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	<title>Archives des spectacles - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des spectacles - Journal Zebuline</title>
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		<title>On dirait le Sud  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 10:06:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’événement conjugue chaque été patrimoines paysager et artistique, à la découverte des pépites de la région, qui n’en est pas avare. Gratuites et adressées à tous publics, les propositions – toutes issues du territoire – vont se nicher dans des curiosités, beautés naturelles ou architecturales qui en décuplent la portée, à travers six départements.&#160; Assurant [&#8230;]</p>
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<p>L’événement conjugue chaque été patrimoines paysager et artistique, à la découverte des pépites de la région, qui n’en est pas avare. Gratuites et adressées à tous publics, les propositions – toutes issues du territoire – vont se nicher dans des curiosités, beautés naturelles ou architecturales qui en décuplent la portée, à travers six départements.&nbsp;</p>



<p>Assurant une ouverture majestueuse, une proposition atypique se pose dans un site d’exception : le <strong>Théâtre du Centaure</strong>, bien connu des Marseillais, pose ses <em>Échappées</em> au sein des verdoyants Jardins du Prieuré de Salagon, à Mane. Domestiqués avec grâce par les artistes qui fusionnent avec eux, quatre chevaux noirs s’y déploient en horde, pour revisiter la notion de choeur et de troupeau, dans une pièce chorégraphique équestre faisant écho aux éléments environnants (samedi 13 juillet, 19h30). Mi-juillet, les arts du mouvement sont à l’honneur avec deux soirées consacrées à la danse urbaine (le 16 juillet au Musée Fernand Léger de Biot ; le 18 juillet sur le parvis de l’église de La Palud-sur-Verdon). Trois compagnies s’y relaient dès 19h : la Compagnie <strong>Grenade</strong> y présente <em>Rodéo</em>, une pièce axée autour de la breakdance, le volet gestuel du hip-hop – désormais discipline olympique – et de la transmission, avec d’anciens danseurs de la compagnie et des plus jeunes. La <strong>Compagnie Phoenix </strong>pour sa part choisit d’exploreravec <em>Faits divers</em> le vacarme assourdissant des fake news sur les réseaux sociaux, causant trouble entre information et désinformation. L’association varoise <strong>KoKerBoom</strong> – tirant son nom d’un arbre d’Afrique Australe utilisé par les Bushmen pour construire des étuis de flèches – explore quant à elle la notion de transit, au sens littéral ou figuré.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Envolées jazzy </strong></mark></p>



<p>Pour la musique, place aux envolées dans des sites naturels grandioses. Le 19 juillet, les mélopées groove et jazzy d’<em>Afropean Project </em>– qui promettent de «&nbsp;<em>danser à saute-moutons sur les cultures d’Europe et d’Afrique&nbsp;</em>» – s’aventurent dans le Haut Champsaur, au cœur du Parc national des Écrins, dans la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas. À la fin du mois, un plateau itinérant de trois jeunes groupes, entre songwriting et néo folk rock – <strong>Liquid Jane</strong>, <strong>October Baby</strong>, <strong>Gami </strong>– voyage du Château de Laragne-Monteglin (le 30 juillet) au coeur du Var (Besse-sur-Issole le 8 août), en passant par l’arrière-pays niçois, sur les hauteurs rafraîchissantes de la Côte d’Azur (Jardin de la Coupole de La Gaude le 3 août).&nbsp;</p>



<p>Les musiques du monde se retrouvent aussi, ici et ailleurs – rock occitan de <strong>De la Crau</strong> le 1<sup>er</sup> août à Tourrettes-sur-Loup, poésie provençale de <strong>Tan que li siam</strong> le 5 août à la Chapelle Saint-Michel de Fuveau, répertoire berbère, arabe et provençal de la <strong>Bande à Koustik</strong> le 9 août au fantasque Château de Montmaur… Avec un focus spécial musique argentine, le 11 août à Vaison-la-Romaine (<strong>Criollando trio</strong> à 21h, suivi à 22h de <em>Del Cerro</em>, de <strong>Mandy Lerouge</strong>).<br></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les vieilles pierres s’encanaillent </strong></mark></p>



