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	<title>Archives des Shakespeare - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Shakespeare - Journal Zebuline</title>
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		<title>Radeau de fortune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 15:01:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ultime création de François Tanguy, metteur en scène emblématique du Théâtre du Radeau, disparu en 2022, Par autan s’appuie sur des textes de Kleist, Shakespeare, Tchekhov, Dostoïevski, Kafka, Kierkegaard et Walser. Prolongement de la pièce Item, présentée un peu plus tôt lors de cette 79e édition du Festival d’Avignon, Par autan se donne à voir sous la forme d’une baraque de fortune. [&#8230;]</p>
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<p>Ultime création de <strong>François Tanguy,</strong> metteur en scène emblématique du <a href="https://leradeau.fr/">Théâtre du Radeau</a>, disparu en 2022, <em>Par autan </em>s’appuie sur des textes de Kleist, Shakespeare, Tchekhov, Dostoïevski, Kafka, Kierkegaard et Walser. Prolongement de la pièce <em>Item</em>, présentée un peu plus tôt lors de cette 79e édition du <a href="https://festival-avignon.com/">Festival d’Avignon</a>, <em>Par autan</em> se donne à voir sous la forme d’une baraque de fortune. Du sol au plafond, l’espace scénique est entièrement habillé de bois. Châssis anciens, plancher usé, meubles fatigués, planches dispersées çà et là : tout participe à construire ce radeau symbolique. Deux de ces planches forment une rampe reliant le bastingage à la terre ferme — métaphore d’un passage initiatique, d’une traversée aux côtés de la compagnie.</p>



<p>Ces rideaux de coton clair qui encadrent de part et d’autre le plateau rappellent les voiles gonflées par le vent.&nbsp;Mais la&nbsp;brise légère se transforme très rapidement en bourrasques, en vent d’autanfaisant dangereusement chanceler&nbsp;les&nbsp;comédiens, tels les marins s’agitant sur un pont fatigué aux prises avec les tourments d’une mer agitée.&nbsp;Il s’agit de&nbsp;lutter contre les forces contraires, invisibles, celles qui nous traversent, qui nous bouleversent, qui nous renversent. La forme rhapsodique du récit ébranle tout autant l’auditoire&nbsp;: on vogue difficilement sur cet assemblage verbal dont seul le capitaine &nbsp;maîtrise la grammaire.&nbsp;</p>



<p>Cette croisière&nbsp;interdisciplinaire&nbsp;d’une heure trente ne pouvait faire l’impasse&nbsp;musicale: Bach, Wagner, Bartok, au piano ou en stéréo, la balade&nbsp;est&nbsp;ainsi ponctuée&nbsp;de&nbsp;flots mélodiques&nbsp;qui&nbsp;révèlent la beauté des textes qu’elle exalte. Un tableau du célèbre peintre Paul Klee se dévoile à nos yeux, «&nbsp;<em>l’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible</em>&nbsp;» célèbre citation du poète de l’abstraction.&nbsp;Il s’agit de&nbsp;transcender&nbsp;le réel&nbsp;par&nbsp;nos perceptions subjectives, pour mieux en dévoiler ses mystères. Ce radeau est &nbsp;un manifeste, une déclaration d’amour éternel à&nbsp;l’art qui sauve,&nbsp;à&nbsp;l’art qui lutte.&nbsp;</p>



<p>MICHELE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse">Par autan s’est joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 12 au 14 juillet</mark> au Gymnase du Lycée Mistral </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Hamlet </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 08:24:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Moati]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Vol Plané]]></category>
		<category><![CDATA[L’Étincelle]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Laneyrie]]></category>
		<category><![CDATA[Shakespeare]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’intrigue de Hamlet de Shakespeare, on retient souvent, avant tout autre chose, l’histoire d’une vengeance, d’une forme de justice que le prince du Danemark promet à son défunt père de rendre. Mais pour les metteurs en scène Alexis Moati et Pierre Laneyrie de la Compagnie Vol Plané, cette grande pièce est aussi une occasion d’aborder des thèmes comme la transmission et les [&#8230;]</p>
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<p>De l’intrigue de <em>Hamlet </em>de Shakespeare, on retient souvent, avant tout autre chose, l’histoire d’une vengeance, d’une forme de justice que le prince du Danemark promet à son défunt père de rendre. Mais pour les metteurs en scène Alexis Moati et Pierre Laneyrie de la <a href="https://www.vol-plane.com">Compagnie Vol Plané</a>, cette grande pièce est aussi une occasion d’aborder des thèmes comme la transmission et les tourments de la jeunesse.</p>



