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	<title>Archives des Sylvain Verdet - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’une et l’autre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2024 18:34:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Période charnière de la vie, l’adolescence inspire souvent les cinéastes, fictions ou documentaires. Nombreux aussi les films dans lesquels un humain se transforme en animal, dont le fameux <em>Cat People (La Féline</em> 1942) de <strong>Jacques Tourneur</strong> et ces derniers mois, on pense, bien sûr, au très réussi <em>Le Règne animal</em> de <strong>Thomas Cailley</strong>. Avec <em>Mi Bestia,</em> son premier long métrage, la réalisatrice colombienne, <strong>Camila Beltran</strong>, remarquée pour son travail de vidéaste et pour ses films expérimentaux, associe ces deux thématiques. Rien d’étonnant&nbsp;finalement, l’adolescence n’est-elle pas une transformation&nbsp;!</p>



<p>Bogota, 1996. On fait la connaissance de Mila (<strong>Stella Martínez</strong>), que la caméra portée ne quitte guère, au milieu d’autres jeunes filles et de religieuses dans son école catholique. La sœur principale fait un discours enflammé sur la venue du diable, la <em>Lunada</em>, l’éclipse de Lune qui s’annonce. Ce n’est pas la seule à avertir du danger. À la télé, les mises en garde, les informations sur des fillettes qui disparaissent s’accumulent… dans un pays catholique où existe une grande peur des figures associées au diable.&nbsp;</p>



<p>Mila, un peu introvertie, taiseuse, le visage souvent triste, vit avec sa mère, Eva (<strong>Marcela Mar</strong>) et avec Dora, (<strong>Mallely Aleyda Murillo Riva</strong>) l’employée de maison chargée de la garder quand la mère rentre tard du travail. C’est avec elle qu’elle échange un peu, sur le garçon qui la regarde à la sortie de l’école et qui lui plait bien, Miguel Ángel (<strong>Felipe Ramírez</strong>) et sur ses pensées. Quant à Dora, elle lui confie la raison du départ de son village, un viol. </p>



<p>Les regards de l’ami de sa mère, David (<strong>Héctor Sánchez</strong>) chargé de la surveiller et lui répétant sans cesse que Bogota est dangereux pour les filles et les femmes mettent Mila mal à l’aise. Pour lui échapper, elle déambule dans les rues, casque sur les oreilles, ou se réfugie&nbsp; dans la forêt, dense et sombre, une zone dite sauvage qui entoure la ville, interdite aux filles mais qui met à l’abri des regards. Des séquences d’errance où l’on partage les craintes, les interrogations de la petite fille qui devient femme.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Sur ces scènes, on est en lumière naturelle à 100 %, sans sources. C’est une sorte de jungle un peu sale, avec une couche de crasse sur les feuilles, presque poussiéreuse à l’image </em>», explique le directeur de la photo, <strong>Sylvain Verdet</strong> qui précise aussi que la caméra portée, très près du personnage et l’utilisation presque exclusive de focales moyennes ou courtes leur a été inspirée par <em>Répulsion </em>de Polanski. Effectivement la caméra suit au plus près la fillette qui se transforme au fur et à mesure que s’approche la nuit fatidique.</p>



<p><strong>Stella Martínez</strong>, dont c’est le premier rôle, interprète avec talent Mila dont elle rend sensible la palette d’émotions qui la submergent. Les choix de mise en scène, séquences au ralenti, contre plongées, gros plans sur les visages, musique, motifs récurrents d’animaux, créent chez le spectateur l’impression d’un monde sombre où tout peut arriver jusqu’à ce que la Lune rouge illumine le ciel.</p>



<p>ANNIE GAVA &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Mi Bestia</em>, de <strong>Camila Beltran</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 septembre</mark></pre>



<p></p>



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		<title>Plexus Rouge accueille l’Ukraine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 11:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alina Kopytsa]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Chaudagne]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Bouvier]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma Le Gyptis]]></category>
		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
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		<category><![CDATA[Radio Surrealism]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Verdet]]></category>
		<category><![CDATA[Tchina Ndjidda]]></category>
		<category><![CDATA[Valentina Petrova]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bras armé du réseau européen RedPlexus, le festival Plexus Rouge se propose depuis plus de dix ans de transgresser les codes au cœur des villes en faisant la part belle à la performance. Après une première action conjointe menée à Paris en 2014, à l’époque de la révolution Maïdan à Kiev, c’est à nouveau vers [&#8230;]</p>
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<p>Bras armé du réseau européen RedPlexus, le festival <strong><em>Plexus Rouge</em></strong> se propose depuis plus de dix ans de transgresser les codes au cœur des villes en faisant la part belle à la performance. Après une première action conjointe menée à Paris en 2014, à l’époque de la révolution Maïdan à Kiev, c’est à nouveau vers l’association ukrainienne Q Rators que le festival marseillais s’est tourné pour lancer une invitation à cinq artistes sur le sol français. «&nbsp;<em>L&rsquo;idée était de leur proposer une résidence de deux mois à la Friche et dans le quartier de la Belle de Mai, de les mettre en contact avec des associations et d&rsquo;autres artistes, d&rsquo;organiser des workshops et de présenter leur travail dans le </em>Plexus Rouge&nbsp;», explique <strong>Christine Bouvier</strong>, directrice artistique du festival.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Elargir l’horizon</mark></strong><br>Articulés autour du trauma de guerre, de l’exil forcé ou de la résilience, les résultats seront visibles en deux temps forts : le 21 octobre, rendez-vous de 18h30 à 22h30 Place des Horizons, au sein de la Friche, pour y découvrir une installation participative du groupe <strong>Radio Surrealism</strong>, une action performative chuchotée de <strong>Valentina Petrova</strong>, une digression autour de tutos de défense par <strong>Lera Polianskova</strong>, une expérience ludique à tendance érotique d’<strong>Alina Kopytsa</strong>… Le lendemain, le festival s’associe aux dix ans de l’association En Chantier pour organiser des ateliers participatifs dès 15h30, suivi d’un banquet dès 19 heures. En fil rouge, le danseur camerounais <strong>Tchina Ndjidda </strong>présentera son solo <em>Cross</em>, retraçant un parcours de migrant clandestin : « <em>son engagement et son positionnement résonnent avec le vécu et l&rsquo;engagement des artistes ukrainien·e·s et sa présence élargit l&rsquo;horizon</em> », commente Christine Bouvier. En amont du festival, la projection du film <em>Vous qui gardez un cœur qui bat</em> d’<strong>Antoine Chaudagne </strong>et <strong>Sylvain Verdet</strong>, a lieu le mercredi 19 octobre au Gyptis à 19 heures, suivie d’une rencontre avec les artistes programmés les jours suivants.</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Plexus rouge</em></strong> spécial Ukraine
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 octobre</mark>
Friche Belle de Mai et place Cadenat, Marseille 
<a href="http://redplexus.org">redplexus.org </a></pre>
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