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	<title>Archives des sculpture - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des sculpture - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Villa Datris donne son corps à la culture </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 09:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Antony Gormley]]></category>
		<category><![CDATA[Elsa Sahal]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[L&#039;Isle-sur-la-Sorgue]]></category>
		<category><![CDATA[Nikki de Saint Phalle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Villa Datrice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’entrée, c’est une sirène monumentale de Nikki de Saint Phalle qui accueille le visiteur. Un choix certainement pas anodin, car l’œuvre de la sculptrice française est irradiée par la lutte pour les droits des femmes et contre l’injustice sociale. On le comprend vite, les corps que l’on verra dans cette exposition seront surtout politiques [&#8230;]</p>
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<p>Dès l’entrée, c’est une sirène monumentale de Nikki de Saint Phalle qui accueille le visiteur. Un choix certainement pas anodin, car l’œuvre de la sculptrice française est irradiée par la lutte pour les droits des femmes et contre l’injustice sociale. On le comprend vite, les corps que l’on verra dans cette exposition seront surtout politiques et s’intéresseront souvent à la place des femmes dans l’art et ses représentations. «&nbsp;<em>Faire corps, c’est évoquer les hommes et les femmes dans leur diversité, c’est mettre en avant des combats tel que le féminisme, faire avancer l’acceptation de la pluralité humaine ou militer pour l’écologie </em>», explique d’ailleurs <strong>Danièle Marcovici</strong>, fondatrice et présidente de la Fondation Villa Datris, inaugurée à L’Isle-sur-la-Sorgue en 2011. Avec cette nouvelle exposition (gratuite), elle réunit plus de 70 œuvres, réalisées par 65 artistes, reconnus comme émergents.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Plusieurs niveaux… de lecture </strong></mark></p>



<p>Tous les espaces de la Villa, intérieurs comme extérieurs, ont été mis à contribution, et se divisent en autant de thématiques. Au rez-de-chaussée, le parcours demande «&nbsp;<em>qui me regarde&nbsp;?&nbsp;</em>» et avec cette question de rentrer plein fer dans le sujet. Puisque le corps dans l’art est une affaire de regard, sa perception est conditionnée par «&nbsp;<em>les évolutions de nos mentalités&nbsp;</em>» explique l’un des nombreux cartels déployés tout au long de l’exposition. Outre les nombreuses œuvres de Nikki de Saint Phalle installées pour l’occasion – dont la sublime <em>I Had a Dream</em> et ses sculptures en polyester pétaradant de couleurs, et flottant sur les murs noircis d’une des salles – on s’arrêtera ici sur une pièce de <strong>Elsa Sahal</strong>, intitulée <em>Vénus au mur</em>, une imposante statue en cinq parties de céramique émaillée. Elle dessine un corps féminin, uniquement avec des images sexuelles&nbsp;: il devient tout entier vulves et seins et l’on y voit une ironique réflexion sur le <em>male gaze</em>, ce regard masculin qui sexualise le corps des femmes.&nbsp;</p>



<p>À l’étage, sont présentées des œuvres qui vont cette fois dépasser la représentation du corps. Car si le corps est anatomique, il est aussi mouvement, espace, silhouette, danse… Dans cette partie, plus conceptuelle mais tout aussi intéressante, on admire les pièces de l’Iranien <strong>Sepand Danesh</strong>, des sculptures réalisées à partir de cubes de bois peints, comme autant de pixels en 3D, et figurant des personnages en train de danser. Ou bien le <em>Subject</em> d’<strong>Antony Gormley</strong>, qui, après avoir numérisé son propre corps, vient le structurer avec des centaines (milliers&nbsp;?) de barres en acier de 10 cm soudées entre-elles – une technique, qui, effaçant les détails, livre un saisissant «&nbsp;autoportrait&nbsp;» universel. &nbsp;</p>



