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	<title>Archives des Scènes et Cinés - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Scènes et Cinés - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une « Leçon » à ne pas oublier </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:33:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’a donc aujourd’hui à nous dire La Leçon de Ionesco ? Ce texte, écrit en 1950, a été joué et monté des milliers de fois depuis sa création. Pour Robin Renucci, directeur de La Criée, s’attaquer à ce chef-d’œuvre aurait pu être vu comme de la facilité. Il n’en est rien. Robin Renucci s’attache au [&#8230;]</p>
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<p>Qu’a donc aujourd’hui à nous dire <em>La Leçon</em> de Ionesco ? Ce texte, écrit en 1950, a été joué et monté des milliers de fois depuis sa création. Pour <strong>Robin Renucci</strong>, directeur de La Criée, s’attaquer à ce chef-d’œuvre aurait pu être vu comme de la facilité. Il n’en est rien. Robin Renucci s’attache au texte mais en fait une relecture froide, clinique, et&nbsp; l’éclaire de son ombre la plus cruelle.&nbsp;</p>



<p><em>La Leçon</em> est une histoire de domination, de viol, de meurtre. Par le langage, par le corps, par le savoir. Certainement pas une comédie absurde, comme elle a&nbsp; souvent été lue ou montée. Car c’est bien un drame qui se joue à trois : il y a ce Professeur, obséquieux et inquiétant. L’Élève, pétillante et déroutante. Et enfin la Bonne, fausse et complice. Tous les trois vont participer à un huis-clos effroyable, où les quelques accents comiques ne suffiront pas à atténuer l’intensité du drame qui se joue.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans le triangle </mark></strong></p>



<p>Robin Renucci a choisi pour décors des figures pop et géométriques. Du réconfort au milieu de la scène, pourtant entourée de piquets de bois, aux airs inquiétants de cimetière. C’est ici qu’entre l’Élève, à l’allure d’ado, Katy Perry à fond dans le casque. Premier choix fort du metteur en scène, avoir confié ce rôle à l’excellente <strong>Inès Valarcher</strong>, comédienne et circassienne, qui ponctuera son interprétation de pirouettes, sauts, avant que son corps ne s’affaisse, contraint par le piège qui se noue déjà.</p>



<p>Car arrive le Professeur, interprété par Robin Renucci. Grisonnant et allure austère, il accueille sa jeune élève avec toute l’amabilité du monde. La félicite chaleureusement quand elle réussit à additionner 1+1, gage d’une réussite future à son “doctorat total”. Pourtant, dès les premières minutes, Robin Renucci ne laisse planer aucun doute sur l’emprise qui commence déjà. Il est proche d’elle, la domine de sa taille, de son éloquence, de son savoir, lui tapote la joue avec incorrection.&nbsp;</p>



<p>La suite n’est que glissement vers le tragique. Bien aidé par les lumières qui appuient les intentions de la mise en scène, et surtout par l’interprétation de Robin Renucci. Au départ guilleret, il s’assombrit en même temps que le plateau, et joue de son corps, de sa voix, comme d’un instrument maléfique. En face de lui, la jeune élève ne sautille plus. Elle est apathique, et se tord de douleur sous les assauts du Professeur. Puis arrive la scène finale, où le couteau devient sexe, et le meurtre devient viol.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une lecture contemporaine</mark></strong></p>



