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	<title>Archives des Théâtre des Halles - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Théâtre des Halles - Journal Zebuline</title>
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		<title>Évangile de la nature : Remélanger les atomes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 11:22:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Christophe Perton met en scène une nouvelle traduction de De rerum natura de Lucrèce, ode à la nature et à la vie, qu’il a retraduite avec Marie NDiaye. Il confie que c’est le bouleversement du confinement qui l’a conduit à cette relecture.  Cette traduction-adaptation du philosophe-poète Lucrèce (98-55 av.J.C) s’adresse à un disciple et lui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Perton</strong> met en scène une nouvelle traduction de <em>De rerum natura</em> de Lucrèce, ode à la nature et à la vie, qu’il a retraduite avec Marie NDiaye. Il confie que c’est le bouleversement du confinement qui l’a conduit à cette relecture. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette traduction-adaptation du philosophe-poète Lucrèce (98-55 av.J.C) s’adresse à un disciple et lui donne des règles de vie, évoquant la misère et les souffrances du monde pendant une pandémie dont les survivants sont morts de chagrin. Selon Lucrèce, Épicure a compris que c’est le ciel et la terre qui ont construit l’univers&nbsp;: il n’y a pas de dieu créateur et immortel, la nature est constituée d’atomes, tout retourne à la terre&nbsp;; et le cycle recommence. La mort inévitable rentre dans le mouvement universel. «&nbsp;<em>Nous n’avons que l’usufruit de la vie</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’immense acteur, <strong>Stanislas Nordey</strong> est totalement habité par cette parole poétique. Vêtu d’un costume noir et transparent, pieds nus, il arpente le plateau comme habité du feu intérieur d’une révélation matérialiste, et cosmique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre du plateau, le ciel, avec nuages ou étoiles. Sur les trois murs, des panneaux où circulent incessamment des images en mouvement : minéraux, espaces déserts, mer et ruisseaux, ciels encore. L’espace scénique prend une dimension cosmique soulignée continûment par la musique organique d’Emmanuel Jessua. On est emporté par ce mélange de mots, de notes et de motifs, dans ce flot d’une modernité étonnante. Qui ne s’interdit pas l’humour, et invite à regarder au-delà de soi et de la possession, vers les étoiles</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Évangile de la nature</em> de Christophe Perron se joue au <a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des Halles</a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 25 juillet</mark> à 16h40 </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Le clown comme poème : Entre Catherine et Arletti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Marseillais, les autres aussi, connaissent bien le travail de François Cervantes et de L’Entreprise, une des plus anciennes et des plus solides compagnies de La Friche. Ils savent aussi son attachement au clown. Celui de Catherine Germain, sa comédienne fétiche, s’appelle Arletti, et n’a pas pris une ride depuis 30 ans qu’il arpente les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Marseillais, les autres aussi, connaissent bien le travail de <strong>François Cervantes</strong> et de <strong>L’Entreprise</strong>, une des plus anciennes et des plus solides compagnies de <a href="https://www.lafriche.org">La Friche</a>. Ils savent aussi son attachement au clown. Celui de <strong>Catherine Germain</strong>, sa comédienne fétiche, s’appelle Arletti, et n’a pas pris une ride depuis 30 ans qu’il arpente les scènes. Alors que ses parents, celle qui lui donne son corps, ses bras, sa bouche, sa voix, celui qui écrit ses mots, ont naturellement pris de l’âge. Mais les clowns ne vieillissent pas. Ils peuvent être vieux, mais le sont alors depuis toujours…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cherche François Cervantes dans le clown depuis 30 ans, et avec ce spectacle encore, modeste, où il joue lui-même son rôle aussi naturellement que s’il nous parlait, assis à sa table qui mime celle d’un écolier, devant une carafe et deux verres Duralex qui rappellent aussi l’enfance ? Rien pourtant n’est professoral dans son ton, il nous parle de son rapport à l’art comme s’il conversait doucement avec nous dans une réunion de vieux ami·es.