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	<title>Archives des théâtre du Jeu de Paume - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des théâtre du Jeu de Paume - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Thélonius &#038; Lola » : la fable très moderne d’Agnès Régolo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:27:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On n’en doutait pas. Thélonius &#38; Lola fonctionne dès ses premières minutes auprès des enfants réunis au Jeu de Paume – et de leurs parents à peine plus circonspects. Un chien qui parle, chante, philosophe, grogne un peu&#160;; une fillette qui désobéit pour mieux comprendre le monde, des cartons qui deviennent rues, abris, frontières. La [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On n’en doutait pas. <em>Thélonius &amp; Lola</em> fonctionne dès ses premières minutes auprès des enfants réunis au Jeu de Paume – et de leurs parents à peine plus circonspects. Un chien qui parle, chante, philosophe, grogne un peu&nbsp;; une fillette qui désobéit pour mieux comprendre le monde, des cartons qui deviennent rues, abris, frontières. La mise en scène d’<strong>Agnès Régolo </strong>accepte franchement ce régime du conte. Elle ne cherche pas à masquer la métaphore&nbsp;: Thélonius est sans collier comme d’autres sont sans papiers, et une société entière s’organise pour l’expulser. Le procédé est parfois appuyé, le texte de <strong>Serge Kribus</strong> porte les marques d’un autre temps, mais sa netteté fait aussi sa force. Les enfants suivent l’aventure ; les adultes, eux, entendent ce que l’époque renvoie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car aujourd’hui, au moment où le vote RN grandit avec sa peur entretenue de la différence, y compris chez celles et ceux dont les propres histoires familiales viennent d’ailleurs, la fable prend de l’ampleur. Elle parle d’héritages oubliés, de mémoires blanchies, de ces accents qu’on voudrait lisser pour appartenir. Le très beau choix de <strong>Ligia Aranda Martínez</strong>,jeune actrice lumineuse, très juste, gardant une légère intonation espagnole, déplace alors le propos. Lola n’est plus seulement l’enfant qui protège l’étranger : elle devient aussi celle qui porte, dans sa voix même, une circulation, une trace, une autre manière d’habiter la langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les mémoires en fuite</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, <strong>Antoine Laudet</strong> compose un Thélonius tendre, méfiant, drôle, jamais réduit au symbole. Le duo trouve son équilibre dans la musique. Les chansons, portées par l’univers sonore de <strong>Guillaume Saurel</strong>, accompagnent l’action sans la ralentir et sont encore entonnées après la sortie. Leur simplicité mélodique donne au spectacle son élan, son côté road movie miniature, son obstination joyeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra trouver certains dialogues trop explicites, ou certaines analogies trop réductrices. Mais cette lisibilité est peut-être ce qui permet à <em>Thélonius &amp; Lola</em> de toucher juste. La pièce propose aux enfants une expérience moins morale que narrative : rencontrer, écouter, aider, résister. Et elle rappelle aux adultes que l’humanité commence souvent là, dans les refus minuscules d’enfants indociles.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le spectacle a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 29 et le 30 avril</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume" type="link" id="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a>, Aix-en-Provence.<br><br><strong> À venir<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 13 mai<br></mark><a href="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/" type="link" id="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/">Théâtre du Briançonnais</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Juillet</mark><br>Festival Off d’Avignon (Le Totem)</pre>