<p><strong><br></strong>Mais c’est sans doute le spectacle vivant transdisciplinaire – théâtre, cirque, marionnettes – qui hante les plus beaux lieux. Sans doute pas un hasard, tant ces artistes sont habitués à se produire hors les murs, se jouant des paysages comme de l&rsquo;imprévu, qui souvent nourrissent leur propos ! Parmi la programmation pléthorique, retenons la date du 28 juillet à Tourtour, village varois perché sur un promontoire de 600m d’altitude, dominant les forêts de pins avec vues panoramiques sur le Massif des Maures, le Massif de la Sainte-Baume et le Mont Ventoux. Dès 16h30, la déambulation d’une mystérieuse et mutique D<em>ame blanche</em> invite à un parcours cérémonial d’un nouveau genre. Suivent un duo entre la circassienne <strong>Elisa Alcade</strong> et son agrès, puis du théâtre musical porté par 4 comédiennes-chanteuses à la jovialité contagieuse (<em>À la bon’heur</em>, <strong>Compagnie L’Auguste théâtre</strong>), et enfin une chevauchée à dos de monocycle, dans une ambiance western un rien déjantée (<em>A l’ouest</em>, <strong>Compagnie Entrechocs</strong>). Le 13 août, Le Thoronet s’encanaille avec une pause cirque vantant les mérites du bivouac (<em>Debout là-dedans !</em>). Le 16 août, direction Bargemon : en plein coeur du vieux village, la Place des Ruines accueille une halte du festival sous les cieux étoilés, avec notamment la représentation <em>Duo pour un homme seul</em> de la compagnie niçoise <strong>Antipodes</strong>, titre oxymore sous forme de plaidoyer pour une beauté partagée dans le quotidien de nos rues.&nbsp;</p>



<p>JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Tournée Mosaïque</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 juillet au 16 août</mark><br>Divers lieux, Région Sud<br><br><a href="http://tourneemosaique-regionsud.fr">tourneemosaique-regionsud.fr </a></pre>
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		<title>C’est pas non plus la cata…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2024 09:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment rater un événement culturel sur le Vieux Port et ne pas réussir à rassembler plus de quelques centaines de personnes autour d’une programmation, pourtant réussie, d’artistes du territoire ? C’est l’exploit d’Art Explora à Marseille. Le festival itinérant, qui veut sillonner les mers du monde pour proposer des expériences artistiques gratuites, n’en est qu’à [&#8230;]</p>
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<p>Comment rater un événement culturel sur le Vieux Port et ne pas réussir à rassembler plus de quelques centaines de personnes autour d’une programmation, pourtant réussie, d’artistes du territoire ?</p>



<p>C’est l’exploit d’<em>Art Explora</em> à Marseille. Le festival itinérant, qui veut sillonner les mers du monde pour proposer des expériences artistiques gratuites, n’en est qu’à sa troisième étape (après Venise et Naples), et semblait essuyer les plâtres d’une construction menée à la va-vite. Malgré l’occupation médiatique, le partenariat média avec BFM TV, dont les spots tournent sur l’écran de fond de scène, malgré la présence du 6 au 18 juin sur le quai de la Fraternité au bas de la Canebière, dans un espace public qui a vu foule quelques jours auparavant pour l’arrivée de la flamme, malgré les 47 mètres du bateau-musée et son impressionnante voilure de plus grand catamaran voilier du monde, personne ne semble savoir parmi les passants ce qui se passe derrière les barrières Vauban qui enclosent la programmation de spectacles et d’exposition.</p>



<p>Il faut dire qu’ils sont gratuits, mais qu’il faut s’y inscrire… et&nbsp; qu’on peut aussi y assister sans inscription&nbsp;! Aucune signalétique n’annonce le programme, aucun flyer d’information n’est diffusé, pas même un QR code qui pourrait renvoyer à un agenda… Personne ne sait ce qui se trame là, derrière le passage étroit gardé par des agents de sécurité très souriants, mais qui sont là pour fouiller les sacs et pas pour accueillir le public et renseigner sur les programmes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Expositions</mark></strong></p>



<p>A l’intérieur, même amateurisme bienveillant : sur le catamaran un défilé pas marrant de poncifs sur les civilisations mésopotamiennes, une expo «&nbsp;immersive&nbsp;» numérique qui anime les figures féminines du Louvre sur les parois courbes du bateau, déformant leurs formes… Faut-il vraiment offrir au visiteur des succédanés d’œuvres déformées qui ne peuvent que leur en donner de fausses images&nbsp;?</p>



<p>À quai, dans un container, une autre exposition confronte plus judicieusement des œuvres contemporaines et des estampes de Miro, une émouvante petite sirène antique, des dessins d’enfants, dans une belle unité thématique qui donne un vrai accès aux œuvres.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles</mark></strong></p>



