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	<title>Archives des Taoufiq Izeddiou - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Taoufiq Izeddiou - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Quand on est fatigué, on est vrai »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée au Festival de Marseille, Border Dance prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse. Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créée au Festival de Marseille, <em>Border Dance</em> prolonge la recherche de Taoufiq Izeddiou sur la transe, le geste partagé et la puissance politique des corps. Entre rituels gnawa, flamenco et danse contemporaine, le chorégraphe réunit professionnel·les et amateur·ices marseillais·es dans une traversée où le commun se danse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous vivez entre Marrakech, Aix-en-Provence et Marseille. Comment cet ancrage nourrit-il votre travail sur le collectif ?</strong><br><strong>Taoufiq Izeddiou.</strong> Je suis installé à Aix-en-Provence depuis 2013, et j’ai beaucoup travaillé sur le terrain, avec ses besoins, ses attentes, ses inattendus. Ce qui continue à me passionner, c’est l’espace public, le rapport à l’autre, à sa ville, à sa communauté. Avec <em>Danser ma ville</em>, on a réuni beaucoup de monde. Cela répond à ce qui nous manque aujourd’hui : l’étreinte, le sourire, le contact, faire corps avec les autres, le toucher, le lâcher-prise. Beaucoup de gens habitent au même endroit et ne se rencontrent jamais. La danse permet de créer des communautés, des familles de sens. Elle propose un temps d’arrêt, de regard, d’écoute. Des personnes de langues, d’origines, de croyances différentes peuvent alors s’écouter et faire un pas de danse ensemble. L’écoute et le regard sont la colonne vertébrale de cette proposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transe et l’épuisement traversent </strong><em><strong>Border Dance</strong></em><strong>. Qu’est-ce qui apparaît quand le corps fatigue ?</strong><br>Ce qui m’intéresse dans la transe, c’est le lâcher-prise. Si ça lâche dans la tête, ça peut lâcher dans le corps. C’est une forme de dépassement. Quand on est épuisé, c’est là que ça commence pour nous : comment aller plus loin, laisser sortir des choses conscientes ou inconscientes ? La transe est un moteur pour faire apparaître des danses qui ne sont pas forcément écrites ou codées, mais qui s’appuient sur le vécu, la pensée, la mémoire. Pour moi, quand on est fatigué, on est vrai, très vrai. On n’est plus dans le spectaculaire, dans le fait de fournir de l’énergie, de la technique, de la présence. On est dans une autre présence. On se découvre autrement : debout, assis, parfois sans muscle. Et là, on passe d’un corps politique à un corps poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Border Dance fait dialoguer gnawa, flamenco et danse contemporaine. Comment regardez-vous les danses traditionnelles ?</strong><br><em>Border Dance</em> est une suite logique après <em>Danser ma ville</em>, mais avec une pièce partagée entre danseurs professionnels et amateurs avancés. J’ai vu certains potentiels se révéler chez les participants, et j’ai eu envie de partager la scène avec eux. Tous ont des danses en eux. Quand on révèle leurs danses d’enfance, leurs danses d’origine, que ce soit celtique, tango, flamenco ou gnawa, quelque chose se décontracte dans le corps : une liberté, une libération. En même temps, je suis danseur contemporain, je suis dans une danse créative. Je cherche de nouvelles interprétations, parce que la danse se renouvelle sans cesse. J’arrive d’une trilogie autour de la transe, et je tombe ici dans une autre forme de transe : le flamenco. Il faut protéger les amateurs pour qu’ils ne soient ni décor, ni accessoires, ni figurants, mais présents entièrement. C’est un très beau challenge, un stress aussi, et un pas vers l’inconnu.