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	<title>Archives des Sébastien Guèze - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Sébastien Guèze - Journal Zebuline</title>
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		<title>Rusalka</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 15:07:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le&#160;décor&#160;représentant l’intérieur d’une&#160;piscine&#160;en petits carreaux blancs, avec son plongeoir, son escalier et son échelle,&#160;dans&#160;laquelle&#160;les chanteurs&#160;évoluent, est&#160;impressionnant de réalisme.&#160;En&#160;fond de scène,&#160;sont projetées des vidéos&#160;sur grand écran. Elles sont&#160;un&#160;élément essentiel de la mise en scène&#160;de&#160;Jean-Philippe&#160;Clarac&#160;et d’Olivier&#160;Deloeuil, habitués&#160;avec leur&#160;Lab&#160;à mélanger les genres d’expression dans des productions pluridisciplinaires. Ellesdéroulent&#160;les ébats de petites championnes de natation synchronisée&#160;qui&#160;s’échauffent,&#160;babillent et se confient&#160;à [&#8230;]</p>
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<p>Le&nbsp;décor&nbsp;représentant l’intérieur d’une&nbsp;piscine&nbsp;en petits carreaux blancs, avec son plongeoir, son escalier et son échelle,&nbsp;dans&nbsp;laquelle&nbsp;les chanteurs&nbsp;évoluent, est&nbsp;impressionnant de réalisme.&nbsp;En&nbsp;fond de scène,&nbsp;sont projetées des vidéos&nbsp;sur grand écran. Elles sont&nbsp;un&nbsp;élément essentiel de la mise en scène&nbsp;de&nbsp;<strong>Jean-Philippe&nbsp;</strong><strong>Clarac</strong>&nbsp;et d’<strong>Olivier&nbsp;</strong><strong>Deloeuil</strong>, habitués&nbsp;avec leur&nbsp;Lab&nbsp;à mélanger les genres d’expression dans des productions pluridisciplinaires. Ellesdéroulent&nbsp;les ébats de petites championnes de natation synchronisée&nbsp;qui&nbsp;s’échauffent,&nbsp;babillent et se confient&nbsp;à la&nbsp;caméra.&nbsp;On&nbsp;leur demande de se maquiller -trop-, de sourire -tout le temps-, de se comporter comme des petites sirènes&nbsp;évanescentes&nbsp;-pourquoi&nbsp;toujours&nbsp;petite&nbsp;? s’interrogent-elles-,&nbsp;leurs corps&nbsp;de jeunes pubères,&nbsp;qui&nbsp;enchaînent&nbsp;des chorégraphies&nbsp;désuètes,sont livrés en pâture aux spectateurs&nbsp;sur scène et dans la salle.&nbsp;Transposer&nbsp;ainsi&nbsp;l’histoire de&nbsp;<em>L</em><em>a Petite sirène</em>&nbsp;dans le monde des petites nageuses était un pari osé,&nbsp;même si&nbsp;on perçoit&nbsp;immédiatement&nbsp;la résonnance avec le conte d’Andersen.&nbsp;Pari réussi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Retour aux sources</mark></strong></h3>



<p>C’est un retour aux sources pour cette œuvre dont la première représentation en France eut lieu à Marseille en 1982. Le livret écrit par le tchèque Jaroslav Kvapil met en scène Rusalka, créature des eaux -la somptueuse <strong>Cristina Pasaroiu</strong>-, qui avoue à son père Vodnik, l’esprit du lac, devenu un manager libidineux sous les traits de la basse <strong>Mischa Schelomianski</strong>, qu&rsquo;elle est amoureuse d&rsquo;un prince, humain -le ténor <strong>Sébastien Guèze</strong>-, en habit de James Bond. Elle décide de quitter son père et ses sœurs de bassin pour vivre son amour terrien. Pour cela, elledoit demander à la sorcière Jezibaba de l’aider à devenir une femme. Cette dernière exauce ses vœux. Rusalka peut rejoindre le monde des humains mais devra perdre sa voix, se taire. Exilée loin d’un monde aquatique de conte de fée, souligné par la harpe, un univers factice et artificiel certes mais protecteur, la jeune femme bascule dans l’univers violent, des chasseurs,des hommes avides de possession, prompts aux faux discours et à la trahison. Le prince, d’abord épris de cette beauté silencieuse, sauvage comme une biche blanche, la délaisse pour une princesse étrangère &#8211;<strong>Camille Schnoor</strong>. Dès lors, Rusalka tourne en rond comme un poisson rouge dans un bocal, ni sirène, ni femme, ni vivante, ni morte, rongée par son incapacité à hurler à haute voix sa colère ou sa tristesse. La soprane roumaine à la voix de velours Cristina Pasaroiu tient la scène de bout en bout, émouvante dans le <em>Chant à la lune</em> du premier acte, puis rebelle, puissante, fragile et désespérée. Elle s’avère une actrice exceptionnelle, brille et éclipse les solistes hommes dans cette partition qu’il est vrai ne leur rend pas hommage. Les chanteurs et petites danseuses évoluent sur scène ou dans les vidéos,dans une mise en abyme qui sert puissamment la dramaturgie du spectacle.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Rusalka</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11, 13 et 16 février</mark> à <strong>L’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr">Opéra de Marseille</a></strong></pre>



