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	<title>Archives des Sorj Chalandon - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une vie de luttes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 12:44:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À dix-sept ans, le héros qui se fait appeler Kells&#160;–&#160;en référence à un&#160;manuscrit irlandais&#160;enluminé&#160;du IXe&#160;siècle&#160;–&#160;et qui ressemble en tout point&#160;à&#160;Chalandon a tout quitté : Lyon, le lycée,&#160;une mère effacée et soumise aux ordres d’un&#160;père raciste et violent, ce «&#160;Minotaure »qui menace de le dévorer. Dans son nouveau roman,&#160;Le Livre de Kells, l’écrivain-journaliste revisite cette fuite [&#8230;]</p>
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<p>À dix-sept ans, le héros qui se fait appeler Kells&nbsp;–&nbsp;en référence à un&nbsp;manuscrit irlandais&nbsp;enluminé&nbsp;du IX<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;–&nbsp;et qui ressemble en tout point&nbsp;à&nbsp;Chalandon a tout quitté : Lyon, le lycée,&nbsp;une mère effacée et soumise aux ordres d’un&nbsp;père raciste et violent, ce «&nbsp;Minotaure »qui menace de le dévorer. Dans son nouveau roman,&nbsp;<em>Le Livre de Kells</em>, l’écrivain-journaliste revisite cette fuite en avant, marquée par la misère et la rue, avant la rencontre déterminante avec des militants de la gauche prolétarienne.</p>



<p>Le roman plonge dans la faim, le froid, la peur&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>p</em><em>lus de maison, plus de toit, plus de refuge</em>», Chalandon ne masque rien de&nbsp;son&nbsp;effondrement intérieur&nbsp;«<em>&nbsp;J’ai peur, je pleur</em><em>e. Seul, je n’y arriverai pas.&nbsp;</em>[…]<em>&nbsp;Il me faut ma maman dans la nuit.&nbsp;</em>»&nbsp;La&nbsp;confession&nbsp;brute, lapidaire de la première partie du livre, dit l’urgence de survivre autant que l’absence de repères. D’une&nbsp;vulnérabilité déchirante,&nbsp;elle&nbsp;rappelle que derrière la légende du militant, du grand journaliste, de l’écrivain renommé&nbsp;il y eut d’abord un enfant perdu, une jeunesse fracassée par&nbsp;l’errance&nbsp;dans les rues&nbsp;et des squats&nbsp;–&nbsp;qui ne portent pas encore ce nom&nbsp;–&nbsp;de Paris.&nbsp;</p>



<p>On retrouve dans ce parcours un peu de&nbsp;la&nbsp;<em>Teigne,&nbsp;</em>ce héros de&nbsp;<em>l’Enragé,</em><em>&nbsp;</em>avant-dernier roman de l’auteur,&nbsp;qui racontait&nbsp;la rage et la lutte désespérée de liberté&nbsp;de&nbsp;ce jeune&nbsp;garçon emprisonné dans la colonie pénitentiaire pour enfants de Belle-Île-en-Mer au début des années 1930,&nbsp;victime de violence&nbsp;et&nbsp;d’humiliation.&nbsp;Si&nbsp;<em>L</em><em>a Teigne</em>&nbsp;va&nbsp;croiser&nbsp;sur sa route des adultes bienveillants, facteurs de résilience, Kells-Chalandon&nbsp;rencontre fortuitement&nbsp;des hommes et des femmes engagées, figures fraternelles&nbsp;qui vont&nbsp;lui offrir&nbsp;une seconde naissance.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’à l’embourgeoisement ?</mark></strong></h3>



<p>L’intime cède la place au politique, la rue à l’utopie révolutionnaire. Chalandon raconte l’apprentissage de la solidarité, la ferveur militante, mais aussi les dérives idéologiques,&nbsp;l’aveuglement, le jusqu’au-boutisme&nbsp;et l’action directe&nbsp;désordonnée&nbsp;et violente&nbsp;qui va traverser la vieille France des&nbsp;années 1970.&nbsp;L’événement pivot est la mort de Pierre Overney, ouvrier maoïste abattu en 1972 devant l’usine Renault. Sa disparition précipite la dissolution de la gauche prolétarienne et marque un basculement :&nbsp;«<em>&nbsp;Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.&nbsp;</em>»</p>