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		<title>Chien perdu sans collier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. C’est votre deuxième spectacle jeune public, après Babïl, qui a beaucoup tourné. Pourquoi ce choix&#160;?Agnès Régolo. Je croyais que le jeune public c’était pas ma came&#160;! J’avais tort. En fait, il permet une alliance très désirable entre un propos grave et une grande fantaisie. Thélonious est un chien sans-collier, hors la loi. Qui parle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. C’est votre deuxième spectacle jeune public, après </strong><em><strong>Babïl</strong></em><strong>, qui a beaucoup tourné. Pourquoi ce choix&nbsp;?<br>Agnès Régolo</strong><strong>.</strong> Je croyais que le jeune public c’était pas ma came&nbsp;! J’avais tort. En fait, il permet une alliance très désirable entre un propos grave et une grande fantaisie. Thélonious est un chien sans-collier, hors la loi. Qui parle chien et français. Une loi vient de passer contre les sans-colliers… Ce texte de Serge Kribus, écrit dans les années 1980, me permet de réagir aux discours racistes et violents qui se banalisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cela vous inquiète&nbsp;?<br></strong>Évidemment. Mais le marqueur de la compagnie [<em>Cie marseillaise Du jour au lendemain, ndlr</em>] c’est l’écart. La fantaisie. Elle permet de créer des œuvres consolantes. Pas naïves, consolantes. Quand on met en scène pour enfants on est obligé d’observer le monde d’un point de vue neuf, sans dolorisme. De travailler une certaine innocence du regard et d’imaginer un avenir en racontant une histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle histoire&nbsp;?<br></strong>Lola est une petite fille espiègle de 10 ans qui désobéit, qui fait un écart volontaire en n’empruntant pas le bon chemin. Elle tombe sur ce chien dans un entrepôt, ou un squat. Leur amitié nait de la musique&nbsp;: Thélonious est chanteur… À partir de cette rencontre, ils partent dans un road movie qui va aller jusqu’à Ostende puis, pour lui, jusqu’à l’Angleterre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce chien est clairement un sans-papier africain.<br></strong>Oui. Mais c’est aussi un chien. Joué par un acteur, qui chante. En fait c’est ce qui attire Lola, qui s’intéresse à tout ce qui vit. Elle dialogue avec ceux qu’elle rencontre, elle construit des relations humaines réelles. Elle apporte ainsi la seule réponse possible au racisme et à l’exclusion&nbsp;: l’empathie, et l’intelligence. Et elle est exigeante&nbsp;: quand Thélonius dit&nbsp;«&nbsp;<em>les jeunes ont besoin d’espoir</em>&nbsp;», elle répond «&nbsp;<em>les jeunes ont besoin de vérité</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment racontez-vous cette histoire&nbsp;?<br></strong>La scénographie repose sur des caisses, des cartons de marchandises qui se transforment au cours de leur déplacement. Ces êtres sont ballotés, précaires. On les découvre dans un squat, ils passent par une station essence, se glissent dans un camion… Les acteurs manipulent à vue ces caisses qui deviennent des murs, des emballages, une Skyline. Mais le décor principal, c’est la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Toujours composée par&nbsp;Guillaume Saurel&nbsp;?<br></strong>Oui, et toujours structurante du spectacle. Il y a les chansons, des ballades plutôt blues rock, et les musiques plutôt urbaines qui accompagnent leurs déplacements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les acteurs&nbsp;?<br></strong>Thélonious est joué Antoine Laudet, qui m’accompagne depuis plusieurs spectacles – <em>L’Oiseau vert</em>,&nbsp;<em>La Dispute</em>… Pour Lola, c’est une première&nbsp;! Ligia Aranda Martinez est une jeune comédienne qui sort de l’Eracm. Elle porte en elle quelque chose de frais qui a à voir avec l’enfance. Ou en tous les cas avec mon idée de l’enfance…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br>Thélonius &amp; Lola<br><br> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 et 30 avril<br></mark>Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence<br><br> Du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 11 au 13 mai</mark><br>Théâtre du Briançonnais, Briançon <br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Juillet 2026 <br></mark>Le Totem, Avignon (Festival Off d'Avignon)</pre>