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br><br>Border Dance<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 et 27 juin<br></mark></strong><a href="https://www.theatrejoliette.fr/" type="link" id="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Saison Méditerranée : Taoufik Izeddiou et Mohamed el Khatib ouvrent le spectacle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&#160;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&nbsp;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant de migrants mais aussi arrêté ceux qui fuyaient la mort nazie et emprisonné illégalement à Arenc des milliers d’Algériens – sans prétexte d’OQTF. Dans ce port qui a aussi causé la propagation de la grande peste de 1720 par cupidité des marchands, mais permis pendant des siècles la circulation des nourritures, des hommes et des idées, <strong>Taoufik Izeddiou</strong> a convoqué et embrassé toute la richesse de Marseille avec <em>Danser ma ville</em>, une magnifique ode à la tendresse et au commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers le commun</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En résidence au Théâtre Joliette, le chorégraphe marocain a rassemblé une soixantaine d’amateurs autour de six danseurs et trois musiciens professionnels. Adepte d’une danse pour tous, pour toutes, praticable à partir de la marche et de quelques mouvements simples, reproductibles avec des dynamiques et des ampleurs adaptées à chacun·e, Taoufiq Izeddiou a conçu son spectacle en crescendo, du singulier vers le pluriel, le commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Danser ma ville</em> ouvre avec les trois musiciens tissent une partition faite de tradition (percussion sur peau tendue, mélopées modales) et d’électro, d’amplification de sons produits par piétinement… que six danseureuses viennent ensuite habiter de leurs corps. Des corps indépendants, dansant sans assignation genrée les mêmes gestes énergiques, empruntant aux traditions méditerranéennes et africaines, juives aussi, et les mêlant à des figures de danses urbaines et contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Cette rencontre des cultures chorégraphiques se déploie jusqu’à ce que les amateurs viennent les rejoindre. Des corps de tous les âges, âgés souvent, féminins pour la plupart. Certains que l’on connait pour les avoir vus souvent dans les projets collectifs. Ils se regardent, s’approchent deux à deux, s’enlacent, se détachent, vont lentement chercher une autre accolade, puis forment groupe, avancent, dansent, ondulent ensemble comme des flots, comme un organisme unique. Les corps les plus âgés, déploient des forces moindres mais d’autant plus émouvantes, humaines, fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une métaphore limpide de ce que la ville, la Méditerranée, le monde pourraient être si on laissait les corps parler, danser, se toucher, les regards se croiser, et les souffles s’accorder ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Parlement des mères</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Mères méditerranées</em> <strong>Mohamed el Khatib</strong> délivrait le même message, accueilli dans l’auditorium du Mucem, le vent rendant la représentation à l’extérieur impossible. Un repli qui a suscité la frustration des centaines de spectateurs, mais n’a pas amoindri l’enthousiasme de ceux qui ont assisté à l’une des deux représentations, même si le feu d’artifice prévu pour lier les deux parties du spectacle n’a pas pu être tiré. Seulement évoqué par une enfant malicieuse, qui donnait aussi le ton du spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malicieux et drôle, ce <em>Mères Méditerranées</em> est aussi grave et profond, ce qui est sans doute la marque de fabrique du théâtre de Mohamed el Khatib qui part de rien, de l’intime, d’une voiture, d’une anecdote, d’un objet, pour laisser éclore l’universel. Dans <em>Israël &amp; Mohamed</em>, créé avec Israël Galvan, il réglait son compte aux pères et réparait le lien culturel andalou, par la métaphore du foot, et du ligament d’un genou qui flanche. Avec <em>Mères méditerranée</em>, programmé par le Mucem dans le cadre de son exposition <em>Bonnes Mères</em>, ce sont les mères qui ont la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’écran se succèdent des images d’archives guerrières et coloniales, de fantasias, mettant en scène des hommes violents, mais aussi victimes. Elles alternent avec des interviews de mères qui défendent leur couscous, et parlent surtout de leurs inquiétudes pour leurs enfants. Qui pour certaines, palestinienne, libanaise, sont de la pure terreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène d’autres femmes, parfois les mêmes, complètent les témoignages et se disputent le meilleur houmous, mais aussi sur la violence des hommes, sur leur domination. La femme juive voudrait que toutes les femmes de Méditerranée puissent dire non à leur mari, l’Italienne voudrait couper les couilles des auteurs de