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	<title>Archives des Serbie - Journal Zebuline</title>
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		<title>Promenade cinématographique au « FIDMarseille » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:21:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En compétition française&#160;: Ne me guéris jamais En gros plan, le visage d’un homme, pensif et une voix, off qui pose des questions, sans réponses immédiates. C’est le visage de Ouahib, un des protagonistes du film de David Yon, Ne me guéris jamais,au titre inspiré par une phrase de Serge Daney et un rêve. Un [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition française&nbsp;: <em>Ne me guéris jamais</em></mark></strong></p>



<p>En gros plan, le visage d’un homme, pensif et une voix, off qui pose des questions, sans réponses immédiates. C’est le visage de Ouahib, un des protagonistes du film de <strong>David Yon</strong>, <strong><em>Ne me guéris jamais</em></strong><em>,</em>au titre inspiré par une phrase de Serge Daney et un rêve. Un film de rencontres, dans la vie, comme sur l’écran. On y voit aussi Rosalie, une chanteuse lyrique qui chante du Verlaine et Pierre, non voyant depuis l’enfance. C’est ce trio que nous rencontrons, nous les spectateurs, dans une ville qui se transforme, Marseille. Trois portraits très émouvants dans un superbe noir et blanc, émaillé des images en couleurs que filme Ouabib, depuis plusieurs années, avec sa caméra mini-DV, depuis son balcon&nbsp;: les transformations du paysage, véritable mémoire du quartier. Images que Pierre a perdues et qu’il perçoit autrement aujourd’hui, mentalement et qu’il évoque dans de très beaux textes.&nbsp;«&nbsp;Je voulais que ce film donne de la force&nbsp;!&nbsp;», a conclu<strong> David Yon</strong>, présent à la projection, accompagné de Pierre. C’est chose faite&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/nemegueris-1-1.png?resize=390%2C335&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119835" width="390" height="335"/></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition française&nbsp;: <em>L’Île</em></mark></strong></p>



<p>Soit sept jeunes réunis par <strong>Damien Manivel</strong> pour tourner un long métrage sur la côte bretonne. Une histoire à la trame minimale&nbsp;: Rosa, 18 ans, va partir à Montréal poursuivre ses études. C’est la fin de l’été et ses amis ont décidé de passer leur dernière nuit ensemble sur une plage, au pied du grand rocher, «&nbsp;l’île&nbsp;», leur royaume.&nbsp; Commencent alors les répétitions, la construction des personnages avec le cinéaste. Les jeunes acteurs vont devenir Rosa, son frère Youn et ses amis, Olga, Danoh, Céleste, Ninon et Jules. Quand il apprend que le tournage est annulé, pour des raisons financières, <strong>Damien Manivel</strong> est très déçu. Quelques mois plus tard, à la demande de son producteur, il s’empare des rushes et décide d’en faire un film. Et c’est une très bonne idée&nbsp;! À la place d’une fiction linéaire, on a un film en train de se faire. Scènes tournées alternent avec répétitions&nbsp;en studio&nbsp;; les gestes et mouvements sont de plus en plus maitrisés, presque chorégraphiés&nbsp;; les mots et les regards plus affirmés, plus intenses. Pour les spectateurs, le temps semble toujours recommencer et nous revivons cette soirée qui marque pour les personnages la fin de l’adolescence et pour les comédiens la fin d’un tournage, la fin d’une première fois. Pour le cinéaste, peut-être l’impression que tout est toujours possible&nbsp;?</p>