<p>Leur version se joue dans un décor dépouillé, sans costumes ni fastes techniques, mais entendmettre en lumière les comédien·nes. Iels coupent parfois le texte, le commentent, s’adressent au public ou au contraire incarnent pleinement les personnages. Une manière sobre d’explorer l’intimité et l’humanité du héros vengeur. </p>



<p><em>CHLOÉ MACAIRE</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mai </mark><br><strong>L’Étincelle</strong>, Venelles</pre>



<p></p>
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		<title>Le Songe éveillé de Gwenaël Morin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 08:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La comédie estcomplexe. Écrite en 1595 mais située dans l’Athènes antique, elle entremêle plusieurs histoires et oppose le jour à la nuit. Une troupe de comédiens amateur, formée d’artisans, prépare une pièce de théâtre, tandis qu’un couple d’amoureux, les nobles Hermia et Lysandre, fuit la ville pour échapper au mariage avec deux autres jeunes nobles…&#160; [&#8230;]</p>
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<p>La comédie estcomplexe. Écrite en 1595 mais située dans l’Athènes antique, elle entremêle plusieurs histoires et oppose le jour à la nuit. Une troupe de comédiens amateur, formée d’artisans, prépare une pièce de théâtre, tandis qu’un couple d’amoureux, les nobles Hermia et Lysandre, fuit la ville pour échapper au mariage avec deux autres jeunes nobles…&nbsp; et que s’affrontent le roi des elfes et la reine des fées, et que le roi et la reine d’Athènes observent le tout. Tous vont se retrouver dans une mystérieuse forêt le temps d’une nuit et d’un songe.</p>



<p>Gwenaël Morin fait jouer le texte dans son intégralité, et sur un rythme soutenu. Et pour ne rien simplifier à l’enchevêtrement, chaque comédien joue plusieurs rôles. Ils sont six. Les historiques du Théâtre permanent d’Aubervilliers fondé il y a 20 ans par le metteur en scène -Virginie Colemyn, Julian Eggerickx, Barbara Jung et Grégoire Monsaingeon- ainsi que deux acteurs amateurs, Jules Guttier et Nicolas Prosper. Tous interprètent quatre ou cinq personnages.</p>



<p>Pour être distingués dans les différentes intrigues qui se jouent en parallèle, ils changent de costumes, sur scène. Leurs tenues symboliques -une branche de lierre, une toge athénienne, de simples habits de ville, ou juste leurs sous-vêtements noirs- sont souvent le seul indice qui indique au spectateur le changement. Qui se surajoute au changement d’amoureux, puisqu’il est question en cette nuit de songe de philtre d’amour, et d’aveuglement.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’amour est théâtre</mark></strong></p>



<p>La pièce se joue dans le jardin de la rue de Mons de la Maison Jean Vilar, une belle parenthèse sauvage au milieu de la ville. La scène, à même la terre battue et sans délimitation, permet aux comédiens de se cacher dans la végétation, de courir autour des gradins, d’occuper l’espace. Un espace épuré, avec juste deux grandes lampes, quelques chaises en plastique et deux tableaux.</p>



<p>Pas de féérie dans cette mise en scène, mais une réflexion sur les jeux de l’amour, et leur représentation. Baroque, le Songe de Shakespeare présente l’amour comme changeant et passager. Celui de Gwenael Morin propose une mise en jeu de l’amour au théâtre. Les sentiments exaltés, celui de quatre jeunes gens, mais aussi le désir grotesque mais très charnel, de la reine des fées pour un âne, ou l’amour de Pyrame et Thisbée joué par les artisans travestis. Comique de répétition, petite danse au milieu d’une tirade, et bien sûr quiproquos alimentent la quadrangulaire amoureuse. La représentation finale grotesque de la pièce dans la pièce par les comédiens athéniens conclut le spectacle sur un fou-rire collectif du public.</p>