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’art est la clef</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il avance ceci&nbsp;: comme un sentiment dérobé, quelque chose se cache à l’intérieur de nos propres maisons, et l’art peut ouvrir la porte de chambres intimes dont on ne soupçonne pas l’existence. Cette chose-là, cette ouverture, il l’a éprouvée en croisant le regard peint des fresques antiques, en écoutant Tom Waits, en regardant les chiens de Giacometti. Chacun·e de nous l’éprouve, un jour, lorsqu’ inopinément une œuvre bouleverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte qu’il dit, d’une qualité d’écriture tranquille, osant l’image et l’émotion, le sentiment même, annonce l’arrivée d’Arletti, qui va tenter d’expliquer qui elle est, comment elle est née. Mais ne le dira jamais aussi bien, aussi juste, qu’en se délectant d’un verre d’eau, en faisant danser ses gants rouges, en s’attardant au moment du départ avec le public pour ne pas laisser s’enfuir la relation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Catherine Germain démaquillée mais jouant encore viendra ensuite raconter l’histoire avec François, depuis 30 ans. Expliquer comment un clown se construit lentement, s’impose à vous aussi, vous habite, vous change, exposant au dehors cette intimité invisible, inconsciente, qui se soulève quand l’art survient. Et comment les clowns de théâtre se construisent aussi dans la langue d’un auteur, à l’écriture. Tout en appartenant à l’invisible. Justement, comme un poème.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le clown comme poème</em> est joué au <a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des Halles</a> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 25 juillet</mark> (19h)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Danser dans mon petit salon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:40:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du micro-trottoir au plateau de théâtre il n’y a qu’un pas, ou à peine un peu plus, des pas de danse de préférence. Pendant de longs mois, Maxime Potard de l’incroyable collectif marseillais Le Détachement international du Muerto Coco, a posé à moult hommes et garçons la question simple et immense : c’est quoi, la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Du micro-trottoir au plateau de théâtre il n’y a qu’un pas, ou à peine un peu plus, des pas de danse de préférence. Pendant de longs mois, Maxime Potard de l’incroyable collectif marseillais Le Détachement international du Muerto Coco, a posé à moult hommes et garçons la question simple et immense : c’est quoi, la virilité ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de ces paroles anonymes, et de sa propre expérience du sujet, il crée<em> Danser dans mon petit salon sans me poser de questions</em>, seul en scène déjanté, musical, mais surtout sensible, dans lequel le salon factice, l’espace intime est propice au déploiement d’une identité affranchie du poids des normes, autre que celle du bonhomme poilu et fort. Une respiration, pendant laquelle il est possible d’être décomplexé, et d’entrer dans la danse dans le jardin du Théâtre des Halles à la nuit tombée.</p>



<pre class="wp-block-verse">C.M.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 25 juillet à 21h30<br></mark></strong><br>Relâche les mercredis<br><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a></pre>



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		<title>Par quoi je me sauve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:56:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la croisée du cirque contemporain, du théâtre, de la danse, de la musique et du cinéma, les créations de La Brebis Égarée bousculent les frontières entre genres et disciplines et abordent des thématiques engagées : environnement, exil, marginalité, histoire des territoires. Écrit par Joshua Imeson, mis en scène par Stefano Fogher, leur dernier spectacle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À la croisée du cirque contemporain, du théâtre, de la danse, de la musique et du cinéma, les créations de La Brebis Égarée bousculent les frontières entre genres et disciplines et abordent des thématiques engagées : environnement, exil, marginalité, histoire des territoires. Écrit par Joshua Imeson, mis en scène par Stefano Fogher, leur dernier spectacle <em>Par quoi je me sauve</em> est un spectacle explorant les secousses d’une Amérique marquée par les tensions sociales et culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce s’articule autour du parcours d’une famille précaire confrontée aux réalités socio-économiques traversées par une partie de la génération X aux États-Unis. Le tout sur fond de bande sonore, également signée Joshua Imeson, conjuguant folk, rock indépendant, hip-hop et musiques électroniques. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 mars<br></mark><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a>, Avignon</pre>



