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	<title>Archives des société - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des société - Journal Zebuline</title>
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		<title>Quelles valeurs actuelles ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:13:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Une du journal d’extrême droite a inondé les réseaux de presse, soutenue par la filière de diffusion dominée par les Relay aux mains de Bolloré. Cette Une propose aux acheteurs, mais impose aux regards de tous·tes, une contre-vérité historique, raciste, qui ne devrait pas avoir place dans l’espace public.&#160; Ce colonialisme décomplexé nie une [&#8230;]</p>
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<p>La Une du journal d’extrême droite a inondé les réseaux de presse, soutenue par la filière de diffusion dominée par les Relay aux mains de Bolloré. Cette Une propose aux acheteurs, mais impose aux regards de tous·tes, une contre-vérité historique, raciste, qui ne devrait pas avoir place dans l’espace public.&nbsp;</p>



<p>Ce colonialisme décomplexé nie une Histoire documentée, commençant par une conquête meurtrière, suivie d’une occupation violente, de tortures établies, de répression sanglante des immigrés en France et d’une guerre de libération meurtrière qui a tué 250 000 Algériens et en a déplacés 2 millions.</p>



<p>Cette Une raciste est passée inaperçue parce qu’elle coïncidait avec l’attaque tout aussi raciste et abjecte dont le nouveau maire dionysien a été victime. Mais la presse ne peut pas, à ce point, dire n’importe quoi.</p>



<p>Contrairement à l’attaque grossière mais massive de Bally Bagayoko par des médias audiovisuels qui s’emballent et peuvent être aisément contredits, la Une de <em>Valeurs Actuelles</em> est construite, sinon subtile.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="974" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=696%2C974&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135808" style="aspect-ratio:0.7148542816792913;width:201px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=732%2C1024&amp;ssl=1 732w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=215%2C300&amp;ssl=1 215w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=768%2C1074&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=150%2C210&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=300%2C420&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?resize=696%2C973&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/PHOTO-2026-03-27-11-37-00.jpg?w=991&amp;ssl=1 991w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Procédés illittéraires</mark></strong></p>



<p>En haut à gauche, la caution intellectuelle, Boualem Sansal. Il est interviewé longuement (8 pages) avec Suzy Simon-Nicaise, responsable du Cercle Algérianiste, nostalgique de l’Algérie Française, défendant Bugeaud dans ses publications et dénonçant le «&nbsp;terrorisme et le séparatisme&nbsp;» des Algériens en France.&nbsp;</p>



<p>Dans les titres, un euphémisme caractérisé : les 132 ans de colonisation deviennent 132 ans de «&nbsp;présence française&nbsp;». Et de belles ellipses : «&nbsp;santé, éducation, agriculture, énergie&nbsp;» ne mentionnent ni les essais nucléaires, ni la sous citoyenneté musulmane, ni l’exploitation extractive, ni pillage culturel, ni l’enrôlement forcé comme chair à canon des guerres françaises.</p>



<p>Moins subtil, l’énoncé contrefacteur. De nombreux détails de la photo montrent qu’elle a été générée par une IA : les visages des deux hommes sont identiques, il manque une demie-bouche à la femme en mini-jupe qui a une palme en guise de main gauche, les voitures semblent de papier froissé… Le temps béni des colonies doit décidément inventer des images !</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Instances de dérégulation</mark></strong></p>



<p>Que fait l’Arcom ? Rien. L’Autorité est chargée par le Conseil d’Etat de réguler la communication audiovisuelle et numérique, mais le déferlement de négrophobie à l’encontre de l’édile de la « ville des rois morts et des peuples vivants » ne la choque pas. Elle ne défend même plus le principe, gravé pourtant dans la loi française, du pluralisme audiovisuel <sup><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1</mark></sup>. </p>



<p>Quant au pluralisme de la presse, il garantit au citoyen un accès égal à une pluralité d’opinion. La domination en nombre d’exemplaires et de titres des journaux d’extrême droite dans les réseaux de distribution d’extrême droite est contraire aux conclusions du Conseil d’État et de l’UE. Sans parler, évidemment, de l’incitation à la haine raciale qui est un crime, et de l’affirmation de fake news.&nbsp;</p>



<p>Prétendre que la colonisation française a construit l’Algérie est un mensonge. Quelle instance pour réagir ?&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<p> <sup><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1</mark>.</sup> « Il découle des stipulations de […] la Convention européenne […] une obligation de mettre en place […] un cadre juridique et administratif propre à garantir le pluralisme des médias, qui doit s’entendre tant du pluralisme externe entre les différents médias d’information que du pluralisme interne qui vise […] à assurer une expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, l’accès du public devant ainsi être garanti à des informations impartiales et exactes et à une pluralité d’opinions et de commentaires. » (Décision n° 463162 du Conseil d’État du 13 février 2024)</p>



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		<title>La disparition des castors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 13:26:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En cette semaine où il est question de faire, ou non, barrage au RN, la famille des rongeurs architectes peut, du moins si l’on croit aux vertus des métaphores, nous fournir une image de certains mirages et effondrements. Ceux que l’humain, spéciste par nécessité vitale puis par instinct de domination, provoque lorsqu’il abandonne son esprit [&#8230;]</p>
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<p>En cette semaine où il est question de faire, ou non, barrage au RN, la famille des rongeurs architectes peut, du moins si l’on croit aux vertus des métaphores, nous fournir une image de certains mirages et effondrements. Ceux que l’humain, spéciste par nécessité vitale puis par instinct de domination, provoque lorsqu’il abandonne son esprit de finesse et cherche des solutions simplistes aux menaces.&nbsp;</p>



<p>Le danger RN est immédiat. Il est en passe de détruire les dernières digues de Provence, déjà emportées par la fascisation rapide et guerrière du monde, qui entraine l’humanité vers d’inédits néants. Dans cette tempête où l’on s’accroche à toute prise qui semble tenir un peu, une réflexion sur ce qui fait barrage ou mirage s’impose. Ou un détour animalier comme les aimaient Esope et la Fontaine ?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ceux qui nuisent</mark></strong></p>



<p>Nous avons plus que jamais besoin des castors. Les vrais. Pas les ragondins, pas les capybaras qui ne sont pas des architectes, même s’ils sont eux aussi des rongeurs sauvages semi-aquatiques à poils bruns, chassés depuis la préhistoire pour leur fourrure et la saveur de leur viande.&nbsp;</p>