<p>En 1950, Eugène Ionesco avait choisi de ne pas nommer et définir ses personnages, leur offrant ainsi une dimension universelle. Un terreau fertile pour quiconque veut s’attaquer à ce texte. Robin Renucci a choisi d’en faire une lecture que l’on pourrait qualifier de contemporaine. Difficile de ne pas donner toute la force au texte dans ce qu’il dit des rapports homme-femme dans une société post-Metoo. Difficile aussi de ne pas voir en sous-texte le viol qui se joue dans cette pièce, ou la représentation phallique de ce couteau, arme du crime. Finalement, en appuyant là où le texte fait le plus mal, en lui projetant sa lumière la plus actuelle, Robin Renucci offre à la pièce sa plus féroce vigueur, peut-être pas si éloignée des intentions initiales de l’auteur.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Leçon</em> est donnée à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée </a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 13 février</mark></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 et 4 mars </mark><br><a href="http://www.boisdelaune.fr">Théâtre du Bois de l’Aune</a>, Aix en Provence<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 mars</mark><br><a href="https://www.theatre-arles.com">Théâtre d’Arles</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mars</mark><br><a href="https://www.scenesetcines.fr">Scènes et cinés</a>, Istres<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark><br><a href="https://www.chenenoir.fr">Chêne noir</a>, Avignon<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 avril</mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Scène nationale Châteauvallon</a>, Ollioules</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a> </p>
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		<title>Les Élancées atterrissent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 14:35:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les quatre derniers jours des Élancées, Scènes &#38; Cinés programment huit spectacles sur l’ensemble de son territoire. À commencer par L’écorce des rêves, une forme courte à destination du jeune public (à partir de trois ans) par Maëlle Reymond le 5 février à L’Oppidum de Cornillon-Confoux. Dans ce spectacle, elle s’intéresse au sommeil, humain comme animal, [&#8230;]</p>
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<p>Pour les quatre derniers jours des Élancées, <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/">Scènes &amp; Cinés </a>programment huit spectacles sur l’ensemble de son territoire. À commencer par <em>L’écorce des rêves</em>, une forme courte à destination du jeune public (à partir de trois ans) par Maëlle Reymond le 5 février à L’Oppidum de Cornillon-Confoux. Dans ce spectacle, elle s’intéresse au sommeil, humain comme animal, et aux transformations qu’il engendre. </p>



<p>Le 6 février au Magic Mirrors d’Istres, Bahoz Temaux de la Cie La Meute&nbsp;présente son spectacle&nbsp;<em>Newroz</em>. Un concert-cirque dans lequel il partage la crise d’identité qu’il traverse face aux préjugés qui pèsent sur lui en raison de sa double culture, et notamment de son ascendance kurde &#8211; Newroz signifie d’ailleurs le jour nouveau en kurde. Seul sur scène, il alterne entre acrobaties et musiques aux sonorités moyen-orientales, accompagnant ses textes au Oud et à la guitare, afin d’exprimer son parcours aussi bien par le corps que par la voix.</p>



<p>Dans&nbsp;<em>Quand on était seul·es</em>, les circassien·ne·s Hugo Ragetly et Maria Del Mar Reyes se retrouvent autour d’un mât chinois pour explorer leur rapport à la solitude, et&nbsp;à la rencontre&nbsp;. Un spectacle à mi-chemin entre le cirque et la danse, dans lequel leurs acrobaties sont accompagnées par les guitares de Javier Arnedo (Théâtre de Fos, 8 février).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Pluridisciplinaire et partenarial</strong></mark></h3>



<p>Côté danse,<em><a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/"> Les Élancées</a> </em>invitent le hip-hop au Théâtre la Colonne de Miramas, avec <em>Faraëkoto</em> de la Cie 6e dimension (5 février) . Dans ce spectacle jeune public qui mobilise texte et projection vidéo, Séverine Bidaud transpose le hip-hop dans l’univers intemporel du conte, à la croisée de <em>Hansel et Gretel</em> et de <em>Ifaramalemy sy Ikotobekibo</em> (conte malgache) qui a pour protagoniste une jeune fille aux jambes atrophiées et un jeune garçon muet. Et du flamenco à <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-cinemas/espace-robert-hossein/presentation-infos-pratiques/">l’Espace Robert Hussein</a>, où la danseuse Ana Péres présentera sa nouvelle création <em>Stans</em>, accompagnée par une composition originale au théorbe interprétée en direct par le musicien José Sanchez (7 février, Espace Robert Hossein).</p>