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		<title>Comme chez Zimmermann</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:18:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’ensemble Café Zimmermann, en résidence au théâtre du Jeu de Paume, a accueilli le public aixois pour une soirée qui a fait revivre le Leipzig du 18e siècle. Comme dans le célèbre café de Gottfried Zimmermann où Jean-Sébastien Bach dirigea son Collegium Musicum de 1729 à 1741, animant, dans une grande liberté, les concerts hebdomadaires [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble <strong>Café Zimmermann</strong>, en résidence au théâtre du Jeu de Paume, a accueilli le public aixois pour une soirée qui a fait revivre le Leipzig du 18e siècle. Comme dans le célèbre café de Gottfried Zimmermann où Jean-Sébastien Bach dirigea son Collegium Musicum de 1729 à 1741, animant, dans une grande liberté, les concerts hebdomadaires du vendredi soir, les spectateurs se sont installés pour savourer un programme alternant des œuvres du Maître mais aussi de Telemann &#8211; considéré de son vivant comme le compositeur le plus célèbre d&rsquo;Allemagne- dans l&rsquo;atmosphère culturelle et conviviale qui caractérisait ce lieu si emblématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1999 par la claveciniste <strong>Céline Frisch</strong> et le violoniste argentin <strong>Pablo Valetti</strong>, l&rsquo;ensemble Café Zimmermann s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;un des ensembles baroques majeurs en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme a révélé toute la richesse de la formation, avec ses deux flûtistes remarquables : <strong>Karel Valter</strong> au traverso et <strong>Michael Form</strong> à la flûte à bec, spécialiste recherché pour le répertoire brandebourgeois. Leur dialogue gai, fusionnel et véloce dans le <em>Double concerto en mi mineur</em> de Telemann a parfaitement illustré la joyeuse complicité musicale qui anime l&rsquo;ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pablo Valetti, habité par la superbe partition, a brillé dans le <em>Concerto pour violon en la mineur </em>de Bach, déployant toute sa sensibilité, tandis que le <em>Concerto pour 4 violons</em> de Telemann, pièce très originale sans basse continue, a offert au public un moment de virtuosité collective. <strong>Balázs Máté, </strong>violoncelliste inspiré, s’est avéré aussi tout à fait remarquable dans le <em>Concerto en la majeur</em> de Telemann aux côtés du traverso et du violon&nbsp;; ces trois-là ont dialogué dans une mélancolique allégresse, caractéristique du style galant de Telemann. Mais c&rsquo;est Céline Frisch qui a subjugué l&rsquo;auditoire dans le <em>Brandebourgeois n°5</em>, où Bach confie au clavecin une longue cadence sans précédent dans l&rsquo;histoire du concerto. Ses doigts volaient littéralement sur le clavier, révélant toute la modernité et l&rsquo;audace de Bach capable de transformer un instrument, alors destiné à l&rsquo;accompagnement, en soliste éclatant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;est achevé avec le <em>Brandebourgeois n°4</em>, discours lumineux entre les deux flûtistes et le violon, conclusion parfaite d&rsquo;une soirée où excellence musicale, esprit de convivialité et intelligence de l’interprétation ont cheminé de concert.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 février</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume" type="link" id="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">théâtre du jeu de Paume</a> (Aix en Provence)</pre>



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		<title>Moman ! Pourquoi les méchants…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 10:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Signé par Jean-Claude Grumberg et mis en scène par Noémie Pierre, Moman ! Pourquoi les méchants sont méchants&#160;? est un spectacle qui creuse, avec humour et gravité, la relation fusionnelle entre une mère et son fils, entre rêves d’enfance et fantômes du passé. La pièce oppose la fragilité quotidienne aux élans de résistance : fins [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Signé par Jean-Claude Grumberg et mis en scène par Noémie Pierre, <em>Moman ! Pourquoi les méchants sont méchants&nbsp;?</em> est un spectacle qui creuse, avec humour et gravité, la relation fusionnelle entre une mère et son fils, entre rêves d’enfance et fantômes du passé. La pièce oppose la fragilité quotidienne aux élans de résistance : fins de mois difficiles, absence paternelle, peurs nocturnes&#8230; tout en interrogeant la figure maternelle et la façon dont se forment, parfois, les rancœurs et les peurs transmises. Entre humour populaire et pudeur dramatique, une fable domestique à l’énergie contenue, portée par le duo Clotilde Mollet et Hervé Pierre, qui transforme l’intime en théâtre universel.