<p>Le castor est parfois confondu avec ces cousins qui savent comme lui nager à contre-courant. Mais les ragondins d’Europe construisent des terriers sous-marins qui affaiblissent les berges, les capybaras d’Amérique – sujets de <em>memes</em> pour toute une génération sur TikTok – sont de rongeurs paisibles mais fainéants, très peu constructeurs, porteurs de maladies qu’ils transmettent en s’approchant des troupeaux et des hommes. Et passant le plus clair de leur temps à marquer la végétation du produit odorifère de leurs glandes anales.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ceux qui préservent</mark></strong></p>



<p>Ragondins et capybaras n’ont pas la prétention de se faire passer pour des castors, mais nombreux sont les humains qui les croient capables de construire des refuges et des digues. Pourtant, une fois sortis de l’eau, la taille hors du commun du capybara et l’absence de queue plate du ragondin,&nbsp; interdisent toute imposture.</p>



<p>Donc : sus au ragondin, bof au capybara, et gloire au castor ? Ce vegan précieux est un architecte  hors pair qui construit des barrages et des huttes, et préserve ainsi de la sècheresse en amont de son habitat, et des inondations en aval. Fortement menacé de disparition dans les années 1970, il est désormais protégé, réintroduit dans les rivières européennes et canadiennes pour aider à réguler les flux de cours d’eau de plus en plus intempestifs. </p>



<p>Mais leur quasi disparition à la fin du siècle dernier a laissé des traces : issues de très peu d’individus, les générations actuelles, sont équipées de puces (électroniques, et d’autres aussi parfois). Car l’inquiétude sur leur préservation demeure : ils sont plus nombreux qu’il y a 30 ans mais souffrent de consanguinité, et s’affaiblissent.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rongeur d’horizon</mark></strong></p>



<p>Comment construire des barrages solides avec des espèces raréfiées, concurrencées par des <em>memes</em> populaires voire des imposteurs nuisibles ?&nbsp;</p>



<p>La métaphore a ses limites, mais toute fable a un sens politique multiple, variable et relatif. Chacun verra son ragondin, son capybara, son castor à sa porte. Et pourvu que le RN n’accède pas, dimanche, à la gouvernance de nos villes, tout rongeur semi-aquatique est bon à prendre.</p>



<p>Il semblerait qu’une fois encore les barrages républicains à Marseille, Toulon, Martigues… vont nous prémunir du pire. Mais jusqu’à quand ? Que vont devenir nos départements, notre région, notre pays ? Pour lutter contre l’inexorable montée des eaux brunes, les castors ne suffiront pas : il nous faut convaincre les électeurs, retrouver de véritables alternatives, des horizons désirables et des printemps joyeux.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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<p></p>
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		<title>Quand l’art est en situation irrégulière </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 11:49:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fulu Miziki est un groupe largement identifié de la diaspora africaine. Créé par six amis d’enfance à Kinshasa, il s’est fait connaître pour sa musique inclassable jouée sur des instruments fabriqués à partir de matériaux de récupération, avec un message explicitement écologique. Repérés en 2019 par la maison de production marseillaise Bi:Pole, ils arrivent en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fulu Miziki est un groupe largement identifié de la diaspora africaine. Créé par six amis d’enfance à Kinshasa, il s’est fait connaître pour sa musique inclassable jouée sur des instruments fabriqués à partir de matériaux de récupération, avec un message explicitement écologique. Repérés en 2019 par la maison de production marseillaise <a href="Bi:Pole,">Bi:Pole,</a> ils arrivent en France deux ans plus tard avec un passeport « Talent ». Ces titres, introduits en 2016, sont destinés « <em>aux étrangers qui apportent une contribution au développement et au rayonnement de la France </em>» dans différents domaines, notamment artistique ou littéraire. Ils permettent d’entrer et de séjourner légalement sur le territoire français, mais n’équivalent pas à un titre de séjour de longue durée. Les Fulu Miziki, doivent donc, chaque année, demander le renouvellement de leur titre de séjour, et affronter les dysfonctionnements administratifs des services de l’immigration. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un système dysfonctionnel </mark></strong></p>



<p>Les artistes, comme toute personne souhaitant obtenir ou renouveler un titre de séjour, font face à des temps d’instruction de plus en plus longs, dépassant bien souvent les délais prévus et donc la validité de leurs attestations de prolongation d’instruction (API). Ces attestations, qui garantissent l’accès aux droits et l’autorisation de travailler dans un cadre légal, doivent en principe être délivrées et renouvelées automatiquement.&nbsp;</p>



<p>Mais ce n’est souvent pas le cas, comme le dénonce une tribune intitulée <a href="https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/050326/ne-suspendons-pas-la-vie-des-artistes-etrangers">« <em>Ne suspendons pas la vie des artistes étrangers !</em> »</a> publiée sur Mediapart le 5 mars et co-signée, entres autres, par Bi:Pôle et Friche La Belle de Mai. On peut y lire que la « <em>diversité, souhaitée par nos publics et encouragée par la diplomatie culturelle, est pourtant de plus en plus difficile à faire vivre</em> ». Ce 10 mars, c’est au tour du Syndicat Français des Artistes Interprètes et la CGT Spectacle d’interpeller l’administration dans un communiqué commun. Ils demandent notamment l’arrêt des radiations de France Travail et le renouvellement automatique des API.  </p>



<p>L’absence de titre de séjour entraîne automatiquement une radiation de France Travail, et donc du régime de l’intermittence. Les artistes ne peuvent alors plus cumuler les heures de travail leur permettant d’accéder à leurs droits, et il n’est pas possible de récupérer rétroactivement ces heures une fois la situation régularisée. Par exemple, l’un des membres du collectif a reçu fin février la fameuse API qui lui manquait depuis janvier, ce qui lui permet de réintégrer le régime de l’intermittence, mais pas de déclarer les heures travaillées durant ces deux mois. &nbsp;</p>



<p>Pas possible non plus d’obtenir des visas pour voyager à l’étranger. Leur tournée à venir est donc compromise. Pour <strong>Sekembele</strong>, membre de Fulu Miziki, «<em>&nbsp;la France est l’un des meilleurs pays pour les artistes</em>&nbsp;» grâce au régime de l’intermittence, «&nbsp;<em>mais le problème c’est l’administration&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Quand on a plus les papiers, on perd nos droits automatiquement, mais quand tout est régularisé ça ne se remet pas en place automatiquement</em>.&nbsp;» renchérit&nbsp; <strong>Tché Tché</strong>, autre membre du groupe.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les associations alertent</mark></strong></p>