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		<title>Une masterclass d’exception</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 10:27:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des instants suspendus où l’on comprend que l’on est en train de vivre un moment extraordinaire. C’est exactement ce qui est arrivé au public marseillais lors de la masterclass du ténor Sébastien Guèze, au foyer Ernest Reyer. Soliste invité de l’Opéra sur la production Rusalka de Dvorák (11 au 16 février) et actuellement en répétition, [&#8230;]</p>
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<p>Il y a des instants suspendus où l’on comprend que l’on est en train de vivre un moment extraordinaire. C’est exactement ce qui est arrivé au public marseillais lors de la masterclass du ténor <strong><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=s%C3%A9bastien+gueze&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Sébastien Guèze</a></strong>, au foyer Ernest Reyer. Soliste invité de l’Opéra sur la production <em>Rusalka</em> de Dvorák (11 au 16 février) et actuellement en répétition, le ténor français, qui possède à son répertoire 50 rôles et 500 représentations, a accepté de donner deux heures de son temps pour auditionner, conseiller et aiguiller sur de nouvelles pistes vocales trois ténors, grands élèves du Conservatoire Pierre Barbizet. Premier à monter sur scène, Damien est dans ses petits souliers. On le comprend… Pas facile de se produire ainsi devant un public aussi sympathique soit-il. Immédiatement Sébastien Guèze le met à l’aise « <em>on n’est ni en concert, ni en audition mais entre nous. C’est le moment prendre des risques…</em> » </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Lâches-toi ! »</mark></strong></h3>



<p>Le jeune ténor interprète un extrait de Werther de Massenet<em>, l’invocation à la nature</em>. Sébastien Guèze s’enthousiasme. «&nbsp;<em>C’est un air très intéressant, un des seuls dans l’Opéra qui parle de la beauté de la nature. Il est en résonance avec le monde actuel&nbsp;</em>». Patiemment, le professionnel, reprend une à une chaque mesure «&nbsp;<em>c’est un morceau qui demande un grand calme, une sérénité intérieure</em>&nbsp;». Avec humour et gentillesse, il invite Damien à se détendre, à marcher, à baisser les épaules et le larynx, n’hésitant pas à le toucher pour bien faire ressentir dans le corps, le placement vocal requis. Le «&nbsp;avant-après&nbsp;» est sidérant. Le public est saisi par la transformation de la voix. C’est au tour de Pierre de se présenter devant l’auditoire avec l’air&nbsp;<em>Vainement ma bien aimée</em>&nbsp;du compositeur Édouard Lalo. Là encore, Sébastien Guèze rectifie, explique ce qu’il attend de l’interprétation, «&nbsp;<em>tu es trop poli, lâches-toi&nbsp;!</em>&nbsp;» et n’hésite pas à montrer l’exemple en se lançant dans de grandes envolées qui font résonner le foyer et vibrer les spectateurs enthousiastes. «&nbsp;<em>Ils ont déjà tout ce qu’il faut. Je leur donne juste mes petites astuces histoire de leur faire gagner du temps&nbsp;</em>»&nbsp;affirme Sébastien avec humilité.&nbsp;</p>



<p>La classe de maitre est à son apogée avec l’entrée du troisième élève Hassan. Il a choisi l’air&nbsp;<em>No puede ser,</em>&nbsp;immortalisé par Placido Domingo. La voix du chanteur est déjà exceptionnelle mais Sébastien veut plus&nbsp;: «&nbsp;<em>Tu te donnes à 30 %. On lit la bonté dans tes yeux mais le personnage que tu incarnes est un lion. On va tuer sa femme. Il faut me convaincre de ne pas le faire</em>&nbsp;». Hassan chante et Sébastien, vif et agile, lui prend les mains, le provoque comme un taureau dans l’arène, bien décidé à faire sortir le jeune homme de ses gongs et par la même occasion sa voix à son plus haut potentiel. Le résultat est époustouflant prouvant que la pédagogie, la transmission est aussi du grand art.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">La masterclass s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 janvier</mark> à l’Opéra de Marseille.</pre>