féminicides, et toutes refusent leur guerre. Les Maghrébines de Marseille s’indignent que les Français aiment leur couscous, mais pas leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur «&nbsp;parlement&nbsp;» devient, au fil du spectacle, de plus en plus politique, jusqu’à une proclamation commune qui exige que le monde entende enfin leur voix. Et leur accorde la liberté d’être ou de ne pas être mère, de disposer de leur corps, de circuler librement d’une rive à l’autre. Elles implorent, surtout, de «&nbsp;<em>cesser le feu</em>&nbsp;». Car «&nbsp;<em>chaque mère morte est un océan de larmes, une bombe à retardement</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assigner la paix et l’avenir aux femmes, la guerre et la mort aux hommes, est certainement réducteur. Mais l’urgence méditerranéenne est devenue celle du monde, et exige sans doute qu’on écoute enfin ces voix sincères, qui seules dessinent un futur désirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>Taoufiq Izeddiou transcende le Bois de l’Aune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Céliane Peres-Pagès]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 16:31:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur scène, trois musiciens et neuf danseuses·eurs nous plongent dans des transes des quatre coins du monde, portés par des rythmes entêtants, alternant chants traditionnels et musiques plus contemporaines. Dans La Terre en Transe de Taoufiq Izeddiou, les corps, comme possédés, évoluent sur une scène épurée qui souligne l&#8217;intensité de leurs mouvements. Les jeux de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sur scène, trois musiciens et neuf danseuses·eurs nous plongent dans des transes des quatre coins du monde, portés par des rythmes entêtants, alternant chants traditionnels et musiques plus contemporaines. Dans <em>La Terre en Transe</em> de Taoufiq Izeddiou, les corps, comme possédés, évoluent sur une scène épurée qui souligne l&rsquo;intensité de leurs mouvements. Les jeux de lumière créent des atmosphères variées, accentuant les émotions et les différents états de transe. Le public se retrouve ainsi hypnotisé par les interprétations très personnelles de chaque danseur… pour être régulièrement transporté, à nouveau, par l’énergie du groupe. On perçoit des visages concentrés et grimaçant, des pieds frappant énergiquement le sol ou des caisses de résonance, des bras désarticulés qui emportent les corps dans des mouvements saccadés, répétés encore et encore. Et parfois, un visage disparait et laisse place à un masque, anonymisant la transe. C’est un véritable lâcher-prise que nous offre cette performance où la transe est proposée comme une échappée, un antidote à ce monde qui va trop vite, qui est fatigué. Taoufiq Izeddiou explore la notion d’épuisement, car selon lui «&nbsp;<em>dans une fatigue du corps, une certaine vérité apparait&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Terre en Transe</em> est le troisième et dernier volet de la trilogie <em>Le Monde en Transe,&nbsp;</em>créée par le chorégraphe au sortir de la pandémie de Covid-19, pour réunir les danseurs confinés, mais aussi les libérer après cette période d’enfermement. Sa dernière performance <em>Danser la ville</em>, explorait déjà l’idée d’une transe libératrice : les participants à des ateliers réguliers organisés au Bois de l’Aune – qui collabore avec l’artiste depuis plus de 10 ans – étaient invités à reconsidérer l’usage des pieds et leur rapport au sol et à la terre, avec l’idée de s’affranchir du poids du monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CÉLIANE PERES-PAGÈS</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 et 16 novembre</mark> au <a href="http://www.boisdelaune.fr">Théâtre du Bois de l’Aune,</a> Aix-en-Provence.</pre>