<p><em>Le Songe</em> est la première des quatre pièces, une par été, que va présenter Gwenaël Morin. <em>Démonter les remparts pout finir le pont</em>, c’est le nom provocateur qu’il a donné à cet engagement qui a vocation à construire un répertoire de «&nbsp;grands classiques&nbsp;» choisis en fonction de la langue mise à l’honneur par le Festival.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Songe </em>a été diffusé sur France 3 Provence-Alpes-Côte-d’Azur le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 juillet</mark>, et sera joué  à Martigues le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre 2023</mark>.</pre>
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		<title>À Marseille, l’opéra retrouve sa tragédie écossaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 17:03:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Bélier-Garcia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frédéric Bélier-Garcia n’en a décidément pas fini avec Macbeth. Après avoir monté l’opéra de Verdi pour les Opéras de Marseille et d’Avignon en 2016 et 2017, l’ex-directeur du Quai CDN Angers était revenu à Shakespeare en 2018, non sans imprégner le grand classique de sa lecture verdienne. Celle qui veut, selon le metteur en scène, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Frédéric Bélier-Garcia </strong>n’en a décidément pas fini avec <strong><em>Macbeth</em></strong>. Après avoir monté l’opéra de Verdi pour les Opéras de Marseille et d’Avignon en 2016 et 2017, l’ex-directeur du Quai CDN Angers était revenu à Shakespeare en 2018, non sans imprégner le grand classique de sa lecture verdienne. Celle qui veut, selon le metteur en scène, que le monarque en finisse par «&nbsp;<em>se tromper sur son désir et devenir le jouet de son destin&nbsp;</em>». Qu’il cède à l’appel d’une Lady Macbeth avide de pouvoir, aussi déterminée que séductrice, davantage qu’à sa propre ambition. À rebours des rires démoniaques des sorcières, gratifiées de belles vocalises, les femmes se font puissantes chez Verdi. Les voix féminines y prennent une importance démesurée, qui nécessite un recours à des interprètes chevronnées. <strong>Anastasia Bartoli</strong>, qui a déjà incarné Lady Macbeth sous la direction de Riccardo Muti, devrait remplir les exigences pourtant nombreuses du rôle. <strong>Laurence Janot </strong>s’acquitte de celui de sa suivante, souvent sollicitée par la partition. Face à elle, les hommes ne devraient cependant pas peiner à exister. <strong>Dalibor Jenis </strong>interprétait déjà le rôle-titre en mai dernier à l’Opéra de Nice&nbsp;; il s’est illustré dans les rôles de Iago ou encore de Rigoletto, qu’il endosse de nouveau au printemps prochain à l’Opéra de Lyon. Les rôles secondaires ne seront pas en reste, puisqu’on y retrouve des habitués de la maison, qui ont déjà amplement faire leurs preuves&nbsp;: <strong>Jérémy Duffau</strong> dans le rôle de Macduff ainsi que la belle voix basse de <strong>Nicolas Courjal</strong>. L’orchestre, rompu à l’exercice, est dirigé cette fois-ci par <strong>Paolo Arrivabeni</strong>&nbsp;: l’ex-directeur musical de l’Opéra royal de Wallonie avait notamment gratifié l’Opéra de Marseille d’une sublime interprétation de <em>Simon Boccanegra </em>en 2018. Il saura sans nul doute insuffler à la phalange phocéenne ce qu’il faut d’énergie et de noirceur.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Macbeth</em></strong>
Opéra de Marseille
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 1<sup>er</sup> au 9 octobre
</mark>04 91 55 14 99 
<a href="http://opera.marseille.fr">opera.marseille.fr&nbsp;</a></pre>
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		<title>Luxuriances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 14:45:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Édouard Herriot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des moments attendus dans les festivals, le retour d’un invité récurrent aussi bien que la perspective d’une pièce nouvelle. Indubitablement, la venue de Nikolaï Lugansky fait partie des sommets dont la perspective enthousiasme l’habitué comme le néophyte (qui n’en peut plus d’entendre vanter par d’autres les qualités exceptionnelles des artistes à l’affiche). Nikolaï [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est des moments attendus dans les festivals, le retour d’un invité récurrent aussi bien que la perspective d’une pièce nouvelle. Indubitablement, la venue de <strong>Nikolaï Lugansky</strong> fait partie des sommets dont la perspective enthousiasme l’habitué comme le néophyte (qui n’en peut plus d’entendre vanter par d’autres les qualités exceptionnelles des artistes à l’affiche).<a> </a>Nikolaï Luganski revenait au <strong><em>Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron</em></strong> avec un nouveau programme, correspondant à la parution de son dernier CD, deuxième volume consacré aux sonates de Beethoven. La présentation de cet opus, écrite par le musicologue Jean-Paul Montagnier, cite Édouard Herriot qui, dans sa <em>Vie de Beethoven</em>, expliquait «&nbsp;<em>chez Beethoven, tout vient de l’intérieur. Le modèle pour lui n’est pas la règle d’école, (….) mais la loi de la vie</em>&nbsp;».</p>