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>M.V.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 décembre</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>, Aix-en-Provence</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Alceste à l’épreuve du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 13:03:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Georges Lavaudant signe au Jeu de Paume (Aix) un Misanthrope hanté et mélancolique L’Alceste d’Éric Elmosnino étonne. Il n’est ni statue morale, ni caricature grinçante : un homme à vif, mélancolique, qui voudrait encore croire à une certaine pureté du monde, autant qu’à la sienne. Sa colère n’est jamais tonitruante&#160;: plutôt rugueuse, sanglotante, presque lasse. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Georges Lavaudant signe au Jeu de Paume (Aix) un Misanthrope hanté et mélancolique</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Alceste d’<strong>Éric Elmosnino </strong>étonne. Il n’est ni statue morale, ni caricature grinçante : un homme à vif, mélancolique, qui voudrait encore croire à une certaine pureté du monde, autant qu’à la sienne. Sa colère n’est jamais tonitruante&nbsp;: plutôt rugueuse, sanglotante, presque lasse. Et c’est cette fatigue-là qui le rend véritablement humain. <strong>Georges Lavaudant</strong> met en scène les âges comme des lignes de force. Entre la maturité d’Alceste et d’Arsinoé – <strong>Astrid Bas</strong>, superbe d’austère fragilité – et l’énergie plus vive de Célimène, la tension n’est pas seulement sociale : elle est temporelle. <strong>Mélodie Richard</strong> ne joue pas les séductrices frivoles&nbsp;: elle est une Célimène lucide, affable, mais presque revenue de tout. Elle cisèle, observe, brosse les portraits des absents au vitriol, à la manière d’une moraliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’art de l’équilibre</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La couleur vient de cette fausse coquette, romantique avant l’heure : de ses pas légers, de la garde-robe éclatante que révèle un pan de décor pivotant comme un secret. Les tissus chamarrés deviennent une extension de son esprit, de sa liberté. Alceste voudrait la retenir au bord du monde ; elle refuse d’être figée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troupe suit ce bal des nuances avec une belle précision. Seul un détail, presque anecdotique, trouble légèrement le tableau : le duo Éliante-Philinte. <strong>Anysia Mabe</strong>, superbe, mesurée mais généreuse, forme un couple scénique improbable avec <strong>François Marthouret</strong>, charmant mais assez âgé pour être son grand-père. L’écart, pure coïncidence sans doute, contredit la fine dialectique entre générations que le spectacle tisse ailleurs. Rien qui entame toutefois la cohérence d’ensemble, tant les interprètes défendent avec justesse la ligne claire du metteur en scène, et s’emparent de la langue avec une facilité et une simplicité déroutantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là la belle réussite du spectacle : faire sentir combien <em>Le Misanthrope</em> parle encore de nos désirs contradictoires&nbsp;: vérité et masque, élan et sagesse. Une élégance rare.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le spectacle est joué <strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 29 novembre</mark></em></strong> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a> d’Aix-en-Provence</pre>



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		<title>Billy Budd : mer agitée, désirs enchaînés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 13:47:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Sokolowski]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix-en-Provence.]]></category>
		<category><![CDATA[Ian Rucker]]></category>
		<category><![CDATA[Joshua Bloomer.]]></category>