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		<title>Aix s’enflamme pour sa 5e saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 13:36:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’effervescence de l’automne anime la 5e Saison aixoise. On se plaît aux hasards, aux rencontres éblouies au détour d’une place, d’un lieu… Flamboiements L’ouverture quasi wagnérienne du troisième mouvement de la biennale d’Aix-en-Provence avec «&#160;Aix 100 Flammes&#160;» reliait symboliquement le théâtre du Jeu de Paume au Grand Théâtre de Provence (GTP). Les auspices sont on [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/aix-senflamme-pour-sa-5e-saison/">Aix s’enflamme pour sa 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; saison</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’effervescence de l’automne anime la 5<sup>e</sup> Saison aixoise. On se plaît aux hasards, aux rencontres éblouies au détour d’une place, d’un lieu…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Flamboiements</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture quasi wagnérienne du troisième mouvement de la biennale d’Aix-en-Provence avec «&nbsp;Aix 100 Flammes&nbsp;» reliait symboliquement le théâtre du Jeu de Paume au Grand Théâtre de Provence (GTP). Les auspices sont on ne peut plus clairs&nbsp;: c’est par la culture que la vie s’orchestre et prend son sens. Une culture populaire au noble sens du terme, commune et participative, renouant avec le bonheur des éblouissements collectifs. La compagnie <strong>Carabosse</strong>, chargée des illuminations, installait tout au long du parcours des milliers de pots de feu. Déposés à même le sol ou architecturés en orbes géantes, globes stylisés aux méridiens articulés. Des chaufferettes géantes, braseros dont le vent parfois disperse les cendres incandescentes, série de «&nbsp;marcels&nbsp;» pendus à hauteur de réverbère que les artisans des feux allument à l’instar du personnage du chapitre 14 du <em>Petit Prince</em> de Saint-Exupéry, «&nbsp;<em>occupation très jolie&nbsp;</em>», s’il en est, et qui est «&nbsp;<em>véritablement utile puisque c’est joli&nbsp;</em>». Sur ce chemin de lumières, s’égrènent petits kiosques à musique et personnages de métal qui s’animent au gré de la chaleur des loupiotes&nbsp;: incroyables cyclistes funambules, têtes de réveil dont les longs membres prennent le rythme d’une marche sur place, énigmatiquement expressifs. Deux chevaux du théâtre du Centaure amorçaient une promenade sur les terrasses du GTP avant de s’enlacer tendrement dans la cour du théâtre. La foule avait répondu à l’invitation, séduite, étonnée, intéressée, renouant avec le partage d’un regard commun dans une atmosphère joyeuse et bienveillante. &nbsp;<br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116710" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Aix 100 Flammes © MC</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopies participatives</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Repoussés trop longtemps par la crise sanitaire, des spectacles savaient fédérer professionnels et amateurs autour de créations qui drainaient un public multiple et enthousiaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le propos mené par les <strong>Compagnie Anania Danses</strong> et <strong>Naïno Productions</strong>, <em>100 pas presque</em>, rassemblait sur la place des Prêcheurs une troupe de danseurs (formés lors d’ateliers participatifs) dirigés ou plutôt accompagnés par le chorégraphe et danseur <strong>Taoufiq Izeddiou</strong> dans une marche dansée sur une centaine de mètres en une heure. Histoire de refuser la trépidation de notre société consommatrice, et de se connecter à un tempo plus intérieur et humain, vers les musiciens sur une composition originale de <strong>Pascal Charrier</strong> (musiciens pro et amateurs, initiés eux aussi lors d’ateliers en amont). Le résultat en fut saisissant de liberté, d’invention, dans un parcours qui alla jusqu’à une forme de transe dynamique poussant les personnes «&nbsp;sur scène&nbsp;» à convier les assistants à rejoindre la danse. Bonheur des partages&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre se tissait aussi au Bois de l’Aune (initiateur de <em>100 pas presque</em>) entre cinq danseurs aixois (<strong>Marginalz Crew</strong>) et trois danseurs japonais (<strong>Strugglez Crew</strong>) qui proposèrent avec <em>Voir à nouveau</em> un spectacle de breakdance (création montée en une petite semaine). Les mouvements solitaires, dissimulés sous capuches et vêtements amples, soulignent la singularité de chacun malgré un discours à la grammaire et aux rythmes communs. Chaque danseur présente une facette de son savoir-faire, se mesure aux autres. Rares sont les instants où les pas se conjuguent et s’accordent. Un exercice plusieurs fois ovationné par le public du Bois de l’Aune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même lieu recevait aussi le spectacle maintes fois reporté, <em>Mastory</em>, projet construit avec une intelligente empathie par <strong>Paul Pascot</strong>, comédien et metteur en