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		<title>Je t’aime plus loin que toi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 14:53:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un spectacle à dimension méta-théâtrale, les deux comédiens, Valentine Gérard et Fabrice Adde, incarnant sur scène Valentine et Fabrice, couple d’artistes à la vie comme à la scène, qui souhaitent créer une œuvre puissante, moderne et engagée. Mais la réalité de leur condition d’«&#160;artisans contemporains&#160;» se révèle problématique. Le plateau devient alors un lieu intime [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un spectacle à dimension méta-théâtrale, les deux comédiens, Valentine Gérard et Fabrice Adde, incarnant sur scène Valentine et Fabrice, couple d’artistes à la vie comme à la scène, qui souhaitent créer une œuvre puissante, moderne et engagée. Mais la réalité de leur condition d’«&nbsp;artisans contemporains&nbsp;» se révèle problématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau devient alors un lieu intime où se mêlent quotidien, création et remise en question permanente. À travers leurs échanges, les deux interprètes explorent les thèmes du temps qui passe, de la relation amoureuse, de la création artistique et de l’inévitable confrontation avec la mort. Une proposition où fiction et réalité se côtoient et se répondent, au sein d’un théâtre présenté comme un art de vivre et d’aimer. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 mars<br></mark><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a>, Avignon</pre>



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		<title>Là, personne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 09:47:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Conçu, écrit, mis en scène et interprété par Geoffrey Rouge-Carrassat, ce seul en scène met en scène un narrateur anonyme qui raconte l’apparition d’une présence mystérieuse dans son quotidien. Au lieu de réagir avec peur, il choisit d’intégrer cette étrangeté à sa vie, acceptant de dépasser la peur initiale pour traverser le vaste territoire du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-personne/">Là, personne</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Conçu, écrit, mis en scène et interprété par Geoffrey Rouge-Carrassat, ce seul en scène met en scène un narrateur anonyme qui raconte l’apparition d’une présence mystérieuse dans son quotidien. Au lieu de réagir avec peur, il choisit d’intégrer cette étrangeté à sa vie, acceptant de dépasser la peur initiale pour traverser le vaste territoire du fantasme et de l’inconnu. Cette présence énigmatique devient le point de départ d’une enquête intime, un éloge du doute plus que de la résolution, questionnant les mécanismes psychologiques qui nous lient à ce qui nous échappe. Accompagné par une création sonore signée Nicolas Daussy et les lumières d’Emma Schler. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 février<br></mark><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a>, Avignon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Avignon en hiver</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 09:21:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival d’hiver des scènes d’Avignon évolue, dans une certaine idée de la continuité, devenue aujourd’hui marginale. Ainsi Julien Gélas invite Nicolas Pagnol au théâtre du Chêne noir hérité de son père. Les textes de Marcel Pagnol y seront dits par… Vincent Fernandel. Le fils de Gérard Gélas programme aussi sa propre adaptation du Horla [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival d’hiver des scènes d’Avignon évolue, dans une certaine idée de la continuité, devenue aujourd’hui marginale. Ainsi <strong>Julien Gélas</strong> invite <strong>Nicolas Pagnol </strong>au théâtre du Chêne noir hérité de son père. Les textes de Marcel Pagnol y seront dits par… <strong>Vincent Fernandel</strong>. Le fils de Gérard Gélas programme aussi sa propre adaptation du <em>Horla </em>de Maupassant, adapté à l’ère de l’I.A.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre père presque fondateur du Off reste aux commandes&nbsp;: Serge Barbuscia (Théâtre du Balcon) est président des Scènes d’Avignon, et propose une édition des 20 ans qui s’attache à rendre hommage : ainsi le 27 janvier une pause déjeuner sera proposée autour d’André Benedetto, dramaturge qui créa le premier festival Off en 1966, dans un élan politique qui annonçait les jolis jours de Mai… et les frictions fécondes du In et du Off.