<p><em><strong>L’Ile </strong></em><strong>vient de recevoir la mention spéciale du Jury de la compétition française et le Prix d’aide à la distribution en partenariat avec le GNCR.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=512%2C288&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119842" width="512" height="288" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1536%2C864&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition premier film&nbsp;: <em>Aurora’s dream</em></mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Chers amis, j’aimerais que vous preniez part à mon film</em>&nbsp;» propose la jeune réalisatrice serbe <strong>Dragana Jovanovic</strong> à ses ami·e·s. On est à Berlin le 5 avril 2020, en pleine pandémie de Covid. C’est par Skype qu’elle va mettre en scène les rêves de chacun, structurés en six chapitres, après un prologue qui nous murmure le conte de <em>La Belle au bois dormant. </em>Tableaux, thèmes et archétypes organisent les expériences oniriques des protagonistes, et construisent un inconscient collectif. Belles endormies dans leur intérieur toujours en harmonie, hommes de noir vêtus, la mort souvent présente, le sexe, l’amour, des chats, des serpents, motifs récurrents des rêves d’une génération, celle de la réalisatrice. Scènes de danses et pages d’un cahier où s’inscrivent ses souvenirs scandent ce film, <em>Aurora’s dream,</em> présenté en compétition premier film.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=512%2C286&#038;ssl=1" alt=" Las cosas indefenidas" class="wp-image-119837" width="512" height="286" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1024%2C572&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=768%2C429&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1536%2C859&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=2048%2C1145&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=696%2C389&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1068%2C597&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1920%2C1073&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=751%2C420&amp;ssl=1 751w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition internationale&nbsp;: <em>Las cosas indefenidas</em></mark></strong></p>



<p>Que deviennent les images analogiques ou numériques&nbsp;? Que nous disent-elles du monde qui nous entoure&nbsp;? Quels liens entretiennent-elles avec la vie, avec la mort&nbsp;? C’est à travers les personnages d’Eva et de son collaborateur, Rami que la cinéaste argentine, <strong>Maria Aparicio</strong>,aborde ces questions. Eva a perdu un ami très cher et a récupéré son disque dur&nbsp;: un court métrage inachevé, des fichiers personnels, des images rugueuses en super 8, des rushes dont des entretiens avec des personnes aveugles. Comment retravailler tout cela&nbsp;? Se posent de vraies questions de cinéma et de montage. Une voix off suffit-elle&nbsp;? Faut-il incarner les personnages. Ce n’est pas simple de faire certains choix et les nombreuses discussions entre Eva et Rami permettent à Eva de sortir du découragement qui l’accable parfois. La séquence où, cadrée près de la fenêtre,Eva s’adresse à son ami mort est très émouvante. Le bouquet, de fleurs, premier plan du film,hommage au disparu devient à la fin un bouquet d’espoir &nbsp;«&nbsp;fleurs poussant vers la lumière&nbsp;». Le deuxième long métrage de <strong>Maria Aparicio,</strong><em>Las cosas indefenidas</em>, est un film qui ne peut que réjouir tous ceux qui aiment le cinéma.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=512%2C342&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119840" width="512" height="342" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Section autres joyaux, <em>Man in black</em></mark></strong></p>



<p>Le Théâtre des Bouffes du Nord. Un vieil homme, nu, arpente les couloirs, esquissant une chorégraphie, gestes de souffrance. Cet homme de 86 ans c’est <strong>Wang Xilin</strong>, grand compositeur chinois, exilé en Allemagne, dont le cinéaste <strong>Wang Bing</strong> fait le portrait, le mettant à nu, nous révélant par le corps qui en porte les traces ce qu’il a subi&nbsp;: les intimidations, la prison, la torture, la folie et la mort qui frappent ses proches, au moment de&nbsp; la Révolution culturelle. Un corps que la directrice de la photo, <strong>Caroline Champetier</strong> filme comme un paysage qu’elle découvre peu à peu, lui tournant autour, comme une caresse. Un portrait en trois dimensions quand Wang Xilin se met à parler, entre larmes et colère, sa voix s’entremêlant avec des extraits de ses symphonies qui parfois la recouvrent. «&nbsp;<em>Je voulais faire entendre les œuvres de cet artiste et l’Histoire de ces décennies que peu ont réussi à raconter.</em>&nbsp;» Un lent panoramique parcourant les sièges vides des balcons se clôt sur le visage de Wang Xilin qui nous regarde et qu’on n’oubliera pas. Une fois de plus, <strong>Wang Bing</strong> nous offre avec ce <em>Man in black,</em> un magnifique film.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La 34<sup>e</sup> édition du <em>FIDMarseille</em> s’est tenue du 4 au 9 juillet 2023.</strong></mark></p>



<p>fidmarseille.org</p>
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