<p>Pour l’auteur, ce sera l’écriture, puis le journalisme.&nbsp;En 1973, il rejoint&nbsp;<em>Libération</em>&nbsp;qui vient de naître&nbsp;; projet enthousiasmant bien sûr que la création de ce journal issu des mouvements gauchistes où chacun&nbsp;va&nbsp;apprendre&nbsp;le&nbsp;métier en&nbsp;le&nbsp;faisant. Pour Kells, le dessin politique puis l’écriture&nbsp;sera cette&nbsp;«&nbsp;autre façon&nbsp;»&nbsp;de poursuivre son engagement. A travers les lignesaffleurent, la culpabilité&nbsp;de l’«&nbsp;<em>embourgeoisement</em>&nbsp;», le sentiment&nbsp;d’imposteur de celui qui n’a jamais étudié mais manie la plume et les idées,&nbsp;de trahison&nbsp;aussi&nbsp;envers ses camarades de terrain, qui pour la plupart ont vu leurs destins&nbsp;révolutionnaires&nbsp;et&nbsp;leurs rêves&nbsp;d’un monde plus juste&nbsp;brisés. Ce&nbsp;livre&nbsp;–&nbsp;que l’on a hâte d’offrir à tous nos moins de trente ans&nbsp;–&nbsp;leur est dédié.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Livre de Kells</em>, de <strong>Sorj Chalandon</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/">Grasset</a> – 23 €<br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 août</mark></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Chalandon en tournée</strong><br><strong><br></strong>Dans le cadre de ses <em>Tournées générales, </em>l’association Libraires du Sud a convié l’auteur à venir parler du Livre de Kells dans la région. On pourra retrouver l’auteur le 27 août à la librairie <em>Lettres Vives</em> à Tarascon, le 28 août au Couvent des Prêcheurs d'Aix-en-Provence en partenariat avec la librairie <em>Goulard</em>, le 29 août à la médiathèque Pôle culturel Chabrande Draguignan et enfin le 30 août à la Librairie <em>La Pléiade</em> à Cagnes-sur-Mer. A.-M.T.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>
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		<title>L’art peut-il changer le monde ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 08:31:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le « quatrième mur » au théâtre ou au cinéma, est le mur imaginaire qui sépare le lieu de la fiction, l’illusion, de la salle, le lieu du réel. C’est aussi le titre d’un roman de Sorj Chalandon, prix Goncourt des lycéens 2013, que vient d’adapter David Oelhoffen. Un livre dense dont il va mettre en scène [&#8230;]</p>
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<p>Le<em> « quatrième mur »</em> au théâtre ou au cinéma, est le mur imaginaire qui sépare le lieu de la fiction, l’illusion, de la salle, le lieu du réel. C’est aussi le titre d’un roman de <strong>Sorj Chalandon,</strong> prix Goncourt des lycéens 2013, que vient d’adapter <strong>David Oelhoffen</strong>. Un livre dense dont il va mettre en scène la deuxième partie, qui pour lui pose la question essentielle du pouvoir de transformation de l’art : comment un projet artistique peut-il réellement changer la réalité ?</p>



<p>Samuel Akounis rêvait de monter <em>Antigone </em>d’Anouilh sur la ligne verte à Beyrouth, en faisant jouer des acteurs de toutes les communautés. Tombé malade, il fait jurer à Georges (<strong>Laurent Laffite</strong>) son ami, de prendre la suite, de rassembler les acteurs et de monter la pièce. En 1982 Georges part donc au Liban. Le choc est brutal pour lui qui ne connait ni le Liban, ni la guerre. Il parcourt la ville en compagnie de Marwan (<strong>Simon Abkarian)</strong> son guide, peu convaincu par le projet&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est plus pour vous donner bonne conscience que pour régler nos problèmes&nbsp;!&nbsp;</em>»En effet, n’est-ce pas naïf, voire indécent, de penser que le temps d’une représentation théâtrale, les tensions vont s’apaiser alors que le fracas de la guerre est partout, que les gens manquent de tout.</p>



<p>Mais Georges a fait une promesse, il ne croit plus à la politique, il veut essayer de transformer le monde par l’art. En créant un microcosme utopique&nbsp;: pour lui, le théâtre se fait résistance en faisant cohabiter des acteurs des différents clans en conflit&nbsp;: Charbel (<strong>Pio Chahine</strong>), chiite maronite, sera Créon, Imane la sunnite (<strong>Manal Issa</strong>) sera Antigone, le jeune druze, Nakad (<strong>Tarek Yaakoub</strong>) sera son fiancé Hémon, Khadija la chiite (<strong>Kitham Al Lahham</strong>) Eurydice… Chacun doit laisser sa religion au vestiaire&nbsp;!</p>



<p>L’<em>Antigone </em>d’Anouilh qui avait été jouée pour la première fois en 1944 en pleine occupation et collaboration, ne représente-t-elle pas la résistance&nbsp;? Néanmoins, la guerre est là, partout, et le cinéaste a décidé de nous la montrer dans toute son horreur aussi bien dans le théâtre où ils se retrouvent pour répéter que dans les camps de Sabra et Chatila&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>La guerre est une chose abominable et mon objectif était de la filmer comme quelque chose de terrible, la rendre insupportable aussi bien moralement que visuellement</em>.&nbsp;» La mise en scène est soignée&nbsp;: le travail du directeur de la photo <strong>Guillaume Deffontaines</strong> est remarquable, ainsi que le travail de l’ingénieur du son, <strong>Pierre Mertens</strong>.</p>



<p>Quant aux acteurs, ils sont étonnants de justesse, en particulier Laurent Laffite qui incarne Georges, ce metteur en scène, toujours entre le théâtre et le réel, entre l’illusion politique et le tragique de la guerre, qui veut y croire jusqu’au bout, malgré tout. Les scènes de répétition, plus légères, plus joyeuses, dans ce théâtre à moitié détruit pouvaient donner l’espoir que l’art pouvait changer le monde… Tout comme ce film tourné en 2022, deux ans après l’explosion du port de Beyrouth, deux ans avant le déclenchement de la guerre&nbsp;! «&nbsp;<em>L’art, c’est des défaites magnifiques&nbsp;!</em>&nbsp;» On en sort bouleversé…</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Le Quatrième mur, de <strong>David Oelhoffen<br></strong>En salles le 15 janvier<a></a></p>
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