<p>La soirée d’ouverture, avec <strong>Zaho de Sezagan</strong>&nbsp; a fait le plein d’un espace public à la fois vaste et bizarrement contraint. Et sur cette scène&nbsp; les compagnies du territoire, de <strong>Hylel</strong> à <em>&nbsp;La Madelena</em>, de <strong>Josette Baïz</strong> à <strong>De la Crau</strong>, de <strong>Kader Attou</strong> à <strong>Maria Simoglou</strong>, ont fait défiler les talents de musiques du monde et de hip-hop que Marseille recèle… devant un public pour la plupart du temps&nbsp; clairsemé. Les conférences scientifiques et projections ont attiré moins de monde encore, malgré la pertinence de leurs thématiques et invités.&nbsp;</p>



<p>Au concert de<strong>Spartenza</strong><em>,</em> un&nbsp; public habitué de la Cité de la musique ou de <em>Babel Med</em>, agrémenté de quelques curieux passés par là et attirés, au fur et à mesure, par la force de la musique&nbsp;: le duo de la chanteuse sicilienne&nbsp; <strong>Maura Guerrera</strong> et du guembriste et oudiste algérien <strong>Malik Ziad,</strong> auquel s’adjoignait le tambourin occitan de <strong>Manu Théron</strong>, et ses contre-chants, tissent des liens charnels entre les rives, les cultures, les pratiques, les histoires populaires des artisans, les rêves des enfants.</p>



<p>Un imaginaire commun que les prochaines éditions d’<em>Art Explora</em> sauront sans doute mieux mettre en valeur, pour peu que le contexte politique n’interdise pas, à l’avenir, les échanges.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Art Explora </em>a eu lieu du 6 au 18 juin sur le Vieux Port, à Marseille</pre>
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		<title>Guillaume Meurice travaille sa droite </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Mar 2023 11:09:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Meurice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On l’avait déjà vu s’amuser comme un petit fou, il y a deux ans de cela, au sein de son inénarrable groupe, The Disruptives. Le temps d’un concert de fort bonne tenue, et grimé en rockeur de droite vantant les mérites de la start-up nation, Guillaume Meurice s’appropriait déjà les éléments de langage et les [&#8230;]</p>
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<p>On l’avait déjà vu s’amuser comme un petit fou, il y a deux ans de cela, au sein de son inénarrable groupe, The Disruptives. Le temps d’un concert de fort bonne tenue, et grimé en rockeur de droite vantant les mérites de la start-up nation, <strong>Guillaume Meurice </strong>s’appropriait déjà les éléments de langage et les valeurs en toc de la Macronie. Jusqu’à l’écœurement plus que compréhensible de ses camarades de jeu. Mais le temps n’est peut-être plus à cette jovialité-là. C’est désormais seul en scène qu’il porte son dernier spectacle, lancé en 2021 et considérablement modifié depuis. Soit une parodie de meeting politique, présentant Guillaume Meurice comme un candidat rassembleur aux présidentielles, comme cet «&nbsp;ami personnel&nbsp;» des candidats et des dirigeants les moins recommandables se rêvant à la tête du pays à la manière d’une start-up. Ou quand cet homme de terrain désir unir «&nbsp;les forces de droite et de gauche&nbsp;», pour mieux les vider de leur substantifique moëlle.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Esquive à gauche </mark></strong><br>Le tout est évidemment propice à une avalanche de piques toujours bien senties à l’égard de LREM (devenu Renaissance), des Républicains… Car c’est évidemment surtout la droite qui les récolte, et qui hérite des attaques les mieux portées, là où la gauche demeure relativement épargnée. Le contraire eut été fâcheux. Même si on aurait pu imaginer, à rebours d’un mot d’esprit bien placé ou d’un sketch bon enfant, voir l’artiste poindre sous l’humoriste. Voir apparaître, chez ce touche-à-tout bien trop doué pour appliquer à lui-même son propre éloge de la médiocrité, une fragilité, une émotion voisine de celle d’un François Ruffin, et dont on saisit, par endroits, la teneur. </p>



<p>D’autant que Guillaume Meurice s’attelle, depuis quelques temps déjà, à diverses formes d’engagement autres que cet humour consolateur, qui répare davantage qu’il ne bouscule. La présence à ses côtés de SOS Méditerranée pour accompagner la séance de dédicace qui a suivi avait notamment de quoi rappeler que tout ne peut être matière à dérision. Mais l’acteur a trouvé son clown, et il s’agit, évidemment, d’un clown de droite. De ce genre de clown qui invite non pas à adhérer à son propos, mais à réagir contre lui. Et à se débarrasser de tout désir d’homme providentiel. Du moins, pour le moment.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Meurice 2027</em> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 mars</mark> sur la scène du Silo, à Marseille. </pre>
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