<p>Un peu de magie également, avec un truculent hommage au monde du cartoon,&nbsp;<em>Goupil et Kosmao&nbsp;</em>de Etienne Saglio, épaulé par son renard-assistant marionnettique&nbsp;Goupil. (Espace 233, 5 février)&nbsp;</p>



<p><em>Les Élancées</em> se concluront sur deux spectacles programmés en partenariat avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque (BIAC). <em>Le Cabaret renversé</em> de et avec Julien Candy et Juliette Christmann donnera lieu à trois représentations sous chapiteau à Istres, au centre équestre Le Deven, du 7 au 9 février, et la compagnie australienne Gravity &amp; Other myths présentera son spectacle primé <em>Ten Thousand hours</em> qui tout à la fois révèle, explore et rend hommage au travail physique nécessaire pour devenir acrobate. (Théâtre <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/theatre-la-colonne/">La Colonne</a>, 8 et 9 février)</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;<br></p>



<pre class="wp-block-verse">Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 février</mark>&nbsp;<br>Istres, Fos-sur-mer, Cornillon-Confoux, Miramas, Grans</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Panorama nous fait redécouvrir l’Amérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:39:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, Scènes et Cinés construit un Panorama autour de la cinématographie d’une région du monde. Événement transversal et fédérateur des cinq salles du réseau. Après un rendez-vous dédié en 2022 aux cinémas japonais et sud-coréens, la 14e édition, qui se déroulera du 10 au 19 novembre, se tourne vers l’Amérique du Nord. Et son [&#8230;]</p>
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<p>Chaque année, Scènes et Cinés construit un <strong><em>Panorama</em></strong> autour de la cinématographie d’une région du monde. Événement transversal et fédérateur des cinq salles du réseau. Après un rendez-vous dédié en 2022 aux cinémas japonais et sud-coréens, la 14<sup>e</sup> édition, qui se déroulera du 10 au 19 novembre, se tourne vers l’Amérique du Nord. Et son cinéma, dit indépendant, qui cherche à s’affranchir des contraintes et du formatage des grands studios. Les chiffres attestent du foisonnement de cette proposition&nbsp;: 9 jours, 5 lieux, 35 films (dont 4 avant-premières et 3 films pour les plus jeunes) une exposition sur la thématique, et pas moins de 140 séances&nbsp;! Et si l’idée de «&nbsp;panorama&nbsp;» implique une certaine hauteur et un ensemble à embrasser, pas question de survoler les œuvres, neuf intervenants-invités seront là pour expliquer, éclairer le travail des cinéastes et débattre avec le public. Ainsi s’enchaîneront dix soirées exceptionnelles.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au programme</mark></strong></p>



<p>L’ouverture d’abord, le 10 novembre, au cinéma l’Odyssée de Fos-sur-Mer, confiée au critique de cinéma <strong>Frédéric Mercier</strong>&nbsp;: en avant-première, <em>Winter Break</em> d’<strong>Alexander Payne. </strong>Un film<strong> – </strong>drame, comédie ou conte de Noël <strong>–</strong> qui réunit un professeur contraint de surveiller des étudiants sur un campus pendant les vacances de Noël, un étudiant turbulent et une cuisinière qui vient de perdre son fils au Vietnam.&nbsp;</p>



<p>Le 11 novembre, au cinéma Le Coluche à Istres, on retrouve Frédéric Mercier pour nous parler de l’inclassableet talentueux <strong>Paul Thomas Anderson </strong>dont on reverra avec gourmandise le délicieux <em>Punch-Drunk Love</em>, prix de la mise en scène à Cannes en 2002. Histoire poétique d’un Américain moyen, tombant «&nbsp;ivre amoureux&nbsp;» par l’intermédiaire d’un harmonium.</p>