<p>La <em>Sonate n° 17 en ré mineur opus 31 n°2 «&nbsp;La Tempête&nbsp;»</em> ouvrait le concert par ses sortilèges&nbsp;: d’abord se nouent les énigmes entre notes ostinato, mesures étirées, comme une méditation qui hésite au seuil de la pensée, puis le contraste entre aigus éthérés et voix graves instaure le jeu des tensions entre rêverie et mouvements exacerbés d’une âme avant de revenir à la magie initiale. Arpèges, motifs réitérés, accords plaqués, furieux triolets… les oppositions laissent naître le lyrisme d’une mélodie, bouleversent par leur intensité. Beethoven invitait à relire <em>La Tempête</em> de Shakespeare pour expliquer son œuvre qui semble suivre le cheminement d’une pensée rêveuse. Qualifiée de «&nbsp;<em>torrent de feu&nbsp;dans un lit de granit </em>» par Romain Rolland, la <em>Sonate n° 23 en fa mineur opus 57</em>, «&nbsp;<em>Appassionata&nbsp;»</em> est sans doute l’une des sonates les plus célèbres de Beethoven, l’une des plus difficiles techniquement aussi (pour la petite histoire, ce n’est pas son auteur qui la nomma ainsi mais un éditeur lors de la publication d’un arrangement pour piano à quatre mains).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115334" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=2048%2C1367&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1920%2C1282&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Nikolai%CC%88-Lugansky-5-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Nikolaï Lugansky © Pierre Morales</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Touche-à-tout</mark></strong></p>