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		<title>Art lyrique et politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 13:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On oublie souvent que le grand opéra italien doit son succès à ses positionnements politiques populaires, aux révolutionnaires Guillaume Tell et Figaro de Rossini, au nationalisme républicain de Verdi, aux révoltes incessantes de Puccini face aux pouvoirs tyranniques, colonial, militaire ou policier.&#160; Chant d’amour et de liberté, Tosca est un brûlot qui représente, comme tous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On oublie souvent que le grand opéra italien doit son succès à ses positionnements politiques populaires, aux révolutionnaires Guillaume Tell et Figaro de Rossini, au nationalisme républicain de Verdi, aux révoltes incessantes de Puccini face aux pouvoirs tyranniques, colonial, militaire ou policier.&nbsp;</p>



<p>Chant d’amour et de liberté, <em>Tosca</em> est un brûlot qui représente, comme tous les opéras de Puccini, le désir féminin, le refus d’une sexualité contrainte, la joie sublime de l’amour partagé. À quelques heures de son exécution, le peintre républicain Cavaradossi allume les étoiles, glorifie la sensualité de Tosca, et proclame qu’il n’a jamais autant aimé la vie. À quelques centaines de mètres ,la pieuse Tosca exécute d’un coup de poignard assuré le tyran qui voulait la violer.</p>



<p>La musique de Puccini dans <em>Tosca,</em> plus encore que dans ses autres opéras, tisse un fil dramatique continu entre l’orchestre et les voix, qui se posent au-dessus de la masse instrumentale et des leitmotive&nbsp;: comme dans un opéra wagnérien, mais avec une grâce toute italienne, l’orchestre fait chanter les thèmes de chacun et annonce les changements de leurs états d’âme, au fil de la progression dramatique.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Exécution</mark></strong></p>



<p>L’intelligence de <strong>Jean-Claude Berutti</strong> est de mettre sa mise en scène au service de l’œuvre. Non pour disparaître, mais pour faire entendre la musique, et souligner, lorsqu’il le faut, le contexte historique et symbolique. L’enjeu de ce premier opéra du XX<sup>e</sup> siècle (créé le 14 janvier 1900 !), c’est le pouvoir dans la récente capitale italienne, qui se décide entre l’Église sant’Andrea, le Palais Farnese et le Château Saint Ange, c’est à dire entre la religion, le pouvoir et la prison. Sans autre décor que des projections d’images réelles, et mouvantes, de ces lieux, la mise en scène promène les personnages dans une église devenue un lieu d’art et d’amour, un palais où le tyran Scarpia pratique la torture et le viol, une prison qui entend le chant doux d’un berger, d’un amour puis, soudain la mort violente.</p>



<p>Dans des costumes et des éléments de décor simples, les solistes, le chœur et la maîtrise de l’opéra peuvent faire face aux exploits vocaux que la partition exige. Le <em>Te deum</em> qui couronne le premier acte et la cantate du deuxième tissent des superpositions complexes, et les duos, acrobatiques, n’offrent que peu de repos aux trois solistes principaux entre leurs morceaux de bravoure.&nbsp;</p>



<p>L’horrible Scarpia, abuseur sans scrupule qui jouit de son pouvoir, est interprété avec une froide barbarie par <strong>André Heyboer</strong>, aux basses profondes et aux aigus faciles, dans une tessiture égale et puissante. Si <strong>Sébastien Guèze </strong>(Cavaradossi) est un peu inégal dans le <em>recondita armoni</em>a qui ouvre comme un terrible mur d’escalade le premier acte, il est ensuite passionné dans ses duos, et sublime dans sa prison et le célèbre <em>E Lucevan le stelle</em>. Quant au rôle-titre, qui ne quitte presque jamais la scène au long des deux heures trente d’un opéra harassant, il est tenu par <strong>Barbara Haveman</strong>, dont la voix sûre sait incarner les élans tendres, les frayeurs jalouses, le baiser de mort, le rêve bucolique, l’horreur. Son <em>Vissi d’arti</em>, très attendu, a fait vibrer le public d’émotion. &nbsp;</p>



<p>L’<strong>Orchestre national Avignon Provence</strong>, dirigé par <strong>Federico Santi</strong>, sait accompagner leurs élans&nbsp; et impulser les siens dans les nombreux moments où l’orchestre prend la voix. Une production ambitieuse, dont on regrette une fois de plus qu’elle ne tourne pas sur les autres plateaux régionaux, et nationaux, qui pourraient la recevoir dans une économie raisonnée.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Tosca</em> a été créé à l’Opéra d’Avignon les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5, 7 et 9 avril</mark></pre>
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