<p>Ces dysfonctionnements administratifs touchent toutes les personnes immigrées. Dans une lettre ouverte au préfet des Bouches-du-Rhône, La<a href="https://www.lacimade.org/regions/sud-est/"> Cimade Marseille</a> dénonce des « <em>situations kafkaïennes </em>[&#8230;] <em>du fait des dysfonctionnements de l’administration.</em> » Les personnes sont « <em>privées de documents attestant de la régularité de (leur) situation</em> », ce qui entraîne une incapacité à travailler légalement et à percevoir les droits sociaux, tels que l’assurance maladie.</p>



<p>Aussi, les démarches administratives représentent une somme non-négligeable, car l’obtention ou le renouvellement d’un titre de séjour nécessite l’achat d’un timbre fiscal spécifique, et le prix de la carte en elle-même. Ce coût varie selon le type de titre de séjour, et une taxe peut s’y ajouter dans le cas d’une présence irrégulière sur le territoire (visa de régularisation). La loi de finance 2026 prévoit une augmentation de 50% de ces taxes et du droit de timbre. À compter du 1<sup>er</sup> mai, le prix d’un premier titre de séjour s’élèvera ainsi à 350 euros… dans le meilleur des cas.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>On n’arrête pas la musique </strong><br>Ce 13 mars, un concert de soutien à Fulu Miziki est organisé au Petit Cab (Friche La Belle de mai), en début de soirée. L’occasion pour le groupe de lever des fonds et d’alerter sur leur situation, mais aussi de présenter de nouveaux morceaux sur lesquels ils travaillent depuis la fin de leur tournée en décembre dernier.<br>Ces nouveaux titres, qui devraient figurer sur un prochain album, sont justement inspirés par les différents groupes et sonorités qu’ils ont pu entendre dans les festivals internationaux auxquels ils ont participé. Ils ont donc innové, en fabriquant par exemple de nouveaux instruments, toujours avec la même démarche écologique qui a fait leur réputation. Car ils sont formels : leur message doit vivre malgré les difficultés qu’ils rencontrent actuellement. C.M.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 mars</mark><br><strong>Friche La Belle de mai</strong>, Marseille</pre>



<p></p>
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		<title>La fluctuation des mairesses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 11:26:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aragon l’écrivait, Ferrat le chantait, La Femme est l’avenir de l’Homme… Vraiment ? Elle est, pour le coup, enfin devenue en partie son présent. Une femme, Julie Deliquet, prend enfin la direction de La Colline, un des six théâtres nationaux français. Sur nos scènes régionales, dans nos maisons d’édition, sur nos cimaises, les femmes s’imposent et [&#8230;]</p>
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<p>Aragon l’écrivait, Ferrat le chantait, <em>La Femme est l’avenir de l’Homme</em>… Vraiment ? Elle est, pour le coup, enfin devenue en partie son présent. Une femme, Julie Deliquet, prend enfin la direction de La Colline, un des six théâtres nationaux français. Sur nos scènes régionales, dans nos maisons d’édition, sur nos cimaises, les femmes s’imposent et tiennent un discours clairement féministe. Au Centre de la Photographie <em>Les femmes ont faim</em> réhabilitent l’appétit, à La Criée <em>L’Art de la joie</em> célèbre la jouissance féminine, au Théâtre Joliette les mères apprennent à leurs filles à porter des coups. Ici les femmes écrivent, chantent, dansent, revisitent les chefs-d’œuvre, remportent des Césars. Mais elles ne sont toujours pas têtes de listes aux municipales. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parité insuffisante</mark></strong></p>



<p>Si la loi sur la parité oblige à l’égalité stricte et à l’alternance H/F sur les listes, y compris aujourd’hui dans les communes de moins de 1000 habitants, rien n’oblige à avoir des mairEs. Qu’on ne sait toujours pas nommer, d’ailleurs. Madame la maire, madame le maire, les mairEs, les femmes maires ou les mairesses&nbsp;? Comment les écrit-on, comment les prononce-t-on&nbsp;? Leur dénomination n’est toujours pas fixée, et fluctue. Et assone, lorsqu’on le prononce sans l’écrire, avec les mamans de chacun·e.&nbsp;</p>



<p>On sait que le flou dans une dénomination incite à l’effacement dans le réel et que nommer correctement les choses, les gens, permet d’affirmer leur existence.&nbsp;</p>



<p>La fluctuation des mairesses est aussi le signe de leur effacement.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire qu’elles représentent aujourd’hui, à la veille des élections municipales, 20&nbsp;% seulement des maires sortant·es. Selon le ministère de l’Intérieur, elles sont à peine plus nombreuses, 24,4&nbsp;%, à briguer pour le scrutin de dimanche la gouvernance des villes.&nbsp;</p>



<p>Ce qui ne devrait pas augmenter de 4,4&nbsp;points le nombre de mairesses&nbsp;: un autre phénomène, documenté par la chercheuse Régine Sénac (<em>La Parité, </em>PUF), consiste pour les partis à proposer des femmes têtes de listes dans les communes perdues d’avance. Ainsi sont-elles moins nombreuses à être élues que leur 24,4&nbsp;% de départ, la prime au sortant agissant au demeurant, pour 80&nbsp;%, en faveur des hommes…</p>



<p>La loi sur la parité n’oblige pas non plus à dégenrer les rôles, et les femmes sont le plus souvent adjointes à la santé, la jeunesse, la culture, le social, ou aux droits des femmes, qu’au budget, à l’entreprise ou à l’urbanisme. Et cela dans tous les partis&nbsp;: les listes de gauche font un peu mieux en pourcentage (30%) que celles du centre/droite (23,3%) et de l’extrême droite (22,6%), mais les mairies de gauche reproduisent ensuite les stéréotypes genrés dans l’attribution des délégations et dans les instances de prise de décisions. Les premières adjointes, à 80&nbsp;% des femmes puisque 80&nbsp;% des maires sont des hommes, sont souvent plus décoratives que réellement au cœur du pouvoir. C’est souvent le deuxième adjoint, un homme, qui compte…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À l’exception des héritières</mark></strong></p>