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette édition de <em><strong>Fest’hiver</strong></em> ouvre aussi largement les portes de la capitale du théâtre à de nouvelles formes, de nouveaux lieux, et des talents qui vivent hors des remparts et de la ville. Ainsi le 23 janvier les ateliers collectifs de la Cie <strong>Sortie 23</strong> invitent le public aux Bains Pommer, magnifique lieu patrimonial récemment restauré. La soirée des 20 ans se tiendra à LaScierie, dans l’esprit de ce tiers lieu industriel, avec DJ, rencontres et guinguette bio.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du théâtre des femmes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’essentiel à Avignon restera toujours le théâtre&nbsp;! L’Entrepôt (Cie Mise en scènes) et le Festival d’Avignon sont partenaires des Scènes d’Avignon*, et chacun propose un ou plusieurs spectacles, qui souvent entrent en résonance avec leur dernière ou leur future programmation d’été.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi le Festival d’Avignon programme <em>La Lettre</em> de <strong>Milo Rau </strong>à la Fabrica&nbsp;; <strong>Judith Desse</strong>, à l’Entrepôt propose <em>Colette au pays du Soleil levant</em> un émouvant quintet écrit dans une maison de retraite, où les danseurs ont les corps recouverts d’argile, qui deviendra poussière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes sont aussi beaucoup plus présentes sur les plateaux des Scènes d’Avignon, qui restent majoritairement, mais plus uniquement, dirigées par des hommes. Et les metteuses en scène proviennent de toute la région&nbsp;: ainsi <strong>Wilma Levy</strong> (Cie marseillaise Des Passages), après <em>Héroïnes</em>, travaille avec <strong>Charlie Radix</strong> sur la sororité, et le lien de la politique et de l’intime. <strong>Eloïse Mercier</strong> (Cie toulonnaise Microscopique) joue <em>Les Meutes </em>avec <strong>Gauthier Bauxebelt</strong>, un duo dans l’air du conte à la prose ciselée, avec Lou, les loups et leurs meutes plus ou moins sauvages. <strong>Marie Provence</strong> (Cie marseillaise 7<sup>e</sup> Ciel) reprend <em>La Stupéfaction</em>, où un trio d’êtres cabossés se confronte et s’entraide. Enfin la Cie marseillaise Le Vaisseau propose sa deuxième création, écrite et mise en scène par <strong>Nina Ayachi </strong>et <strong>Clara Chrétien&nbsp;</strong>: <em>Le Cabaret des Oiseaux</em>, une lutte conte les portes fermées et la mort, dans un registre pourtant burlesque, aussi…</p>



<pre class="wp-block-verse">Agnès Freschel<br><br><a href="https://www.scenesdavignon.fr/festhiver.html" type="link" id="https://www.scenesdavignon.fr/festhiver.html">Fest’hiver</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 23 janvier au 1er février</mark><br> Divers lieux, Avignon<br>*Théâtre des Halles, du Balcon, de Chêne noir, du Chien qui fume, des Carmes et Transversal</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Avignon : Le Grand Canyon est à Roussillon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 10:42:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Thelma, Louise et nous, le road movie de deux françaises d’aujourd’hui, part du Finistère pour se conclure dans les ocres de Roussillon. Sur scène Nolwenn le Doth, la bretonne échouée à Avignon, cofondatrice avec Anna Pabst de la compagnie Le Bleu d’Armand, dont les Héroïnes et autres Chevaleresse ont marqué la scène féministe avignonnaise.  Est-ce la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Thelma, Louise et nous</em>, le road movie de deux françaises d’aujourd’hui, part du Finistère pour se conclure dans les ocres de Roussillon. Sur scène <strong>Nolwenn le Doth</strong>, la bretonne échouée à Avignon, cofondatrice avec <strong>Anna Pabst</strong> de la compagnie <strong>Le</strong> <strong>Bleu d’Armand</strong>, dont les <em>Héroïnes </em>et autres <em>Chevaleresse </em>ont marqué la scène féministe avignonnaise. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce la proximité d’un tribunal où s’est jugée l’affaire Pélicot ? Le sujet de la domination masculiniste, du viol et de la violence verbale et symbolique des hommes prend une profondeur particulière dans la ville : le Théâtre des Halles, où le spectacle était programmé par la Scène nationale de Cavaillon, affichait complet à chacune de ses représentations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux actrices autrices jonglent avec drôlerie et intelligence entre le film et leur propre fiction&nbsp;: ces deux femmes qui portent leurs prénoms, Anna et Nolwenn, veulent revivre aujourd’hui le parcours de <em>Thelma et Louise</em>, leur film culte, qu’elles résument et analysent en quelques images puis quelques scènes. Pour ce faire, la brune et la blonde, drôles, fortes et émouvantes, alternent avec intelligence les moments d’adresse au public et les scènes du film, et incarnent aussi les personnages masculins avec une belle lourdeur comique. Elles installent ainsi une complicité immédiate avec des spectateurices qui riront souvent, mais seront aussi sensiblement ému·es.