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	<title>Archives des Takénori Némoto - Journal Zebuline</title>
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		<title>«&#160;Des canyons aux étoiles&#160;»&#160;: quelque chose qui nous dépasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 14:11:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’introduction du livret qui accompagne son enregistrement des Canyons aux étoiles de Messiaen, Jean-François Heisser explique&#160;: «&#160;il y a dans cette œuvre une grandeur qui efface les interrogations sur le compositeur, quelque chose dans la musique qui nous dépasse et saisit le public instantanément&#160;». Cette œuvre de Messiaen a sans nul doute une dimension [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans l’introduction du livret qui accompagne son enregistrement des <em>Canyons aux étoiles</em> de Messiaen, <strong>Jean-François Heisser</strong> explique&nbsp;: «&nbsp;il y a dans cette œuvre une grandeur qui efface les interrogations sur le compositeur, quelque chose dans la musique qui nous dépasse et saisit le public instantanément&nbsp;». Cette œuvre de Messiaen a sans nul doute une dimension cosmique et mystique, construite en un vaste bloc divisé en douze parties qui célèbrent les beautés de la nature et les chants d’oiseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commandé dans le cadre des célébrations du bicentenaire des États-Unis par Alice Tully, cet opus fut créé à New York en 1974. Messiaen visita le site de Bryce Canyon dans l’Utah afin de s’imprégner de l’esprit des terres pour lesquelles il allait composer, d’où le titre général et celui de la partie n°7, <em>Bryce Canyon et les rochers rouge-orange</em>. Le thème de l’élévation, depuis le fond des canyons aux étoiles, rappelle celui de l’âme, de la spiritualité qui nimbe les choses terrestres de son aura. <em>Le désert</em>, brève pièce introductive, débute et s’achève par une partie confiée au cor d’harmonie, fabuleux <strong>Takénori Némoto</strong> dont l’<em>Appel interstellaire</em> (partie 6) est un passage d’anthologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bec et ondes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les sirlis du désert pépient au cœur de chant d’oiseaux de la première partie, ce sont les orioles, loriots de l’Ouest américain qui entrent en scène dans le deuxième passage, tandis que les chants d’oiseaux japonais et américains décryptent <em>Ce qui est écrit sur les étoiles</em> en un mouvement cyclique virtuose. Puis, porté par le piano, c’est au tour du Cossyphe d’Heuglin (oiseau d’Afrique du Sud) d’enchanter le monde. La géographie des canyons tisse avec les chants d’oiseaux une trame puissante réunissant les écritures telluriques et minérales aux emportements aériens qui dépassent les frontières des continents, seuls sans doute à pouvoir nous faire atteindre une Jérusalem céleste à laquelle est comparé le site de Zion Park (partie 12, <em>Zion Park et la Cité céleste</em>). Jean-François Heisser dirige avec une scintillance onirique cette partition dont il a été longtemps le pianiste (ici, Jean-Frédéric Neuburger relève le défi avec maestria, unissant à un époustouflante technique un jeu nuancé et coloré). Le xylorimba (<strong>Adélaïde Ferrière</strong>) et le glockenspiel (<strong>Florent Jodelet</strong>) dialoguent avec une élégante finesse. L’<strong>Orchestre de chambre Nouvelle-Aquitaine </strong>apporte ses couleurs, son sens des contrastes, l’équilibre de ses pupitres particulièrement sensibles grâce à une somptueuse prise de son. Bref, le chef d’œuvre de Messiaen qui nous a quittés il y a trente ans (le 27 avril 1992) trouve ici un splendide écrin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Des canyons aux étoiles</em>, <strong>Olivier Messiaen</strong>, Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine<br>Éditions Mirare, 25€</pre>
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		<title>«&#160;Fauré, le dramaturge&#160;», le romantisme vu du Japon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 10:07:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Fauré le dramaturge]]></category>
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		<category><![CDATA[Musica Nigella]]></category>
		<category><![CDATA[Takénori Némoto]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Délicate, brillante et un brin obsessionnelle, l’approche du répertoire français post-romantique par Takénori Némoto ne manque décidément pas de matière. C’est à Fauré, après Chausson, Poulenc et Ravel que le chef japonais revient avec son ensemble Musica Nigella. Celui-ci tisse une ligne narrative entre les quelques musiques de scène pensées par Fauré, qui pourrait être [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Délicate, brillante et un brin obsessionnelle, l’approche du répertoire français post-romantique par <strong>Takénori Némoto </strong>ne manque décidément pas de matière. C’est à Fauré, après Chausson, Poulenc et Ravel que le chef japonais revient avec son ensemble <strong>Musica Nigella</strong>. Celui-ci tisse une ligne narrative entre les quelques musiques de scène pensées par Fauré, qui pourrait être celle d’un ballet. La célébrissime <em>Pavane </em>cède ainsi le pas au méconnu <em>Shylock</em>, reconstitué pour orchestre de chambre par Némoto, mais aussi au plus apprécié <em>Pelléas et Mélisande</em>, d’une grâce admirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Fauré, le dramaturge</em>, <strong>Takénori Némori</strong><br>Klarthe <br>15 €</pre>
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