<p>Il existe bien sûr des exceptions à ces tendances, mais les femmes édiles, celles qui dirigent des partis (aucune, faut-il le rappeler, n’a jamais dirigé la Nation) sont souvent des héritières qui doivent leur notoriété à leur mari, leur père, leur frère. De façon générale, étant donnée la structure du pouvoir, les femmes politiques doivent leurs mandats à des hommes, qui les ont choisies, dans leur parti ou leur commune. Aucune n’a réellement conquis le pouvoir par les vertus de la sororité, et les femmes choisies par les hommes sont souvent les plus cruelles concurrentes de leurs consœurs et concurrentes.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, ce que nous disent nos scènes, c’est la puissante nécessité de penser les politiques féministes, et de partager enfin le pouvoir. Au Zef, à La Garance de Cavaillon, les <em>Forteresses [voir ci-dessous]</em> disent ce que les hommes, depuis 50 ans, font aux femmes iraniennes. Ce que tous les tyrans au pouvoir font aux femmes et aux peuples. En les minorant, en les enfermant, en les violant, en excisant leur jouissance, en diabolisant leurs appétits.&nbsp;</p>



<p>Sur scène et dans les rues les femmes crient, et finiront par se faire entendre, contre les pseudos féministes de Némésis et les Meloni du monde qui veulent assigner les autres femmes, trop étrangères, trop débordantes, pas assez blondes, à la maternité subie et à la féminité naturelle.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



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		<title>Audiovisuel public : La télé, un bien commun ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:03:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel [&#8230;]</p>
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<p>Depuis juillet 2025, la commission culture du PCF, présidée par Pierre Dharréville, initie des rencontres sur « l’état d’urgence culturel » et Pierre Laurent, responsable du collectif médias de cette commission, a organisé ces tables rondes qui ont fit le point sur les menaces et attaques, mais aussi rappelé l’histoire riche et fascinante de l’audiovisuel français.</p>



<p>Informer, cultiver divertir sont les trois missions de l’audiovisuel public. Si les restrictions imposées à la création audiovisuelle sont inquiétantes (voir encadré I-a ci-dessous), celles sur l’information mettent en danger la démocratie, a magistralement rappelé <strong>Dominique Pradalié</strong>, présidente de la Fédération Internationale des Journalistes, et ancienne secrétaire générale du Syndicat National des Journalistes (SNJ). Or France Télévision ne dispose plus de moyens suffisants pour produire une information vérifiée et pertinente. Elle constate que les médias privés ne respectent pas leur obligation de pluralisme interne (voir encadré II-a ci-dessous), que l’Arcom (ex-CSA) ne joue pas son rôle de régulateur, et que le ministère exempte les chaînes privées de cette obligation, pourtant inscrite dans les lois de l’audiovisuel.<em> </em></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>I-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Impact sur la création</mark></strong><br>France Télévisions est le premier financeur de la création audiovisuelle, et un important financeur du cinéma français et européen. Les 80 millions d’économie qui devront s’opérer en 2026 impacteront directement les œuvres et leurs auteurs, en particulier les créations régionales, les documentaires et magazines, et les œuvres de fiction : il est d’ores et déjà prévu 80 épisodes de fiction en moins. Quant au cinéma, la baisse de financement de France Télévisions va le toucher gravement : il devra éponger 10 millions en moins (sur 80 que France Télévisions consacre chaque année au cinéma), avec un financement qui cible le cinéma indépendant, préfinance au moins 60 films par an. Bien loin du financement de Canal+ et Bolloré. A.F.</pre>



<p><strong>Pauline Amiel</strong>, directrice de l’EJCAM (école de journalisme et de communication d’Aix Marseille) expose avec brio les cadres législatifs mais aussi l’histoire des journalistes de l’audiovisuel, et rappelle l’importance des antennes régionales et locales&nbsp;«&nbsp;<em>qui sont les premières à disparaître alors qu’elles sont nécessaires à l’égalité territoriale et à la démocratie locale&nbsp;</em>».</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>II-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pluralisme externe, pluralisme interne</mark></strong><br>Les décisions du Conseil constitutionnel de septembre 1986, relatives à la liberté de communication, fondent et fixent la notion de « pluralisme » de la presse : hors audiovisuel, une autorité de régulation publique doit veiller au « pluralisme externe », c’est à dire à « <em>la présence d’une diversité d’acteurs médiatiques sur le marché représentant des lignes éditoriales variées et qui ont des propriétaires différents</em> ». La concentration actuelle des propriétaires de presse contredit manifestement ce pluralisme. Quant au « pluralisme interne », il est réservé aux médias audiovisuels. Il ne s’agit pas pour eux, publics ou privés, d’être neutre vis à vis de l’information, mais chaque média audiovisuel doit « <em>respecter l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion dans les programmes, en particulier pour les émissions d'information politique et générale. </em>» Y compris Cnews, que l’Arcom pourtant ne sanctionne pas, malgré l’enquête menée par Reporters sans frontières. Arnaud Froger, responsable du bureau investigation dénonce des « <em>rattrapages nocturnes des temps de parole, traitement univoque des sujets controversés, couverture abondante d’une poignée de sujets[...] CNews est la seule chaîne à s’éloigner autant des critères établis par l’Arcom pour faire respecter le pluralisme à l’antenne. Ce grand contournement de la loi et des règles fixées s’opère en toute impunité</em>. » Or les radios et chaînes privées sont soumises aux mêmes obligations de « pluralisme interne » que l’audiovisuel public, contrairement à ce qu’a dit Delphine Ernotte, présidente de Fance Télévisions qui estime que l’audiovisuel privé peuvent être des « médas d’opinion ». A.F.</pre>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de gabegie, des records d’audience</mark></strong></p>



<p>Dominique Pradalié enchaîne et décrit «&nbsp;<em>ce qui s’apparente à une mise à mort en cours depuis des années&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>depuis le démantèlement de l’ORTF&nbsp;</em>»<em>, </em>la disparition de la redevance «&nbsp;<em>qui permettait d’ assurer un budget plancher et une indépendance vis à vis du pouvoir en place&nbsp;»</em>, la «&nbsp;<em>publicité prohibée après 20 h&nbsp;</em>» qui a entraîné une perte de recettes considérable au profit des chaînes privées, la fin des JT de nuit et des décrochages régionaux, ainsi que des «&nbsp;<em>services&nbsp;</em>»&nbsp;(social, international, culture, santé…) qui garantissaient une «&nbsp;<em>information informée et de qualité&nbsp;</em>».</p>



