques sont «&nbsp;<em>un des leviers les plus puissants pour arrêter les guerres</em>&nbsp;», il conclut par une anaphore&nbsp;: «&nbsp;<em>Je crois profondément à la diplomatie. Je crois profondément que les mots justes, puissants et forts sont écoutés</em>&nbsp;». Les musiques, les corps qui dansent, les images fortes, tout autant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>Clair obscur méditatif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Vescovi]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dormir comme le soleil]]></category>
		<category><![CDATA[Expositon]]></category>
		<category><![CDATA[La vieille Charité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’installation d’Adrien Vescosi va hisser des voiles monumentales dans la Chapelle et les coursives de Pierre Puget, transformant le monument en un poumon méditerranéen où le tissu respire la lumière. Né en 1981 à Marseille, Adrien Vescovi, peintre et teinturier, puise dans le sol phocéen pour alchimiser ses toiles. Formé aux Beaux-Arts, il a rapidement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’installation d’Adrien Vescosi va hisser des voiles monumentales dans la Chapelle et les coursives de Pierre Puget, transformant le monument en un poumon méditerranéen où le tissu respire la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Né en 1981 à Marseille, Adrien Vescovi, peintre et teinturier, puise dans le sol phocéen pour alchimiser ses toiles. Formé aux Beaux-Arts, il a rapidement abandonné l’académisme pour des teintures naturelles : herbes sauvages du Garlaban, écorces d’oliviers centenaires, épices des marchés d’Aix. Ses œuvres, exposées au vent salé ou au soleil zénithal, capturent l’éphémère et offrent un paysage qui mute, un temps qui se voile. Installations immersives, sculptures de lin patiné : Vescovi déconstruit le cadre pour libérer la couleur en migration poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le voile, seuil méditerranéen</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark>Imaginez les voiles aux fenêtres des maisons du Panier, de Naples ou d’Alger : des linges tendus comme des paupières mi-closes, filtrant la réverbération du sirocco sur la mer cobalt. Ainsi, Vescovi investit la Vieille Charité de toiles cousues main, draps modestes gonflés d’histoires et teintes au chaudron dans son atelier de la Belle de Mai. Ces tissus, nés d’ateliers ancestraux où les femmes phrygiennes tissaient la trame du quotidien, protègent l’intime tout en livrant des bribes de monde. Fragiles comme un souvenir d’exil, robustes comme les mains calleuses des pêcheurs, ils incarnent la Méditerranée : seuil poreux entre dedans et dehors, ombre et éclat, silence et murmure des vagues.<br><br>Dans la chapelle aux voûtes baroques, ces voiles pendus oscillent, entre clair-obscur. Ils évoquent les chaux des façades marseillaises, les rideaux des riads tunisiens, les étendoirs de la Casbah d’Alger, qui dansent au gré du Mistral. Ils deviennent la peau du lieu : un épiderme tendu sur les os de pierre, marqué par le soleil, les embruns, les passages humains. Le visiteur, glissant entre ces parois souples, devient l’ombre projetée, le souffle qui les anime, une danse où le corps rencontre l’invisible.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’inflexion solaire, alchimie chromatique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Soleil de Marseille, lame d’or qui incise l’azur : voilà le cœur battant de l’installation. Les pigments végétaux de Vescovi, safran ardent, garance sanguine, indigo des genêts, sont exposés dans des pots et réagissent à la lumière impitoyable. Chaque pli module les tons : du jaune zénithal au fauve du crépuscule, de l’ocre fané à l’indigo profond de la nuit tombée. La couleur vit, se patine sous l’œil du jour ; elle est mémoire gravée dans la fibre, écho des soleils qui ont teinté les toiles des caravelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La déambulation suit cette symphonie chromatique : les pas du visiteur font frémir les voiles, révélant des éclats cachés, aux détours des coursives. Ici, la lumière n’éclaire pas ; elle chante, elle infuse, elle transmue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laëtitia Olivier, responsable des expositions aux Musées de Marseille, orchestre cette invitation d’artiste avec une sensibilité rare, liant héritage et contemporanéité. Son regard curatorial fait de la Vieille Charité un vaisseau vivant, reliant l’histoire du lieu, ancien hospice, prison, agora culturelle, à la pulsation méditerranéenne de Vescovi.</p>



<pre class="wp-block-verse">SAMIA CHABANI, Diasporik<br><br>Dormir comme le soleil<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 mai au 10 janvier<br></mark><br><a href="https://musees.marseille.fr/centre-de-la-vieille-charite-cvc" type="link" id="https://musees.marseille.fr/centre-de-la-vieille-charite-cvc">La Vielle Charité</a>, Marseille</pre>