<p>L’interprète sait encore nous surprendre pourtant par une variation subtile des tempi, une appréhension quasi méditative de la pièce avant ses emportements exacerbés. L’orgiaque foison de notes, toutes claires, au sein de cette profusion, et c’est bien là que Lugansky exerce l’excellence de son art, nous faisant entendre toutes les nuances. La précision du jeu, loin d’être formelle, sert l’expression, accents passionnés des <em>Mélodies oubliées</em> de Medtner (opus 38, n° 6, 7 et 8) aux tumultes brillamment colorés, narration alerte et spirituelle des <em>Études-Tableaux</em> de Rachmaninov. Simplicité «&nbsp;évidente&nbsp;» de la <em>n°5 (opus 33) en sol mineur</em> (<em>Moderato</em>), dont l’équilibre est bousculé par une cadence virtuose fortissimo. Ambiguïté dramatique de la <em>n° 6 (opus 33) en ut dièse mineur (Grave)</em>, aux envols vertigineux qui se concluent par de lourds accords. On voit le cortège funèbre qui accompagna Scriabine, la pluie, les chants, les cloches d’une église apparaissent sous les doigts du conteur dans la <em>n°7 (opus 39)</em> <em>en ut mineur</em> (<em>Lento Lugubre</em>). Une étude lyrique (n<em>°8 en ré mineur opus 39</em>) permet de reprendre souffle, balayant par le lyrisme de sa ligne mélodique les angoisses précédentes avant la marche triomphante de la <em>n° 9 opus 39</em> (<em>Allegro moderato, Tempo di marcia</em>) dont la tonalité en ré majeur réconcilie avec la vie.<br>Généreux, le pianiste offrait à un public comblé trois pièces de Rachmaninov, <em>Douze romances op. 21 n°5, Les lilas</em>, <em>Oriental Sketch</em> et le <em>Prélude op. 23 n°7</em>. Magistralement magique&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Nikolaï Lugansky</strong> était au parc de Florans le 27 juillet, dans le cadre du <em>Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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		<title>Shakespeare inspire ici, expire là</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p style="max-width:600px">À Avignon, le fantôme de William Shakespeare hante les murs depuis l’origine du festival. On ne compte plus les adaptations, relectures et appropriations de l’écrivain anglais tant elles sont constitutives de l’histoire de la manifestation. Cette année, deux pièces majeures du répertoire ont fait l’objet de mises en scène et le moins que l’on puisse dire est qu’elles reposent sur des conceptions antagonistes de l’œuvre shakespearienne. Pourtant <em>La Tempête</em> comme <em>Richard II</em> ont en toile de fond la question du pouvoir, de sa légitimité, de sa manipulation voire de ses dérives, intrinsèque au théâtre du maître élisabéthain. Mais quand, dans la première, l’intervention de la magie et la prédominance de la nature viennent corriger les travers revanchards et faiblesses individualistes d’un gouvernement humain en faisant triompher la sagesse, c’est le réalisme politique le plus cruel, fait d’ambitions personnelles, d’hypocrisie débridée et de traitrises éhontées , qui l’emporte dans la seconde, aux dépens de toute considération éthique. Entre <strong>Alessandro Serra</strong> et <strong>Christophe Rauck</strong>, ce sont surtout les choix de mises en scène qui contrastent, malgré une obscurité et commune, et agissent avec plus ou moins de réussite sur la dimension contemporaine de l’auteur phare du grand siècle britannique.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Fausse sobriété</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Si le Sarde privilégie le dépouillement scénique et le resserrement textuel comme autant de preuves matérielles de son absorption de l’œuvre, des costumes jusqu’à la traduction italienne, il reste dans un entre-deux d’inventivité ou la fausse sobriété se conjugue à un arrière-goût burlesque suranné. Jusqu’à nous faire nous interroger sur l’attribution à <strong>Jared McNeill</strong>, seul acteur noir (épatant) de la troupe, le rôle de Caliban, personnage monstrueux esclavagisé. Outre quelques scènes visuellement éblouissantes – notamment grâce à l’éclairage en puit de lumière ou à l’immense voile noir déployé sur le plateau &#8211; qui assurent un sincère plaisir esthétique, cette <em>Tempesta</em> aux accents commedia dell’arte perd en portée politique et manque de modernité. Regrettable quand la plume d’un géant de la dramaturgie classique s’y prête autant.<br>Si <em>Richard II</em>, éclipsée par <em>Richard III</em> et <em>Henri VI</em>, est l’une des pièces les moins jouées du grand Will, celle-ci a toujours eu, et dès la première édition en 1947, les faveurs du <em>Festival d’Avignon</em>. Après Jean Vilar à la mise en scène et dans le rôle-titre, Ariane Mnouchkine ou encore Jean-Baptiste Sastre, c’est au tour de Christophe Rauck de redonner vie à ce roi à part dans l’histoire de la couronne d’Angleterre. Accédant au désir de l’acteur <strong>Micha Lescot</strong> d’incarner le monarque (1377-1399) totalement déconnecté des exigences de sa fonction.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115211" width="696" height="464" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>RICHARD II 
texte William Shakespeare, mise en scene Christophe Rauck, traduction Jean-Michel Deprats, avec Louis Albertosi, Thierry Bosc, Eric Challier, Murielle Colvez, Cecile Garcia Fogel, Guillaume Leveque, Pierre-Thomas Jourdan, Micha Lescot, Emmanuel Noblet, Pierre-Henri Puente, Adrien Rouyard dramaturgie Lucas Samain , musique Sylvain Jacques scenographie Alain Lagarde , lumiere Olivier Oudiou video Pierre Martin , costumes Coralie Sanvoisin masques Atelier 69 , maquillages et coiffures Cecile Kretschmar</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Machination envoûtante</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Il ne peut y avoir de longues discussions sur le constat que la pièce est sublimée par l’acteur longiligne, vêtu de blanc dans un environnement où le noir domine, et dont la gestuelle autant que la voix troublent jusqu’à la notion de genre. La maîtrise et la complexité de son jeu est loin en revanche d’en être l’unique réussite. Car l’actuel directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, assisté du scénographe <strong>Alain Lagarde</strong>, place au centre d’un ingénieux dispositif de gradins amovibles, une machination envoûtante. Qu’il représente la Chambre des Communes ou les coulisses du pouvoir, le décor aussi sombre soit-il devient ici une tribune au grand jour des intrigants. Habité par une désinvolte négligence des enjeux qui évolue en démence capricieuse, Richard ne semble à aucun moment concerné par la nasse politique dont il est la proie. Un comportement qui va paradoxalement conférer à l’entreprise hostile d’usurpation du trône menée par son rival et cousin, Bolingbroke, futur Henri IV, une certaine légitimité. Dans une scène d’abdication aux ressorts quasi-comiques, le roi se fait bouffon dans un dernier soubresaut d’orgueil avant son assassinat comme ultime félonie. Magistral.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>La Tempesta</em> a été jouée les 17, 18, 19, 20, 22 et 23 juillet à l’Opéra du Grand Avignon.<br><em>Richard II</em> a été créé le 20 juillet et présenté jusqu’au 26 au Gymnase du lycée Aubanel, à Avignon.</p>
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