<p>Ces attaques successives «&nbsp;<em>sous prétexte de gabegie</em>&nbsp;», <strong>Pierre Mouchel </strong>(CGT France TV) les souligne également, expliquant qu’en 2026 France TV, qui doit économiser 80 millions supplémentaires, ne peut que basculer ans la crise budgétaire ouverte. «&nbsp;<em>L’audiovisuel public français est économe, il coûte 4,3 milliards aux Français, alors que l’audiovisuel allemand coûte plus de 10 milliards…&nbsp;</em>»Il souligne aussi, comme tous les intervenants, les records d’audience de France TV et Radio France, «&nbsp;<em>malgré les décisions hâtives sur les grilles de la direction, parce que le personnel tient bon</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gouvernement marâtre</mark></strong></p>



<p>Car, le martèlera ensuite <strong>Sylvie Robert</strong>, vice-présidente du Sénat (PS) et membre de sa commission culture, le procès fait à l’audiovisuel public par Rachida Dati relève d’une campagne de dénigrement. « <em>Le gouvernement ne soutient pas l’audiovisuel public, alors qu’il en est la tutelle</em> ». La sénatrice rappelle que depuis le 20 mai 2025 le règlement européen sur la liberté des médias oblige les États membres à financer l’audiovisuel public (voir encadré III-a ci-dessous). </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>III-a :</em> <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’Europe et la redevance</mark></strong><br>Le <em>Media Freedom Act</em> adopté par l'Union européenne, est d'application directe en France. Son article 5 dispose que :<br>«<em> Les États membres veillent à ce que les procédures de financement des fournisseurs de médias de service public soient fondées sur des critères transparents et objectifs préalablement établis. Ces procédures de financement garantissent que les fournisseurs de médias de service public disposent de ressources financières suffisantes, durables et prévisibles correspondant à l'accomplissement de leur mission de service public et leur permettant de se développer dans le cadre de celle-ci. Ces ressources financières sont de nature à permettre que l'indépendance éditoriale des fournisseurs de médias de service public est préservée</em>. »<br>Pour garantir des ressources financières « <em>suffisantes, durables et prévisibles</em> » Sylvie Robert préconise « <em>le rétablissement de la redevance</em>», outil « <em>socialement juste et fiscalement efficace</em> ». La généralisation de la redevance télé à une redevance « écran » diffusant l’audiovisuel, est également discutée. <em>A.F.</em></pre>



<p>Mais pour quel audiovisuel public ? <strong>Daniel Schneidermann</strong>, créateur d’<em>Arrêts sur Images</em> souligne avec humour le paradoxe de sa présence à ces tables rondes : « <em>J’ai été viré par Patrick de Carolis et j’ai dû externaliser la critique interne… L’audiovisuel public a renoncé à l’enquête, à la critique des médias</em> ». L’Arcoma déclaré le 28 novembre 2025 qu’ «<em> il n’y a pas d’atteinte au pluralisme sur CNews</em> » et la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les médias « <em>a importé le maccarthysme dans les murs de la république </em>». </p>



<p>Un bilan pessimiste ? Rachida Dati n’est plus ministre, sa loi sur l’audiovisuel n’a pas été votée, mais France TV, Radio France et l&rsquo;INA, privés de redevance et de recettes publicitaires, doivent répercuter 86 millions de réductions, dont 80 millions pour la seule France Télévisions. Vous feriez comment ? </p>



<p>Agnès Freschel</p>



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		<title>Le champ de bataille est aussi en nous-mêmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 10:10:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sommes-nous si confus que nous ne puissions plus analyser sans affolement un homicide a priori commis par des militants antifas&#160;? Chacun s’est empressé, sans ambiguïtés, de condamner ce crime commis en groupe sur un homme à terre. Y compris à LFI. Mais pourquoi certains à gauche ressentent-ils le besoin de «&#160;rendre hommage&#160;» à Quentin Deranque, [&#8230;]</p>
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<p>Sommes-nous si confus que nous ne puissions plus analyser sans affolement un homicide a priori commis par des militants antifas&nbsp;? Chacun s’est empressé, sans ambiguïtés, de condamner ce crime commis en groupe sur un homme à terre. Y compris à LFI. Mais pourquoi certains à gauche ressentent-ils le besoin de «&nbsp;rendre hommage&nbsp;» à Quentin Deranque, militant de groupuscules d’extrême droite prônant et pratiquant des actions violentes contre la France non blanche, non chrétienne et non hétérosexuelle&nbsp;? Qui a fait partie de l’Action Française, clairement antisémite, et de Allobroges Bourgoin, groupuscule néofasciste assumé&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>La République doit justice à toustes, mais ne rend hommage qu’aux héros. Ce que ce jeune homme venu assurer la sécurité d’une manifestation de «&nbsp;<em>féministes d’extrême-droite&nbsp;</em>» (?) n’était certes pas aux yeux de toustes celleux qui sont attachée·es aux valeurs démocratiques&nbsp;: Nemesis, mouvement qui porte le nom de la déesse grecque de la vengeance, voulait empêcher la conférence à Sciences Po d’une eurodéputée, au nom d’une dénonciation de «&nbsp;<em>l’islamogauchisme</em>&nbsp;». Cela n’a rien d’héroïque, ni de démocratique…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sortir de l’engrenage</mark></strong></p>



<p>Mais la violence de cet abominable lynchage signe indéniablement une défaite. Celle d’une gauche qui n’est plus sûre de ses valeurs, qui ne sait plus ce qu’elle défend, ce qu’elle veut construire et promouvoir, c’est à dire une société de paix, d’épanouissement commun, de bienveillance et de partage. Une société ouverte à l’autre et capable de voir dans son adversaire de classe, son ennemi politique, quelqu’un à convaincre plutôt que quelqu’un à tuer. Une gauche qui ne se dévoie pas sur des terrains des batailles rangées, qui ne cède pas au campisme, une gauche qui n’emploie pas, pour les combattre, les armes virilistes des fascistes. Et surtout, une gauche qui n’est pas contaminée par les parallèles médiatiques constants et inexacts entre «&nbsp;<em>les extrêmes&nbsp;</em>», et qui refuse de se reconnaître dans les miroirs que le système médiatique et le macronisme prétendument centriste lui imposent.</p>