<p>La visite se poursuit dans plusieurs autres espaces de la Villa. Au dernier, étage, au sous-sol et dans les jardins. On y verra des corps déstructurés, habillés, coiffés, ou au repos, allongés et fatigués. L’ensemble du parcours se distingue par une scénographie habile et didactique&nbsp;: toutes les œuvres, toutes les salles, toutes les thématiques, sont accompagnés de cartels informatifs et permet à tous d’être des publics actifs du parcours&nbsp;– les enfants aussi. Salutaire. &nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Faire corps</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 3 novembre</mark><br>Villa Datris, L’Isle-sur-la-Sorgue</pre>
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		<title>La sculpture dans tous ses états </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 10:53:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cendrer ses sculptures]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Monnet]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[sculpture]]></category>
		<category><![CDATA[Victoire Barbot]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéochroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous ce titre énigmatique Cendrer ses sculptures, l’artiste trentenaire, qui vit et travaille entre Paris, Marseille et Mexico, expose des œuvres réalisées entre 2014 et 2024. Dans les deux premiers espaces de Vidéochroniques, ce sont des sculptures constituées d’objets et de matériaux de récup à prédominance métallique, qui ont des allures d’assemblages, de jeux d’équilibre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sous ce titre énigmatique <em>Cendrer ses sculptures</em>, l’artiste trentenaire, qui vit et travaille entre Paris, Marseille et Mexico, expose des œuvres réalisées entre 2014 et 2024. Dans les deux premiers espaces de Vidéochroniques, ce sont des sculptures constituées d’objets et de matériaux de récup à prédominance métallique, qui ont des allures d’assemblages, de jeux d’équilibre rêveurs, à la fois minimalistes et fantaisistes. Des bouts de cadres, étagères, supports, plaque découpée, barre, tige, grilles de rayonnages, associées à des rouleaux de revêtements décoratifs, bande de protection pour le cou, sac plastique, hublot, soucoupe en métal, tissu. Et même une branche d’arbre, servant de jambe de bois à une étagère esseulée. Trois ou quatre éléments associés, des sortes de calligraphies brèves et précaires, en trois dimensions.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Traduction des formes</mark></strong></p>



<p>Pas de cartels sur les murs, mais un livret de visite avec le plan de l’exposition, où l’on apprend que cette série de sculptures est regroupée par l’artiste sous le terme de «&nbsp;Misensemble&nbsp;». Le texte d’<strong>Edouard Monnet</strong>, directeur de Vidéochroniques, donne plus d’informations sur la démarche artistique de <strong>Victoire Barbot</strong> : ses recherches portent sur différents états possibles d’une même sculpture. Elle a mis en place un protocole de création, qui part de la collecte et de l’assemblage, qu’elle fait suivre du dessin de cet assemblage, puis de sa version démontée et rangée, puis de la boite de rangement, de la mise en plan de la boîte, et finalement d’une mise en ligne «&nbsp;<em>obtenue par l’addition des périmètres de chaque polygône figurant sur le plan</em>&nbsp;». Sept états différents pour une même sculpture, la mise en exposition de l’un des états excluant la mise en exposition des autres.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="928" data-id="123232" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123232" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/Videochroniques.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo de l’installation Misensemble © M.V</figcaption></figure>
</div></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Adaptations de portes</mark></strong></p>



<p>Changement d’échelle avec les œuvres monumentales présentées dans les trois autres salles de Vidéochroniques&nbsp;: deux œuvres murales, chacune dans une salle, l’une en plaques de métal dorées embossées (5m de haut, 3m de large), l’autre un bas-relief en brique de mousses gravées (6m de haut, 4m de large). La première, <em>Sans titre pour Paradis</em> fait référence à <em>La Porte du Paradis</em>&nbsp;de Lorenzo Ghiberti, face à la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence, l’une des œuvres magistrales de la Renaissance. La seconde, <em>Touchée, coulée</em>, en briques de mousse gravées, est une adaptation de <em>La Porte de l’Enfer</em> de Rodin, d&rsquo;où furent extraites pendant plus de 30 ans ses plus fameuses sculptures individuelles, dont le célèbre <em>Penseur</em>. Enfin l’installation, titrée <em>JEAN(S) 1-74</em>, est une sorte de jardin fragile, occupant tout l’espace, dans lequel on se déplace comme dans un magasin de porcelaine. Une démultiplication des mêmes matériaux, en l’occurrence&nbsp;: des tubes en cuivre, accueillant des épis de blé, dans les tiges desquels sont prises des cartes à jouer.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Cendrer ses sculptures – Victoire Barbot</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 mai</mark><br>Vidéochroniques, Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-sculpture-dans-tous-ses-etats/">La sculpture dans tous ses états </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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