scène et <strong>Lau Rinha</strong>, artiste hip-hop, (cette dernière était aussi cheville ouvrière de la rencontre de <em>Voir à nouveau</em>). Le travail débute en 2021, réunit les jeunes gens sélectionnés sur leurs passions (danse contemporaine, rap, cuisine, flamenco, chant, dessin…). Il les fait participer à des masterclasses, assister à des spectacles, lire la masse de textes proposés par les deux meneurs de jeu, choisir (chaque texte de Musset, Saccomano, Saint-Exupéry, Siméon, Sotteau, Alberoni, Sand… correspond à une émotion, un parcours de vie, évoquant l’intime et le pluriel à la fois), se libérer de l’angoisse de la scène, de se mettre en représentation, cette mise en danger de soi qui, sur scène, est un autre, certes, mais fragilise les êtres. La scénographie reprend le carré tournant de <em>L’Amérique</em> (jouée par Paul Pascot au Bois de l’Aune, il y a quelques années) et utilise de larges cubes de bois brut, qui se transforment en sièges, estrades, support d’un clavier. Le spectacle débute par la recension d’exercices de théâtre, regroupements, cercles, marche aléatoire. Les jeunes acteurs se cachent sous capuches et larges manteaux qu’ils abandonnent au fur et à mesure qu’ils se disent, se jouent, avec une fraîcheur et une sincérité bouleversantes. Les voix sortent, posées, justes, passionnées, modulées par le sens et l’intention donnée, les musiques naissent, slam, mélodies, accompagnées au clavier ou à la guitare, dans une éloquence touchante alors que la danse s’empare de certaines avec une fougue élégante. La puissance du spectacle (on ne peut que regretter qu’il ne soit joué qu’une seule fois&nbsp;!) tient à ce travail libératoire, à cette approche neuve et enthousiaste au sens fort. Le thème c’est l’amour, celui que l’on dit avec un grand A, peu importe s’il s’adresse à des êtres particuliers ou n’est qu’une idée, l’Amour ici est déjà celui du théâtre, une chute dont on ne se relève pas et c’est très bien ainsi&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles nouveaux</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème du Japon se déployait aussi au fil des manifestations. Ainsi le Conservatoire Darius Milhaud recevait la nouvelle création conçue par Agence Artistik de <strong>Laurence Patermo</strong>, <em>Éléments</em>, avec le <strong>Bamboo Orchestra</strong> de <strong>Makoto Yabuki</strong> et les danseurs <strong>Pierre Boileau-Sanchez </strong>et <strong>Sinath Ouk</strong>, chorégraphe de cet opus, baigné de sublimes clairs-obscurs. Les percussions et la danse trouvent dans la déclinaison des quatre éléments, terre, eau, feu, air, une fusion mise en scène avec brio, les danseurs devenant percussionnistes, les percussionnistes danseurs. Les corps s’animent, écoutent, s’assagissent puis s’élancent en irrépressibles élans allant jusqu’à la transe. La beauté de l’instrumentarium de bambous offre un cadre poétique aux évolutions. Les sonorités complexes passent du rythme à la mélodie portée par une flûte de bambou. La musique de Fauré par ce biais prend des allures oniriques propices à cette cosmogonie élémentaire. Bulle délicate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Manufacture se mettait aussi à l’heure japonaise, invitant <strong>Mauro De Giorgi</strong> pour une intéressante performance de peinture nippone à l’encre sumi-e. Les formes naissent comme par magie d’un effleurement, d’une tache, d’un trait… quelle finesse&nbsp;! On apprenait aussi pourquoi les œuvres se trouvent sur des formats verticaux&nbsp;: les tremblements de terre incessants ne sont pas étrangers à la fabrication des tableaux&nbsp;: tout se doit d’être dans la légèreté… Suivait une performance réunissant la projection d’œuvres de la plasticienne <strong>Hitomi Takeda</strong>, la musique électro de <strong>Rubin Steiner</strong> et les haïkus de Jack Kerouac (le «&nbsp;King of the Beats&nbsp;», en raison de son livre <em>Sur la route</em>), dits et joués par le comédien <strong>Nicolas Martel</strong>. L’immédiateté du style que Kerouac nommait «&nbsp;prose spontanée&nbsp;» se trouve condensée dans ces poèmes de trois vers. La profondeur se condense en formules lapidaires, <em>«&nbsp;Le son du silence/Est toute l’instruction/Que tu recevras</em>&nbsp;» («&nbsp;The sound of silence/Is all the instruction/You’ll get&nbsp;»). Le tout dans la cour extérieure de la Manufacture en une atmosphère délicieusement conviviale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Où