<p>Le 12, au Comœdia de Miramas une table ronde animée par <strong>Vincent Thabourey </strong>fera un arrêt sur image(s) du cinéma indépendant canadien, suivie de <em>Testament</em> de <strong>Denys Arcand </strong>(en avant-première), satire d’un monde «&nbsp;woke&nbsp;» que le protagoniste incarné par <strong>Rémy Girard</strong> ne reconnaît plus. Le 13 novembre, à l’Espace Gérard Philipede Port-Saint-Louis-du-Rhône, conversation sur les réalisatrices québécoises avec <strong>Alicia Arpaia&nbsp;</strong>et, nouvelle avant-première, grinçante à souhait : le «&nbsp;kitsch et trash&nbsp;» <em>Bungalow</em> de <strong>Lawrence Côté-Collins</strong>, en présence de la réalisatrice. Le cauchemar d’un couple de néo-propriétaires désargentés.&nbsp;</p>



<p>Le 14 novembre à l’Espace Robert Hossein à Grans, on retrouvera Vincent Thabourey et, via deux films, <strong>Ida Lupino</strong>, star de la Warner passée à la production et à la réalisation dans les années 1950, fuyant le glamour hollywoodien&nbsp;: <em>The Bigamist</em>, subtil drame d’amour à trois côtés, et <em>Outrage</em> qui porte sur un sujet rare et scandaleux à l’époque&nbsp;: les traumatismes d’un viol. Le 15, à Miramas, <strong>Thomas Grignon</strong> démontera la «&nbsp;mécanique&nbsp;» <strong>Wes Anderson</strong> dont on pourra voir le déroutant <em>Asteroid City</em> au casting aussi étoilé que la Voie Lactée. Le 16 à Istres, présenté par <strong>Adrien Dénouette</strong>, le teen movie brillera dans les eaux sombres avec l’excellent <em>Falcon Lake</em> de <strong>Charlotte Lebon</strong> ou s’achèvera dans un rite d’initiation étrange avec <em>Ham on Rye</em> de <strong>Tyler Taormina</strong>. Le 17, à Grans, après une conférence d’Adrien Dénouette, le crépusculaire <em>Killers of the Flower moon</em>, de <strong>Martin Scorsese</strong> qui souffle sur la plaie toujours ouverte de la colonisation américaine et de la spoliation des Amérindiens par les pionniers blancs. Le 18 novembre, à Fos-sur-Mer, après l’intervention de <strong>Guy Astic</strong>, les Monstres de <strong>David Cronenberg</strong> seront lâchés à l’écran avec <em>Chromosome 3</em> et <em>Scanners</em>. Enfin, le 19 novembre, on réfléchira à Port-Saint-Louis-du-Rhône à la déconstruction des mythes américains expliquée par <strong>Julie Assouly</strong> et étayée par les opus des géniaux <strong>Joël et Ethan Coen&nbsp;</strong>: <em>The Big Lebowski</em> et <em>Fargo.</em></p>