<p>Car aujourd’hui, la violence politique prend corps. Dans le monde, dans les urnes, dans les rues, dans les facs. En moins d’un an, les actes racistes et antisémites ont explosé en France. En moins d’un an, Rochdi Laksassi, Hichem Miraoui puis Ismaël Aali ont été assassinés pour des motifs racistes, sans que le pays entier s’en émeuve. En moins d’un an, un nombre impressionnant&nbsp; d’attentats d’extrême droite ont été déjoués par la DGSI&nbsp;: attaque de deux mosquées par le groupuscule&nbsp;Héritage blanc, projet d’assassinat d’un maire en Bretagne, tuerie de masse prévue par le groupuscule Vengeance 2025 dans un quartier populaire, projet de bombe contre un centre LGBTQI à Lyon…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Redouter Némésis</mark></strong></p>



<p>L’usage de la violence est constitutif des groupuscules d’extrême droite et Rue89 Lyon a recensé, depuis 2010, 102 actions violentes dans la capitale identitaire des Gaules. L’esprit de vengeance est fortement favorisé par le traitement médiatique et politique du lynchage de Quentin Deranque. Des photos de militants LFI circulent, accompagnées de menaces de mort, et des locaux ont d’ores et déjà été dégradés. La vague de rétorsion va déferler, et l’État doit la prévoir, et la contenir. La police doit s’y préparer et protéger les citoyens qui défendent diversité et l’égalité, et l’Arcom interdire les discours de haine qui fleurissent sur les plateaux Bolloré.</p>



<p>Quant aux militants de toutes les gauches, ils devront résister aux sirènes de la violence, et opposer fermement, mais sereinement, la démocratie, l’égalité, la solidarité et le dialogue, à tous ceux qui veulent en découdre.&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



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		<title>Prompter le pillage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 10:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toute la journée du 28 janvier, se tenait au Mucem Changer le monde&#160;?, un colloque en lien avec l&#8217;exposition Don Quichotte &#8211; Histoire de fou, histoire d&#8217;en rire (à voir jusqu&#8217;au 30 mars). Un temps était dédié, durant l&#8217;après-midi, à la question des droits d&#8217;auteur, dont la journée mondiale est fixée le 23 avril, en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Toute la journée du 28 janvier, se tenait au Mucem <em>Changer le monde&nbsp;?</em>, un colloque en lien avec l&rsquo;exposition <em>Don Quichotte &#8211; Histoire de fou, histoire d&rsquo;en rire</em> (à voir jusqu&rsquo;au 30 mars). Un temps était dédié, durant l&rsquo;après-midi, à la question des droits d&rsquo;auteur, dont la journée mondiale est fixée le 23 avril, en hommage à Miguel de Cervantes et William Shakespeare. Des champions de la littérature, qui ne se sont pas privés d&rsquo;utiliser des matériaux plus anciens, et dont l’œuvre a été à son tour mainte fois adaptée, détournée, plagiée.</p>



<p>Une appropriation populaire massive de leur capacité créative qui, selon l&rsquo;historien du livre <strong>Roger Chartier</strong>, en visio depuis les États-Unis, est au cœur d&rsquo;une tension fondamentale, entre bien public et propriété intellectuelle. Tension que la législation s&rsquo;est attachée, sinon à dénouer, du moins à réguler, depuis la Révolution française.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inspiration ou plagIA ?</mark></p>



<p>Comme le précisait <strong>Marie-Anne Ferry Fall</strong> (directrice de la Société des Auteurs dans les Arts Graphiques et Plastiques), les idées sont «&nbsp;<em>de libre parcours</em>&nbsp;». Contrairement au droit moral qui protège les intérêts non économiques de l’auteur, et aux droits patrimoniaux qui permettent à leur titulaire de percevoir une rémunération pour l’exploitation de ses œuvres par des tiers. En clair, si le sculpteur Christo peut gagner un procès contre un éditeur de cartes postales, pour avoir utilisé des vues de son Pont Neuf emballé, il ne peut pas s&rsquo;opposer à un publiciste qui emballe des arbres «&nbsp;à la manière de&nbsp;» Christo.</p>



<p>Mais aujourd&rsquo;hui le droit, soigneusement élaboré par des décennies de jurisprudences, est ébranlé. L&rsquo;IA générative «&nbsp;<em>met à mal la protection des auteurs. Avec un simple </em>prompt<em>, elle opère une concurrence déloyale&nbsp;: n&rsquo;importe qui peut créer n&rsquo;importe quoi “à la manière de”</em>&nbsp;».</p>



<p>Pour Roger Chartier, il s&rsquo;agit d&rsquo;un changement de paradigme, une discontinuité radicale dans l&rsquo;histoire. «&nbsp;<em>Cela supprime les trois piliers du droit d&rsquo;auteur&nbsp;: la notion de propriété (des non-humains s&#8217;emparent de la production humaine), l&rsquo;originalité, et l&rsquo;individualité (liées à l&rsquo;expression singulière des artistes)</em>&nbsp;». L&rsquo;historien y perçoit un danger conceptuel, voire existentiel, rejoint là-dessus par Marie-Anne Ferry Fall. Les deux, au delà du pillage des œuvres, se sont montrés inquiets du coût écologique de l&rsquo;IA, et des conséquences que son usage peut avoir sur la santé mentale.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Rencontre organisée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 janvier</mark> au <a href="https://mucem.org/" type="link" id="https://mucem.org/">Mucem</a>, Marseille.</pre>



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		<title>Audiovisuel public : le Phénix ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 12:12:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La braise couve encore, et l’audiovisuel public peut renaître de ce qui ressemblait pourtant, plutôt, à des cendres. La loi Dati sur le regroupement «&#160;France médias&#160;», prévoyait la fabrique d’une hydre infinie qui aurait résulté de la fusion de toutes les chaînes nationales et régionales de France Télévisions, de toutes les stations nationales et régionales [&#8230;]</p>
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<p>La braise couve encore, et l’audiovisuel public peut renaître de ce qui ressemblait pourtant, plutôt, à des cendres. La loi Dati sur le regroupement «&nbsp;France médias&nbsp;», prévoyait la fabrique d’une hydre infinie qui aurait résulté de la fusion de toutes les chaînes nationales et régionales de France Télévisions, de toutes les stations nationales et régionales de Radio France, de l&rsquo;Institut National de l’Audiovisuel, de France Médias Monde, d’ARTE France et des chaînes parlementaires (LCP et Public Sénat). Combattue par le secteur et contestée par tous ceux qui tiennent au service public d’information, la loi regroupait et appauvrissait en particulier les antennes régionales et locales de télé et de radio, essentielles pourtant à la démocratie locale.&nbsp;</p>