		<category><![CDATA[Ted Huffman Olivier Leith]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Jeu de Paume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ted Huffman et Olivier Leith ont proposé à Aix-en-Provence en création mondiale, une adaptation en opéra de chambre de Billy Budd de Britten (1913-1976), œuvre elle-mêmeinspirée d’une nouvelle d’Herman Melville. Si cette production tient peu la comparaison avec la magistrale version originale avec orchestre, ce format, réduit, est cependant une bien belle réussite. Cet opéra,&#160;exclusivement masculin,&#160;se&#160;déroule&#160;au XVIIIe&#160;siècle,&#160;à bord d’un navire de guerre britannique,&#160;L’indomptable,&#160;régi par des lois morales où émotions&#160;et&#160;désirs n’ont pas [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="http://www.tedhuffman.com/">Ted Huffman</a></strong> et <strong><a href="https://oliverchristopheleith.com/">Olivier Leith</a></strong> ont proposé à Aix-en-Provence en création mondiale, une adaptation en opéra de chambre de <em>Billy Budd</em> de Britten (1913-1976), œuvre elle-mêmeinspirée d’une nouvelle d’Herman Melville. Si cette production tient peu la comparaison avec la magistrale version originale avec orchestre, ce format, réduit, est cependant une bien belle réussite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet opéra,&nbsp;exclusivement masculin,&nbsp;se&nbsp;déroule&nbsp;au XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle,&nbsp;à bord d’un navire de guerre britannique,&nbsp;<em>L</em><em>’indomptable</em><em>,</em>&nbsp;régi par des lois morales où émotions&nbsp;et&nbsp;désirs n’ont pas droit de cité. Britten, qui vit&nbsp;alors&nbsp;son homosexualité dans une Angleterre conservatrice&nbsp;où&nbsp;celle-ci&nbsp;est&nbsp;encore&nbsp;criminalisée, trouve ici un terrain d’expression symbolique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tragédie du non-dit</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La force de cette pièce réside dans la dynamique entre trois personnages : le jeune Billy, d’une beauté et d’une innocence lumineuse, interprété par <strong><a href="https://www.instagram.com/ian__rucker/?hl=fr">Ian Rucker</a></strong>, baryton à la voix claire et souple qui incarne le mousse désarmant, marqué par un bégaiement, illustrant, latragédie du non-dit, de la parole empêchée, de l’amour réprimé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci&nbsp;est&nbsp;l’objet d’un désir trouble&nbsp;de la part de&nbsp;Claggart, capitaine d’armes, interprété avec&nbsp;une&nbsp;noire&nbsp;intensité&nbsp;par&nbsp;<strong>Joshua Bloomer</strong>. Ce dernier, incapable d’assumer l’attirance qu’il éprouve&nbsp;pour Billy&nbsp;préfère fomenter sa perte.&nbsp;Son&nbsp;aria central&nbsp;<em>O beauty, O&nbsp;</em><em>handsomeness</em><em>,&nbsp;</em><em>goodness</em><em>!</em><em>&nbsp;</em>déploie&nbsp;une interprétation&nbsp;radicale, celle&nbsp;d’un personnage rongé par&nbsp;la&nbsp;frustrationqu’il détourne en&nbsp;haine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à eux, le capitaine de navire Vere, campé par <strong><a href="https://www.instagram.com/chrisoko7/?hl=fr">Christopher Sokolowski</a></strong>, semble droit dans ses bottes. Mais sa voix trahit l’ambiguïté. Il incarne cette figure du témoin déchiré entre sa fonction et sa tendresse pour Billy. Son grand monologue final, après l’injuste condamnation à mort de Billy, le montre hanté par la culpabilité de celui qui, lui non plus, n’a pu ni dire, ni sauver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet émotionnel est atteint par&nbsp;<em>Billy in the&nbsp;</em><em>Darbies</em>,&nbsp;solo&nbsp;de&nbsp;Billy juste avant son exécution, porté par le phrasé juvénile, presque enfantin de&nbsp;Rucker.&nbsp;Cette acceptation paisible de la mort, servie par la mise en scène,&nbsp;donne à Billy une dimension christique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le livret, coécrit par Britten et E.M. Forster, n’évoque&nbsp;jamais explicitement l’homosexualité, tout&nbsp;le suggère.&nbsp;Ce&nbsp;«&nbsp;sous-texte&nbsp;»&nbsp;devient aujourd’hui central dans les lectures contemporaines.&nbsp;Cette&nbsp;création&nbsp;l’assume avec justesse&nbsp;et élégance.&nbsp;Soixante-dix ans après sa création,&nbsp;l’histoire de&nbsp;<em>Billy&nbsp;</em><em>Budd</em>&nbsp;ne cesse de résonner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 juillet</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du <a href="https://festival-aix.com/"><em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</a></pre>