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Progrès féministe ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car les scènes des deux fictions emboîtées révèlent, par leurs similitudes et leurs différences, l’évolution du rapport homme-femme en 35 ans&nbsp;: le viol n’est plus infamant pour la victime, la sororité s’est affirmée, les flics protègent et ne tuent pas, et plus personne n’accuserait <em>Thelma et Louise</em> d’être un film anti-hommes. Vraiment&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont aussi ces similitudes qu’elles relèvent&nbsp;: si le film de Ridley Scott, écrit par une femme, Callie Khouri, a été violemment critiqué en 1991 comme il ne pourrait plus l’être aujourd’hui, les masculinistes sont toujours là. Mais on peut choisir, comme Nolwenn et Anna de se battre contre eux, voire de les convaincre, plutôt que de faire exploser les camions citernes et de se jeter du haut du grand canyon…&nbsp; On peut choisir de se retrouver dans le canyon provençal, décor d’un film qui clôt le spectacle, où des femmes s’avancent vers le sublime précipice, pour seulement le contempler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Thelma, Louise et moi </em>a été joué au <a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des halles</a>, Avignon, dans le cadre de la programmation de la <a href="https://www.lagarance.com">Scène nationale de Cavaillon</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>L’art d’avoir toujours raison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 09:14:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment réussir une campagne électorale ? Sébastien Valignat signe une pièce de théâtre nommée L’art d’avoir toujours raison aux côtés de Logan de Carvalho (texte) et Guillaume Motte (mise en scène). Le dramaturge se retrouve sur scène accompagné de Adeline Benamara pour incarner deux conférenciers du G.I.R.A.F.E. (Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs). [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment réussir une campagne électorale ? Sébastien Valignat signe une pièce de théâtre nommée <em>L’art d’avoir toujours raison</em> aux côtés de Logan de Carvalho (texte) et Guillaume Motte (mise en scène). Le dramaturge se retrouve sur scène accompagné de Adeline Benamara pour incarner deux conférenciers du G.I.R.A.F.E. (Groupe International de Recherche pour Automatiquement Fédérer les Electeurs). Le duo présente à de futurs candidats leurs travaux : une méthode, qui permet, si elle est suivie à la lettre, d’emporter une élection. Sans se soucier d’éthique, ils transmettent comment avoir toujours quelque chose à dire, comment faire disparaître le conflit et enfin, comme avoir toujours raison.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L.S.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 décembre<br></mark><strong><a href="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a></strong>, Avignon</pre>



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		<title>Liliana Butter Not</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 13:59:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le temps d’une représentation, Marjorie Margo Chou Caillé se travestit et tente de devenir le sosie de sa chanteuse serbe tzigane préférée, Ljiljana Buttler. S’en suit une confidence dialoguée entre les deux femmes à travers un seul corps. Elles réussissent à toucher l&#8217;intime en explorant les sensations de déracinement, les troubles de leurs identités, parlent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/liliana-butter-not/">Liliana Butter Not</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le temps d’une représentation, Marjorie Margo Chou Caillé se travestit et tente de devenir le sosie de sa chanteuse serbe tzigane préférée, Ljiljana Buttler. S’en suit une confidence dialoguée entre les deux femmes à travers un seul corps. Elles réussissent à toucher l&rsquo;intime en explorant les sensations de déracinement, les troubles de leurs identités, parlent de destinées, d’enfermement et de lutte intérieure. Si être le sosie d’une femme que personne ne connaît pourrait paraître peu intéressant, Margo Chou transforme ses récits en véritables moments de partage. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>C.L.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 décembre</mark><strong><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtre des Halles</a></strong>, Avignon</pre>



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