<p>Le projet Dati semble faire définitivement flop, enfin. La ministre de la Culture va bientôt quitter son ministère pour ses affaires parisiennes sans avoir fait passer ce qu’elle présentait comme une réforme essentielle et nécessaire. Mais cet abandon suffira-t-il à sauver nos radios et télés publiques qui essaient encore d’échapper à l’asservissement idéologique et capitalistique des médias privés ?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mettre en concurrence l’intérêt public </mark></strong></p>



<p>La fin de la redevance décrétée par Macron en 2022 a mis à terre un audiovisuel public qui ne dépendait pas des fantaisies budgétaires des gouvernements, mais d’un reversement de taxes automatique. Mais dès les années Mitterrand et la privatisation de TF1, la mise en concurrence entre des médias privés, qui n’ont pas de cahier des charges, et des médias publics, qui ont des missions d’intérêt général non rentables, fragilisait le secteur. Puis l’arrivée des médias numériques et autres plateformes a fait exploser la concurrence dans un domaine où elle ne devrait pas avoir sa place. Car, il est presque incongru de le rappeler aujourd’hui, un service public n’a pas à être rentable, sa raison d’être étant de remplir des missions d’intérêt général.</p>



<p>En effet, les services publics ont été créés après la Seconde guerre mondiale par le Conseil national de la Résistance, pour faire nation et préserver du retour de l’horreur fasciste. La Radiodiffusion télévision française, RTF qui deviendra ORTF, a été créée en 1949 sur le principe du reversement d’une redevance par les usagers. Il est dans la logique du système capitaliste que ce système de solidarité soit systématiquement attaqué par les riches, qui ont un intérêt économique à engranger eux-mêmes l’argent public, mais surtout un intérêt idéologique à diffuser une pensée de la concurrence et de l’inégalité. Cet intérêt privé doit être contrebalancé, et non appuyé, par la puissance publique.</p>



<p>Or le principe entrepreneurial est à la base des réformes successives de l’audiovisuel public, dont la loi Dati devait parachever l’œuvre. Une bataille semble gagnée avec son enterrement, mais les menaces continuent de planer sur l’information et la création libres et de détruire la création audiovisuelle.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résister aux attaques</mark></strong></p>



<p>La menace est triple&nbsp;:&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le budget 2026 prévoit une coupe de 86 millions, dont 80 millions pour France Télévisions, qui doit couper dans ses antennes locales et dans la création </li>



<li>la commission d&rsquo;enquête parlementaire sur « <em>la neutralité, le fonctionnement et le financement de l&rsquo;audiovisuel public</em> »<strong>,</strong> créée et présidée par des députés Ciottistes, s’attaque, durant ses auditions encore en cours aux opinions -non exprimées à l’antenne- des journalistes et humoristes de « gauche » sans remettre en cause l’autorisation d’émettre des chaînes privées multi-condamnées de Bolloré et consorts </li>



<li>l’IA est une gigantesque fabrique de fakenews plus vraies que nature provenant des dictatures d’extrêmes droites qui s’emparent du monde. Seule une digue très solide, faite de services publics, de médias indépendants, de régulation et d’éducation à l’information, pourra l’empêcher de submerger nos esprits.</li>
</ul>



<p>Le gouvernement Lecornu 2 a-t-il pris conscience que la destruction de l’audiovisuel public précipitait la France dans les bras du RN ? Veut-il revenir en arrière et laisser enfin place à une information et une création audiovisuelle libres et d’intérêt général, fondées non sur des objectifs de rentabilité mais d’intérêt commun, de valeurs républicaines ? Rien n’est moins sûr, et il faudra que le nouveau ministre de la Culture en ait la conscience, et le souci. Que la gauche devra veiller à lui rappeler… </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>La fabrique du désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[49.3]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Écologistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement bis Lecornu (biscornu?) a réussi à soulever contre lui une unanimité qui n‘a d’égales que la&#160; variété des raisons de désapprobation, et l’ampleur du désastre. Le budget, adopté par 49.3, est aux yeux de tous une aberration. Mais si certains parmi ces opposants défendent&#160; leur pré carré, d’autres craignent pour notre survie. Divers [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le gouvernement bis Lecornu (biscornu?) a réussi à soulever contre lui une unanimité qui n‘a d’égales que la&nbsp; variété des raisons de désapprobation, et l’ampleur du désastre. Le budget, adopté par 49.3, est aux yeux de tous une aberration. Mais si certains parmi ces opposants défendent&nbsp; leur pré carré, d’autres craignent pour notre survie.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Divers degrés de droite</mark></strong></p>



<p>À droite reproche est fait au budget 2026, en raison des toutes petites concessions faites au PS,  de mettre en danger le libéralisme, qui se prétend pompeusement fondé sur la liberté d’entreprendre. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-cyan-blue-color">Digression bleue :  il faut rappeler que cette liberté particulière, excluante, est réservée à ceux qui ont du capital. Qui ont donc liberté de s’enrichir exponentiellement de l’exploitation des classes laborieuses.  Une expression que le mépris des riches a galvaudée. Être laborieux, cela veut dire travailler. Les classes laborieuses sont celles qui triment, et qui nourrissent la nation, les soignant·es, les enseignant·es, les ouvrier·es qui construisent , les employé·es qui administrent, sécurisent, relient, les commerçants qui commercent, les laboureurs qui labourent. La liberté d’entreprendre n’est pas pour eux, pour elles, mais pour ceux qui les exploitent. </mark></p>