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		<title>Sens dessus dessous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 10:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[André Dussolier]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Jeu de Paume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait&#160;partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L&#8217;abbé de L&#8217;Attaignant, Michel Houellebecq. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre danse, concert et théâtre, André Dussolier, voix magnétique et regard perçant, fait&nbsp;partager son amour et sa gourmandise de la langue française, à travers un florilège de textes et d’auteurs qu’il affectionne. À savoir Victor Hugo, Louis Aragon, Charles Baudelaire, Roland Dubillard, Sacha Guitry, Henri Michaux, Raymond Devos, André Frédérique, L&rsquo;abbé de L&rsquo;Attaignant, Michel Houellebecq. En bonus, quelques intermèdes amusants avec les vœux de bonne année des Présidents de la V<sup>e</sup>&nbsp;République. On peut remarquer qu’il n’y a aucune femme parmi ce panthéon littéraire personnel. Un spectacle que l’acteur met lui-même en scène, plus de 20 ans après son&nbsp;<em>Monstres sacrés, sacrés monstres</em>, déjà patchwork de textes d’illustres écrivains et poètes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>MARC VOIRY</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 février au 1<sup>er</sup> mars</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Sous la surface </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 10:44:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Coralie Maniez]]></category>
		<category><![CDATA[Michaël Phillis]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Nougier]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Jeu de Paume]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est du théâtre d’objets, et d’ombres, que propose le Jeu de Paume ces 5 et 6 février à Aix-en-Provence. Il accueille la compagnie Écailles et leur spectacle&#160;Sous la surface, mis en scène par Coralie Maniez. Sur le plateau, des boules de papiers froissés, des brouillons destinés à la poubelle sont jetés… mais ici ce ne [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est du théâtre d’objets, et d’ombres, que propose le <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Jeu de Paume</a> ces 5 et 6 février à Aix-en-Provence. Il accueille la compagnie Écailles et leur spectacle&nbsp;<em>Sous la surface</em>, mis en scène par Coralie Maniez. Sur le plateau, des boules de papiers froissés, des brouillons destinés à la poubelle sont jetés… mais ici ce ne sera pas le cas. Avec l’aide de jeux de lumières (assurés par Michaël Phillis et Pascal Nougier), voilà que les boules de papiers prennent vie dans l’ombre, et un monde poétique se crée sous les yeux du jeune public (à partir de 7 ans). À eux de se méfier, parfois, des apparences.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>NICOLAS SANTUCCI</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 et 6 février</mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume"><strong>Théâtre du Jeu de Paume</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>



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		<title>La couleur des souvenirs </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 14:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pinon]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque Vittorio, un artiste peintre sans succès, découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérative de la vue, il décide de se faire faussaire de chefs d’œuvres. Mais pressé par sa cécité imminente, Vittorio (Dominique Pinon) se retrouve obligé de regarder son passé en face, et de se confronter au drame de son enfance. Son fils [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Vittorio, un artiste peintre sans succès, découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérative de la vue, il décide de se faire faussaire de chefs d’œuvres. Mais pressé par sa cécité imminente, Vittorio (Dominique Pinon) se retrouve obligé de regarder son passé en face, et de se confronter au drame de son enfance. Son fils Luca et sa sœur Clara, respectivement incarnés par Catherine Arditi et Fabio Marra, tentent de l’accompagner dans cette épreuve. Dans cette pièce, Fabio Marra interroge le rapport que chacun entretient avec son passé à travers l’histoire de cet homme torturé par ses secrets de famille, et plonge son public dans un dispositif innovant, composé en parti de projection vidéo rendant compte de la progression du handicap chez son protagoniste. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>CHLOÉ MACAIRE</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 14 décembre <br></mark><strong><a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a></strong>, Aix-en-Provence </pre>