<p>ÉLISE PADOVANI<strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Panorama<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 19 novembre<br></mark>Divers lieux, Bouches-du-Rhône<br><a href="http://scenesetcines.fr">scenesetcines.fr</a></pre>
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		<title>Un festival de haut vol </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 16:56:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La création circassienne fonctionne toujours comme un écho du monde : au cœur de la piste, en bruit la rumeur. Cette année, le rapport à un environnement chahuté se traduit en premier lieu par la présence animale, fut-elle métaphorique à travers le mimétisme des nombreux équilibristes du Complexe de l’autruche, ou bien réelle. Gallinacées et [&#8230;]</p>
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<p>La création circassienne fonctionne toujours comme un écho du monde : au cœur de la piste, en bruit la rumeur. Cette année, le rapport à un environnement chahuté se traduit en premier lieu par la présence animale, fut-elle métaphorique à travers le mimétisme des nombreux équilibristes du<em> Complexe de l’autruche</em>, ou bien réelle. Gallinacées et palmipèdes de la <strong>Compagnie des Plumés </strong>reviennent avec leur univers loufoque et tous publics dans <em>Poil de la bête opus 3</em>, quelques années après avoir ravi le public du festival avec son <em>Poulomaton</em> et ses portraits tirés aux côtés de la volaille. Présence végétale ou organique aussi, avec <em>Pour hêtre</em> de la compagnie<strong> Iéro</strong> et ses poétiques acrobaties sur branches ; mais aussi avec <em>Une forêt dans la ville</em> de la compagnie italienne <strong>TPO</strong>, et sa danse immersive, proposant des interactions aux jeunes spectateurs plongés au sein d’une réalité virtuelle. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Arts du geste&nbsp;</mark></strong><br>L’une des singularités des <em>Élancées</em>, c’est aussi sa pluridisciplinarité. Ce sont bien les arts du geste au sens large que célèbre le festival, et la danse s’invite au milieu du cirque avec <em>Fauve</em> de <strong>Mathilde Duclaux</strong>, <em>Points de fuite</em> de la compagnie <strong>Précipité</strong>, ou encore <em>Légende</em>, de <strong>Michel</strong> <strong>Kelemenis</strong> et sa dystopie d’un monde sans animaux, «<em>un plaidoyer en faveur d’une présence au monde apaisée</em> » selon Anne Renault, directrice du festival. Citons aussi <em>Danse, ma planète, danse !</em> de <strong>Jean-Claude Gallotta</strong>, bâti autour d’un désir de transmission et d’injonctions à l’égard des aînés parfois irresponsables ! Avec <em>Out of the Blue</em> enfin, les acrobates <strong>Frédéri Vernier</strong> et <strong>Sébastien Davis-Van Gelder</strong> proposent quant à eux des expérimentations quasi inédites pour le milieu circassien : de gracieuses acrobaties en apnée au sein d’un immense aquarium, dans la lignée lointaine des <em>Tubes</em> de <strong>Jorg Muller</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rayonnement territorial&nbsp;</mark></strong><br>L’autre singularité des <em>Élancées</em>, c’est son rayonnement territorial, essaimant dans des lieux parfois méconnus, et variant les cadres de représentation – salles, chapiteaux, mais aussi espace public pour certains «&nbsp;Rendez-vous du dimanche&nbsp;». Cette année, de nouveaux lieux sont investis, à l’image du Pavillon Grignan à Istres, et de nouveaux partenariats permettent d’étoffer la programmation. En collaboration avec le Citron Jaune, centre national des arts de la rue de Port-Saint-Louis-du-Rhône, la compagnie <strong>Sacekripa</strong> investit ainsi le bord de l’étang de l’Olivier avec sa nouvelle création <em>Surcouf</em>. Un partenariat se noue aussi avec l’Usine, autour de l’accueil du rappeur <strong>Killason</strong> et son spectacle <em>Wolf Show</em>. Anne Renault se félicite de cette nouvelle collaboration, permettant de « <em>découvrir un jeune artiste choc de 23 ans, et de créer une ponctuation au sein d’une programmation très diverse. Sans oublier bien sûr le partenariat réitéré avec la Biennale Internationale des Arts du Cirque : nous sommes le festival dans le festival ! Nous conservons toutefois notre singularité et notre part d’autonomie par rapport à ce gros événement. Et l’an prochain, nous célébrons nos 25 ans&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Élancées</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 31 janvier au 11 février&nbsp;
</mark>Istres, Cornillon-Confoux, Miramas, Fos-sur-Mer…&nbsp;
<a href="http://scenesetcines.fr">scenesetcines.fr&nbsp;</a></pre>



<p></p>



<p style="font-size:20px"><strong>«&nbsp;Permettre l’accès au plus grand nombre&nbsp;»</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entretien avec Anne Renault, directrice des <em>Élancées</em></mark></p>