<p>À l’extrême-droite, reproche lui est fait de ne pas lutter contre le mal suprême, l’étranger, en prenant enfin les mesures raisonnables  dans le pays qui a inventé l’universalisme et les droits de l’homme : couper toute participation à l’Europe (mais qui paiera les salariés du parti ?)  et  exclure les étrangers des prestations sociales. Sauf ceux qui ont un CDI depuis plus de 5 ans (mais qui aujourd’hui a un CDI de plus de 5 ans ?). Plus de bourses, plus d’allocations, plus  d’aide médicale universelle. En revanche le RN de Bardella rejoint parfaitement la ligne libérale, en persistant à baisser les impôts des entreprises, et des riches. Il rejoint ainsi le  centre droit, qui gouverne. Et qui reproche pourtant au budget Lecornu ses « compromis » avec le PS, responsables d’un déficit qui atteint des abysses.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Digression violette : tous les économistes, y compris de droite, s’accordent à analyser le déficit de l’État par la baisse inédite, massive, des recettes. Les baisses d’impôts sur les fortunes, sur les bénéfices des entreprises, sur les successions, mais aussi les baisses du volume des contributions sociales s’ajoutent aux 211 milliards offerts sans contrepartie aux entreprises.</mark></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Divers degrés de gauche</mark></strong></p>



<p>Au PS, accusé de trahison par ses alliés, on désespère. Avec le sentiment d’avoir échappé à la catastrophe politique immédiate, c’est à dire à des élections législatives anticipées aux mêmes dates que les municipales. Lecornu bis a réussi son coup, en agitant face aux élus des collectivités, qui étaient vent debout contre les baisses drastiques de leur budget, la menace de leur confisquer leur scrutin local pour le confondre avec un scrutin national. Affolé, le PS a repris les négociations et renoncé à voter la censure, entérinant un budget où il a sauvé quelques menus symboles, et laissé advenir la catastrophe.&nbsp;</p>



<p>Quant au PCF, à LFI et aux Écologistes, ils sont les seuls à dire qu’on ne peut pas, dans une république qui écrit Égalité sur tous ses frontispices, mettre à l’arrêt tous les systèmes de solidarité qui préservent les plus faibles de la détresse et de la mort évitable.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">Digression rouge : les services publics ne sont pas des options. Pour exemple la mortalité infantile connaît en France un regain important, dû à la disparition des maternités. Aujourd’hui, en France, 2 nouveaux nés sur 1000 meurent durant les premiers 27 jours de vie. Une augmentation due, toutes les études le montrent, à la raréfaction des maternités. Les mesures d’économie dans les services publics tuent, concrètement. Les collectivités  vont être contraintes à des choix, entre l’hébergement d’urgence, l’aide alimentaire, la vie associative, les crèches et les écoles, les salaires et les conditions de travail de ses personnels, les maisons de retraite, la culture, les luttes contre les pollutions, la gestion des déchets. Toute mesure d’économie de ces services, immédiatement ou sur le long terme, détruit des vies, le climat et la société.</mark> </p>



<p>La motion de censure déposée par le PCF, LFI et les Ecologistes a recueilli près 260 voix sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. La stabilité est ainsi préservée, dit on. L ’accès possible au pouvoir de l’extrême-droite est éloigné de quelques mois. Mais, du même coup, elle l’assure un peu plus tard, en détruisant ce qui reste de notre tissu social.&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



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		<title>Amine Boudchart : atout chœur  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:31:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[amazighes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont venus de toute la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur et de Corse : plus de 2 000 personnes ont assisté au spectacle Boudchart, savamment orchestré par Amine Boudchart, samedi 31 janvier au Silo, à Marseille – après être déjà passé par Montréal, Carthage ou Montpellier.&#160; En quelques années, le compositeur s’est imposé comme l’une des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ils sont venus de toute la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur et de Corse : plus de 2 000 personnes ont assisté au spectacle <em>Boudchart</em>, savamment orchestré par <strong>Amine Boudchart</strong>, samedi 31 janvier au Silo, à Marseille – après être déjà passé par Montréal, Carthage ou Montpellier.&nbsp;</p>



<p>En quelques années, le compositeur s’est imposé comme l’une des figures les plus singulières de la scène musicale marocaine, portée désormais par un succès international. Ce triomphe répond aux attentes des diasporas en quête de transmission patrimoniale à travers le monde. À rebours du modèle de la star intouchable, il fait du public le véritable cœur battant de ses concerts, transformant chaque salle en chorale géante. Communiqué en amont, le livret des paroles permet à chacune et chacun de se préparer et de maîtriser les textes, afin d’entrer pleinement dans l’interprétation collective.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un parcours atypique  </mark></strong></p>



<p>Né à Mohammédia en 1989, ce compositeur franco‑marocain incarne une génération pour qui frontières et cultures sont devenues poreuses. Au‑delà des classiques, ses compositions donnent à entendre la condition cosmopolite des Marocains du monde. Avec des œuvres comme <em>Mosaïca, Bartiya Groove ou Jalsa,</em> il tisse un paysage sonore où se répondent influences amazighes, andalouses, arabes et africaines.&nbsp;</p>



<p>Sur scène, le cœur du phénomène Boudchart tient dans un geste simple : inviter le public à devenir chorale. Le concert se mue alors en véritable « expérience collective » où les spectateurs chantent à l’unisson des titres issus d’un patrimoine musical largement partagé. De l’emblématique Hajja El Hamdaoui à Ragheb Alama, en passant par Warda, Dahmane El Harrachi ou le groupe Babylone, c’est une ronde de célébrités qui est convoquée sur scène et portée par des milliers de voix. Sans compter l’aide des invités de la soirée, tels que <strong>Miry</strong>, <strong>Oualid Nadi</strong> et le groupe <strong>Issawa El Asri</strong>, qui ont pleinement participé à l’ambiance générale<em>.</em></p>



<p>Dans un contexte de consommation culturelle fragmentée, ce chœur éphémère redonne corps à l’idée de communauté tout en réinventant les codes du spectacle live. Figure de la créolisation des mondes arabes, amazighes et africains, Amine Boudchart se pose en passeur de mémoires, ancré dans plusieurs traditions musicales tout en innovant dans les formes. En réorchestrant des classiques arabes pour un format choral massif, il opère un double mouvement : actualiser un répertoire associé à des héritages communs et retisser des liens dans une région fragmentée par les rivalités diplomatiques et économiques. Cet héritage musical, largement revisité par les artistes contemporains, trouve ainsi un nouvel écho auprès de publics jeunes et connectés.&nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 janvier</mark> au Cepac-Silo, Marseille</pre>



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