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		<title>Conte à quatre mains </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 10:27:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Pitoiset]]></category>
		<category><![CDATA[Elsa Bonnet]]></category>
		<category><![CDATA[Hansel et Gretel]]></category>
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		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Fabrizio]]></category>
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		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au départ, le spectacle a été conçu avec l’Orchestre de Paris et Grand Corps Malade en récitant, voix off, sur les dessins de Lorenzo Mattoti, le génial réalisateur du film d’animation La Fameuse Invasion des ours en Sicile. Dominique Pitoiset et Nadia Fabrizio reprennent le spectacle, adaptent le texte, conçoivent une mise en espace, réduisent [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au départ, le spectacle a été conçu avec l’Orchestre de Paris et Grand Corps Malade en récitant, voix off, sur les dessins de <strong>Lorenzo Mattoti</strong>, le génial réalisateur du film d’animation <em>La Fameuse Invasion des ours en Sicile</em>. <strong>Dominique Pitoiset</strong> et <strong>Nadia Fabrizio</strong> reprennent le spectacle, adaptent le texte, conçoivent une mise en espace, réduisent la taille de l’orchestre à une transcription sur piano à quatre mains. Puis mettent en place une scénographie et des effets de lumière qui font véritablement entrer la représentation dans l’univers du théâtre. Trois pièces musicales suivent le récit, <em>Hänsel et Gretel</em> de Engelbert Humperdinck, <em>La Nuit sur le Mont Chauve</em> de Moussorgski et sa<em> Sérénade,</em> pièce du cycle des <em>Chants et danses de la mort</em> (arrangements pour quatre mains de Richard Kleinmichel).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mystère poétique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux pianistes sur scène, <strong>Elsa Bonnet</strong> qui joue «&nbsp;à la maison&nbsp;» (elle a débuté ses études pianistiques à Aix-en-Provence avant d’intégrer le CNSM de Paris et de connaître une carrière internationale) et <strong>Pierre-Marie Gasnier</strong> lui aussi au palmarès impressionnant et «&nbsp;ambassadeur Pleyel&nbsp;», adoptent des costumes (dus à Nadia Fabrizio) qui renvoient aux deux protagonistes du conte, petite robe de poupée et nœud blanc dans les cheveux pour elle et tenue d’enfant sage pour lui. La vivacité complice et intelligente des instrumentistes tresse les phrases musicales autour du récit porté avec une subtile espièglerie par Nadia Fabrizio. Les voix des personnages naissent au fil de la narration&nbsp;; les articulations du conte, les formules incantatoires scandent le déroulé de l’action tandis que les dessins de Lorenzo Mattoti, rétro-projetés sur un grand écran en fond de scène épousent les péripéties du conte. On voit l’ombre de la main armée d’un pinceau tracer des formes étranges qui peu à peu prennent sens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La peur invoquée d’emblée par la conteuse se traduit dans le foisonnement des arbres, des perspectives où s’entremêlent ronces, buissons et fourrés, laissant une place minuscule aux personnages stylisés. Le mystère poétique des formes correspond à celui des musiques, et enrobe le spectateur dans son orbe expressionniste. Le conte se mue en fable par sa morale qui célèbre la fraternité solidaire. Le spectacle accessible dès huit ans est une pépite dont les largement plus de huit ans se régalent aussi&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Hansel et Gretel</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 novembre au 2 décembre</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence.</pre>
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