<p><strong>Zébuline. Quelle identité se dégage de cette 25</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> édition ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Anne Renault.</strong> Comme d’habitude, elle a été pensée au gré des propositions émanant des artistes, des spectacles que j’ai pu voir et des fidélités tissées au fil du temps. Sans présupposé au départ, il s’avère que les thématiques se détachent d&rsquo;elles-mêmes avec évidence, au fur et à mesure que la programmation se construit. Or, comme nous sommes perpétuellement en prise directe avec le monde, je me rends compte qu’elles sont en rapport avec les grandes questions sociétales qui nous traversent. Outre la part belle à la création, qui est habituelle dans <em>Les Élancées</em>, le festival intègre aussi cette année aussi beaucoup de femmes : la création féminine, notamment circassienne, arrive en force, à travers des artistes telles que Fanny Soriano ou Raphaëlle Boitel.&nbsp;</p>



<p><strong>Que nous dit la création circassienne du monde contemporain ?<br></strong>À propos des thématiques qui se détachent, nous pouvons évoquer le nécessaire déséquilibre du monde. De nombreuses propositions tournent autour de ce sujet, que ce soit à travers la prise de risque, la chute, ou encore les différentes manières de se relever… Je pense notamment à <em>L’absolu</em> de Boris Gibé, qui est aussi un véritable objet d&rsquo;art plastique ; mais aussi à <em>Brame</em> de Fanny Soriano, qui traite du déséquilibre de manière littérale autour des portés en hauteur, mais aussi de manière figurée autour du vertige amoureux… Je pense également à <em>Esquive</em> de Gaëtan Levêque, qui propose des figures acrobatiques dans les airs grâce au trampoline. Autre thématique : le rapport au monde, à l&rsquo;écologie et aux animaux. C’est le prisme d’aujourd’hui, qui s &lsquo;est imposé à nous ! Nous abordons aussi la question de l’illusion, avec le mentaliste Raoul Lambert : comment est-il encore possible aujourd’hui de se faire manipuler, à son insu ? Même si le sujet est traité par le prisme de l’amusement, ça dit des choses.&nbsp;</p>



<p><strong>Nous retrouvons aussi Kader Attou, accueilli en résidence longue à Scènes et Cinés.</strong><br>Le chorégraphe est en effet associé à Scènes et Cinés pour trois ans. Avec <em>Prélude</em>, il a créé une pièce tout terrain, qui sera jouée en extérieur à Grans. Nous poursuivons notre partenariat vers une nouvelle création en 2023, axée jeune public cette fois. D’autres créations sont prévues pour 2024, autour de la thématique méditerranéenne. Kader Attous&rsquo;implante de manière plus évidente en région Sud, entre Marseille et l&rsquo;étang de Berre. Il nourrit de fortes envies de développement, de formation et de transmission. Nul doute qu’il va compter dans le paysage local très rapidement.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelles modalités sont pensées pour accueillir au mieux le public ? </strong>&nbsp;</p>



<p>Ce temps festivalier nous permet de brasser un public vraiment différent. Il s’agit d’un temps ancré dans le paysage local. La diversité est là, la plupart des spectacles sont accessibles au tarif <em>Élancées</em> – soit cinq euros la place – pour permettre l’accès au plus grand nombre. Tout un volet d’actions pédagogiques se déroule en parallèle des spectacles : les artistes sont systématiquement présents dans les classes, afin que les enfants deviennent ambassadeurs et ramènent leurs parents aux spectacles ! Nous mettons aussi cette année en place une colonie pour des jeunes spectateurs, qui vont vivre l’expérience en étant accompagnés. L’après Covid est plutôt positif. La fréquentation des salles est bonne, les enseignants sont preneurs de nos propositions…&nbsp; J’espère que le festival pourra bénéficier de ce regain d’envie au cœur de l’hiver.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-festival-de-haut-vol/">Un festival de haut vol </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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