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		<title>Mères méditerranées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:37:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 16 et 17 mai, pour l’ouverture de la Saison Méditerranée 2026, les témoignages de femmes prennent possession du fort Saint-Jean du Mucem. Au centre du nouveau spectacle de Mohamed El Khatib, « Mères méditerranées » : les histoires de femmes issues de diasporas marseillaises. Une référence à l’exposition Bonne mère, déjà visible au Mucem. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 16 et 17 mai, pour l’ouverture de la Saison Méditerranée 2026, les témoignages de femmes prennent possession du fort Saint-Jean du Mucem. Au centre du nouveau spectacle de Mohamed El Khatib, « Mères méditerranées » : les histoires de femmes issues de diasporas marseillaises. Une référence à l’exposition Bonne mère, déjà visible au Mucem. Une multitude de récits et d’expériences singulières à travers lesquels l’auteur donne à voir la diversité des façons d’être mère. Des témoignages de deuils, de luttes mais aussi de moments de bonheur récoltés par Mohamed El Khatib. En donnant la parole aux premières concernées, l&rsquo;auteur aspire à une retranscription honnête, loin des images fantasmées, dans une performance mêlant film, installation et chœur théâtralisé en plein air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour annoncer le spectacle : cette photographie de Marion Poussier, prise en 2019 sur une plage de Nabeul en Tunisie. Une ville au nord du pays qui borde la mer Méditerranée. C’est justement cette mer qui est au cœur du projet de Mohamed El Khatib. “La mer comme horizon, danger ou souvenir”, peut-on ainsi lire sur la présentation officielle du spectacle. Une vision retranscrite grâce à 23 femmes issues des 23 pays du pourtour méditerranéen, qui prêtent corps et voix à ce spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La thématique n’est pas nouvelle pour l’auteur dont les précédentes pièces révélaient déjà un travail personnel autour de ses origines et de leur transmission. Les récits de ses parents venus du Maroc sont devenus une source d’inspiration pour l’artiste, qui travaille à valoriser cette facette de l’histoire.</p>



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		<title>Au Château de Servières, la mémoire déplacée d’Élias Kurdy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:35:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Château de Servières]]></category>
		<category><![CDATA[Elias Kurdy]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps de l’Art Contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en Syrie et passé par Damas, Beyrouth puis Marseille, Élias Kurdy propose au Château de Servières (Marseille) Mémoire en transit. Un parcours à la fois géographique et symbolique, qui « explore les liens entre circulation des objets archéologiques et déplacements forcés des populations » à travers « une narration sensible à la frontière entre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Né en Syrie et passé par Damas, Beyrouth puis Marseille, <strong>Élias Kurdy</strong> propose au Château de Servières (Marseille) <em>Mémoire en transit.</em> Un parcours à la fois géographique et symbolique, qui « <em>explore les liens entre circulation des objets archéologiques et déplacements forcés des populations</em> » à travers « <em>une narration sensible à la frontière entre mémoire, fiction et archéologie</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les œuvres exposées dans les espaces du Château de Servières prennent la forme de tablettes écrites, de fragments sculptés ou d’objets réalisés en terre, en plâtre ou en matériaux bruts, évoquant des vestiges archéologiques (tessons, reliques&#8230;). Des formes et des écritures énigmatiques, qui interrogent la circulation des objets, les déplacements forcés et la manière dont les civilisations laissent des traces, mais sans renvoyer à une époque identifiable. Des œuvres qui brouillent les temporalités : le présent devient un futur vestige, l’apparition de l’écriture reste une question toujours ouverte.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br>Mémoire en transit<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 mai au 4 juillet</mark><br><br><a href="https://chateaudeservieres.org/" type="link" id="https://chateaudeservieres.org/">Château de Servières</a>, Marseille<br><br> Dans le cadre de la <a href="https://musees.marseille.fr/la-saison-mediterranee-2026" type="link" id="https://musees.marseille.fr/la-saison-mediterranee-2026">Saison Méditerranée</a> 2026 et du <a href="https://p-a-c.fr/" type="link" id="https://p-a-c.fr/">Printemps de l’Art Contemporain</a></pre>



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		<title>La citadelle résistance et désobéissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:30:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Mir-Valette]]></category>
		<category><![CDATA[La Citadelle de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Saber Zammouri]]></category>
		<category><![CDATA[Saison méditéranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec comme point de départ l’emprisonnement de Habib Bourguiba &#8211; leader politique indépendantiste puis président tunisien &#8211; à la Citadelle de Marseille entre 1939 et 1942, l’exposition La Citadelle : Résistance et désobéissance imagine un dialogue à plusieurs voix &#8211; artistes, chercheureuses &#8211; autour des mémoires coloniales franco-tunisiennes. Initié par l&#8217;institut Français dans le cadre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec comme point de départ l’emprisonnement de Habib Bourguiba &#8211; leader politique indépendantiste puis président tunisien &#8211; à la Citadelle de Marseille entre 1939 et 1942, l’exposition <em>La Citadelle : Résistance et désobéissance</em> imagine un dialogue à plusieurs voix &#8211; artistes, chercheureuses &#8211; autour des mémoires coloniales franco-tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initié par l&rsquo;institut Français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le projet a réuni, entre mars et mai 2026, deux artistes en résidence croisée entre le centre d’art B7L9 et la Citadelle de Marseille. Des allers-retours entre les deux rives de la Méditerranée pour penser des œuvres autour du <em>« </em>patrimoine mémoriel et immatériel lié au passé colonial entre la France et la Tunisie <em>»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi eux, le réalisateur Saber Zammouri, qui travaille à partir d’archives, d’images de récits pour interroger les relations entre la France et la Tunisie, les trajectoires individuelles et les dynamiques migratoires, et l’artiste sonore Hugo Mir-Valette, dont la pratique du <em>deep listening</em> explore les couches invisibles du son et l’écoute au-delà de ce qui est perceptible. Accompagnés de chercheurs, les artistes développent des œuvres questionnant les répercussions sociales, culturelles et politiques de cette histoire commune dans une démarche résolument décoloniale !</p>



<pre class="wp-block-verse">C.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 mai au 1er octobre</mark><br><br><a href="https://citadelledemarseille.org/" type="link" id="https://citadelledemarseille.org/">La Citadelle de Marseille</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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