l’imagination fait sens</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1.jpeg?resize=425%2C567&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116708" width="425" height="567" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /><figcaption>L&rsquo;expédition végétale © MC</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La fantaisie, l’invention, sont aussi les maîtres-mots de cette <em>5<sup>e</sup> saison</em> qui se plaît à mailler finement l’espace public. L’Aéroflorale et son équipe de scientifiques parcourt le monde à la recherche de plantes afin d’en étudier l’énergie phytovoltaïque. Les spécialistes décrivent aux passants le projet génial de cette nouvelle source d’électricité, expliquent leurs missions à Madagascar, île pauvre en ressources, et donc fortement intéressée par ce procédé peu onéreux. Ils détaillent les vertus des végétaux, «&nbsp;<em>l’électricité est puisée au racines le plus souvent, mais en ce qui concerne les plantes grasses, on peut récupérer l’énergie dans les feuilles</em>&nbsp;»… Un peu de musique pour améliorer l’humeur des plantes, des ateliers de recherches en cours, des démonstrations bluffantes (ainsi une toute petite plante verte alimente sons et lumières&nbsp;!), l’ensemble sous la construction géante (qui a atterri sur la place des Prêcheurs), imposant assemblage de métal soutenu par des ballons et des hélices sans cesse en action. Les savants sortis d’un roman de Jules Verne s’activent, grimpent sur les hauteurs de cette architecture improbable, en descendent en rappel. Magique simplicité, évidence… Quoi&nbsp;! Il n’y a pas eu de vol dans les airs à l’instar du <em>Château ambulant</em> de Miyazaki&nbsp;? Les plantes présentées ne produisent pas grâce à leur électricité les montages ingénieux exposés&nbsp;? &nbsp;Il n’y a pas de scientifiques dans l’aventure, mais de vrais comédiens de la compagnie La Machine&nbsp;? Foin de ces rabat-joie&nbsp;! Le bonheur d’une belle histoire, la beauté du dispositif, réveillent notre appétit de merveilleux, notre besoin d’imaginaire, de magie, de sens aussi, car l’Aéroflorale répond à des questionnements actuels concrets et prégnants. D’ailleurs, certaines recherches, sérieuses cette fois-ci travaillent sur le principe des piles microbiennes&nbsp;: la matière organique rejetée dans le sol par les plantes lors de la photosynthèse sert de nourriture à des micro-organismes qui libèrent des électrons lorsqu’ils se nourrissent. Ces électrons recueillis par des électrodes génèrent de l’électricité. Le dispositif, valable uniquement dans des milieux saturés en eau, est commercialisé par une entreprise hollandaise Plante-e (on arrête la pub gratuite ici&nbsp;!).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rêver le monde, quelle entreprise fantastique&nbsp;! Ce rêve se concrétise au cœur de l’église de la Madeleine grâce au <em>Museum of the Moon</em> de <strong>Luke Jerram</strong>. Avec un diamètre de sept mètres, cette lune conçue à partir d’images détaillées de la NASA et éclairée de l’intérieur semble flotter dans les airs, comme portée par les sons <em>surround</em> concoctés par le compositeur <strong>Dan Jones</strong> avec un parfum de Debussy. Les mythologies se refondent dans cette représentation tangible et onirique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lune n’est plus à promettre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Une 5<sup>e</sup> saison</em></strong>
divers lieux, Aix-en-Provence
<a href="https://www.aixenprovence.fr/une-5eme-saison-1690">aixenprovence.fr</a></pre>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Museum of the Moon</em>, église de la Madeleine jusqu’au 8 octobre<br><em>Banquet, Haïku et Cie</em>, bibliothèque Méjanes-Allumettes, 23 septembre<br>Performance de peinture japonaise, Fondation Saint-John Perse, 23 septembre<br><em>Éléments</em>, Conservatoire Darius Milhaud, 25 septembre<br><em>Voir à nouveau</em>, théâtre du Bois de l’Aune, 27 septembre<br><em>Mastory</em>, théâtre du Bois de l’Aune, 27 septembre<br><em>100 pas presque</em>, place des Prêcheurs, 21 septembre<br><em>L’expédition végétale</em>, place des Prêcheurs, 23 au 26 septembre</mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/aix-senflamme-pour-sa-5e-saison/">Aix s’enflamme pour sa 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; saison</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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